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Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a qualifié dimanche « d'abominable et dégueulasse » l'affaire de la viande de cheval dans des plats censés contenir du bœuf, réclamant enquête et des « sanctions dures ».Que n’a-t-il ce genre de propos s’agissant de la viande halal que les consommateurs ingurgitent sans même le savoir et qui participent du financement des mosquées ! « Non seulement il faut une enquête mais il faut des sanctions », a déclaré Fabius-Tartarin interrogé sur BFMTV sur une éventuelle enquête au niveau européen. Diable !« C'est abominable. Si on en parlait autour d'une table de famille, on dirait: c'est dégueulasse. Les consommateurs achètent quelque chose et on leur donne de la viande de vieille carne d'après ce que j'ai compris », a-t-il ajouté. Diantre !« Il y a sûrement des gens qui là-dessus font du profit. Il faut de la traçabilité, c'est ce que propose le gouvernement français, et il faut des sanctions dures », a-t-il conclu. Ventre saint gris !Les retraits des rayons de plats surgelés à la viande de cheval en lieu et place de bœuf se sont multipliés, ont annoncé dimanche les distributeurs, et le gouvernement a convoqué lundi les professionnels de la filière pour étudier l'affaire.« Ah, ce Fabius… Quel homme ! », s’esbaudirait Jack Lang, la « tête » de l’IMA (Institut du Monde Arabe).Avec AFP http://www.francepresseinfos.com/
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DARWIN ETAIT·IL UN ÂNE ?
L'évolutionnisme ne serait-il qu'un « conte de fées pour grande personne » ? Telle est l'opinion développée ici par notre collaborateur Daniel Raffard de Brienne.
Nous vivons à une époque mirobolante : grâce à la liberté et à la démocratie, nous sommes informés de tout. La télévision ne nous laisse ignorer aucun éternuement de telle admirable vedette ou de tel dictateur antipodien. L'école nous fabrique 80 % de bacheliers sachant tout (sauf lire et écrire, mais personne n'est parfait).
Mais, si l'on y regarde de plus près, on s'aperçoit que les abondantes informations se trouvent filtrées, canalisées, voire déformées pour alimenter une pensée officielle, juste ou fausse, mais seule autorisée. C'est vrai pour l'Histoire et la politique. Ce l'est tout autant pour les Sciences. Dans ce domaine, il existe une vérité obligatoire : l'évolutionnisme, cette théorie selon laquelle toutes les espèces vivantes, de la plus simple à la plus complexe, sortiraient les unes des autres et, à l'origine, de la matière inanimée. Or l'évolutionnisme a fait faillite au point de ne plus paraître que ce qu'en disait Jean Rostand : « un conte de fée pour grande personne ».
Ce conte de fée est enseigné comme un dogme infaillible dès l'école primaire. Il est assené sans discussion ni réserve par tous les médias, les dictionnaires, les Quid. Nous feuilletions dernièrement une nouvelle encyclopédie destinée aux enfants. Là, en pleine page, une rangée de personnages montrait la filiation du singe à l 'homme en passant par l'australopithèque et le pithécanthrope. Pour mieux marquer cette filiation, chaque sujet avait la même pilosité, la même couleur de peau et le même geste, toutes choses que ne conservent évidemment pas les seuls témoins : les fossiles. Or il faut savoir pour nous en tenir à deux exemples, que l'australopithèque n'était qu'un singe de prairie africain disparu sans descendance, et que le pithécanthrope a été entièrement inventé à partir d'une calotte crânienne de gibbon géant et d'un fémur humain, deux os trouvés à quinze mètres de distance l'un de l'autre à Java, dans une couche sédimentaire indatable qui contenait aussi des crânes d'homme. On avait bien imaginé en 1922 un autre ancêtre de l'homme, l'hespéropithèque, à partir d'une unique dent ... de cochon sauvage !
Pourquoi tant d'acharnement à maintenir en survie artificielle une théorie périmée ? Réponse : parce que le matérialisme et le progressisme, même chrétien, ne reposent que sur elle.
Dans ces conditions, l'opposition à l'évolutionnisme ne dispose que de bien rares moyens de s'exprimer. C'est pourquoi l'on accueillera avec plaisir la récente sortie d'une vidéo cassette consacrée à : Evolution, Science ou Croyance.
UN ARGUMENT CIRCULAIRE
Nous ne trouvons malheureusement pas le fond tout à fait à la hauteur de la forme. Certes, la conclusion de la cassette, due à un généticien polonais, Maciej Giertych, est excellente. Son auteur montre notamment que l'évolutionnisme n'est pas une hypothèse scientifique. En effet, on ne peut dire scientifique une hypothèse que si elle s'appuie sur des faits constatables, mesurables et, en principe, reproductibles en laboratoires, or personne n'a jamais constaté, mesuré ni reproduit un seul fait d'évolution. L'évolutionnisme se présente donc comme une théorie philosophique cherchant dans la Science, comme toute théorie de ce type, des motifs de crédibilité : c'est une véritable escroquerie intellectuelle de l'enseigner en classe de sciences naturelles .
Dans le corps de la cassette, les arguments les plus solides sont présentés par les professeurs italiens Roberto Fondi et Giuseppe Sermonti. Malheureusement le temps trop court qu'on leur a assigné ne leur a pas permis de développer suffisamment leurs affirmations ni de les illustrer par des exemples détaillés.
Les auteurs de la cassette semblent avoir eu pour souci principal de suggérer que tous les fossiles proviennent d'une unique catastrophe qui ne daterait que de quelques milliers d'années. Une hypothèse aussi surprenante éliminerait l'évolutionnisme à condition, bien entendu, de reposer sur des arguments au moins vraisemblables.
C'est pourquoi il est fait appel à un Américain, Edward Boudreaux, qui expose des réserves justifiées sur la fiabilité des méthodes radiométriques de datation. Mais il y a loin de ces réserves à la réduction de millions de siècles à quelques dizaines; les erreurs pourraient d'ailleurs se produire dans l'autre sens.
La cassette fait aussi état, longuement des travaux de Guy Berthault, selon qui les couches géologiques n'ont pas de signification chronologique. Certes Guy Berthault a sans doute raison dans des cas marginaux, pour que son hypothèse puisse être généralisée, il faudrait démontrer que toutes les couches sédimentaires et leurs fossiles résultent d'une unique catastrophe. Il faudrait donc éliminer, l'élément temps en ce qui concerne la sédimentation; et aussi en ce qui l'érosion, car il n'y a pas de sédimentation sans sédiments. Guy Berthault appuie son raisonnement sur une pétition de principe : sa théorie supposant une catastrophe unique, il y a eu une catastrophe unique, sa théorie se trouve ainsi fondée.
Quel savant pourrait accepter une telle méthode (que les évolutionnistes emploient de leur côté) ? Nous croyons pour notre part que l'on peut montrer la fausseté de l'évolutionnisme sans recourir à des voies aussi périlleuses. Dans un récent essai, nous avons accepté par hypothèse toutes les affirmations de la Science officielle et c'est en nous appuyant sur elles que nous avons démontré que l'évolutionnisme est insoutenable (2).
ARGUMENTS CONTRE L' ÉVOLUTIONNISMECertes, la faune et la flore varient fortement selon les ères géologiques, mais on n'a découvert aucun intermédiaire d'un groupe à l'autre, alors qu'on devrait en trouver à foison. En revanche, de nombreuses formes de vie, de nombreuses espèces traversent les milliers et les millions de siècles sans subir le moindre changement.
Il y a d' ailleurs là une étrange loterie où ce sont toujours les mêmes qui gagnent. Prenons deux souches de poissons crossoptérygiens nageant tranquillement de conserve. L'une serait sortie de la mer et aurait donné naissance aussi bien au colibri qu'à l'éléphant, au serpent qu'à l'homme et à la grenouille. L'autre, celle du coelacanthe, continue à frétiller dans l'océan sans avoir changé la moindre de ses écailles en un million de siècles.
Et puis, il y a la loi du tout ou rien, Pour qu'une seule cellule vivante ait pu se former au hasard dans la matière brute, il aurait fallu qu'elle fût complète d'un seul coup, car aucun stade intermédiaire n'aurait permis sa conservation ni sa reproduction. Il aurait donc fallu que le hasard créât à la fois toutes les molécules organiques nécessaires et les assemblât pour former les machines de cette usine chimique qu'est la cellule, capable de synthétiser 10.000 produits différents, et lui donner son organe directeur composé de millions de gènes enchaînés dans un ordre rigoureux.
Les mathématiciens se refusent à l'admettre comme ils refusent d'envisager la possibilité de l'apparition subite d'un seul organe nouveau, tel que l' œil, car là aussi les probabilité seraient si fabuleusement faibles qu'on pourrait les estimer rigoureusement nulles. Notons que l'apparition par étapes d'un organe ne cadrerait pas avec la théorie évolutionniste, car une ébauche non fonctionnelle d' organe serait éliminée par la sélection naturelle. Le hasard ne peut pas préparer par des inconvénients immédiats des avantages futurs qu'il est incapable de prévoir.
Voilà, très brièvement résumé quelques arguments que la cassette ne présente pas suffisamment, me semble-t-il. Il nous reste à souhaiter une nouvelle édition améliorée.
• Daniel Raffard de Brienn
(2) De nous: Evolution: mythe ou réalité (Lecture et Tradition). chez DPF, 86190 Chiré-en-Montreuil.
Le Choc du Mois. Avril 1991 •
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« Les Expulsés » de R. M. Douglas
C’est une véritable tragédie occultée. Aussitôt après la Seconde Guerre mondiale, « les Alliés victorieux entreprirent le plus vaste transfert forcé de populations, peut-être la plus grande migration dans l’histoire de l’humanité» : au moins 12,6 millions d’Allemands d’Europe de l’Est – les Volksdeutsche –, « peut-être même 14 millions », furent déplacés et « des dizaines ou des centaines de milliers de civils trouvèrent la mort à cause des mauvais traitements, de la famine et de la maladie ». A l’heure où la justice allemande enquête officiellement sur les tristes événements d’Oradour-sur-Glane (642 victimes attribuées à la division SS Das Reich le 10 juin 1944), le gros livre de R. M. Douglas, professeur d’histoire contemporaine à l’Université Colgate de New York, vient opportunément rompre l’omertà sur la gigantesque entreprise de purification ethnique menée – en temps de paix – par les vainqueurs de 1945. C.G.
Preuve irréfutable que les « Trois Grands » étaient bien décidés, avant même la chute du IIIe Reich, à bouleverser la géographie de l’Europe orientale en modifiant les frontières, c’est dès 1943, établit R. M. Douglas, qu’ils étudièrent les modalités pratiques d’une éviction massive des Allemands des Sudètes, de la Prusse orientale, de la Silésie et de la Hongrie, pour faire accepter à Prague, à Varsovie et à Budapest les amputations non moins massives de territoires auxquelles l’URSS comptait procéder sur ses confins occidentaux. Cet expéditif « Drang nach Westen » résultait d’une « carte de la Pologne corrigée par Staline en personne » et transmise au premier ministre Churchill, qui y souscrivit, par le Judéo-Tchèque Edvard Benes, franc-maçon devenu « petit télégraphiste du Kremlin », pour reprendre l’apostrophe assassine adressée en 1981 par François Mitterrand au président Giscard d’Estaing.
Solution finale
Un enfant allemand aux pieds nus fouille une poubelle à la recherche de nourriture, Hambourg 1945
Dans une Europe appauvrie et sinistrée après cinq ans de guerre, ce formidable transfert de populations posait des problèmes logistiques et sanitaires insolubles, qui ne pouvaient qu’aboutir à une effroyable mortalité parmi les millions de « rapatriés » dans une Allemagne elle-même exsangue et transformée en champ de ruines. Les futurs vainqueurs et surtout leurs obligés d’Europe centrale, auxquels reviendrait la responsabilité des opérations, ne l’ignoraient pas. D’autant moins que le Plan Morgenthau, du nom du secrétaire d’État au Trésor de Roosevelt (que, curieusement, Douglas ne cite jamais), avait préconisé entre autres le renoncement forcé par l’Allemagne aux Sudètes, à la Silésie et à la Prusse orientale ainsi que le déracinement des populations de souche germanique.
Les chefs de la « Croisade des démocraties » envisagèrent-ils l’inéluctable hécatombe comme une « solution finale » au problème allemand ? Bien qu’antinazi de conviction ainsi qu’il l’exprime presque à chaque page, l’historien américain n’exclut pas cette hypothèse, répondant clairement au vœu de nettoyage ethnique, accompagné de scandaleuses spoliations, des dirigeants tchèques, polonais et surtout yougoslaves. En effet, les Slovaques et les Hongrois se montrèrent beaucoup moins hostiles aux Volksdeutsche, souvent installés depuis plusieurs siècles à l’est de l’Elbe et de la Theiss qu’ils avaient mis en valeur, et si intégrés que beaucoup d’entre eux n’étaient même plus germanophones.
Trains de la mort et viols en série
Volonté délibérée de supprimer le plus d’indésirables possible ou gabegie et indescriptible pagaille ? En tout cas, les transferts – prévus lors de la conférence de Potsdam comme devant être « organisés et humains » – vers les zones britannique, américaine et soviétique de l’Allemagne désormais totalement occupée se firent dans les pires conditions, surtout à l’hiver 1945-46. D’abord interminablement internés dans des camps (dont Auschwitz) bientôt submergés et ravagés par diverses épidémies, typhus notamment, les déportés devaient ensuite subir, par des températures de -20°, quatre à cinq jours de trajet dans des trains de marchandises où, du fait du gel et de la famine (« un hareng pour vingt-cinq personnes » !) s’amoncelaient bientôt les cadavres de vieillards, de femmes et d’enfants. Dans un convoi de 650 expulsés, les représentants de la Croix-Rouge en Bavière trouvèrent ainsi « 94 passagers morts, dont de nombreux enfants ».
Car si Varsovie et Prague voulaient se débarrasser de leurs Volksdeutsche, elles déportaient en priorité « l’élément improductif de la population » et gardaient « les hommes sains pour le travail obligatoire », essentiellement dans les mines. Quant aux pères de famille qui voulaient absolument partir avec leur progéniture, ils étaient soumis à un implacable racket de la part des fonctionnaires locaux, souvent issus des maquis communistes.
Opération Swallow : une femme allemande expulsée des Territoires reconquis (image extraite de l’ouvrage)
Mais si nombre d’hommes furent transformés en main-d’œuvre servile, les femmes et même les gamines ne furent pas mieux traitées. Évoquant le premier convoi parti du camp de Szczecin (Stettin) vers Lübeck, R. M. Douglas écrit : « Le plus troublant était les marques des mauvais traitements systématiques et prolongés qu’ils [les déportés] portaient sur leur corps, les cicatrices laissées par les abus physiques et sexuels. Comme ont pu le remarquer les officiers médicaux britanniques, la plupart des femmes ont été violées, notamment une enfant de dix ans et une jeune fille de seize ans. » Et les mêmes constatations – « au camp de transit de Pöppendorf, un officier britannique découvrit que « la plupart des femmes [arrivées de camps polonais] avaient été victimes de viols multiples, de même que certains des enfants » – furent faites au fil des innombrables convois.
« Une caractéristique notable du système des camps d’après-guerre est l’importance des agressions sexuelles ainsi que des humiliations sexuelles ritualisées qui étaient infligées aux détenues », souligne ainsi R. M. Douglas en parlant de « supermarchés du sexe » réservés aux nouveaux maîtres des pays libérés et à leurs sbires, alors que, convient-il, dans les camps d’extermination nazis « le viol ou les mauvais traitements sexuels de la part des gardes étaient rarissimes et sévèrement punis par les autorités quand ils étaient découverts ».
Camps d’extermination
Peut-on parler de camps d’extermination à propos des Volksdeutsche bientôt rejoints par des Allemands antinazis à peine libérés des camps hitlériens, mais aussi (dans le cas de la Pologne et de la Yougoslavie) par des juifs, deux catégories dont le seul crime était leur origine ?
Ex-secrétaire de Churchill, John Colville fit savoir au Foreign Office qu’en Pologne et en Tchécoslovaquie « les camps de concentration et tout ce qu’ils représentent n’ont pas disparu avec la défaite de l’Allemagne ». En Yougoslavie, un observateur de la Croix-Rouge conclut que dans les quatre camps de Backi Jarak, de Filipovo, de Gakowa-Krusevlje et de Sekic, « où les autres établissements envoyaient les détenus incapables de travailler, la ration était si faible qu’elle avait manifestement pour seul but d’entraîner une mort “naturelle” ». De fait, à Krusevlje, « le taux de mortalité, surtout parmi les enfants, atteignait jusqu’à 200 décès par jour », selon l’ambassade britannique à Belgrade.
Dans le journal catholique tchèque Obzori, des lecteurs s’indignaient également du traitement réservé aux Sudetendeutsche : devant ces « scènes honteuses, nous nous taisons, comme la nation allemande se taisait », fulminait l’un d’eux, tandis qu’un survivant d’Auschwitz écrivait : « Face aux pires brutalités commises par les Allemands, nous nous consolions en nous disant “seuls les Allemands sont capables de faire des choses pareilles”. Pour rien au monde je ne voudrais qu’on pût parler ainsi de nous. »
De même Ignacy Cedrowski, médecin du camp polonais de Potulice et lui aussi « survivant d’Auschwitz où « toute sa famille avait succombé à la Shoah », fut « pourtant stupéfait par l’exploitation meurtrière dont les travailleurs allemands étaient victimes dans les fermes d’État de la voïvodie de Poméranie en 1946-47 ». Et les conditions ne devaient guère être meilleures pour les 40.000 Volksdeutsche qui, au lieu d’être expulsés vers l’Allemagne, « furent déportés de Pologne vers les camps de travail en URSS » au printemps 1945.
Crime contre l’humanité mais indulgence pour les bourreaux
Le « crime contre l’humanité » dénoncé par certains hauts fonctionnaires britanniques et dirigeants de la Croix-Rouge est donc avéré mais « une infime minorité de criminels furent poursuivis », et ils « ne passèrent guère de temps en prison ». Bourreau du camp tchèque de Linzervorstadt, Wenzel Hrnecek fut bien arrêté et accusé en 1948 de haute trahison mais… « pour collaboration avec les États-Unis d’Amérique » (1) ! Le Slovaque Karol Pazur, auteur du massacre de Pierov (où il avait fusillé des Volksdeutsche puis froidement éliminé leurs enfants dont il ne savait que faire) fut condamné à douze ans de prison mais amnistié et libéré trois ans plus tard, etc…
« En Pologne, les efforts visant à traîner les criminels devant les tribunaux furent encore moins couronnés de succès », déplore R. M. Douglas qui cite les cas emblématiques de Czezlaw Geborski qui, bien qu’« inculpé pour meurtre, torture et viol de prisonniers » en 2000 après la chute du communisme, mourut en 2006 sans avoir été jugé, et surtout de Salomon Morel. Ce chef du camp de Swietochlowice-Zgoda où, en cinq mois, avait péri le tiers des 5.000 prisonniers, en avait été récompensé par un rapide avancement mais, ayant pris sa retraite de colonel en 1968, il fut brièvement inquiété en 1990. Ce qui le poussa à émigrer en Israël où le gouvernement estima qu’il « n’y avait aucune raison d’accuser M. Morel de crimes sérieux ». D’ailleurs, trancha Edgar Bronfman, alors président du Congrès juif mondial, « son procès s’inscrivait dans le cadre d’un effort politique des révisionnistes et néo-nazis pour “relativiser” les crimes de l’Allemagne contre les juifs ».
Mauvaise conscience et loi du silence
Autant que la mauvaise conscience des Occidentaux complices de cette tragédie – non pas « méconnue », comme l’affirme la jaquette du livre, mais délibérément occultée –, la crainte de « relativiser » les persécutions allemandes et de donner ainsi des armes aux révisionnistes explique sans doute le silence assourdissant sur l’expulsion-exécution des Volksdeutsche, notamment en France. Pourtant, celle-ci, absente de la conférence de Potsdam, était foncièrement hostile à l’opération, pour des raisons du reste moins morales que politiques : Paris ne voulait pas d’un accroissement de la population allemande et d’un éventuel revanchisme sur ses frontières.N’ayant donc pris aucune part à ce qui demeurera comme l’une des pages les plus sombres de l’histoire européenne, pourquoi notre pays refuse-t-il de voir la réalité en face ? Car Les Expulsés n’est pas le premier livre consacré à la question. Or, les ouvrages publiés par la courageuse maison d’éditions Akribeia (2) ont été totalement boycottés et, bien que paru en 1997 à Londres, le livre majeur du Canadien James Bacque, Crimes and Mercies : The Fate of German Civilians under Allied Occupations, 1944-1950, n’a jamais eu chez nous l’honneur d’une traduction (3).
Si, malgré son aridité et son style parfois lourd que fait d’ailleurs oublier la richesse de sa documentation, Les Expulsés connaît un réel succès de librairie, peut-on espérer qu’il se trouvera un éditeur assez téméraire pour braver la Pensée unique en publiant le livre de James Bacque ?
Camille Galic
3/02/2013R.M. Douglas, Les Expulsés, éditions Flammarion, 2012, 510 pages avec photos, notes et copieuse bibliographie, Traduction de Laurent Bury.
Notes
(1) Parfaitement bilingue, il se réfugia en Bavière où il parvint à se faire inscrire comme Sudetendeutsche. Identifié, il fut simplement expulsé par la RFA.
(2) Tels Le Livre noir de l’expulsion par Heinz Nawratil, Martyre et héroïsme des femmes de l’Allemagne orientale par Johannes Kaps ou La Tragédie des Allemands des Sudètes, par Austin J. App. En vente à www.akribeia.fr qui diffuse aussi le livre de Douglas.
(3) Bacque (qui, lui, incrimine Henry Morgenthau) évalue le nombre de Volksdeutsche morts au cours de leur expulsion entre 2,1 et 6 millions. On trouvera un commentaire en français de son livre sur le site library.flawlesslogic.com/cmrev_fr.htmCorrespondance Polémia : 9/02/2013
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1.087 : c’est le nombre d’usines qui ont fermé en France depuis 2009
Depuis 2009, plus d’un millier d’usines ont dû mettre la clef sous la porte. C’est le bilan inquiétant dressé par le cabinet de veille économique Trendeo.
En 2012, quelque 266 usines auraient disparu quand seulement 166 auraient été créées, selon la société de veille économique Trendeo. Au total, le rythme de fermeture se serait ainsi accéléré de 42%. Ce n’est pas loin de la triste performance enregistrée au plus fort de la crise en 2009 avec quelque 379 usines fermées. Résultat : ce sont 1.087 usines qui ont mis la clef sous la porte depuis 2009.
“L’économie française s’installe dans une tendance dépressive“Alors que la tendance était incertaine en 2011, la conjoncture pour l’emploi se dégrade fortement en 2012, note l’étude. Les créations d’entreprises continuent à diminuer tandis que les suppressions ne cessent d’augmenter. “L’économie française s’installe dans une tendance dépressive“, avertit le cabinet.
L’industrie manufacturière à la peine
C’est l’industrie manufacturière qui est le premier secteur touché, avec en première ligne l’industrie automobile (- 41.994 emplois depuis 2009), suivie de l’industrie pharmaceutique (-8.648 emplois). Au total 23.897 emplois ont été supprimés en 2012, soit 121.946 postes depuis 2009. Viennent ensuite les secteurs des Transports et de la logistique et celui de l’Administration publique avec respectivement 60.854 et 57.790 emplois supprimés depuis 2009. En revanche, dans ce contexte de délitement du tissu industriel, la construction aéronautique et le luxe résistent plutôt bien, avec plus de 2.400 créations de postes.
Reste que le cabinet se montre pessimiste pour l’avenir. Avec les annonces de suppressions d’emploi chez Goodyear ou encore Renault, l’étude évoque notamment le mois de janvier 2013 comme étant “le plus mauvais“ depuis qu’il collecte des données.
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Benoist Apparu vote pour le mariage gay et contre ses électeurs
Benoist Apparu, député de la Marne, est un deux députés UMP ayant approuvé le mariage homosexuel. En février 2011, il s’était déjà fait remarquer en disant vouloir faciliter la construction de mosquées, y compris avec l’aide de l’État après modification de la loi de 1905.
Franck Riester et Benoist Apparu à l'Assemblée Le 22 janvier, lorsqu’il se déclare favorable au mariage homosexuel, son copain Franck Riester, député de Seine-et-Marne, est soulagé. Il ne sera pas seul sur les bancs de la droite. « Il était content d’avoir un hétéro pour défendre cette cause », dit Benoist Apparu.
« De très nombreux parlementaires de droite sont partagés sur cette question du mariage. En tout cas, ils ne reviendront jamais dessus, ça va se banaliser très rapidement », ajoute-t-il. Confirmant ainsi les propos de Christian Jacob qui, le 5 février sur France Inter, annonçait que si l’UMP revenait au pouvoir, le mariage homo et l’adoption ne serait pas remis en question.AVIS AUX MALHEUREUX ÉLECTEURS DE L’UMP QUI CROIRAIENT ENCORE AU PÈRE NOËL : LA « DROITE PARLEMENTAIRE » N’A JAMAIS ABOLI AUCUNE LOI ADOPTÉE PAR LA GAUCHE.MESSAGES HOSTILES DANS LA CIRCONSCRIPTIONAu niveau local, en revanche, la pilule est très dure à avaler pour les électeurs de Benoist Apparu. Député d'une circonscription « rurale et militaire », où le Front National obtient 25 % des votes, il croule depuis sous les messages hostiles. « On n'a pas voté pour vous pour que vous votiez pour ça », lui disent, en substance, les Marnais scandalisés qui lui écrivent.« Je suis en décalage avec ma sociologie électorale », constate sans s’émouvoir l'ancien ministre (Ndlr. Le Gaulois : Alors pourquoi ne rentre-t-il pas au PS ?). Ce n'est pourtant pas la première fois. En effet, en février 2011, il s’était déjà fait lamentablement remarquer en affirmant vouloir faciliter la construction de mosquées, y compris avec l’aide de l’état après modification de la Loi de 1905.Si, aux prochaines élections, les électeurs de l’UMP votent encore pour lui, c’est qu’ils n’auront décidément rien compris !Avec le Monde http://www.francepresseinfos.com/ -
La PMA fabrique des orphelins !
En plein débat sur la procréation médicalement assistée, la première génération d’enfants issus d’un don de gamète anonyme tente de s’exprimer et de faire entendre sa plainte : «Nous sommes une génération d’abandonnés, orphelins de nos origines», fait-elle savoir. L’association Procréation médicalement anonyme (PMA), qui militent pour l’accès de l’enfant à ses origines, apporte en effet des témoignages éclairants et bouleversants sur la détresse des jeunes issus de la technologie : «Nous avons à présent un recul de plus de 40 ans sur ces techniques. L’ouverture de l’assistance médicale à la procréation implique au préalable le devoir impérieux de prendre en compte notre expérience, celle des parents et des donneurs», expliquent les membres de l’association.
Ce que le monde moderne refuse de comprendre, c’est que la technologie ne se substituera jamais à la morale. L’homme a peut-être su développer un pouvoir incroyable sur la matière, au point de savoir fabriquer un être humain, il reste que ces avancées scientifiques, si elles ne sont pas subordonnées à un progrès éthique, peuvent aussi bien devenir un facteur de destruction pour une humanité en perte de sens et de repère.
Ce que soulignent notamment ces appels de détresses des enfants issus de la PMA, c’est que la recherche du sens, inhérente à la conscience humaine, commence par la recherche de ses origines. D’où vient-on ? Car l’homme ne vient pas de nulle part, et il ne saurait savoir où il va sans savoir déjà d’où il vient. Une recherche qui suppose déjà celle de ses parents…
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L'Iran à l'offensive contre l'Hollywoodisme
La troisième conférence internationale de réflexion sur l'Hollywoodisme s'est tenue à Téhéran du 2 au 6 février, avec les interventions d'une cinquantaine d'invités, parmi lesquels les Américains constituaient pour la première fois un groupe nombreux.
Parmi eux, étaient présents Art Oliver, Jim Fetzer, Kevin James Barrett, Mike Gravel, William Engdahi, et l'anglais Rodney Shakespeare, hérauts de la contestation de la version officielle sur les attentats du 11 septembre, ainsi que le héros, le balayeur survivant devenu puissant militant William Rodriguez, Portoricain.
Star montante, était attendu le petit fils de Malcolm X, Hadj Malcolm Shabbaz: mais le FBI l'a empêché de monter dans l'avion. Le bloc des musulmans arabes, africains, européens et américains était fourni et véhément. Leurs positions rejoignaient complètement celles des chrétiens, dans leur diversité: chaldéen, catholique, presbytérien, orthodoxe. Samba Diagne a dénoncé l'homosexualisme comme nouvelle utopie. Michael Jones a fourni la formule choc qui résume les enjeux, autour de l'outrance sexuelle: c'est Jésus contre Dracula. Son exposé a montré que les Irlandais ont un temps (entre 1933 et 1965) contré les juifs à Hollywood, qui ont infesté d'obscénité le cinéma. La campagne contre le prophète Mohammed (qui sévit maintenant chez les Guignols de Canal +) est le nouveau chapitre pour réduire en esclavage mental les musulmans comme cela a se poursuit depuis longtemps pour les chrétiens (l'affaire des Pussy Riots constitue l'offensive contre le monde orthodoxe). Le Marquis de Sade, après l'expérience de la prison, avait parfaitement établi de lien entre dégradation par la débauche et tyrannie. Thierry Meyssan a souligné l'apparition de la justification de la torture dans les séries télévisées, et la désorientation du public, rongé par le conflit des références.
Des personnalités politiques, des partis républicain, démocrate, libertarien, des USA, mais aussi de Pologne et d'Angleterre, donnaient de la voix; des militaires témoignaient, tel Kenneth O'Keefe l'Irlandais qui était dans le Marmara attaqué par les Israéliens, Darnell Summers, vétéran du Viet Nam, et Monica Witt, ancienne combattante de la guerre d'Irak, convertie au chiisme.
Relations incestueuses mises en œuvre par Hollywood, entre sionisme et gestion politique de l'Amérique, cannibalisme, monstruosité, "Sin city" sont quelques raccourcis critiques à réutiliser, en opposition à la résistance spirituelle iranienne, saluée par tous. Mais Merlin Miller a souligné que Hollywood perd maintenant des parts de marché, la demande de vrais héros positifs et de pureté est bien là... et le contre-festival "Progies" en est à sa cinquième année.
Un groupe d'avocats s'est constitué pour attaquer en justice les films commandés par le Pentagone pour dénigrer l'Iran et préparer psychologiquement l'opinion publique au vaste projet de la "destruction nécessaire" (J. M. Vernochet) de l'Iran. Les films Argo (2012) , Zéro Dark 30 (2013), La lapidation de Soraya (2008), Les 300 (2007), Une nuit avec le roi (2006), Prince of Persia (Les sables du temps, 2010), Unthinkable (2010), et ceux qui ne manqueront pas de venir, ont pris la suite de Jamais sans ma fille (1991), mais la contre-offensive se prépare.
"L'hégémonie Hollywood, arme de destruction massive", la conjonction entre industrie du divertissement et Pentagone a été étudiée en profondeur. Le neveu de Freud, Edward Bernays, avait pour le compte de la famille Rockefeller, dès la première guerre mondiale, dessiné l'industrie de la propagande. Chaque nouveau film constitue maintenant une nouvelle phase de l'"opération terreur" contre les sentiments naturels, pour que chacun accepte une nouvelle attaque impériale contre un pays ou un autre, où se mêlent inextricablement attentats bien réels, effets spéciaux et scénarios ad hoc ayant précédé les massacres programmés,et la caricature infamante de chaque type national ou religieux, y compris les Français, avec, en amont et en aval, espionnage des réseaux sociaux pour bien saisir le degré de confusion du public.
La surprise est la convergence de spécialistes autour de la déconstruction des attentats du 11 septembre, chef d'oeuvre de l'ingénierie d'Hollywood, mais dont les failles sont désormais béantes. Nul doute que les organes israéliens se déchaînent, et donnent de fait le plus grand retentissement à ce qu'ils appelleront une provocation iranienne. Le président Ahmadinejad leur fait confiance! 2006, première invitation de Robert Faurisson, premier émoi israélien; 2011, 2012 et 2013, présence remarquée de Dieudonné, remise de distinctions par le président en personne aux représentants français du révisionnisme, Faurisson en tête.
L'accent mis cette fois-ci sur les mensonges du 11 septembre se situe dans le cadre d'une offensive diplomatique iranienne bien précise: le gouvernement argentin accepte désormais de siéger aux côtés des Iraniens pour l'enquête sur l'attentat de 1994 à Buenos Aires, contre le centre communautaire juif AMIA. Tous les spécialistes sont convaincus que l'Iran n'est pour rien dans l'affaire, et que c'est Israël qui cherche depuis les années 1990 à faire accuser l'Iran de terrorisme d'Etat, à travers le montage sous faux drapeau de cette opération. D'ailleurs, le dirigeant communautaire argentin Borger, ténor de l'indignation israélienne, vient de se trahir, en annonçant à l'Argentine un nouvel attentat, à quoi la présidente Cristina Fernandez a répondu sans se démonter: "Ah bon, et comment le savez-vous ?... et qui donc en seraient les commanditaires ?" [1] Comme l'affirment les Israéliens, l'Amérique latine est bel et bien en train de basculer du côté de l'Iran, et en tout cas ne se laisse absolument plus manipuler par les menaces et chantages sionistes. Merci les Iraniens, de ranimer le courage de tous !Maria Poumier http://www.voxnr.com
Notes :
1 - Lu sur yahoo.com.ar (la présidente s'est exprimé par twitter...)
"Ayer, Borger emitió su crítica más fuerte hasta el momento respecto del acuerdo. "Algunos dicen que es un paso adelante. Esto puede ser un paso adelante al precipicio. Porque si esto avanza estaríamos dando lugar a un tercer atentado muy lamentable", dijo.
Esta tarde, Cristina dijo que leyó "con preocupación" esas declaraciones. "Estremece", opinó, sobre la frase sobre la idea de "un tercer atentado".
"Considero a Borger una persona respetable. ¿Qué es lo que sabe para una afirmación tan terrible? Si hubiera un atentado por el acuerdo con Irán. ¿Quién sería el autor intelectual y material?", se preguntó en Twitter.
"Está claro que nunca podrían ser los países firmantes -continuó la mandataria-. ¿Serían quienes se oponen al acuerdo? ¿Países, personas, servicios de inteligencia? ¿Quiénes? Pero además, ¿quién o quiénes serían? ¿O seríamos los objetivos?"
"Me viene a la cabeza como un relámpago el dolor y las palabras de Zulema Yoma [la ex mujer del ex presidente Carlos Menem] afirmando que la muerte de su hijo fue el tercer atentado terrorista luego de la voladura de la Embajada de Israel y AMIA. Siento que se me hiela el alma", agregó.
Cristina cerró la docena de tuits de hoy con la conclusión: "Creo que el Pueblo Argentino en general y la Justicia en particular deben y merecen conocer lo que sabe Guillermo Borger, titular de AMIA".Lien permanent Catégories : actualité, culture et histoire, géopolitique, international 0 commentaire -
Les adversaires du mariage pour tous bloquent les Champs Elysées
Concert de klaxons, drapeaux bleus, blancs, roses et voiture de mariés : plus de 200 opposants au mariage homosexuel ont organisé dimanche un « happening » sur les Champs Elysées, a constaté une journaliste de l’AFP.

Ils étaient environ 250 à bloquer momentanément la célèbre avenue de la capitale, a-t-on appris de source policière, la figure de proue des opposants au texte sur le mariage homosexuel Frigide Barjot, évoquant de son côté la présence de « plus de 400 voitures ».
Rendez-vous avait été donné à la presse au petit matin devant le Conseil d’Etat, près du Palais-Royal.
Frigide Barjot, vêtue de son désormais incontournable sweat-shirt rose, y a réclamé que le Conseil rende public son avis sur la question qu’elle juge « tenu secret » ce qui illustre, dit-elle, une « volonté de ne pas dire la vérité aux Français ».
Selon elle, « la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire administratif a rendu un avis qui dit clairement les choses sur le fait que le mariage a été explosé par la volonté d’égaliser les couples de même sexe avec les couples de sexe différents ».
Les membres de l’institution y « soulignent que cela crée une différenciation irréductible entre les mariages de personnes de sexe différent et les mariages de personnes de même sexe en faisant disparaître la présomption de paternité. C’est très grave », dit-elle.
« Il va falloir le dire aux Français, cette loi (...) institue que la filiation est changée et que donc la PMA (procréation médicalement assistée) et la GPA (gestation par autrui) se trouvent inévitables », estime l’humoriste catholique, bien que ces questions ne figurent pas dans le texte.
« Y a pas d’ovules dans les testicules »
Après une escale au pied de l’obélisque de la place de la Concorde, où les militants ont notamment brandi devant ce symbole phallique une pancarte « Y a pas d’ovules dans les testicules », ils ont remonté la plus célèbre artère parisienne en chantant la Marseillaise ou des slogans comme « Les Français parlent au François » et « Hollande, ta loi, on n’en veut pas ».
Un couple de mariés en tenue « Charlène et Etienne » a alors rejoint le cortège à bord d’une voiture décapotable, un jeune maire célébrant fictivement leur mariage en lisant les articles du code civil, qui sera amené à être modifié avec le projet.
Le débat-marathon sur le projet de loi s’est achevé samedi après environ 110 heures de discussions. Le texte doit être adopté mardi par l’Assemblée nationale mais il devra ensuite franchir l’étape du Sénat, à partir du 18 mars.
Les opposants, qui avaient rassemblé 340.000 personnes d’après la police, 800.000 à un million selon les organisateurs le 13 janvier, appellent de nouveau à descendre dans la rue le 24 mars, l’événement de dimanche constituant selon Frigide Barjot, un « teaser » de cette « grande manifestation ».
Malgré le cheminement du texte au Parlement, les anti-mariage gay assurent qu’ils ne baissent pas les bras, leur figure de proue soulignant que « la marche parlementaire n’empêche pas la marche du peuple ».
Ils ont de nouveau réclamé dimanche la tenue d’un référendum et indiqué qu’ils comptaient « interpeller toutes les institutions » du pays contre le projet. Ils prévoient notamment de se rendre devant l’Assemblée mardi pour y tenir « un bureau de vote » de 9 heures à 18 heures, invitant aussi les Français à se prononcer contre le texte sur leur site internet (lamanifpourtous.fr). Ils prévoient également de déposer le 15 février une pétition ayant recueilli « plus de 500.000 signatures » au Conseil économique, social et environnemental(Cese).
LIRE ÉGALEMENT : Pourquoi Barjot veut 500.000 signatures contre le mariage pour tous DECRYTPAGE - Les opposants au mariage pour tous ont lancé une pétition et espèrent recueillir 500.000 signatures pour saisir le Conseil économique, social et environnemental (CESE). Une manière, selon eux, de pousser le gouvernement à retarder le projet de loi, qui arrive mardi à l’Assemblée nationale. Sur Le JDD
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Du mariage gay à la G.P.A. en passant par la P.M.A., le spectacle du fétichisme marchand se révèle comme le triomphe universel de la vie inversée… par Gustave LEFRANÇAIS
« Les enfants sont là transformés en simples articles de commerce… »
Marx en 1847, rédacteur de l’« Adresse inaugurale » de l’Association internationale des travailleurs pour l’abolition de l’argent et de l’État
« Le facteur déterminant, en dernier ressort, dans l’histoire,
c’est la production et la reproduction de la vie immédiate… »
Engels en 1884, L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’État
« Nous ne pouvons pas faire de distinction dans les droits, que ce soit la P.M.A., la G.P.A. ou l’adoption… Moi je suis pour toutes les libertés. Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine,
quelle différence ? C’est faire un distinguo qui est choquant…»
Pierre Bergé en 2013, entrepreneur en confection de luxe, homme d’affaires et mécène de toutes les impostures du marché narcissique du faux triomphant
Il y a bientôt près de deux siècles, les groupes maximalistes de la critique radicale qui défendaient une conception ontologique et émancipée de la famille humaine eurent l’intelligence et la profondeur de démontrer que la famille policée, progressivement domestiquée par la civilisation du profit ne pouvait déboucher, par la nécessité historique implacable des affaires, que sur la prostitution universelle dans l’artificiel illimité.
Des vieilles insurrections paysannes de jadis aux soulèvements ouvriers qui ne cessèrent de s’ensuivre contre la modernité capitaliste de l’oppression, les solidarités vivantes de la filiation familiale ont toujours constitué des axes dynamiques et expressifs autour desquels l’indiscipline, la mutinerie et le soulèvement communautaire pouvaient durablement s’installer contre le travail d’atomisation des spéculations du négoce. Le Chouan de 1793, le Communard de 1871 et le Sidérurgiste de 1979 avaient la force et la volonté de se battre parce que leur lutte de classe contre l’ignominie économique et politique se charpentait d’emblée sur la détermination enracinée des relations affectives qui faisaient la solidité de la maisonnée et de la parentèle. Et ce parentage historique, vivace par delà les pesanteurs obscurantistes limitées de l’Ancien Régime qui avait dû composer avec la puissance établie des communaux ancestraux, conservait fondamentalement le sens de la tradition primordiale de la longue durée millénaire, là où la communauté organique, ignorant la loi de l’argent et de l’État, produisait pour le seul bien vivre humain.
Avec la domination pleinement réalisée de la marchandise, les lignages d’avant le règne absolu de l’accaparement qui pouvaient être encore utilisés à contre-pied lors de la phase d’ascension du Capital, n’ont plus décidément aucune utilité puisqu’ils témoignent justement de ce temps révolu où la généalogie des hommes échappait encore pour une part au cannibalisme de l’appropriation. Par la dialectique de l’obscurantisme illimité de la démocratie du calcul et de l’avilissement, la séparation généralisée des hommes de leur propre existence exulte, et ainsi doit disparaître toute pratique unitaire de la réalité, toute communication personnelle directe entre les humains qui ne serait point préalablement médiée par la représentation narcissique des échanges. Selon le progrès moderniste de l’accumulation capitaliste d’une production obligatoirement séparée et séparante, l’unité et la communication deviennent l’attribut exclusif du fétichisme de la marchandise. La réussite du système historique de la séparation spectaculaire est alors la marchandisation exemplaire du monde de tous les comportements des humains asservis.
Comme le dit Marx, dès ses premiers textes, et ce au total rebours de tous les idiots utiles du progressisme du mondialisme du bénéfice : dans la société de l’Avoir, la production ne produit pas seulement l’homme comme une marchandise, la marchandise humaine, l’homme destiné au seul rôle de marchandise, elle le produit conformément à cette destination, « comme un être déshumanisé aussi bien intellectuellement que physiquement… Immoralité, dégénérescence et ilotisme… »
Le système du fétichisme marchand édifié sur l’isolement est une production circulaire de l’isolement narcissique. L’isolation spectaculaire assure la technique de développement de la marchandise et le développement technique de la marchandisation isole toujours et toujours plus en retour. Chaque pas en avant de la libération des mœurs telle que prônée par l’extrême gauche du Capital qui n’est là pas autre chose que l’avant-garde de la profitabilité générale, aboutit de fait à marchandiser toujours davantage les corps, les cœurs et les âmes, et tous les avancements sélectionnés par le système spectaculaire sont de la sorte ses armes nouvelles pour le renforcement constant des conditions d’isolement et d’esclavage des pitoyables et incommensurables foules solitaires.
L’origine et le principe du spectacle de la marchandise c’est la perte d’unité du vivre authentique, et l’expansion gigantesque de la sexualisation marchande par la mercantilisation systémique du sexe exprime la totalité de cette corruption où la vraie jouissance radicale du qualitatif réfractaire est transmutée en vulgaire faux plaisir de la quantité commerciale. Le spectacle de la liberté des mœurs n’est que le langage commun de cette séparation où ce qui relie les spectateurs apprivoisés n’est finalement qu’un rapport irréversible à leur propre vie fausse laquelle maintient leur isolement infini dans ce spectacle de schizophrénie mégapolitaine où l’orgasme illusoire réunit des errances humaines séparées mais en ne les réunissant toujours qu’en tant qu’épaves séparées dans la grande déambulation égarée des braderies lamentables.
Par delà la ridicule comédie théâtrale du mariage gay qui ne concerne d’ailleurs pas la masse des spectateurs homosexuels mais plus exactement la nomenklatura étatique et médiatique de ceux qui entendent en contrôler le marché, il faut, en premier lieu, rappeler qu’il est dans la logique du Capital de dissoudre tout ce qui lui était antérieur après en avoir épuisé toutes les ressources possibles puis de le refaçonner à l’image du parcours totalitaire de la pure démocratie de la mesure mercantile à la page.
Désormais, le spectacle du fétichisme marchand s’est emparé de la totalité du monde et la liberté despotique de l’argent est enfin parvenue à élaborer la fabrique démocratique universelle de cette marchandise si originale qu’est l’être humain chosifié jusqu’en son intimité sexuelle et émotionnelle la plus profonde. Tout s’achète et tout se vend dans le procès réalisé de la mondialisation capitaliste flamboyante qui a digéré toutes les manifestations du vivre humain pour les réécrire adéquatement au marché totalitaire des échanges narcissiques du commerce de l’aliénation consommatoire.
Ainsi, le sexe est d’abord une transaction affairiste et son commerce accru depuis la libéralisation des marchés du désir machinique tant prônée par l’extrême gauche du Capital à partir de la mystification libéralo-libertaire de 68 qui est venue cacher la colère ouvrière radicale qui fit alors si peur, se montre essentiellement comme croissance et mobilité ininterrompues des innovations aliénatoires nécessaires à l’ajustement structurel du despotisme de la possession. La libération sexuelle est le mouvement par lequel la marchandise se libère des traditions de l’avant-marchandise pour imposer la pure domination du marché de l’offre et de la demande qui permet dès lors le trafic des hommes, des femmes et des enfants conformément à tous les désirs réifiés de la logique du marché des sexualités mécaniques librement circulantes.
Quel esprit lucide doté d’un tant soit peu de vivacité intellectuelle pourrait s’étonner que l’économie politique du mariage gay et l’ensemble de ses conséquences, la P.M.A. (procréation médicalement assistée) et la G.P.A. (gestation pour autrui) correspondent impeccablement à une époque qui veut que nous cessions de ressembler à la souche subversive de notre provenance en la vieille communauté de l’Être qui fit tout à la fois, nos jacqueries incessantes, la Commune de Paris et les grèves séditieuses du siècle dernier, pour nous amener à devenir la stricte duplication conforme de l’industrie moderne de la misère généralisée de tous les marchés narcissiques concevables où il est tout à fait normal de louer ou d’acheter un utérus puisque l’enfant est bien entendu une fourniture comme une autre.
L’argent qui possède la spécificité de pouvoir tout s’approprier est par son universalité advenue la toute-puissance spectaculaire d’un pouvoir sans bornes, celui du cosmopolitisme de la marchandise démocratique qui peut tout commercialiser ; les rêves, les peurs, le sang, le sperme, la vie et la mort. Ceux qui s’en étonnent ou s’en effraient et qui sont encore tellement aveuglés qu’ils croient qu’il pourrait en être autrement n’ont décidément rien compris et sont finalement les meilleurs alliés de ce à quoi ils prétendent s’opposer. La perversion et la confusion de toutes les qualités humaines et naturelles sont inhérentes à la nature déterministe de ce qu’est l’argent en son mouvement historique incœrcible. Et le fétichisme de la marchandise en tant que nature générique aliénée et aliénante de l’humain n’est rien d’autre que la puissance aliénée de l’humanité.
Ceux qui espèrent pouvoir arrêter la folie de l’argent en demeurant sur le terrain de l’argent et en prétendant le contenir ne voient précisément pas que son identité est d’être expressément irrépressible et ingouvernable. Il n’y a pas d’argent propre car celui-ci est par essence la puissance de corruption qui déporte l’être dans une abjection générale qui confond et échange tout dans une dégradation absolue où toute activité se voit emprisonnée dans les infections du paraître et de l’avoir. Par là même, on en revient au vieux et seul vrai débat qui compte; celui de Misère de la philosophie rédigé en 1847 qui nous a clairement montré que l’argent n’a pas « un bon et un mauvais côté » et que la pensée défectueuse et rudimentaire qui récuse les effets abominables de la loi du fétichisme marchand tout en entendant préserver les catégories capitalistes du système des objets fait montre d’un cynisme d’emmuré.
Que certains qui entendent pourtant demeurer dans la civilisation du travail du profit bougonnent contre la réforme capitaliste du mariage en s’alarmant que l’enfant y deviendra assurément une marchandise, illustre merveilleusement toute la perfidie d’un univers où le citoyen est constitutionnellement un consommateur d’illusions. La marchandise est cette illusion en tout lieu effectivement réalisée et le spectacle du monde de l’argent inéluctable sa manifestation générale. En effet, il y a bien longtemps que le spectacle du pécule est devenu l’autre face de la vie arraisonnée par l’artifice : l’équivalent général abstrait de toutes nos existences monétisables.
On ne peut à la fois vouloir sauvegarder l’argent et préserver l’humain… Il faut choisir et il convient de se défaire de ce mythe qui nous conditionne à pouvoir envisager d’accepter l’absurdité d’une économie et d’une politique qui ne seraient pas ce qu’elles ont toujours été par nature et non point par accident; le long et douloureux arrachement des hommes à la vie cosmique et sacrale de la communauté d’antan, jetés dans des sociétés de profanation croissante dont le monothéisme de la marchandise est le stade suprême dorénavant accompli pendant que le temps des monarchies fut, lui, cette longue étape de transition indispensable qui permit aux spéculations du sacré de liquider graduellement les traces résistantes de l’immonayable sacral à proportion du profane qui s’étendait de plus belle.
La théorie vraiment critique est ennemie de toute idéologie de l’argent amendé, épuré, purgé, purifié ou réaménagé, et elle sait qu’elle l’est parce qu’elle est avertie que la réalisation toujours plus poussée du fétichisme de la marchandise à tous les niveaux, en rendant toujours plus difficile aux humains de reconnaître et de nommer l’in-humanité de leur propre abaissement, les place dans l’alternative de refuser la totalité de ce déchoir, ou rien. La pensée qui pense en vérité a dû dès lors apprendre que l’on ne peut pas combattre l’aliénation de la monnaie et ses aboutissements sous des formes monnayant encore l’aliénation.
Pour l’inter-collectif L’Internationale, Gustave Lefrançais http://www.europemaxima.com/
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La faucille et le marteau… ou la flamme ?
Le 36ème congrès du parti communiste « français » s’est achevé hier dimanche à Aubervilliers par la réélection avec 100% des voix de Pierre Laurent -seul candidat au poste de secrétaire national. Il a indiqué la volonté de son parti de « réorienter la politique sociale-libérale du gouvernement », avec l’aide «de toutes les forces de la gauche». Parmi les priorités du PC, figurent ainsi l’interdiction des licenciements boursiers, le droit de vote des étrangers, ou encore l’accord sur l’emploi. Annonçant pour 2012, 7000 nouveaux adhérents (sic), la direction communiste entend se rassurer sur sa pérennité en évoquant le sondage Ifop paru jeudi dans L’humanité. Alors qu’en août 2010, le PC « F » était amené à disparaître pour une large majorité de Français (58%), cette idée ne serait plus partagée aujourd’hui que par 47% des sondés. L’effet Mélenchon – son OPA sur les scores traditionnels de l’extrême gauche à la dernière présidentielle avec ses 11 ,2%du premier tour- est indéniablement passé par là.
La réalité c’est qu’un Parti communiste aussi falot que son secrétaire national se dissout et s’efface au second plan avec la création du Front de Gauche (FG). Une alliance qui fait frémir les « stals » et autres « cocos » à l’ancienne. Soit le rassemblement du PC, du Parti de Gauche de l’ex socialiste et grand oriental Jean-Luc Mélenchon, et de plusieurs groupuscules trotskystes. Une main tendue par le PC en 2009 aux « vipères lubriques », faut-il que la situation soit désespérée !
Dans l’esprit des Français c’est justement le FG, notamment dans sa dimension mélenchoniste, qui tendrait à incarner l’avenir des idées communistes. Aussi il est assez logique que 58% des sondés estiment que « l’existence du Front de Gauche risque de conduire à la disparition de l’identité et du Parti communiste », .idée partagée par 45% des sympathisants du Front de gauche
Au-delà de la pure arithmétique électorale, il est assez évident que le communisme possède encore dans notre pays une influence délétère sans commune mesure avec son soutien dans l’opinion.
Reflux dans les urnes et les cœurs qui se vérifient depuis des décennies. L’écroulement du rêve léniniste à l’Est est passé par là certes, mais surtout au tournant des années 90, le choix stratégique qui a vu la place du colonel Fabien abandonner sa posture patriotico-populiste au profit du combat « sociétal », du soutien apporté à toutes les minorités, de préférence les plus exotiques. Ce fut la deuxième mort de Georges Marchais, organisée par Robert Hue et Marie-Georges Buffet.
Certes le PC possède encore quelques bastions municipaux : 28 communes de plus de 30 000 habitants –principalement dans les banlieues plurielles- , 50 de 10 000 à 3 000 habitants, 761 maires communistes et apparentés et plus de 8 000 conseillers municipaux.
Des fiefs qui se réduisent comme peau de chagrin, d’autant que le PC échappe au naufrage uniquement grâce aux largesses et aux accords passés avec les traîtres sociaux-démocrates du PS. Socialistes qui utilisent les cocos comme force d’appoint ou faire-valoir et qui marchandent toujours avec eux dans les assemblées d’élus pour former des majorités. Quant à l’argent du grand capital qui irrigua il est vrai la révolution bolchevique dès ses débuts, il bénéficie encore à un journal-vitrine sans lecteurs, L’Humanité qui , sans l’appui financier de M. Lagardère, aurait lui aussi disparu depuis longtemps.
Autre face du Janus internationaliste, le communisme n’est plus en mesure depuis longtemps de s’opposer au mondialisme capitaliste constate Bruno Gollnisch. ultra-libéraux antinationaux qui partagent avec les vieilles barbes rouges, le rêve d’un monde débarrassé définitivement de ses frontières, de ses enracinements, de ses peuples différenciés remplacés par des masses dociles de consommateurs interchangeables. Du passé faisons table rase …
Pierre Laurent est aussi accusé au sein même de son parti de vouloir liquider définitivement ce qui reste du le communisme de grand papa –dont est issu il faut le dire des générations de militants exemplaires, fils du peuple dont beaucoup ont rejoint par la suite les rangs du Front National – et d’achever la mue du « PC »F…Celle là même qui a conduit à la disparation corps et bien du PC italien qui s’était engagé sur la voie d e la modernité…
Ainsi, sans débat interne ni avis du conseil national du parti, après avoir été retirés de très nombreux supports ces dernières années, la faucille et le marteau, un des symboles fort de l’identité communiste, ont été également effacés des cartes d’adhérent du PC. C’est tout sauf un détail sans importance. Symbole officiel de l’URSS dés 1922, adopté dans la foulée par le PC en France, faucille et marteau ont donc été remplacés par la mention « gauche européenne » et l’étoile du Parti de la gauche européenne (PGE), fédération de partis communistes ou assimilés, créée en 2004 et dirigée aujourd’hui par Pierre Laurent.
La faucille et le marteau c’est « un sigle qui ne résume pas ce que l’on est aujourd’hui. Nous voulons nous tourner vers l’avenir » a expliqué le camarade Laurent. Il fait donc le choix symbolique de l’Europe, de la normalisation », de « l’euro social-démocratie» a fustigé dans un communiqué le PCF du Bassin d’Arcachon.
Emmanuel Dang Tran, ancien candidat à l »investiture communiste à la présidentielle, secrétaire de section à Paris, assurait au micro de France Info : « Tout le parti est choqué par ça », accusant Pierre Laurent « d’inféoder le PCF, avec le Front de gauche, des verts, des trotskistes, à la social-démocratie. »
« Que représentent dans l’imaginaire le marteau et la faucille ? s’interroge le blog (communiste) de « Diablo », commun commune : « Parti populaire, ouvrier et paysan –du moins il y a longtemps, NDLR- , le PCF a trouvé dans la faucille et le marteau un emblème dont la signification la plus évidente (l’union des travailleurs industriels et agricoles) semblait bien correspondre à son identité réelle (…) ». « Le marteau, c’est le travail industriel assurément, mais c’est aussi l’ouvrier, plus généralement l’homme caractérisé par sa vigueur corporelle (…) Quant à la faucille, c’est loin d’être seulement un symbole du travail agricole (…) la faucille c’est l’outil de la femme à la campagne (…) . La faucille, c’est donc aussi la femme, ce que suggèrent peut-être implicitement ses formes arrondies. »
« Il était normal qu’en France, où la pratique des symboles politiques était familière (avec le bonnet phrygien, par exemple), l’attirance pour le symbole nouveau fut vive. Dans la tradition républicaine et socialiste française, bien des éléments préparaient son adoption. La franc-maçonnerie avait déjà popularisé la représentation emblématique des outils du travail (le niveau, le fil à plomb). »
Et de poursuivre: « un emblème a une certaine importance, puisque tant à travers sa perception consciente que par ce qu’il évoque dans l’inconscient, celui-ci doit aider à mobiliser les individus en faveur de la réalité qu’il évoque. »
« Diablo » ne croit pas si bien dire car faucille et marteau ont aussi dans nos contrées, une résonance plus profonde, plus occulte peut être, qui en prolonge la symbolique léniniste. Tant il est vrai que dans notre Age sombre d’inversion des valeurs, et de confusion généralisée, l’emploi détourné de certains supports n’est jamais neutre, même si cela échappe à beaucoup de leurs utilisateurs.
Le marteau, symbolise l’esprit l’intelligence, la volonté et d’autre part la brutalité, l’agressivité instinctive et destructrice. La faucille comme la faux, dans son acception négative, est associée à la planète Saturne et à la mort mais dans son acception positive à la déesse latine Cérès, la Déméter grecque, la première reprenant largement les attributs de la seconde.
Soit la Déesse de l’agriculture, des moissons, protectrice de la terre cultivée et des animaux domestiques, personnifiant la terre nourricière. La faux (faucille) symbolise aussi « l’élimination des incertitudes qui doivent laisser place aux énergies nouvelles » (Laura Tuan).
Le 2 février dans la Rome antique, on promenait dans les rues des lumignons et chandelles allumées car la tradition voulait que Cérès, recherchant sa fille Proserpine enlevée par Pluton, ait allumé des torches au sommet de l’Etna
C’est sur ce même volcan, l’Etna que se fait la rencontre entre la faucille et le marteau, attribut du dieu forgeron Héphaïstos -le Vulcain des latins, qui façonna la première femme, génie protecteur des forgerons, et des batteurs de métaux, qui s’identifiait à lui . Précipité du ciel par Zeus car laid et difforme, Héphaïstos-Vulcain vivait sous l’Etna, la porte de l’enfer. Le dieu au marteau représente la double nature du volcan : destructivité du feu qui détruit le monde ancien et fécondité de la lave rouge qui le régénère…
En abandonnant faucille et marteau, le PC abandonne donc aussi symboliquement à la fois son attachement à la terre, aux paysans, aux ouvriers, et sa dimension virile, révolutionnaire, au profit de l’inaccessible étoile à cinq branches du PGE, symbole ésotérique du microcosme.
La flamme frontiste elle, plantée bien droite dans le sol de notre pays, restera un point de ralliement, un môle ; elle continuera de réchauffer et d’éclairer tout ceux qui entendent dissiper les ténèbres mondialistes. Le FN lui, n’a pas renoncé à la révolution (patriotique) sous l’égide de laquelle se déroula le Congrès de Tours. Révolution, qui, étymologiquement, ne veut pas dire subversion et chaos mais précisément l’opposé , à savoir retour à un point de départ et mouvement ordonné autour d’un centre…à mille lieux du communisme.
