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  • Christine Boutin se désolidarise de Frigide Barjot !

    Hier soir, lors de la manifestation aux Invalides, Christine Boutin s’est écartée du défilé en confiant : « J’ai entendu Frigide Barjot parler de l’alliance civile. Je travaille depuis longtemps sur le sujet; je sais très bien que cela aboutira aux mêmes conséquences sur la filiation, aux mêmes combines avec la PMA et la GPA. Donc je ne marche plus avec cela, je m’en vais. »

    C’est une première, car Christine Boutin est le seul homme politique hostile au « mariage » homo qui se soit désolidarisé de Frigide Barjot et de la démagogie dont elle fait preuve.

    Sur le fond, il est évident que le problème qui nous distingue des partisans au « mariage » homo est celui de la reconnaissance par la loi des catégories sexuelles. Là où nous voyons des hommes et des femmes, ceux-ci voient des hétéros et des homos : plus de nature sexuée, seulement l’orientation sexuelle ; plus d’objectivité de la nature, mais la subjectivité du désir. Et il faudrait mettre la loi au service de ce désir, au service de la jouissance, en la détournant du bien commun. Demain, l’enfant en fera les frais, objet du désir, objet de la loi. A cette école, l’union civile et le mariage ne diffèrent pas essentiellement car ils se rattachent tous deux à cette même structure de pensée. Différence de degré donc.

    Sur la forme, Frigide Barjot court derrière la gauche. Le même peuple qui s’oppose aujourd’hui au « mariage » homo s’opposait hier au Pacs. Aujourd’hui, Frigide veut l’améliorer. Faut-il n’avoir en permanence sur la gauche qu’un combat de retard. Faut-il courir derrière elle sur toutes les questions de société, et finir par la rattraper ?

    Enfin, vouloir donner des gages de bonne volonté à un système qui vous a déjà condamné, au risque d’introduire une confusion sur la ligne que l’on défend et de susciter ainsi des divisions internes, voilà ce à quoi s’est exposée Frigide Barjot. Et voilà ce que paye le mouvement de contestation.

    http://www.contre-info.com/

  • Le socialisme, une culture de mort

    La société contemporaine veut accoucher d'un « Homme nouveau », standardisé et déraciné. Dans tous les domaines « sociétaux », le gouvernement socialiste se rend complice des forces de mort au sein de la société française.
    On aurait tort d'y voir un hasard.
    Le choix du dimanche de Pâques, 31 mars, pour commencer à appliquer le remboursement intégral des avortements, proposition défendue par le ministre dit de la Santé, Marisol Touraine, n'a certainement pas tenu au hasard. Peut-être pour se venger de l'opposition massive et militante des catholiques au projet de loi sur le mariage inverti, le gouvernement leur témoigne son mépris en les provoquant ainsi. D'autres mesures sont également entrées en vigueur ce jour, qui est pour les chrétiens celui de la Résurrection : la possibilité pour les mineures âgées de 15 à 18 ans de se procurer gratuitement en pharmacie, non seulement les pilules contraceptives de 1e et 2e génération et l'implant contraceptif hormonal, mais aussi le stérilet, méthode de contraception abortive.
    Dès leur arrivée au pouvoir, les socialistes ont mis en œuvre une politique morbide, procédant de cette culture de mort à laquelle le pape Jean Paul II opposait la culture de Vie. Il n'y a pas heu de s'en montrer surpris : tout figurait déjà dans le programme du candidat Hollande. Il applique son système implacablement.
    Ainsi, sa proposition 21 prévoyait « que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d'une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d'une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité. » Mais qui décidera qu'une souffrance est insupportable ? Comment et à partir de quel stade ?
    À peine élu, Hollande a confié au professeur Didier Sicard le soin de diriger une « mission sur la fin de vie », le terme euthanasie restant hypocritement proscrit de son vocabulaire. Il s'agissait de trouver une solution dans les cas « exceptionnels » - comme toujours - où, selon sa propre expression, « l'abstention thérapeutique ne suffit pas à soulager les patients aux prises avec une douleur irréversible et qui appellent un acte médical assumé au terme d'une décision partagée et réfléchie ». La prudence sémantique qui consiste à appeler l'euthanasie « acte médical assumé » ne parvient pas à masquer le paradoxe de la proposition présidentielle : dans quelle mesure une personne qui souffre est-elle à même de prendre une « décision partagée et réfléchie » ? Dans les faits, le danger revêtira plusieurs aspects : le désir de fuir la souffrance ne sera pas le principal, car les soins palliatifs, qu'encouragent la loi Leonetti, le permettent déjà dans une large mesure. En revanche, le risque existe que la possibilité de choisir de mettre fin à ses jours ne se traduise, chez le malade ou la personne en grande dépendance, par un sentiment de culpabilité à l'égard de ses proches : que restera-t-il alors de la liberté du choix et de la décision « réfléchie » ? La nature humaine n'étant pas toujours très belle, il risque aussi d'arriver que des proches, par intérêt, exercent une pression sur la personne souffrante et fragilisée pour l'inciter à hâter sa fin.
    Le professeur Sicard a rendu sa copie une semaine avant Noël, le 18 décembre. Dans son rapport, il recommande ajuste titre de favoriser le recours aux soins palliatifs, et condamne fermement l'euthanasie... en apparence, puisqu'il envisage que dans certains cas les médecins puissent administrer à leur patient une dose d'opiacé entraînant la mort, ou lui fournir une substance létale, dans le cadre d'un suicide assisté. On joue sur les mots et il s'agit bien d'euthanasie.
    La culture de mort ne gagne pourtant pas toujours et la vie vient de remporter une victoire grâce à des députés d'opposition courageux et déterminés : alors que les radicaux de gauche - parti au sein duquel la franc-maçonnerie est traditionnellement puissante - pensaient profiter d'une niche pour discuter et faire voter une proposition de loi visant à autoriser les recherches sur l'embryon humain, qui deviendrait ainsi un simple matériau de recherche, les députés UMP, emmenés par Philippe Gosselin, sont parvenus en déposant 300 amendements sur d'autres textes et en jouant la montre à empêcher ce texte d'être examiné. L'examen de cette proposition de loi mortifère (déjà adoptée par le Sénat, hélas) est donc repoussé de plusieurs semaines, à la fureur du ministre de la Recherche, Geneviève Fioraso. Ô mort, où es ta victoire ?
    Hervé Bizien monde&vie 9avril 2013

  • Gardes à vue abusive de la police politique de Manuel Gaz

    Le Figaro raconte la garde à vue abusive d'un directeur financier d'un groupe industriel, qui a passé 44 heures en garde à vue pour avoir soutenu des manifestants croisés par hasard dans la rue :

    "Pour avoir lancé un simple «Bon courage !» à un jeune manifestant à l'oreille ensanglantée, interpellé par la police à l'issue de la Manif pour tous de mercredi dernier, Grégoire a passé 44 heures en garde à vue."

    Un lecteur du Salon Beige, François Malaquin, nous raconte la sienne, vendredi 19 avril :

    "J'étais en garde à vue, sans raison, sans motif, sans cause. Relâché après quelques 18 (dix huit) heures de pénible emprisonnement, dans une cellule insalubre, ignoré, coupé du monde, épuisé.

    Vendredi 19 avril, 23h15 le commandant de la compagnie de CRS m'interpelle abusivement, gratuitement, mégaphone à la main. On me fait asseoir, on sollicite mon identité puis rien. Je n'avais pas harangué la foule. 23h20. Ni menottes, ni confiscation dudit mégaphone (qui eût dû l'être, en l'espèce, au vu du motif invoqué, inventé devrais-je dire): "incitation à la rébellion" (et quelle rébellion de jeunes de 20 à 30 ans sans armes!).

    Un CRS, courtois, au demeurant, m'accompagne, après 1/2h d'attente sans surveillance dans le dos de la ligne de CRS, vers le TCP (Camion Prison). Quel agitateur, devais-je être, pour n'avoir pas été surveillé ?... Leur attitude témoigne d'elle même de l'absence totale de menace. Laisserait-on un réel agitateur sans surveillance ? Enfermé dans ce camion, un policier entre, nous invective gratuitement, comme on traite de dangereux malfaiteurs ! Puis, nous menotte (pour ceux qui ne l'étaient pas) sans motif apparent de révolte. il est 00h30. Attente...

    Arrivée au dépôt : 1h30 du matin. Circonspection des policiers. "Qui l'accompagne celui-là ? Personne. Quel motif ? On ne sait". Je m'attends à une vérification d'identité... On me met en garde à vue ! De la fouille au corps, au menottage, suivi d'une incarcération dans une de ces geôles Françaises à 2h30 du matin, qu'il vaut mieux observer dans un reportage : je passerai 18 heures, sans sommeil, avec une nourriture rare, une mauvaise odeur pestilentielle et l'impossibilité de savoir quel sera mon sort. Ni surtout : Pourquoi ? Pour avoir traîné un peu plus tard?...

    Police Nationale ? Que fais tu de ton blason ? Assister - protéger et servir. Police Politique désormais ? Condamnée à suivre les instructions de M. VALLS, dont la procureure adjointe (on doit dire ainsi désormais) se montrera extrêmement lente à notifier l'absence de charges retenues et ma mise en liberté immédiate. Pour le plaisir ? Par instruction du ministre ? Par idéologie ? CRS forcés à "interpeller" pour faire du chiffre.. Policiers enclins à arrêter,quand ils ne provoquent eux mêmes ! Mais également, une autre réalité en commissariat : OPJ et brigadiers débordés, agacés que l'on enferme des citoyens français si hâtivement !

    La procédure, pour laquelle on prit mes empreintes digitales + photos, se finit à 11h. (ceci n'est pas conforme aux dispositions recommandées par la CEDH, dans le cas de l'incarcération d'un innocent). Libération samedi en fin d'après midi après 18h d'enfermement. Sans excuses, sans autre forme de procès, puis-je dire. Ainsi l'on traite désormais les innocent s'ils ne conviennent pas à la ligne politique décidée par le gouvernement. L'Ordre Républicain si cher aux gouvernants lorsqu'ils "crient" pleins d'emphase leur goût pour la Loi Républicaine est surprenant ! Ne consiste t'il pas justement à Protéger les Citoyens de la République de l'arbitraire ? Et quel citoyen a été menacé par nos regroupements "bon enfant" ? Quel abri-bus a été cassé ? Quelles portes furent enfoncées ? Quels pneus a t-on lancé ou autocar en feu contre le mur des forces de l'ordre (cf les agriculteurs) ? Quel débordement a sérieusement eu lieu ?"

    Michel Janva   http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Manif pour tous : bienvenue dans le XXIe siècle !

    Les braves gens ont défilé en vain contre la loi Taubira. Michel Geoffroy fait le point.
    Contrairement à ce qu’espéraient le pouvoir et les organes de propagande médiatique, la lutte continue malgré le vote de la loi Taubira. Les « braves gens » – ceux qui font tourner l’économie, payent des impôts et dont les enfants paieront les retraites – découvrent l’ampleur du mépris dont ils sont l’objet de la part de la classe politico-médiatique. Ils pourraient bien devenir enragés.
    Polémia.

    Les braves gens ont défilé en vain contre la loi Taubira légalisant le mariage des homosexuels, avec force drapeaux et ballons : une vraie kermesse, familiale et bon enfant, comme on les aime dans les patronages et les fêtes de fin d’école maternelle !
    Les braves gens pensaient que, comme leurs parents en 1984 pour la défense de l’école libre, il leur suffirait de défiler en nombre dans les rues pour se faire entendre du gouvernement socialiste. Mais les braves gens ignoraient qu’ils vivent maintenant en post-démocratie. La « manif pour tous » vient de les faire entrer enfin dans le XXIe siècle !

    Les braves gens ont découvert un Etat militant

    Les braves gens pensaient que le Système politico-médiatique reconnaîtrait naturellement l’ampleur de leur mobilisation. Les politiques et les médias n’ont-ils pas habituellement les yeux de Chimène pour les manifestations de sans-papiers, les camps de roms et les défilés d’enseignants ? Mais les braves gens ont eu la mauvaise surprise de voir que les préfectures minoraient systématiquement leur nombre et que les médias emboîtaient servilement le pas, en plaçant sur le même plan les pro et les anti, l’agitation dérisoire des premiers ayant pour fonction de cacher la lame de fond des autres. Et que le gouvernement restait insensible à leur protestation.

    Les braves gens ont découvert la violence d’Etat

    Les braves gens pensaient que les forces de l’ordre se comporteraient comme dans les séries télévisées : féminines et bienveillantes. Les braves gens ont fait l’amère découverte que si la police et la justice se font tout miel vis-à-vis des « jeunes » des banlieues, des agresseurs de RER ou des casseurs de la CGT, elles n’hésitent pas, par contre, à réprimer durement les Français de souche : car vis-à-vis de ces derniers, il n’y a aucun risque de bavures !
    Le port d’un tee-shirt intitulé « Djihad 11-Septembre, je suis une bombe » n’est pas sanctionné quand un jeune Maghrébin l’exhibe (*). Mais, au Jardin du Luxembourg, ceux qui arboraient le tee-shirt de « La Manif pour tous », ont été verbalisés. Bienvenue en post-démocratie !
    Les braves gens n’avaient pas l’habitude des manifs. Certains, dans leur touchante virginité, criaient même « La police avec nous » !
    Ils ont été fort surpris d’être refoulés, bousculés, aspergés de gaz lacrymogènes, ou placés en garde à vue comme des délinquants par des « forces de l’ordre » – des forces équipées comme pour soutenir un siège : un siège de poussettes et de bambins.
    Les braves gens, qui en général ne fréquentent pas les préfectures, ne vivent pas en banlieue, n’utilisent pas les transports en commun et voient le monde au travers du journal Le Figaro ou de l’hebdomadaire Le Point, ne connaissent pas bien la police ni les institutions post-démocratiques.
    Ils ne savent pas, par exemple, que de plus en plus de policiers, comme de militaires, d’ailleurs, proviennent des « minorités » ethniques et religieuses : ces policiers et ces policières ont en effet pour fonction principale de dialoguer avec les grands-frères des banlieues et ils se trouvent à cent lieues des préoccupations des autochtones hétérosexuels catholiques blancs. Et ce ne sont pas les commissaires de police francs-maçons qui les aideront à mieux comprendre les Français de souche.

    Les braves gens ont découvert la désinformation d’État

    Les braves gens haussaient les épaules quand on leur parlait de désinformation et de diabolisation. Ils n’en reviennent pas aujourd’hui d’avoir à leur tour été accusés, comme de vulgaires militants du Front national, d’homophobie, de violence ou d’extrémisme par tout l’appareil d’Etat et ses chiens de garde médiatiques.
    Les braves gens, si respectueux des lois, ont découvert un appareil d’Etat militant, prêt à tout pour museler leur colère : intervenir au Mali pour détourner l’attention, obtenir la libération opportune d’otages de façon que les médias ne parlent que de cela, organiser et médiatiser des « incidents » ou des « agressions » pour présenter les manifestants comme de dangereux factieux, interdire l’accès aux grandes artères de façon à fractionner les cortèges, etc.
    Bienvenue dans la France « normale », c’est-à-dire normalisée et mise au pas !

    Les braves gens ont découvert qui gouverne

    Les braves gens pensaient que le président de la République entendrait leur appel, comme son prédécesseur en 1984. Les consignes données par les organisateurs recommandaient d’ailleurs poliment de proscrire les slogans politiques. Mais les braves gens ignoraient que nous sommes à l’âge du 1984 d’Orwell, pas du 1984 de François Mitterrand.
    Les braves gens, dont bon nombre étaient des cadres moyens ou supérieurs, n’avaient pas encore compris que le mariage homo, comme toutes les réformes « sociétales » mises en œuvre depuis 30 ans tant par la gauche que par la droite, a pour fonction de déstructurer la population, de lui faire perdre tous ses repères, afin de la transformer en docile « ressource humaine », au service des marchés.
    Ils ne savaient pas non plus que l’Etat, socialiste ou non, méprise le peuple car il obéit désormais aux banques et aux marchés et qu’il n’hésitera pas à faire violence à la société s’il le faut, comme en Grèce ou à Chypre. Aujourd’hui, les gaz lacrymogènes : demain, peut-être les canons à eau, l’Etat d’urgence et les chars pour les faire taire.
    Les braves gens qui avaient oublié de descendre dans les rues quand on adoptait les précédentes réformes sociétales, tout aussi calamiteuses que le mariage des homosexuels pourtant, découvrent un peu tard le processus qui se déploie à leurs dépens. Bienvenue dans le monde néo-libéral !

    Les braves gens ont découvert l’UMPS

    Les braves gens faisaient confiance aux partis politiques de la « droite » raisonnable. Ils comptaient sur elle pour faire barrage à la loi Taubira. Las ! Ils découvrent que les élus de droite, soucieux de ne pas paraître « homophobes » et de complaire aux médias, finassent et ne cessent de prendre leurs distances avec eux. Ces élus leur recommandent le « calme », ce qui veut dire qu’il ne faudrait pas trop contester le pouvoir. Ils mettent en garde contre la « radicalisation », c’est-à-dire contre la contestation des fondements du Système… que les élus de droite ont, il est vrai, contribué à mettre en place ! Au Sénat ces élus n’ont même pas demandé de scrutin public.
    Les braves gens se sentent abandonnés et trahis. Bienvenue dans le monde de l’UMPS !

    Merci à François Hollande !

    Il faut, à vrai dire, remercier François Hollande : car avec son projet de mariage des homosexuels, il vient de raffermir la conscience politique de milliers d’autochtones qui jusqu’à présent vivaient dans la fausse quiétude d’une bulle protectrice.
    Car il a fait découvrir aux manifestants contre la loi Taubira qu’en post-démocratie les minorités dictent leurs lois aux majorités que l’oligarchie réduit au silence. Ils viennent de comprendre que l’Etat et les médias mentent. Ils viennent de découvrir la véritable étendue de la « liberté » dont on leur rebat en permanence les oreilles : une liberté où l’on peut se trouver diabolisé dans les médias ou violenté par la police, du simple fait de ne pas partager l’idéologie du Système.
    Les manifestants ont découvert aussi que la classe politique de droite ne soutenait pas le peuple français et se préoccupait plus de l’opinion des médias que de celle des électeurs. Rassemblés symboliquement avenue de la Grande Armée à Paris, les manifestants ont enfin pris conscience que de nombreux concitoyens pensaient et réagissaient comme eux. A Bordeaux, à Nice ou à Nantes aussi.
    Avec le vote de la loi Taubira, l’oligarchie a encore gagné une bataille. Mais elle vient de déniaiser des centaines de milliers de Français : des centaines de milliers de personnes actives, motivées et de futurs électeurs. Il est désormais de moins en moins sûr qu’elle finisse par gagner la guerre qu’elle mène au peuple français.
    Michel Geoffroy 23/04/2013 http://www.polemia.com
    Note :
    (*) Tribunal correctionnel d’Avignon, avril 2013.

  • Les bobos ne sont pas des canards sauvages

    Les années 60 ont permis la mutation profonde d’un système d’exploitation qui tendait, par sa rigidité supposée, à s’essouffler. La « révolution culturelle » qui s’est appuyée sur la révolte des « jeunes » a contribué à l’essor de la société postmoderne, dynamisée par le flux « libéré » de marchandises, d’hommes et d’informations.

    Les coups de boutoir contre les règles « répressives » ont ouvert le champ à une économie du désir, et à un relativisme éthique qui sied parfaitement à la nouvelle donne libérale. Les perceptions sociales et politiques, ainsi que l’imaginaire, ont été à ce point bouleversés, que les structures anthropologiques de la civilisation occidentale, désormais planétaires, semblent métamorphosées. L’émergence d’une grosse classe moyenne, diplômée et particulièrement implantée dans le tertiaire, les métiers de la communication, de la publicité, des médias, de l’enseignement, de l’informatique, des arts et des spectacles, a insufflé à la société l’esprit permissif dont était porteuse la révolte étudiante. Le jeu des conflits s’est déplacé du champ social et politique dans la sphère individualiste de la consommation ou des revendications de la vie sexuelle ou relationnelle, en remplaçant l’opposition dominants-dominés par la dichotomie archaïsme-modernité, qui noie les disparités au profit d’une fausse connivence entre humbles et puissants. Les bien-pensances, comme l’antiracisme et les droits à la « différence », les sous-cultures originaires principalement d’Amérique ou d’Afrique, sans compter l’écologie, le culte du vélo, de la planche à roulette, du surf et d’internet, ont achevé le travail de reformatage des repères idéologiques.

    Homo festivus

    Les limites économiques et sociales du bourgeois bohème sont assez floues, mais il est représentatif de la grosse classe moyenne moderne, exerçant de préférence des métiers liés au techno-nomadisme, avec une tendance assez forte à choisir des professions indépendantes. Ses valeurs « californiennes » - jean, baskets, New Age, hédonisme sans « prise de tête », dérision systématique en guise de pensée – le mettent en porte-à-faux avec la bourgeoisie classique, « ridicule » dans son souci d’élégance et ses signes extérieurs de richesse, et avec la gauche traditionnelle dont il rejette l’élitisme, le rationalisme et le concept de classe. Les « réseaux » où il s’intègre communient dans la répudiation du « pas sympa » et du « pas marrant », et, mus par l’instinct grégaire, se retrouvent régulièrement dans des sauteries urbaines monstres, aux thèmes variés, comme la lutte contre le sida ou contre l’homophobie, ou bien des festivals « extravagants », créant ainsi une nouvelle espèce que Philippe Murray appelait homo festivus.

    Cette classe a contaminé l’ensemble des consciences : partout où naît une réaction contre les notions de sacrifice, de tragique et de profondeur, de culture et d’apprentissage long et sévère, nous sommes en présence de la « bobo-attitude ».

    Mépriser le beauf, ignorer le chômeur


    Il faut pourtant que le bobo se trouve quelque part, même s’il se veut ubiquiste. Vous ne le trouverez pas au cul des vaches, dans la boue collante de la campagne profonde, qu’il méprise, comme il déteste le « beauf » et ignore le chômeur. Depuis quelques décennies, il colonise les centres villes et les quartiers jadis populaires, chargés de mémoire, qu’il restaure pour en faire des lieux conviviaux, agréables, et bien sûr hors de prix, reléguant les pauvres dans les taudis et les excluant de son univers préservé.

    On appelle ce phénomène « gentrification », de « gentry », « petit noble ». On privilégiera donc Montreuil (dont le maire est Dominique Voynet, tout un programme !) à Saint-Denis.

    Dans la première commune, on va réaménager de façon pittoresque les anciennes usines, les entrepôts, pour les transformer en résidences d’artistes, restaurer les logements pour les rendre originaux, multiplier les espaces verts, les lieux de rencontres, de flânerie, égayés par des bistrots typiques. On y vivra dans des sortes de niches confortables, à coups de réjouissances collectives, dans une ambiance « sympa ». Mais on demeurera fondamentalement individualiste, dans le domaine professionnel, d’abord, mais aussi dans sa stratégie hédoniste personnelle. Nous sommes bien loin de la camaraderie des luttes d’antan, faite de souffrance et d’espoir collectif.

    En revanche, la deuxième commune présente le défaut rédhibitoire d’être peuplé d’étrangers incontrôlables, qui ne sont « sympas » que lorsqu’ils sont loin, et farcie d’une délinquance et de désagréments – bruit, odeurs, saleté – qui rendent le plaisir entre happy few problématique, et impossible une bonne éducation des enfants (que l’on inscrit dans le privé, et dans les beaux quartiers).

    (Article (sauf le titre) paru dans le numéro 7 de Salut Public, juillet/août 2012)

    Claude Bourrinet http://www.voxnr.com

  • Crise de la dette : « éteindre l’incendie avec un ventilateur »

    Les Bruxellois sont en transe : les députés slovaques ont rejeté mardi soir le renforcement du Fonds de secours financier de la zone euro (FESF).  Le chef du parti libéral slovaque (Sas), Richard Sulik, membre de la coalition au pouvoir, a refusé de voter le 11 octobre en faveur du FESF et   toute participation au renflouement de la Grèce. L’opposition du SaS a joué le rôle de grain de sable et  n’a pas permis d’atteindre le quorum de voix parlementaires nécessaires.  Le Premier ministre Iveta Radicova va donc être contrainte de faire des concessions à l’opposition socialiste qui a refusé de participer au vote mardi , tout en étant favorable au FESF…

     Hier soir, lors de son débat face à Martine Aubry sur France 2,   François Hollande a condamné  cet acte de résistance d’une frange des élus  slovaques. Il a  proposé  la suppression au sein des instances européistes de  « la règle de  l’unanimité » au profit de celle  de  la « majorité »  puisque l’opposition de la Slovaquie empêche (pour l’instant)   la mise en place de ce FESF.  

    La Slovaquie est le dernier des 17 pays de la zone euro à devoir approuver obligatoirement  l’élargissement proprement délirant  à 440 milliards d’euros des aides aux pays de la zone euro en train de sombrer. Et ce, avant la mise en place très probable à l’horizon 2013, du sinistre Mécanisme Européen de Stabilité (MES) de 700 milliards d’euros  que nous évoquions sur ce blog le 11 octobre…

    Utilisant  le ton comminatoire habituel, les présidents de l’Union européenne et de la Commission européenne, Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso ont appelé  «  tous les partis au Parlement slovaque à dépasser les considérations politiques à court terme et à utiliser la prochaine occasion pour adopter rapidement un nouvel accord ».  « Tous les pays de l’Union européenne doivent prendre part au combat » pour résoudre la crise de la dette, a insisté de son côté la chancelière allemande Angela Merkel. « Combat » que ni les contribuables allemands, Français ou des autres pays de la zone euro ne jugent pourtant bien légitime.

     « L’année  dernière a rapporté Daoudal hebdo  le parlement slovaque avait voté pour l’adoption du FESF mais contre l’aide à la Grèce. Dans la logique totalitaire  européiste bien connue et dénoncée par Bruno Gollnisch,   il est donc envisagé de faire revoter la Slovaquie jusqu’à ce qu’elle celle-ci revote  dans le « bons sens ». Les partis sociaux-démocrates étant plus prévisibles, achetables  et malléables que les corps électoraux,  nul doute que MM.Barroso, Van Rompuy et consorts seront entendus.

     Pourtant les opposants  à ce racket vain ne manquent pas d’arguments. Quand on  demande à M. Sulik, « d’expliquer comment la petite Slovaquie peut oser mettre en péril le plan élaboré en commun il répond : ce sont les 16 autres Etats qui devraient expliquer pourquoi ils violent  les règles ». « Le concept de sauvetage de l’euro est faux estime-t-il encore. On essaye de résoudre la crise de la dette avec plus de dettes. C’est comme quand quelqu’un essaye d’éteindre l’incendie avec un ventilateur. Il serait moins coûteux de laisser la Grèce faire faillite. »

    Une Grèce, ouvrons ici une parenthèse, qui au terme de la visite fin septembre des inspecteurs du FMI, de la BCE et de la Commission européenne est sommée d’abandonner ses derniers pans de souveraineté et ses quelques secteurs encore rentables au « privé » (privatisation des transports en commun à Athènes, et des chemins de fer du pays…)  condition sine qua non pour obtenir l’aide européenne,  revue à la hausse…  

    « Richard Sulik n’est pas un agitateur populiste précise encore  Yves Daoudal. En 2003, il était conseiller spécial du ministre des finances et c’est lui qui a conçu la réforme fiscale audacieuse qui a redressé les finances et l’économie de la Slovaquie de façon spectaculaire. On ferait mieux de l’écouter… ». Mais en sont-ils encore capables ?

    http://www.gollnisch.com

  • Guatemala : “Opération PBSUCCESS”, une clé pour comprendre les guerres modernes

    L’opération PBSUCCESS (début 1953 – fin 1954) est une opération secrète organisée par la CIA (Central Intelligence Agency) pour renverser le président du Guatemala Jacobo Arbenz Guzmán, démocratiquement élu.

    Le gouvernement d’Arbenz projetait des nouvelles réformes que les services de renseignement des États-Unis jugeaient de nature communiste. La CIA et l’administration Eisenhower craignaient l’instauration d’une tête de pont soviétique de l’ouest, dans le contexte du maccarthysme intensément anti-communiste de l’époque.

    Arbenz a été l’instigateur d’une réforme agraire menaçant notamment la multinationale américaine United Fruit Company, dont Allen Dulles (directeur de la CIA de 1953 à 1961) était actionnaire, qui avait de gros intérêts au Guatemala et faisait pression à des niveaux variés du gouvernement américain pour une action contre Arbenz en réplique à son expropriation.

    Description

    L’opération avait pour objectif d’armer et former une « Liberation Army » de circonstance d’environ 400 combattants, sous les commandes d’un officier de l’armée guatémaltèque exilé de l’époque, le colonel Carlos Castillo Armas. La CIA prévoyait d’engager le « mouvement révolutionnaire » conjointement avec une campagne diplomatique, économique et de propagande.

    Le 18 juin 1954, le lieutenant-colonel Carlos Castillo Armas lance son offensive au Guatemala à la tête de 400 rebelles, aidé par des mercenaires entraînés au Honduras et au Nicaragua par la CIA, et « soutenus par des avions de combat américains pilotés par des Américains ».

    Le plan prévoit d’attaquer des cibles près de la frontière de façon à faire croire à une large offensive ; les rebelles sont supposés éviter l’armée pour que celle-ci ne réplique pas ; une propagande radiophonique s’efforce de retourner la population.

    L’échec est rapide : les rebelles, lourdement équipés, mettent plusieurs jours à atteindre leurs objectifs. Constitués de troupes indisciplinées et de faible valeur, ils sont facilement mis en déroute quand ils rencontrent une résistance.

    Cependant le président craint que la déroute des rebelles débouche sur une invasion directe des États-Unis et ordonne à l’armée de laisser les rebelles avancer. La peur d’une intervention américaine conduit une garnison à se rendre aux forces rebelles décimées. Le président décide de démissionner le 27 juin.

    Les jours suivant, plusieurs juntes se succèdent jusqu’à ce qu’Armas prenne la tête du pays. Il se montrera gravement incompétent pour diriger le pays. L’action américaine est vivement critiquée dans la presse étrangère. La CIA envoie une équipe au Guatemala pour établir l’affiliation du régime du Guatemala à l’Union soviétique. Malgré des recherches profondes, aucun lien ne peut être établi.

    Noam Chomsky commentait ainsi l’intervention américaine dans une conférence prononcée en 1985 : « [...] nous nous sommes arrangés pour interrompre, en 1954, une expérience démocratique. Il s’agissait pourtant d’un régime réformiste, capitaliste et démocratique, du type new deal, que notre intervention a permis d’éliminer, laissant à sa place un véritable enfer sur terre, probablement le régime de la période contemporaine le plus proche de l’Allemagne nazie. »

    Dans la foulée du premier coup d’État orchestré par la CIA, l’opération PBSUCCESS a employé les méthodes de communication et de propagande d’Edward Bernays qui étaient relativement nouvelles à l’époque.

    En combinant les idées de Gustave Le Bon et Wilfred Trotter sur la psychologie des foules avec les idées sur la psychanalyse de son oncle maternel, Sigmund Freud, Edward Bernays a été un des premiers à vendre des méthodes pour utiliser la psychologie du subconscient dans le but de manipuler l’opinion publique.

    Pour lui, une foule ne peut pas être considérée comme pensante, seul le Ça s’y exprime, c’est-à-dire les pulsions inconscientes. Il s’y adresse pour vendre de l’image dans des publicités, pour le tabac par exemple, où il utilise le symbole phallique.

    À la demande de l’industrie cigarettière, qui cherchait à faire tomber le tabou de la consommation du tabac par les femmes, il a notamment organisé des défilés très médiatisés de « fumeuses » jeunes et jolies qui affirmaient leur indépendance et leur modernité par l’acte de fumer en public (“Les torches de la liberté“…).

    En politique, il « vend » l’image des personnalités publiques, en créant par exemple le petit-déjeuner du président, où celui-ci rencontre des personnalités du show-biz. Pionnier de l’ingénierie sociale, il considère qu’une minorité intelligente doit avoir le pouvoir « démocratique » et que la masse populaire doit être modelée pour l’accepter.

    Il est l’une des sources des méthodes ultérieures de propagande. Joseph Goebbels s’est fortement inspiré de ses travaux. Ses travaux sur l’inconscient à l’usage des entreprises à travers les Public Relations ont contribué à l’émergence du marketing moderne en inspirant fortement les pionniers de la discipline tels que Louis Cheskin et Ernest Dichter.

    Wikipédia  http://fortune.fdesouche.com

  • Nous ne voulons plus être leurs « cobayes » !

    Il y a une semaine, rapportait Alain Salles sur le site du Monde, les bruxellois tiraient la sonnette d’alarme… sur la montée de l’extrémisme. Ainsi le letton né aux États-Unis et commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe depuis avril 2012, Nils Muiznieks, « a livré un rapport très politique, mardi 16 avril, sur l’augmentation du racisme et des crimes racistes » en Grèce. « Les Grecs doivent comprendre (qu’Aube Dorée, NDLR) (n’est pas) un parti normal et qu’il faut prendre des mesures avant qu’il ne devienne plus dangereux ». « Pour lui, le gouvernement doit affronter la question de l’interdiction pure et simple (d’Aube dorée), qui a obtenu près de 7 % des voix aux élections de juin 2012 et compte 18 députés (…). La Grèce peut surtout utiliser les traités internationaux qu’elle a ratifiés et qui peuvent lui permettre d’obtenir une telle interdiction, affirme encore M. Muiznieks. Il explique dans son rapport que la Cour européenne des droits de l’homme permet l’imposition de sanctions proportionnées sur des individus et l’interdiction, si nécessaire, de partis comme Aube dorée. »

     Nils Muiznieks ajoute : « Il faut faire comprendre que la violence raciste d’Aube dorée n’est pas comparable à celle d’un parti anarchiste par exemple. Elle s’attaque au fondement démocratique en refusant la notion d’égalité. »

    « Fondement démocratique » et notion d’« égalité » que l’Europe de Bruxelles ne respecte pas vraiment à en croire plus sérieusement le président chypriote Nicos Anastasiades qui s’exprimait le 22 avril à Nicosie, devant les présidents des Parlements nationaux des pays de l’UE.

    Une île de Chypre, rappelons-le, occupée militairement par la Turquie qui frappe à la porte d’une Union européenne qui finance déjà sur place la construction de mosquées. Avec l’argent initialement prévu pour restaurer les édifices byzantins saccagés par les ottomans…

     Dans la ligne de mire lundi de Nicos Anastasiades, se trouve sans surprise les modalités du plan de sauvetage concocté par les européistes et avalisé le 12 avril par les ministres de la zone euro. Celui-ci prévoit « un prêt de 10 milliards d’euros de l’UE et du FMI en faveur de Chypre : 9 milliards de la zone euro, via le Mécanisme européen de stabilité (MES), et 1 milliard du FMI.

     Sur les 10 milliards en question, un tiers seulement (3,4 milliards) sera dévolu au besoin de financement du gouvernement. Le reste est destiné à recapitaliser le secteur bancaire (2,5 milliards sur les 10,4 milliards d’euros qui seront nécessaires) et au remboursement de la dette arrivant à échéance (4,1 milliards).

    En contrepartie, il s’agit pour le gouvernement chypriote de trouver 13 milliards d’euros, principalement via une ponction, pouvant atteindre 60 %, sur les comptes au-delà de 100.000 euros dans la principale banque du pays, Laiki.

    Une “aide”… à la charge des Chypriotes qui subissent d’ores et déjà comme les Grecs avant eux et plus largement de nombreux européens, un effondrement de leur pouvoir d’achat tandis que le taux de chômage a brutalement augmenté de 3,7 % en 2008 à 14 % en février 2013.

     “Chypre a été traitée comme un cobaye dans une expérience destinée à tester la théorie économique consistant à imposer une ponction sur les comptes bancaires et à évaluer les répercussions qui s’ensuivent”, a affirmé avec colère M. Anastasiades.

    “Nous ne réclamons que ce à quoi nous avons le droit : la solidarité”. “Il est regrettable que ce principe fondamental de l’Union européenne n’ait pas été respecté. Au contraire, les décisions sur lesquelles les parties intéressées se sont mises d’accord en amont ont été imposées par la force”, a-t-il encore relevé.

    Alors, constate Bruno Gollnisch, il s’agit de parler clair et d’être franc puisque les critiques justifiées contre Bruxelles et ses manœuvres ne doivent pas exonérer les gouvernements de leurs propres fautes et faiblesses.

    Mais ici les épargnants chypriotes sont, au motif d’une “taxe exceptionnelle” (vraiment ? on sait qu’elles ont trop souvent vocation à durer !), volés, rackettés sciemment sur ordre de la troïka UE-BCE-FMI.

    Ils sont sommés de se dépouiller de leurs biens et de se serrer la ceinture pour remettre en selle des banques privées qui ont englouti, en toute connaissance de cause, des milliards en spéculant sur la dette grecque. Est-il nouvel exemple plus aberrant d’un Système devenu totalement fou ?

    Cette “taxe exceptionnelle” met à mal, au sein de toute la zone euro, le principe le plus élémentaire de la sécurité des dépôts bancaires et viole aussi des traités européens.

    Dans leur folie jusqu’au-boutiste, les Docteur Folamour de l’idéologie euromondialiste dévoilent également ici des pulsions totalitaires, antidémocratiques, qui à dire vrai, ne sont pas pour nous surprendre puisque nous en avions averti les Français depuis des lustres…

    http://www.gollnisch.com

  • De Toulouse à Boston : bobardement politico-médiatique

    Ils n’ont rien appris et n’ont rien oublié – de leurs réflexes pavloviens…
    Le 15 avril, jour du Marathon de Boston mais aussi Jour des Patriotes, dont l’action devait mener à l’indépendance des colonies britanniques d’Amérique, un double attentat faisait trois morts (dont un garçonnet) et plus de soixante blessés, certains très grièvement atteints, dans la foule qui se pressait très dense à l’arrivée de cette course. C.G.

    L’ « extrême droite », mais c’est bien sûr !

    Nul ne connaissait alors les auteurs de cette double attaque ni ne soupçonnait leurs motivations. Nonobstant, la caste médiatique états-unienne, aussitôt suivie par la nôtre, incrimina l’ « extrême droite ».
    À quelques jours près, mais c’était là un « détail », n’était-ce pas le vingtième anniversaire du massacre de Waco perpétré le 19 avril 1993, Bill Clinton régnant ? Et pour la bonne cause : à cette époque, dans cette bourgade du Texas, de très importantes forces fédérales faisaient depuis sept semaines le siège de Mont Carmel, propriété des Davidiens, groupe religieux (issu de l’Eglise adventiste du septième jour) et « survivaliste », dirigé par Vernon Howell, alias David Koresh,  suspecté – à tort, comme devait le montrer l’enquête deux ans plus tard — de détenir des armes d’assaut.
    Décidée par Janet Reno, première femme nommée secrétaire d’Etat à la Justice (et lesbienne revendiquée), la prise de Mont Carmel par des centaines d’agents du FBI et de la Delta Force, qui usèrent des gaz à l’origine de l’incendie ayant ravagé les bâtiments et même de missiles, se solda par un bilan très lourd – 96 morts dont des femmes et de nombreux enfants –, toujours très reproché à l’Etat fédéral par ceux qui tolèrent mal la mainmise du Big Brother washingtonien sur la libre Amérique. Et, comme c’est un 19 avril également qu’en hommage aux victimes de Waco, Timothy McVeigh, sympathisant du Mouvement des miliciens (très infiltré, soit dit en passant, par le FBI), détruisit à l’explosif en 1995 le bâtiment fédéral Alfred P. Murrah, y faisant 168 personnes et plus de 680 blessés, les commentateurs autorisés avaient leur coupable tout trouvé.

     Exit la piste noire, c’était la piste verte

    Certes, « rien ne permet d’affirmer que l’extrême droite est à l’origine des explosions [de Boston]. Mais le jour choisi est spécial pour les ennemis de l’Etat fédéral », titrait ainsi le site internet du Point le 16 avril en citant la chaîne d’informations continues CNN selon laquelle « les militants d’extrême droite auraient même fait plus de victimes que les islamistes » : « 29 Américains tués contre 17 abattus par des djihadistes. En 2012, 15 militants d’extrême droite ont été inculpés pour leur rôle dans des assassinats politiques ou des attaques idéologiquement motivées. En comparaison, six militants d’al-Qaida ont été inculpés pour terrorisme aux Etats-Unis la même année. »
    Son de cloche à peine différent dans Le Figaro où Alain Bauer, « professeur de criminologie et conseiller en sécurité des polices de New York et de Los Angeles » (1) décryptait ainsi la situation : « La piste du terrorisme intérieur est donc privilégiée … Spontanément, les analystes ont imaginé un acte antiaméricain du type Oklahoma City en 1995. » « Le fait est cependant, ajoutait prudemment Bauer, que les cibles ne sont pas des bâtiments fédéraux et que la double explosion simultanée pose question. D’ordinaire, elle est la signature des artificiers libanais dans les attentats djihadistes. Vous voyez que les hypothèses sont nombreuses. »
    N’importe : pour nos médias monomaniaques, c’est la seule « piste noire » qui était la bonne. Jusqu’à ce que s’impose la « piste verte », celle de deux Tchétchènes nés en Kirghizie : les frères Tamerlan et Djokhar Tsarnaev, installés depuis dix ans aux States où ils passaient pour « parfaitement intégrés », selon la formule consacrée, et avaient été naturalisés. Pourtant, Tamerlan, l’aîné, avait multiplié les (longs) séjours dans le Caucase, où il avait eu tout loisir de s’initier au maniement des explosifs, sans que s’en émeuve le moins du monde le sourcilleux FBI, bien que l’intéressé ait fait, l’an dernier, l’objet d’une alerte lancée par Moscou qui le considérait comme « un partisan de l’islam radical » ayant « drastiquement changé en 2010 ». Mais, du moment que ces Tchétchènes s’étaient présentés comme « réfugiés politiques » persécutés par les Russes, qui aurait eu l’idée biscornue d’accorder le moindre crédit au signalement émis par les services du « dictateur » Poutine ?

    Haro sur les « néo-nazis », pleurs sur l’ « ange » Merah

    Attitude irresponsable des autorités prétendument chargées de la sécurité intérieure, moutonnisme imbécile des médias aliénés par leur détestation du « fascismassassin », le drame de Boston évoque irrésistiblement ceux dont Montauban puis Toulouse furent le théâtre en mars 2012 avec les tueries (trois parachutistes puis un enseignant juif de l’école Ozar Hatorah et ses deux enfants abattus) commises par Mohamed Merah, un multirécidiviste de l’arnaque et de la violence, maintes fois condamné, puis relâché, dont notre DCRI s’était obstinée à minimiser l’engagement islamiste et la dangerosité malgré ses voyages en Asie centrale et au Moyen-Orient, ses odes à l’islamisme sur internet et son signalement comme « djihadiste radical » par les RG toulousains.
    Alors même que Merah portait un casque de moto intégral empêchant toute identification, on se souvient de l’acharnement de la presse à décrire le tueur comme « un homme de type européen, au teint blanc et aux yeux clairs ». Ainsi Le Point soutint l’hypothèse de « soldats réputés néonazis », cependant que Le Canard enchaîné estimait aussi que l’affaire « sentait le nazi », que  L’Humanité romançait sur un « loup solitaire type Anders Breivik » et que Jean-Luc Mélenchon en appelait lyriquement à la responsabilité posthume de… Robert Brasillach !
    Du coup, quel désespoir dans les salles de rédaction quand l’atroce vérité se fit jour ! Nicolas Chapuis, de Libération (où l’on s’était extasié  sur « l’incroyable beauté du visage d’ange » de Merah), résuma ainsi ce désespoir sur Twitter : « Putain ! Je suis dégoûté que ce soit pas un nazi » (2).

    Désarmement volontaire

    C’est à peu près la même réaction qui s’est fait jour aux Etats-Unis parmi les « élites » : « Attentat de Boston : “Pourvu qu’il ne soit pas musulman !  », titrait ainsi le correspondant du Monde.fr le 16 avril. Hélas, il l’était, mais la mort de Tamerlan Tsarnaev, tué lors d’un échange de tirs avec la police, n’empêchait pas Le Point, hebdomadaire du milliardaire François Pinault, de remettre le couvert le 18 avril sur la « radicalisation » croissante, allant jusqu’à la tentation de « séparatisme blanc », de la droite américaine. L’hebdomadaire s’appuyait probablement sur la « très sérieuse » New America Foundation, « think tank spécialisé dans les questions de sécurité nationale », qui soutient à l’appui de sa thèse que « 53 militants d’extrême droite ont été inculpés entre 2008 et 2012, contre seulement neuf pour la période 2002-2007 », l’élection de Barack Obama ayant « créé un terreau fertile pour des militants extrémistes et psychologiquement fragiles ».
    On a vu avec Boston combien, grâce à cette Fondation dont les décrets ont force de loi dans les sphères du pouvoir, la sécurité nationale était en de bonnes mains… Des deux côtés de l’Atlantique, combien de drames qui auraient pu être évités ont au contraire été favorisés par la cécité volontaire des  dirigeants, des lobbies de la bien-pensance et de leurs relais médiatiques pour lesquels tout immigré est une victime mais jamais un ennemi en puissance, capable de violence ?
    En France, on s’obstine à parler de l’attentat homophobe commis à Nice le 21 avril contre deux jeunes gays alors qu’il s’agit d’un attentat francophobe, les agresseurs étant maghrébins (3). A Washington, le secrétaire d’Etat John Kerry, cousin de notre Brice Lalonde, a mis en garde ses compatriotes « contre tout amalgame » et les a adjurés de continuer à voir dans l’islam « une religion de tolérance et de paix ». Aurait-il parlé de même si l’auteur du bain de sang de Boston avait été un « séparatiste blanc » ?
    Evident depuis « Copernic », quand l’attaque (en 1980) de la synagogue réformée fut des mois durant imputée aux Faisceaux européens de Mark Fredriksen avant que Valéry Giscard d’Estaing ne se décide à l’attribuer – après sa défaite à la présidentielle de 1981 – à des terroristes palestiniens, ce désarmement conscient et organisé porte un nom. C’est de la haute trahison.

    Camille Galic 22/04/2013
    Notes
    (1) Ancien grand maître du Grand Orient et président du conseil d’orientation de l’Observatoire national de la délinquance par la grâce de Nicolas Sarkozy, Alain Bauer enseigne également auprès des universités de Paris I et Paris V, ainsi qu’à l’EOGN, Ecole des officiers de la gendarmerie nationale. Il est aussi un ami intime de Manuel Valls, actuel ministre de l’Intérieur. Voir la brochure de Polémia, Les médias en servitude,
    (2) Le mensonge Merah fut nominé pour les derniers Bobards d’Or.
    (3) Depuis des années, les homosexuels fuient d’ailleurs le secteur de la Gare du Nord à Paris, craignant d’y tomber sur les « jeunes des cités » venus spécialement « casser du pédé ». Mais qui en parle ? Sûrement pas le magazine Têtu, racheté à Pierre Bergé par le vibrionnant et richissime Jean-Jacques Augier, intime de François Hollande.
    http://www.polemia.com

  • Les prostituées des Femen s’attaquent à un homme d’Eglise !

     

    Quatre militantes de Femen ont fait irruption, seins nus, dans une conférence qui réunissait jeudi soir à Ixelles, André Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles, et Guy Haarscher, professeur honoraire à l’ULB, autour du thème « Blasphème : offense ou liberté de s’exprimer ».

     

    Les quatre militantes de Femen, qui se trouvaient dans le public venu assister à la conférence, ont mené leur action peu après le début des débats, aux cris de « Léonard y’en a marre », « Stop Homophobia » ou encore « God saves the gouines ». Monseigneur Léonard a été aspergé de jets d’« eau bénite » contenue dans des sprays en forme de Vierge Marie.

     

    L’action fut de courte durée et les quatre militantes ont été évacuées de l’auditoire avant que le service de sécurité de l’ULB n’ait le temps d’intervenir. Mais l‘archevêque André Léonard a pris la chose avec calme et sérénité, priant durant l’assaut et embrassant ensuite, quand le calme fut revenu, les statues de plastique représentant Marie qui contenait l’ « eau bénite ».

     

    Voilà donc, et la photo est très révélatrice, les défenseurs de la cause féminine ! Seins nues, violentes, elle renvoient de la femme une image dégradée, une image avilissante qui ne fait pas honneur aux vraies femmes, évidemment étrangère à la vulgarité dans laquelle sombrent en permanence les Femen.

     

    La question est désormais la suivante : quelles sanctions encourent ces prostituées ? Manifestation non déclarée, violence en réunion, agression et atteinte aux personnes, atteinte à la pudeur… On a vu ces derniers jours la justice relativement expéditive, qui embarquait des jeunes pour beaucoup moins que ça…

    http://www.contre-info.com/