La lutte contre la christianophobie n'est-elle pas réprimée autrement plus durement que les provocations des Femen ? Le pouvoir n'est pas seulement complaisant à leur égard : la République les utilise à dessein...
Nous nous souvenons encore de la brutalité de la répression policière et de la rigueur des tribunaux quand nos militants avaient protesté pacifiquement devant le théâtre de la Ville contre le spectacle de l'église scatologique proposé par son pape Castelluci. Nous nous souvenons aussi des peines correctionnelles infligées à d'autres manifestants qui avaient envahi la scène pour prier. Sans parler de l'affaire de Poitiers ou un jeune père de famille avait été menacé d'emprisonnement. Dernièrement, des Femen, tous seins dehors, ont envahi la cathédrale Notre-Dame de Paris, créant le scandale et l'indignation. Elles ont été reconduites mollement par la police et relâchées immédiatement sans aucune charge retenue contre elles. Deux poids deux mesures ?
Mauvais mélange
Au-delà du phénomène des Femen, qu'on nous vend comme des call-girls ukrainiennes, mais qui (encore un scandale) du fait d'un étiquetage douteux, ont été subrepticement mélangées à des pétroleuses de l'Hexagone dont l'esthétique laisse à désirer (on nous refait le coup des lasagnes), il nous faut observer, là encore, la disparition programmée des libertés dans ce pays. Les agitatrices ne sont qu'une espèce d'aiguillon chargé par le "système" de susciter d'éventuelles réactions violentes chez l'ennemi désigné-ceux qui composent une France qui n'a pas encore complètement rompu avec son histoire ; cette France détestée par les "bobos" et méprisée par Attali. Ça devient lassant à la longue d'observer l'extension spectaculaire du totalitarisme d'État, relayée par la presse servile et subventionnée qui joue le rôle de police de la pensée subordonnée aux "élites d'indignés à sens unique".
Libertés en recul
Je ne vais pas rappeler la liste des libertés perdues, nous enfermant dans un couloir étroit, se resserrant chaque jour un peu plus, laissant apparaître une société qu'avaient annoncé Orwell et Huxley notamment. Ce qu'il faut voir, c'est que toute cette énergie, législative, judiciaire, policière et journalistique, ne vise qu'à soutenir une idéologie pernicieuse destinée à faire disparaître ce qui reste des valeurs de notre pauvre patrie. Pour établir le gouvernement mondial, il faut des peuples déracinés, annihilés, des zombies programmés par nos écoles, lesquelles sont relayées par les médias.
Si réaction populaire, même massive, il y a (mariage pour tous) nos démocrates auront tôt fait, avec leurs porte-voix, de les stigmatiser en invoquant les heures les plus sombres de notre histoire. Il est difficile d'échapper à ce système, certes incapable de sortir le pays de la crise, mais parfaitement capable, en revanche, de laver les cerveaux à grande échelle. Les Français encore libres doivent comprendre que la République est l'instrument essentiel, l'outil idéal, pour créer cet état de fait.
Cependant, en cherchant à faire disparaître les libertés de la nation et la nation elle-même, la République se fragilise, car c'est sur la nation qu'elle construisit naguère sa légitimité. À l'AF, nous "conspirons à ciel ouvert" comme nous l'enjoignait le Martégal. L'État est omnipotent et, plutôt que de revenir dans l'urgence à ses seuls devoirs régaliens, occupé à son œuvre de destruction, il est de moins en moins capable d'anticipation politique. Le moment approche où, comme disait Trotski, il faudra donner le « coup de poing au paralytique ». La République détruit la France, détruisons la République.
Olivier Perceval L'ACTION FRANÇAISE 2000 Du 21 février au 6 mars 2013
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Chavez disparaît…la communauté chrétienne syrienne aussi
Ayant comme seul modèle révolutionnaire disait-il, la figure du Christ, Hugo Chavez est décédé hier des suites d’un cancer. De François Hollande à Vladimir Poutine, les hommages rendus à la mémoire du président vénézuélien ont été nombreux. Nous le notions sur ce blog en octobre dernier, alors que le grand oriental socialo-trotskyste Mélenchon tressait des couronnes à Chavez, « à l’inverse des extrémistes du FG, Chavez, partisan de la suppression de la loi liberticide du communiste Gayssot, au-delà de ses tics marxistes, de ses fautes, de ses outrances et de ses travers, est un homme libre qui n’hésite pas à tenir tête à l’Empire , aux lobbies , aux multinationales . Imagine-t-on Chavez , qu’on l’aime ou pas, remarquait Bruno Gollnisch, déclarer comme Mélenchon que le Parti Socialiste, c’est la gauche , que les voix de la gauche (doivent se reporter) sur le candidat de gauche le mieux placé ? Imagine-t-on le président vénézuélien passer à la caisse en cautionnant comme Mélenchon le système de fausse alternance droite mondialiste-gauche bruxelloise qui maintient les peuples européens sous la domination de l’oligarchie? Imagine-t-on Chavez dire comme Mélenchon qu’il ne faut pas sortir de l’UE et de l’euro ? Imagine-t-on Chavez, chantre de la révolution bolivarienne, assimiler comme Mélenchon, le nationalisme au fascisme et faire de la lutte contre les nationaux son cheval de bataille ? ». Chavez condamnait fortement, comme chacun le sait, les ingérences du Nouvel ordre mondial et contrairement également au FG et autres partis du Systéme, les menées visant à déstabiliser le régime laïc en Syrie.
Une guerre effroyable qui dure depuis bientôt deux ans dans ce pays, qui a fait déjà plus de 70 000 morts, dans laquelle les extrémistes djihadistes prennent une part chaque jour plus importante par rapport aux combattants dits « modérés », soutenus officiellement par Washington et les chancelleries atlantistes en Europe. Ainsi les combattants de la brigade internationale islamiste du Front Al-Nosra, qui souhaitent imposer la charia en Syrie, ont conquis ces dernières heures pour la première fois une capitale provinciale, Raqa.
Certes, le président syrien Bachar el Assad affirmait encore le 3 mars son optimisme : « Nous sommes en passe de l’emporter face aux rebelles », mais le terrorisme à grande échelle a mis le pays à genoux. Selon un communiqué de l’Onu publié aujourd’hui le seuil du million de réfugiés syriens aurait été est atteint, auxquels s’ajoutent «des millions de déplacés à l’intérieur du pays, et des milliers de personnes traversant les frontières chaque jour. » « La Syrie est entrée dans la spirale d’une catastrophe absolue », a déclaré le Haut Commissaire aux réfugiés des Nations unies (HCR).
Rania Abdel-Rahman al-Mulaifi, porte-parole de la délégation koweitienne au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, s’est officiellement inquiété de ce que l’agriculture syrienne ait été détruite à 50%, ce qui risque de provoquer une catastrophe alimentaire. C’est aussi le Koweït qui a accueilli fin janvier la Conférence des donateurs pour la Syrie, regroupant une soixantaine de pays qui ont promis de verser plus de 1,5 milliard de dollars d’aide humanitaire au peuple syrien. Tout en spéculant et/ou agissant en faveur de la chute du régime actuel, alors que selon les Nations unies, plus de la moitié des hôpitaux et un quart des écoles ont été détruits par les rebelles et autres « combattants de la liberté » anti-Assad…
Dans ce contexte, le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Alexandre Loukachevitch, a réagi le 4 mars à l’embuscade qui en Irak a causé le mort de 48 militaires syriens. « Il est dommage que, comme nous avons prévenu, le conflit interne en Syrie commence à se propager à l’extérieur du pays en constituant une menace pour la sécurité des Etats voisins. Il est en outre très dangereux de voir des terroristes opérer de plus en plus librement dans l’espace transfrontalier » a-t-il déclaré.
Auparavant, M. Loukachevitch s’est inquiété également des décisions adoptées lors de la dernière réunion des « Amis de la Syrie » à Rome le 28 février, qui réunissait les pays soutenant les opposants au président Bachar el Assad. Il a été ainsi promis davantage d’aide politique et matérielle à l’opposition syrienne. Or, a affirmé le diplomate russe, « la communauté internationale est consciente du fait qu’il n’existe pas de solution militaire au conflit syrien. Et pourtant, à en juger par les informations que nous recevons, les décisions adoptées à Rome, ainsi que les déclarations qui y ont été faites, encouragent les extrémistes à s’emparer du pouvoir par la force, sans prendre en compte les souffrances du peuple syrien, inévitables dans un tel scénario. »
Témoin de cette hypocrisie ou au pire, de la naïveté confondante des occidentaux, le porte-parole du département d’Etat américain Patrick Ventrell, comme avant lui le secrétaire d’Etat américain John Kerry, qui à Rome a aussi promis 60 millions de dollars au profit de la « révolution » , a affirmé que si les Etats-Unis n’entendent pas livrer d’armes à l’opposition syrienne, les groupes de l’opposition considérés comme « modérés » pourraient les obtenir en provenance de pays tiers !
Cette capacité des rebelles qualifiés de « modérés » (sur quels critères objectifs ?) à l’emporter non seulement sur le parti Baas mais aussi au final sur les djihadistes n’est pas un scénario qui fait l’unanimité. Lundi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a averti que « la Syrie, théâtre d’une crise humanitaire d’envergure, pourrait devenir prochainement l’épicentre d’une crise stratégique aux proportions monumentales. La Syrie est un pays très pauvre, mais elle possède des armes chimiques, des systèmes de DCA et une série d’autres armements figurant parmi les plus meurtriers et les plus complexes au monde. Au fur et à mesure de l’effondrement du régime syrien, le risque que ces moyens tombent entre les mains des groupes terroristes devient très réel »
Bruno Gollnisch a averti depuis longtemps sur les conséquences très inquiétantes pour les chrétiens d’orient de la montée en puissance du fondamentalisme islamiste, des révolutions arabes plus ou moins instrumentalisées, et bien sûr de la déstabilisation des régimes laïcs, hier en Irak, aujourd’hui en Syrie. Minorités chrétiennes persécutées dans de nombreux pays, chacun connaît la situation subie par les coptes en Egypte par exemple.
Reprenant un dépêche de l’Assyrian International News Service, Daniel Hamiche sur le site de l’Observatoire de la christianophobie, indiquait que « forte de 2 millions d’âmes, la communauté chrétienne de Syrie, présente sur place depuis 2 000 ans, est victime de ce qu’un patriarche libanais a qualifié de grand exil qui se déroule en silence. Chaque semaine, des centaines de chrétiens syriens se réfugient au Liban voisin – le nombre total de Syriens réfugiés au Liban serait de plus de 920 000. Des villages entiers de chrétiens ont été vidés de leurs habitants, soit parce qu’ils en ont été chassés par les milices islamistes soit pour fuir leur arrivée annoncée. »
« Dans un texte daté du Carême 2013, Mgr Samir Nassar, archevêque maronite de Damas, indique qu’à Alep « la première ville chrétienne de Syrie a perdu plus de 65 % de ses fidèles », qu’ « Homs, la troisième ville de Syrie, a vu toutes ses paroisses du centre et des banlieues dévastées », qu’à « Damas, champ de combats, les paroisses de la couronne urbaine ont fermé leurs portes. Une cathédrale a moitié vide a accueilli le nouveau patriarche grec orthodoxe. À noter que les grecs orthodoxes qui forment 60% des chrétiens de Syrie, sont les plus touchés des Églises. Sans oublier les malheurs des autres régions martyres. »
Oui, Chavez avait bien raison de douter des bienfaits des manœuvres des docteurs Folamour du Nouvel ordre mondial, notamment lorsque l’on voit les résultats de leurs agissements sur le sort des plus vieilles communautés chrétiennes de la planète.
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Immigration : la comédie du pouvoir continue
C'est reparti. Depuis mardi les députés examinent un nouveau projet de loi, le sixième depuis 2002, sur l'immigration. Rien de bien révolutionnaire ni de très inédit dans ce dispositif qui ne changera rien dans les faits. L'inflation législative depuis huit ans dans les domaines de la gestion des flux migratoires et de la répression de la délinquance et du crime suffit à montrer que les lois ne sont pas appliquées ou que, même quand elles le sont, elles n'apportent aucune amélioration sur le terrain.
Comme toujours, les media et la gauche se focalisent sur une mesure purement symbolique, la déchéance de la nationalité pour les personnes naturalisées depuis moins de dix ans en cas d'assassinat de membres des forces de l'ordre. Mais outre que cette possibilité de déchoir un citoyen récemment naturalisé de sa nationalité existe depuis fort longtemps dans le code pénal, il ne fait aucun doute que cette mesure, si toutefois elle passe le filtre du Conseil constitutionnel, ce qui est très douteux, ce dernier arguant sans doute du viol du principe d'égalité des citoyens devant la loi, ne sera dans les faits quasiment jamais appliquée. Non seulement parce que la condition émise dans le texte est très ,restrictive (on ne voit pas pourquoi la i déchéance de la nationalité ne s'appliquerait pas à tous les crimes, quel que soit le statut de la victime) mais aussi parce que, compte tenu de la mentalité de l'actuelle magistrature, bien peu de juges prendront une telle décision. Tout cela, Sarkozy le sait très bien. Mais l'important pour lui n'est pas là. L'important est de faire semblant, de donner à croire à l'électeur de droite qu'il agit en faveur de sa sécurité, de sa tranquillité, qu'il est un homme de fermeté et de convictions. La politique aujourd'hui est devenue une vaste comédie où il s'agit d'être non pas un bon dirigeant mais un professionnel de la communication, non pas le guide d'un peuple mais l'aigrefin le plus doué, le charlatan le mieux à même de tromper et de séduire.
Le socialiste Manuel Valls, dans un entretien sur le site < lepoint.fr >, reconnaît lui-même que le gouvernement qui a d'ailleurs fortement réduit les effectifs de la police et de la maréchaussée, le nombre de magistrats et retiré moult policiers des zones occupées - a été incapable jusque-là de maîtriser les flux migratoires et qu'il s'agit d'une opération purement politicienne à visée électoraliste : ce projet de loi, dit-il, « est l'aveu de l'échec de la politique de Nicolas Sarkozy en matière d'immigration. (...) Il s'agit par ailleurs, en plus, de transposer trais directives européennes dans le droit français. (...) On sait que le taux d'exécution des mesures d'éloignement du territoire, qui est au cœur du discours montrant la détermination du pouvoir, est très faible en raison de l'annulation des procédures par le juge des libertés et de la détention (JLD). (...) Ce texte banalise aussi la privation de liberté, avec le passage de la durée maximale de la rétention administrative de 32 à 45 jours, ce qui ne sert pas à grand-chose puisque la durée moyenne de la rétention est de 10,34 jours. Mais le problème n'est pas tant dans les mesures administratives que dans le discours politique que l'on entend depuis Grenoble. »
En effet, augmenter de quelques jours la rétention administrative ne résoudra rien, n'empêchera rien. En 2003 Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur de Jacques Chirac, avait déjà rallongé la durée de rétention de 12 à 32 jours. Cela n'avait en rien augmenté le taux effectif d'éloignement du territoire ni empêché deux ans plus tard les émeutes du Ramadan dont de nombreux acteurs étaient des étrangers ou des jeunes fraîchement naturalisés.
LE texte composé de quatre-vingt-dix articles et amendements qui concernent pour beaucoup d'entre eux la procédure d'expulsion elle-même prévoit également d'expulser plus facilement les ressortissants communautaires, y compris lors des trois mois où ils ont le droit de circuler librement. Mais là encore on voit mal les neuf gnomes de la rue de Montpensier donner leur feu vert à cette disposition contraire au droit européen, droit dont on sait qu'il prime juridiquement sur le droit interne, même constitutionnel. Donc là encore Sarkozy fait semblant. On ne peut à la fois être l'un des principaux initiateurs et propagandistes du traité de Lisbonne qui prévoit le droit de circulation, d'installation et d'établissement des ressortissants des différents Etats membres dans les vingt-sept pays de l'Union européenne et en même temps prétendre lutter, d'ailleurs très faiblement, contre les conséquences de ce que l'on a soi-même vanté et mis en place. Ce n'est ni plus ni moins qu'une filouterie, une imposture, une crapulerie.
D'autant que, ce que se gardent bien de préciser les grands media, le projet de loi ne prévoit pas que des mesures (apparemment) répressives. Il vise aussi et surtout à faciliter « l'immigration qualifiée », la fameuse « immigration choisie » et à accélérer les procédures de naturalisation pour les étrangers présentant « un parcours exceptionnel d'intégration », dans les domaines « civique, scientifique, économique, culturel ou sportif ». Un intitulé suffisamment vague pour permettre de naturaliser à tour de bras une foultitude d'allogènes et ainsi précipiter le criminel processus de substitution de population dans notre pays.
ENFIN le texte prévoit la « signature d'une charte des citoyens lors de l'accès à la nationalité » visant à faire de « l'adhésion aux principes et valeurs essentiels de la République (...) un élément d'appréciation de l'assimilation du postulant à l'acquisition de la nationalité française ». Comme là encore les principes de la République sont aussi vagues qu'abstraits et arbitraires, gageons que la plupart des immigrés n'auront aucun mal à signer un papier qui n'est de toute façon qu'un bout de chiffon et que cela n'affectera en rien leur comportement ni ne policera leurs moeurs. D'ailleurs, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, qui avait proposé, sans doute plus par tactique politicienne que par conviction, d'étendre la déchéance de la nationalité aux naturalisés polygames, a aussitôt été désavoué par le chef de l'Etat. Non, décidément, ce n'est pas sur Sarkozy et ses sbires qu'il faut compter pour sauver du naufrage la maison France !
J B Rivarol du 1 octobre 2010P.S : Le gouvernement a supprimer le si peu qui était demandé aux immigrés, il est encore plus facile d'obtenir la nationalité française et de venir grossir le nombre d'électeur de la gauche !! Pat
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Aides publiques à la presse écrite : 45.000 € par journaliste et par an
PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation) – Cinq milliard d’euros, c’est le montant total des soutiens publics à la presse écrite sur trois ans. C’est le chiffre donné par le rapport de la Cour des comptes sur ce sujet. Rapport aux conclusions sans appel.
Ces aides concernent 80.800 salariés, dont un peu moins de la moitié de journalistes. Cela fait 134.000 € par journaliste, soit 45.000 € d’aides par journaliste et par an. Arrive en tête de ces subventions, le journal Le Monde (photo en Une du siège). On rappellera à nos lecteurs que ce sont donc directement leurs impôts qui financent les journalistes de l’anti‑France comme Abel Mestre et Caroline Fourest. Avec ce niveau d’aides, les journalistes des médias de l’oligarchie peuvent se montrer reconnaissants envers leur maître.
Le rapport de la Cour des comptes conclut par : « Une réforme profonde de la politique d’aide à la presse reste plus que jamais une nécessité, compte tenu de son coût et de sa faible efficacité. »
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Mali : grosses opérations de Gendarmerie à Gao
Dans la région de Gao, les armées française et malienne ont multiplié les opérations ces derniers jours. Avec un objectif simple : nettoyer les environs de la ville de Gao des dernières poches de combattants djihadistes. Et du coup, la Gendarmerie de Gao se remplit, se vide, sans compter ceux qu’on pensait y trouver et qu’y n’y sont pas.En effet, une cinquantaine de « présumés » islamistes ont été interpellés sur l’île de Kadji Dar es Salam, la semaine dernière. « Une vingtaine de personnes ont été relâchés », affirme le major El Moctar Iattara, à la gendarmerie de Gao, qui explique que rien n’a été retenu contre eux. En revanche, une dizaine d’hommes feraient l’objet de « sérieuses présomptions », poursuit le major Iattara, sans donner de détails. Leur cas sera présenté à un procureur de la République qui pourrait décider de les inculper. « Et la liste n’est pas close », promet le militaire malien, entre deux interrogatoires.Quatre combattants du MNLA, Mouvement national de libération de l’Azawad, avaient par ailleurs été faits prisonniers début février près de Ménaka, dont un cadre, Abdulkarim Ag Matafa. Ils auraient déjà été transférés à Bamako, il y a plusieurs jours.
Enfin, depuis 48 heures, la ville de Gao bruisse d’une rumeur : l’arrestation d’Aliou Mahamar, le commissaire islamique de la ville durant l’occupation. Plusieurs personnes affirment même l’avoir vu à bord d’un véhicule militaire. « Cela circule en ville mais c’est faux, dément le major El Moctar Iattara. On le recherche activement, entre Bourem et Bamba, mais nous ne l’avons pas encore arrêté » affirme-t-il.¢Avec RFI http://www.francepresseinfos.com/ -
Hasta Siempre Comandante Chavez !
Il est mort. Nous attendions la fin de son ultime combat avec appréhension, angoisse, fatalité. Nous savions que, comme toujours, il avait fait front avec vaillance. La grandeur se révèle plus, parfois, dans la solitude de la maladie que dans de grandes batailles collectives… Hugo Chavez aura partagé les épreuves et les joies des pauvres de son pays, mais il sera proche aussi au cœur de ceux qui souffrent dans leur chair, quels qu’ils soient. Ce patriote était aussi un fervent chrétien, et sa passion finale, son interminable calvaire, l’auront rendu encore plus pur, plus digne de l’amour du Christ.
Hélas ! … Nous sommes en deuil. Il manque, dans le monde, aujourd’hui, un homme, un vrai, un chef, un ami du peuple.
Non que l’humanité en soit diminuée, loin de là ! C’est la grâce de certains de laisser encore davantage dans la mémoire que durant leur vie.
Et Dieu sait si le peuple vénézuélien lui doit beaucoup ! Est-il besoin de rappeler tout ce qu’il a fait pour lui, la réduction de la misère, de l’illettrisme, une économie retirée des mains de l’étranger pour être rendue à la Nation ? Les services publics se sont développés sous sa présidence grâce au financement apporté par la compagnie nationale PDVSA, les dépenses sociales ont augmenté de 60%. Les 13 années de Révolution bolivarienne ont fait de ce pays déshérité, dépossédé par l’impérialisme, et ressuscité par le Commandante, l’un des pays pilotes de l’Amérique latine en matière d’éducation (l’analphabétisme a été éradiqué, la gratuité est assurée de la maternelle à l’université), d’emploi, de revenus, de santé publique, de sécurité alimentaire…
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le Venezuela est le pays de la région qui connaît le plus bas niveau d’inégalité (mesuré par le Coefficient Gini) : il a réduit l’inégalité de 54%, la pauvreté de 44%, du niveau de 70.8% (1996) à 21% (2010). Et l’extrême pauvreté est passée de 40% (1996) à 7.3% (2010). Près de 20 millions de personnes ont bénéficié des programmes gouvernementaux de lutte contre la pauvreté, appelés “Missions”. A l’heure actuelle 2.1 millions de personnes âgées perçoivent des pensions de vieillesse – soit 66% de la population. Seules 387.000 personnes recevaient des pensions avant le gouvernement actuel.
En 1990, on importait 90% de la nourriture, on n’en importe plus maintenant que 30%. Cinq millions de vénézuéliens reçoivent de la nourriture gratuite, quatre millions d’entre eux sont des enfants scolarisés, et des cantines publiques nourrissent 900.000 personnes.
Rappelons ces chiffres impressionnants : le taux de mortalité infantile est passé de 25 pour 1000 (1990) à seulement 13/1000 (2010), 96% de la population disposent à présent d’eau potable, en 1998, on comptait 18 médecins pour 10.000 habitants, on en compte actuellement 58 pour mille, et le système public de santé en emploie 95.000, le nombre de cliniques s’est accru de 169.6%, la « Mission Barrio Adentro » (qui est le programme de soins de santé primaire organisé avec l’aide de plus de 8.300 médecins cubains) a sauvé environ 1,4 millions de vies dans 7.000 cliniques et a effectué 500 millions de consultations, il y a maintenant 34 centres de désintoxication, pratiquement plus d’enfants des rues etc.
En jetant un coup d’œil très rapide sur la presse vendue, ce matin, je vois qu’il y aurait une explosion de crimes dans le pays, qu’Hugo Chavez aurait laissé un désastre économique et social… Toujours la même propagande haineuse des amis de l’Amérique, toujours cette perfidie, ce fiel, cette rage devant un peuple digne, fier, indépendant…
Car ce qui vaut la hargne de ces chiens, ce n’est pas seulement le bonheur vénézuélien (ces hyènes auraient préféré que l’argent aille, comme avant, dans les poches de l’oligarchie transnationale, apatride, dont elles sont les fidèles gardiennes), et ce n’est pas la moindre partie de sa gloire, ce qui inscrira son nom, tant que la mémoire des hommes libres subsistera, dans les livres d’Histoire, c’est que Hugo Chavez fut l’un des champions de la liberté du monde. Il fut l’un de ceux qui releva le drapeau de la révolte contre l’empire yankee, contre le Nouvel Ordre Mondial, contre le règne amoral de l’argent, et il assura un soutien sans faille à ceux qui ont combattu, ou combattent ce poulpe tentaculaire, le colonel Kadhafi, le président Ahamadinejab, la résistance palestinienne, le président Bachar Al Assad, le Président Poutine…
Grâce à la doctrine bolivarienne, il a su donner à la politique latino-américaine un objectif clair et vigoureux, que la nationale-communiste Cuba avait tenté d’incarner : l’indépendance, la dignité, la volonté, l’enracinement. La Bolivie d'Evo Morales, et l’Equateur de Rafael Correa ont suivi cette route.
Mais il fut aussi un modèle pour nous, patriotes français et européens. Notre pays, sous emprise atlantiste, a perdu sa liberté, s’est éloigné du destin qui est le sien. Nous vivons depuis des lustres dans la honte, et personne, ici, ne connaît plus la grandeur, sinon dans la nostalgie qui sert la gorge de tout vrai Français. Les nains qui nous gouvernent, et qui n’ont eu que mépris pour un homme qui a levé bien haut le drapeau de l’honneur, n’ont eu de cesse que de traîner notre nom dans la boue, et le peuple vénézuélien dans l’opprobre. Sarkozy avait même envoyé un tueur pour liquider ce grand homme qui lui faisait peur. Peut-être cherchait-il, encore une fois, la caresse de ses maîtres, comme le fait dans sa politique le président actuel.
C’est pourquoi le nom de Chavez restera à jamais gravé dans nos cœurs comme un modèle. La seule façon de lui être fidèle, c’est de continuer son combat pour notre indépendance et notre honneur.
Alors, nous pourrons dire : Commandante, présent !Claude Bourrinet http://www.voxnr.com
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L'euro trop fort : une fausse excuse
L'euro fort serait à la source des difficultés économiques françaises. Et permet au gouvernement de masquer son impuissance...
Le chemin vers la croissance est difficile ; les économies s'impatientent et s'épuisent et les efforts consentis peinent à trouver une récompense. Les seules promesses du candidat Hollande n'ayant pas suffi à relancer la machine économique, la monnaie commune, après les questions sociétales, est devenue le nouveau cheval de bataille de l'équipe Ayrault. Une stratégie de diversion qui, comme sur le prétendu « mariage pour tous », pourrait coûter très cher.
Le président de la République et le ministre de l’Économie français se sentent actuellement bien seuls dans les sommets internationaux. Précisant la pensée de François Hollande, Pierre Moscovici a estimé début février que l'euro était « fort, probablement trop fort » et que l'évolution récente de la monnaie commune représenterait une menace pour la croissance française, évaluée à pratiquement 0,3 % du PIB. Alors que la production pourrait au mieux stagner en 2 013 et que le retour du déficit budgétaire à 3 % est désormais différé, on comprend mieux l'inquiétude d'un gouvernement confronté au principe de réalité : en fait de croissance, les promesses de lendemains qui chantent n'ont jamais remplacé ne serait-ce qu'une heure de travail productif.
Le Japon a une dégradation inquiétante de ses excédents extérieurs
Las ! Dans le sillage de la BCE qui estime que l'euro évolue sur sa moyenne de long terme, la réaffirmation par les pays du G20 de leur attachement à un système monétaire international évoluant au gré des forces de marché a achevé d'isoler la position française, déjà fragilisée lors de la négociation sur les perspectives budgétaires 2014-2020 de l'UE. À cet égard, il est d'ailleurs impensable que les stratèges de Bercy ignorent que la dépréciation du taux de change d'un pays ne serait d'aucun secours si ses partenaires commerciaux décidaient d'en faire autant.
Car en effet, cette sortie n'est pas innocente et s'inscrit dans la thématique renouvelée de « guerre des changes ». Confronté à une dégradation inquiétante de ses excédents extérieurs, le Japon est actuellement au centre d'une polémique sur l'utilisation de sa politique monétaire particulièrement accommodante à des fins de dépréciation du yen ; ce qui n'a pas manqué de réactiver dans les principales instances de négociation internationale sur l'utilisation par un pays de sa politique économique pour soutenir de manière artificielle la compétitivité-prix de ses produits nationaux.
Le débat sur la force de l'euro est ouvert mais il serait bon de ne pas négliger quelques éléments structurants.
À première vue, il semble paradoxal de déplorer la force de l'euro tout en prédisant sa fin prochaine sous le poids de ses contradictions internes. A cet égard, il semble que les évolutions institutionnelles récentes au sein de la zone euro aient au contraire redonné confiance aux investisseurs demandeurs d'actifs libellés en euros.
Sans compter que cet euro fort nous permet encore de contenir la menace que fait peser notre dépendance énergétique sur la reprise qui pourrait s'amorcer dès le deuxième semestre 2013 dans la zone euro.
L'absence de volonté politique des élites politiques françaises
Au-delà, c'est l'absence de volonté politique des élites politiques françaises, manifestement incapables d'aborder la question de fond, à savoir la compétitivité de l'économie française. Non seulement, le taux de change n'a aucune incidence sur nos échanges au sein de la zone euro (+ de 50 % du commerce extérieur français) mais il n'est pas un obstacle pour une économie comme l'Allemagne qui a su procéder à des réformes structurelles profondes de son marché du travail dès 2000 : comme un désaveu cinglant, la santé insolente de son industrie automobile lui permet de caracoler alors que PSA affiche des pertes records pour 2012.
Antoine Michel monde&vie février 2013 -
Méridien Zéro - Un monde à bout de souffle...
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La crise en France et en Europe : l'autre nom de la mondialisation ?
Les récentes immolations spectaculaires de chômeurs en France et le suicide quotidien d’agriculteurs endettés, dans l’indifférence générale de la presse pour le second cas, montrent à l’envi que notre société est malade et désorientée. Que le nombre actuel de chômeurs atteigne le chiffre pharamineux de plus de 3 millions (plus de 1.300 chômeurs supplémentaires chaque jour en ce début d’année 2013 !) et que 3 autres millions, au bas chiffre, soient en semi-chômage ou n’occupent un emploi que quelques jours par mois ; que le nombre de Français en dessous du seuil de pauvreté dépasse les 8 millions et que les Restos du cœur soient de plus en plus débordés ; que la désindustrialisation s’accélère malgré les efforts d’un Arnaud Montebourg en fait impuissant à enrayer ce mouvement de fond ;… tout cela n’est guère rassurant et suscite quelques réflexions.
Tout d’abord, qu’est-ce que cette crise ? Est-elle la fin du modèle capitaliste comme certains ont cru pouvoir l’affirmer péremptoirement il y a quelques années en brandissant bien haut les livres de Karl Marx ? Il semble bien que non : Pascal Lamy, le directeur général de l’Organisation Mondiale du Commerce, et socialiste bon teint, déclarait, lors de son récent passage à Paris fin février 2013 et sur les ondes de RMC, que l’économie mondiale se portait plutôt bien mais que la zone euro, dont la France fait partie, était en difficulté car on assistait au basculement accéléré du monde du Nord vers le Sud, tout simplement. En somme, la crise en Europe et en France n’est rien d’autre que ce moment douloureux pour nos vieilles puissances (et certitudes…) où l’on s’aperçoit que la mondialisation n’est plus « heureuse » mais « profiteuse » et qu’elle est, d’abord, un dépassement des Etats et des peuples au profit du règne de l’Argent et de ceux qui le placent là où il peut leur rapporter le plus… Ce qui est « crise » pour nous et nos pays n’est, en fait, que la poursuite du processus de mondialisation qui a cessé de nous profiter en tant que producteurs et de moins en moins en tant que consommateurs, puisque la société actuelle de consommation raisonne aussi en ces termes et concepts.
La mondialisation écrase de plus en plus nos sociétés et échappe aux Etats ou, du moins, à ceux qui ont renoncé à « être Etat » : le terme de « gouvernance » nous est imposé comme une évidence quand il n’est que le masque du « Tout économique » libéral qui croit atteindre enfin son objectif d’un monde « sans liens ni entraves » au profit de l’Argent et de l’Individu, mais au détriment des nations et des peuples, des traditions et de l’Histoire, du politique et du social… Nous vivons à l’échelle du monde un véritable « 1791 », symbole et date de naissance « légale » en France de ce libéralisme capitaliste porté par la bourgeoisie révolutionnaire franklinienne, celle pour laquelle « le temps c’est de l’argent » et rien ne compte plus que ce dernier !
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