À l’approche des élections municipales, les petites mains du système s’activent pour censurer en urgence les voix dissidentes. Une soixantaine de juristes viennent ainsi de saisir le Conseil d’État, lui demandant de s’en prendre de toute urgence à CNews et Europe 1. À leurs yeux, l’Arcom ne ferait pas respecter suffisamment le « pluralisme interne des courants de pensée et d’opinion ». Les deux médias du groupe Bolloré auraient ainsi profité de « l’immobilisme » du régulateur pour « soutenir, conjointement et de façon massive, un courant de pensée spécifique », l’extrême droite en l’occurrence. « Au risque de commettre une lapalissade, le régulateur doit réguler », s’agace le texte, à l’initiative d’une certaine Camille Broyelle, professeur de droit à l’université Paris-Panthéon-Assas.

