
L’affaire des troubles dans les lycées a le mérite de faire atterrir quelques tenants du vivre ensemble et de la mixité heureuse. En premier lieu, ces braves professeurs, quasiment tous de gauche, qui sont les victimes désignées des émeutiers : pétages de gueules, agressions en tous genres, violences volontaires. Les lycées qui brûlent, au motif que les conditions d’enseignement y sont dégradées, sont généralement de très beaux lycées et il ne faut pas être grand clerc pour savoir que les régions ont beaucoup investi pour les chers enfants de leurs chers électeurs, comme à Nantes, où les élèves ont des espaces vitrés, paysagés, des murs d’escalade, des salons de lecture, des coins repos, le tout dans des ambiances design, signées par des architectes de renom.






