
Par Louis Mourot
Battant le pavé parisien au rythme des tambours et du chant des Lansquenets, cette « jeunesse blanche au drapeau noir » — pour reprendre, en l’adaptant, le titre de l’enquête de Sébastien Bourdon, « Drapeau noir, jeunesses blanches » — incarne une part des fantasmes politiques de notre temps. Pour les médias, elle est l’image commode d’une droite radicale inquiétante, brutale, presque anachronique. Pour l’État, elle est un risque d’ordre public. Pour ses militants, elle est d’abord une fidélité : celle d’une mémoire, d’un mort, d’une date et d’un combat.






