Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

- Page 7

  • Notre-Dame de Paris, futur Disneyland ?

    notre-dame-of-paris-568858_960_720-845x475.jpg

    Comment passer de l’état de grâce à la colère dont il faut espérer qu’elle soit au moins un peu sainte ? Un samedi matin, du fond de votre canapé, vous commencez par écouter le cardinal Sarah qui répond avec simplicité et profondeur aux questions de Gabrielle Cluzel et vous vous dites que même si l’Église est imparfaite, cabossée et souffrante, il y a en son sein des prélats fantastiques. Puis vous zappez sur un article de  qui reprend des informations qui ont fuité dans le Telegraph, qu’on remercie de dévoiler le pot aux roses. Et là, c’est l’injection d’un grand pot de moutarde dans chaque narine. Le projet, qui n’est pas encore validé, de l’aménagement de Notre-Dame de  fait froid dans le dos, si l’on en croit le quotidien anglais.

    « Sentiers de la découverte qui mettraient l’accent sur l’Afrique et l’Asie » ; « christianisme pour les nuls » ; « salle d’exposition liturgique expérimentale » ; « peintures murales à la mode avec effets sonores et lumineux dans le but de créer des espaces émotionnels » ; « Disneyland politiquement correct », s’alarme le journal. Autant le dire, ce qui ressort des indiscrétions autour de ce projet, c’est l’abandon du cultuel au seul profit du culturel, si ces informations venues d’outre-Manche devaient se confirmer.

    Tous ces termes laissent présager d’un second sacrilège. Le premier, l’ de la cathédrale en date du 15 avril 2019 était sans doute accidentel, même si les carences de l’État en matière de sécurité semblent évidentes. Cette fois, il serait volontaire, concerté, délibéré et il est difficile d’imaginer que l’archevêché n’en soit pas « complice ».

    Qu’il soit ici rappelé que la destination première, principale, essentielle, irremplaçable d’une église catholique et donc d’une cathédrale, c’est de rendre un culte à Dieu. Pour un chrétien, c’est le sens de la  qui y est célébrée, et s’il est possible d’y rendre d’autres formes de culte comme la prière personnelle ou collective, les offices des heures, l’adoration eucharistique, voire même la vénération de reliques, le but reste le culte divin. Tout ce qui viendrait en plus est accessoire, frivole ou même sacrilège.

    La dimension culturelle d’une église existe, bien sûr, et il serait sot de le nier. L’art et la beauté ont trouvé leur place et se sont d’abord mis au service de ce culte divin comme offrande et comme moyen didactique au service la foi. Mais nier le caractère ancillaire de cet art, c’est prendre le risque de l’ériger en idole : il n’est qu’un moyen, aussi admirable soit-il. Ceux qui entrent dans une église pour y admirer le beau sont les bienvenus : ils peuvent s’y convertir comme un certain Paul Claudel lors d’un Magnificat. Mais qu’ils respectent l’ordre des priorités : le culte d’abord ! Même la loi très républicaine le reconnaît, puisqu’elle précise que l’affectation au culte y est « permanente » et « perpétuelle ». Ce qui devrait en principe protéger des lubies.

    La dimension sociale d’une église existe aussi. Le peuple y est orienté vers l’autel où se tient le prêtre, alter Christus. Tous ensemble, fidèles et prêtre, regardent dans une seule direction, c’est un symbole de la communion.

    Si certaines de ces lubies ont été conçues par l’archevêché, c’est grave. Mais il est possible que certaines d’entre elles, modernistes en diable, émanent de laïcs pratiquants ou non, de tierces personnes extérieures à l’archevêché. Peut-être même sont-elles bien intentionnées à imaginer que les dimensions sociales et culturelles devraient prendre une place plus grande, voire une prééminence. Il est sans doute compliqué, lorsque l’on est l’archevêque de  et pas encore cardinal, de négocier avec un État hostile qui ne rêve que de déchristianiser encore un peu plus la France à grands coups de modernité mièvre et inconsistante. Mais l’affectataire, qui ne détient pas les cordons de la bourse, doit-il pour autant tout accepter des sirènes modernistes et de l’État spoliateur sous prétexte que ce serait dans l’air du temps ? Il est urgent que prélats, prêtres et fidèles tapent du poing sur la table et disent un non franc et massif à toutes ces carabistouilles. Ou, tout du moins, apportent un démenti à ces rumeurs.

    Rémy Mahoudeaux

    https://www.bvoltaire.fr/notre-dame-de-paris-futur-disneyland/

  • Selon une étude, la France est le pays de l’UE où les gens se sentent le moins en sécurité lorsqu’ils se promènent seuls la nuit

    Vu sur FdeSouche

    Le Premier ministre slovène réagit à cette étude :

    Selon cette étude, les pays où les gens se sentent le plus en sécurité lorsqu’ils se promènent seuls la nuit sont : 1- Les Émirats arabes unis, 2- La Norvège, 3- La Slovénie, 4- La Chine et 5- Taïwan

    Travel Noire

    Landgeist (Source du graphique)

    Gallup’s Law and Order Report 2021

  • Migrants qui partent, migrants qui arrivent, migrants qui traversent, l’UE dans tous ses états

    Francesca de Villasmundo sur MPI

    A l’Est, dans cette Europe slave qui défend son identité et sa culture, les migrants massés à la frontière biélorusse repartent chez eux. La fermeté des Polonais pour empêcher l’invasion, contre vents et marées, contre les technocrates de l’Union européenne et les pleureuses de la bien-pensance, a gagné. L’aéroport de Minsk, capitale Biélorussie, est plein à craquer d’aspirants à l’Eldorado européen déboutés qui rentrent chez eux.

    Lire la suite

  • Journal Présent Dix mille « petits matins blêmes », par Francis Bergeron

    journal Présent

    Au début de l’année 1981, Hugues Kéraly (de son vrai nom Hugues de Blignières, fils du colonel Hervé de Blignières, héros de l’Algérie française), avait lancé l’idée de créer un quotidien de la droite nationale, un quotidien de toutes les droites. Ceci se passait dans le contexte d’une probable arrivée de la gauche socialo-communiste au pouvoir en France, alors que nous sortions d’une séquence marquée par la forte progression du communisme dans le monde : Vietnam, Cambodge et Laos (1975), Angola et Mozambique (1975), Afghanistan (1978), tandis que les guérilleros marxistes sud-américains marquaient des points un peu partout. Les élections successives de Jean-Paul II, Margaret Thatcher et Ronald Reagan semblaient aussi amorcer une prise de conscience, une volonté de résister au nouvel ordre communiste mondial.

    Lire la suite

  • Isabelle la Catholique (1451-1504)

    Isabelle la Catholique (1451-1504)

    Incroyablement précoce, esprit politique supérieur, la reine Isabelle fut avant tout la conductrice de l’Espagne moderne.

    L’invasion arabe du VIIIe siècle a brisé l’unité politique de la péninsule Ibérique et l’a isolée du reste de l’Europe. Sept siècles durant, l’ancienne Hispania, divisée en plusieurs petits royaumes, allait devenir le champ de bataille de la Reconquista, ponctuée par la prise de Tolède, en 1085, ou encore la victoire de Las Navas de Tolosa, en 1212.

    Lire la suite

  • À six mois de la présidentielle, une France profondément zemmourisée, selon un grand sondage IFOP

    zemmour-2.png

    On ne saurait trop remercier la LICRA. L’organisme plus connu pour ses persécutions envers ceux qui aiment et défendent la France que pour son objectivité dans les débats a commandé au sondeur IFOP, avec la revue « universaliste » Le Droit de vivre, un sondage passionnant sur l’évolution des idées à six mois des présidentielles. Cet observatoire du « zemmourisme » analyse, dans ce second volet tout neuf, l’ampleur et les limites de la « zemmourisation des esprits ». Ouh Ouh, fais-moi peur !

    Lire la suite

  • Abel Bonnard (Yves Morel)

    Yves Morel a exercé de multiples fonctions dans les services de l’Education nationale. Il est l’auteur de divers ouvrages consacrés à l’étude du système éducatif français et collabore régulièrement à la rédaction de Politique Magazine ainsi que de la Nouvelle Revue d’Histoire.

    C’est une intéressante biographie d’Abel Bonnard qu’il nous propose cette fois. Abel Bonnard (1883-1968) est un personnage hors du commun, écrivain de grande qualité autrefois admiré, resté dans les mémoires comme le ministre de l’Education du gouvernement de Vichy.

    Lire la suite

  • La géopolitique de Staline 3/4

    Le cas finlandais

    L’agitation débridée des bolcheviks en faveur de la sécession des nations les frappa eux-mêmes, dès 1918, comme par un retour du boomerang. C’est ainsi que la Finlande, généreusement affranchie par Lénine, sitôt qu’elle en eût terminé chez elle avec le “droit des travailleurs à disposer d’eux-mêmes” fit connaître ses prétentions territoriales, lesquelles englobaient des régions qui n’avaient même jamais appartenu aux Finnois (Petchenga, la Carélie orientale, Petrozavodsk et même Petrograd) . Cette erreur de calcul fut finalement payée par la cession, en 1920, de Petchenga à la Finlande. Au reste, les choses ne se présentaient pas mieux dans les territoires restés sous domination bolchevique. En mars 1918, Staline écrivit avec humeur que les régions périphériques étaient incapables de se prononcer « clairement et distinctement sur les formas concrètes d’une fédération ».

    Lire la suite