
Certains commentateurs s’interrogent doctement pour savoir si, avec ce que l’on voit durant cette campagne des élections municipales spécialement dans cette période d’entre-deux-tours, on peut dire ou pas que le PS s’effondre moralement ? Il faut dire que sur ce coup le PS (et le reste de la gauche) a mis la barre très haut. En fait tout cela ne fait que confirmer ce que je dis à chaque épisode de ce type : à certaines périodes l’observateur objectif apprend plus en quelques jours ou quelques heures qu’en plusieurs années. Et c’est bien le cas cette semaine. Mais le revirement du PS est-il un coup de tonnerre dans un ciel serein ou la triste répétition de situations du même type ? Ou si vous préférez, le PS a-t-il vendu son âme cette semaine ou a-t-il tout simplement répété ce à quoi nous avons assisté à tant d’occasions ? J’ai envie de répondre que pour perdre toute morale, il faudrait d’abord qu’il en eût une. Et ceux qui ont quelques connaissances et un peu de mémoire diront sans hésitation avec moi que les événements de cette semaine ne peuvent étonner que les naïfs, les incultes ou ceux qui n’ont pas de mémoire. Ou les trois ensemble.

