
Les dénégationnistes ont l’air malin. J’ai souvent eu à faire à eux, lors de débats tournant autour des tensions identitaires causées par l’immigration extra-européenne. Le déni a toujours été leur argument. Il y a trente ans, mes contradicteurs sermonnaient : « On ne montre pas les banlieues du doigt ! ». Puis ce fut : « Les Français issus de l’immigration n’ont pas à s’intégrer puisqu’ils sont Français ! ». Il y eu aussi, plus récemment : « A 99,99%, les Français musulmans s’intègrent parfaitement ! ». Je passe sur les accusations en racisme, en islamophobie, en xénophobie que j’ai pu essuyer de la part des promoteurs du « vivre ensemble ». Or, mardi, l’Ifop a rappelé quel était l’état d’esprit des jeunes musulmans (moins de 25 ans). Le registre n’est plus celui d’un prétendu fantasme : 42% ont de la sympathie pour les mouvements islamistes ; 57% placent la charia (loi islamique) avant les lois de la République.








