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actualité - Page 3233

  • Les tricheurs

    Voici un article passablement insolite quant à la forme mais dont le fond, hélas, ne choquera pas. Nous avons déjà publié plusieurs articles de cet auteur (A moy que chault) dont la verve percutante ne faiblit pas.
    Polémia

    Pour suivre l’air du temps, pour se soumettre à l’hystérie de l’instant, pour se conformer à la dernière mode médiatique, Jupiter Macron propose la création d’un « délit d’outrage sexiste immédiatement verbalisable d’un montant dissuasif ».

    Un nouveau délit, rien que ça ! Un nouveau tas de paperasse venant compléter la montagne de réglementations et de lois qu’ils sont déjà infoutus de faire appliquer, qui étouffent les honnêtes gens sans jamais inquiéter les crapules, une nouvelle étape de l’inflation législative, fruit de cette maladie mentale qui fait que l’on pense avoir résolu un problème dès lors qu’on a pondu un texte officiel portant son nom.

    Ce projet de mesure pourrait n’être que grotesque s’il n’était pas avant tout abject : abject de démagogie, de lâcheté, de mensonge et de tartufferie… Dans un pays où des filles se font violer collectivement dans les caves et où leurs tortionnaires bénéficient d’une quasi totale impunité, où les flics n’osent plus mettre les pieds dans les quartiers où les « outrages sexistes » sont justement les plus nombreux et les plus violents, où la justice estime qu’une gamine peut être « consentante » à une relation sexuelle à 11 ans, où les voyous roulent sans permis dans des voitures de luxe payées en liquide, où les racailles s’abstiennent de payer tout transport en commun et rient aux éclats quand ils sont verbalisés par un contrôleur avant de jeter immédiatement l’amende à la poubelle…

    Dans un tel pays, un État si totalement incapable et démissionnaire prétend régenter et punir les « gestes, attitudes et paroles » sexistes ? Les nullités qui nous gouvernent, incapables d’empêcher les massacres islamistes ou de nourrir les SDF, vont partir à la chasse aux mains au cul et à la plaisanterie graveleuse ?

    Quelle pitoyable et sinistre plaisanterie !… Bien sûr, comme tout ce qu’ils font, comme tout ce qu’ils entreprennent, cette tentative absurde restera en plus lettre morte, sans autre efficacité que quelques amendes symboliques distribuées à des petits bourgeois éméchés, des ouvriers lourdingues et des chefs de service trop entreprenants… Car, évidemment, on n’ira pas traquer « l’outrage » sexiste dans le 9.3, déjà qu’on n’y va plus pour le trafic de drogue ou d’armes…

    On s’agitera donc quelque temps dans les quartiers bourgeois et ceux des classes moyennes qui subsistent encore, puis on passera à autre chose, une autre connerie dictée par l’agenda médiatique et l’hystérie revendicative d’une quelconque minorité…

    A moy que chault
    26/11/2017

    Source : amoyquechault2.over-blog.com

    https://www.polemia.com/delit-doutrage-sexiste-les-tricheurs/

  • Angela Merkel nous plante !

    L'hémicycle du Bundestag d'octobre 2017 ci-dessous montre à l'évidence que la coalition de Mme Merkel est très minoritaire, et plus encore si l'on sait que seulement 200 sièges sur 709 lui appartiennent en propre, 46 étant détenus par la CSU bavaroise. Si elle demande de nouvelles élections c'est parce qu'avec un noyau dur de 28,21% elle ne peut "menacer" aucune formation concurrente et qu'elle espère améliorer sa communication de campagne sur les thèmes qui bloquent, dont l'invasion consentie n'est pas le moindre. La démocratie parlementaire dans tous ses états. 

    Voir l'analyse des services du Bundestag en cliquant ici

    Croit-elle améliorer ses positions dans un nouveau scrutin qui ne pourrait intervenir avant Pâques ? Rien ne l'assure d'expérience puisque la République fédérale n'a jamais été confrontée à cet émiettement démocratique depuis le régime de Weimar, et sous le regard amusé d'une extrême-droite à 92 sièges dont les motifs d'élection n'ont ni disparu ni faibli. D'aucun pensent à l'inverse qu'avec une participation très honorable de 76% en septembre, de nouvelles élections ne feront pas bouger les lignes suffisamment pour relancer les dés. Une reconduction de la coalition sortante ne produira pas la même politique car Martin Schulz n'y est pas à l'aise. La CSU sera tentée de durcir le ton et le SPD de se gauchiser pour offrir une réelle alternative au régime patriarcal rhénan. Une coalition reconduite, malgré l'hémorragie des voix, pourrait s'entendre sur toute une série de mesures mais devrait aller au Bundestag pour arbitrer librement les antagonismes qui surgiront immanquablement au conseil des ministres. Ce ne sera plus du tout la même gouvernance. Il faudra en permanence convaincre, démontrer, prouver, ce qui affaiblira la chancelière.
    Le pronostic est que la carrière d'Angela Merkel est en phase terminale. Elle n'est plus la solution mais le problème¹. Le doute à ce niveau est un ferment de désintégration de la coalition démo-chrétienne où vont s'éveiller des sauveurs. Quoiqu'il en soit le charme est rompu et avec lui l'autorité naturelle de la Chancelière, tant au plan intérieur qu'au niveau européen.
    Mutti devrait avoir la sagesse de quitter la scène et laisser les autres s'arranger sans elle, bien que la politique soit toute la vie de ce parfait caméléon, opportuniste en diable², élevé et marié deux fois dans le monde universitaire, sans enfants à elle. On devine le crèvecœur que représente ce genre de décision à seulement 63 ans. Quant à l'Allemagne ? 
    Les tirages augmentent, les radios-télévisions montent le son, mais la Deutschland AG s'en bat lec ! L'usine tourne à fond, les carnets de commande sont pleins, le chômage est au taquet, les soutiers affluent de partout, le fric rentre comme jamais. Alors la politique, vous savez... L'Allemagne n'ira pas plus mal, de quoi pousser Jean-Luc Mélenchon au bouillon de ciguë !
    Mais c'est bien à Paris que les choses se compliquent. "Houston, on a un problème !"
    Le plan Macron, qui malgré un savant emballage ne visait rien d'autre que l'émission d'eurobons de mutualisation des pertes sous une forme sophistiquée, est plus qu'en péril. Les Libéraux n'en veulent pas, mais pas qu'eux. Pourquoi dépenser le bon argent teuton à sauver la république des cochons français qui se vautrent dans leur bauge collectiviste ? D'autant que les promesses de redressement structurel se font attendre. Même Bruxelles en doute de plus en plus, qui annonce la non-conformité du projet de budget 2018 et suppute un magouillage futur pour sortir de la procédure de déficit excessif, qui nous est appliquée comme aux mauvais élèves de la classe européenne.
    Si l'Allemagne fait défaut sur l'engagement merkélien, le château de cartes de la réforme européenne qui sauverait la France par injection de crédits européens d'investissement s'écroule, puisqu'il était convenu d'amorcer quelque chose à Paris pour pouvoir revenir à Berlin aux petits-déjeuners de la Chancellerie du Reich. La complicité, feinte ou réelle, entre les deux parrains de l'Europe n'aboutit pas. Encore moins si les Libéraux du FDP entraient dans la coalition jamaïcaine. Et on ne va pas tarder à ressentir un frisson d'excitation chez le groupe de Visegrád renforcé de l'Autriche, comme en éprouvent des colonies avant l'indépendance ; mais aussi chez les bons élèves efficaces en gestion publique, négligés pour leur moindre taille par la team'com de l'Elysée, que sont les Pays-Bas, le Danemark, la Suède et la Finlande, la vieille Hanse en sorte. 

    En résumé et pour la France, qui est, je le répète, notre souci, les réformes courageuses du code du Travail et du système de formation professionnelle ne sont, vues d'ailleurs, que du simple bon sens qui a bien trop tardé chez le "pays qui sait tout". Elles ne peuvent cacher longtemps la perpétuation du cancer français avec son armée de feignants sur crédits publics, ses régimes communistes spéciaux, ses caisses vides. L'aura du sémillant président que le monde nous envie pourrait rapidement pâlir sans le soutien de l'Allemagne. Si le pronostic du retrait définitif d'Angela Merkel se confirmait, son successeur se ferait, n'en doutons pas, un plaisir de remettre en cause les facilités accordées au beau baratineur français, notre Justin Trudeau à nous, pour replacer la France face à sa gabegie éhontée. Contrairement à bien d'autres pays européens (Grèce comprise) nous n'équilibrons même pas notre budget primaire (avant service de la Dette) en écrasant le pays d'impôts et taxes ; de quoi recevoir un jour à la table du Conseil européen le fameux ¡cállate!³ du roi d'Espagne à Hugo Chavez. Ainsi disparaîtrions-nous du cercle décisif comme sous la présidence Hollande et nous n'accéderions même pas à la couronne de Reine des Gitans, lesquels sont bien meilleurs en gouvernance sans nous ! Ciel sombre pour une République soviétisée toujours en retard sur ses voisins !

    (vendredi 24.11.2017)

    Note (1):
    Le président SPD Steinmeier consulte à tout va mais la répartition des sièges parle d'elle-même : tous les groupes sont en position de chantage. Les voici par ordre décroissant :

    • CDU (démocratie chrétienne) : 200
    • SPD (gauche sociaux-démocrates) : 153
    • AfD (extrême-droite) : 92
    • FDP (libéraux) : 80
    • Die Linke (gauche radicale) : 69
    • Les Verts (RFA charbon et RDA lignite) : 67
    • CSU (sous-groupe démo-chrétiens bavarois): 46
    • Non-inscrits : 2
    • Total 19è législature : 709 sièges

    On remarque que l'alliance hypothétique des gauches et des verts (153+69+67=289) dépasse l'alliance CDU+CSU (=246). La majorité étant à 355, chaque coalition convoquerait 66 sièges dans le premier cas et 109 sièges dans le second. Plutôt que la coalition jamaïcaine de Mme Merkel menacée du chantage permanent des Libéraux, c'est un gouvernement minoritaire des gauches qui serait logique avec les résultats électoraux de septembre. Que fait M. Steinmeier ? Cherche-t-il 66 réponses ou 109 ? Ou les 153 permettant de reconduire la coalition sortante ?

    note (2) : lire l'article d'Odile Benyahia Kouider dans L'OBS en cliquant ici.

    Note (3) : La ferme !

    https://royalartillerie.blogspot.fr/

  • Renouveau patriotique en Pologne

    Si l’on s’en tient aux médias « mainstream » , la Pologne est presque une dictature et les rues sont truffées d’extrémistes. TV Libertés à envoyé son correspondant pour l’Europe centrale, Ferenc Almássy, sur place. Retrouvez dans le zoom exclusif de TV Libertés intitulé “Pologne : brève histoire d’un renouveau patriotique »,des éléments explicatifs par delà la propagande et les préjugés, pour mieux comprendre ce grand pays catholique en pleine reconstruction.

    par Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2017/11/renouveau-patriotique-en-pologne.html

  • Reportage : Les Identitaires au Bataclan, par Caroline Parmentier

    identitaires_bataclan-600x416.jpg

    8997-20171129.jpgDès la fin de matinée, ce samedi 25 novembre, le quartier Cambronne / La Motte-Piquet est quadrillé par les forces de l’ordre. Dispositif impressionnant en nombre visant à empêcher tout rassemblement : contrôles d’identité répétés, prises en photos de certains jeunes, fouilles. Malgré tout, un petit groupe se forme devant le bar Le Pierrot. Des sommations appelant à la dispersion retentissent.

    Romain, l’un des responsables de Génération Identitaire, nous déclare :

    « Nous avions face à nous une extrême gauche qui ne respecte pas les règles alors que nous les respectons, et la justice a fait le choix de nous interdire. Ce comportement est scandaleux. On ne peut pas fonctionner comme ça. On a en France aujourd’hui un vrai manque de courage politique. Les politiques n’osent pas se positionner pour lutter contre l’islamisme, pour lutter contre l’immigration massive qui est quand même le fait générateur de cet islamisme. On a des pouvoirs publics qui sont complaisants avec ces islamistes, complaisants avec l’extrême gauche. On préfère aujourd’hui interdire de manifester à des Français, des patriotes, qui souhaitent protéger leur pays plutôt qu’à ceux qui posent des problèmes. Mais Génération Identitaire continuera à être en première ligne face à l’islamisation et face à l’immigration massive. »

    Jean-Yves Le Gallou, président de Polémia, prend la parole devant une haie de gendarmes : « La liberté de manifester est une liberté constitutionnelle et le préfet de police a eu tort de l’interdire. C’est un scandale que le tribunal administratif ne garantisse pas la liberté de manifester et la liberté d’expression. C’est une liberté fondamentale. Nous ne sommes pas en Corée du Nord… Nous sommes dans un régime de plus en plus totalitaire et ce qui se passe est donc extrêmement grave. Nous avons un petit dictateur qui s’appelle M. Macron ! »

    Hélène Rochefort

    Ni ballons roses, ni ballons bleus, ni bougie, ni nounours. Interdits de manifester, les militants de Génération identitaire se sont rassemblés devant le Bataclan pour dénoncer l’islamisme et ses centaines de victimes en France.

    La manifestation était prévue de longue date et organisée en toute légalité avec l’autorisation de la préfecture de police. Au dernier moment, sous la pression de l’extrême gauche qui annonçait une violente contre-manifestation, la préfecture a décidé d’interdire la manifestation Identitaire. « Comme d’habitude » relève Jean-Yves Le Gallou, « le système utilise les “antifas” comme chiens de garde. »

    Les militants identitaires se sont alors rassemblés spontanément devant le Bataclan aux cris de « Pas d’islamistes dans nos quartiers » ou encore « Tout le monde déteste les islamistes ». 15 personnes ont été interpellées.

    « Nous combattrons l’islamisme avec ou sans l’autorisation de ceux qui ont décidé de les protéger », déclare l’association dans un communiqué. « Vous pouvez nous faire confiance, Génération Identitaire, fidèle à son ADN sera très bientôt de retour dans la rue ! »

    « La devise du pouvoir macroniste, c’est deux poids, deux mesures » dénonce Jean-Yves Le Gallou : « Complaisance avec l’extrême gauche et préférence immigrée. Répression pour les patriotes et les Identitaires. »

    Caroline Parmentier

    Article paru dans Présent daté du 28 novembre 2017

  • Le communautarisme

    Parce qu'elle est contre-révolutionnaire, l'AF critique la conception individualiste de la société qui prévaut dans l'idéologie libérale : là où la République ne voit que des Individus et l'État, nous considérons que ce sont les familles, les communes, les provinces, les métiers, les églises, qui sont les véritables membres et organes du corps social. Mais l'accent mis sur la communauté, facteur d'enracinement, plutôt que sur l'individu, ne doit pas être considéré comme un dogme absolu pour au moins trois raisons.

    D'abord, la pensée de Maurras se situe dans l'Histoire. Contrairement à certains tenants des sociétés holistes contre les société individualistes, les maurrassiens n'érigent pas cette opposition en système. Nous n'invitons pas nos membres à vivre en autarcie dans des communautés figées ou à considérer n'importe quelle société primitive, aussi fruste soit-elle, comme supérieure à la société moderne, sous prétexte qu'elle serait moins individualiste. De même notre régionalisme a pour but de corriger le jacobinisme pour renforcer l'identité nationale à l'intérieur de l'ensemble français, pas d'ouvrir la voie aux séparatismes.

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  • Marine Le Pen dénonce “l’insincérité de la droite française”

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    Marine Le Pen, invitée de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC ce mardi, a pointé du doigt “l’insincérité de la droite française”.
    La présidente du Front national a ainsi déclaré :
    A partir du moment où vous dites la même chose que nous sur l’immigration, sur l’insécurité, sur l’Europe, […] soit vous êtes sincère, vous allez au bout de votre logique et vous provoquez une alliance, soit vous êtes insincère.

    "@laurentwauquiez a démontré son insincérité, c'est que je voulais l'obliger à faire. En campagne, ils parlent comme le @FN_officiel, et au pouvoir, ils mènent chaque fois la politique inverse." 

  • L’extrême gauche attaque un local identitaire à Paris

    Vendredi dernier, des nervis d’extrême gauche ont attaqué de nuit – « courageux » mais pas téméraires – un local identitaire. 

    Vendredi à Paris, un groupe d’extrême-gauche a attaqué un local identitaire. Leurs membres se sont ridiculisés !

    Après avoir brisé une vitre et jeté de la peinture sur une façade, ils ont immédiatement pris la fuite, laissant leurs armes derrière eux.

     
  • Les citoyens majeurs et les institutions politiques. Partie 2 : La possibilité de la démocratie directe en Monarchie fédérative.

    Mon jeune interlocuteur signale l'incompatibilité qui existe, selon lui, entre des institutions monarchiques (et dans le cas de la France, royales, héréditaires par ordre de primogéniture) et la démocratie : « (…) Le « délice » de pouvoir, en tant que citoyen, prendre les rênes d'une nation pour faire advenir un peuple d'êtres libres. Et pour moi, la démocratie a cette vertu qu'ignore la monarchie. Ou plutôt, j'aimerai préciser ma pensée, plus que de « prendre les rênes d'une nation » qui revient à fétichiser un peu trop le rôle du président de la République, je crois au libre arbitre d'une nation toute entière à « disposer d'elle-même », à accomplir, sans craindre la formule trop pompeuse, son destin. » Sans doute, pour répondre, faut-il définir exactement ce que les termes et notions, concepts, signifient et révèlent, car le débat politique est souvent, aussi, une mise au point sur le vocabulaire, ne serait-ce que pour éviter les incompréhensions et les confusions.

    Ainsi, quel sens donner, ici, au mot « démocratie » ? S'agit-il d'un système politique qui repose sur la seule loi de la majorité ? Ou d'un régime qui fait de la liberté sa condition première ou qui se confond avec l'exercice de celle-ci sous toutes (ou presque) ses formes ? En somme, « majorité » ou « liberté », ou les deux à la fois, ce qui, en soi, peut paraître contradictoire.

    S'il s'agit de la démocratie telle que l'entendaient les Athéniens de Clisthène et Périclès, forme institutionnelle dans laquelle le démos (le peuple des citoyens) « fait » la loi sur la Pnyx et réserve les principales fonctions judiciaires et politiques au tirage au sort quand seuls les dix stratèges sont élus par la foule de l'Ecclesia, elle peut bien, en certains aspects, se marier avec une Monarchie fédérative repensée pour la France du XXIe siècle : l'autorité royale sert alors de trait d'union au-delà des différentes Ecclesias que l'on peut imaginer dans les régions reconstituées (c'est-à-dire historiques et dégagées de la carte jacobine actuelle), à travers les institutions communales et professionnelles, Ecclesias disposant d'une part du pouvoir législatif local dans le cadre de la subsidiarité évoquée, comme un alibi plus que comme une réalité effective, dans le traité européen de Maëstricht du début des années 1990. En somme,la démocratie directe peut trouver dans la Monarchie un débouché politique véritable, et les citoyens y trouver quelques éléments de satisfaction pour ceux qui souhaitent une participation active et argumentée.

    Après tout, pourquoi ne pas décentraliser concrètement une partie des pouvoirs fiscaux de l’État central pour permettre une meilleure utilisation des deniers publics, au plus proche de ceux qui payent impôts et taxes ? Ce rapprochement, ce « circuit court » fiscal, par la responsabilisation des citoyens-contribuables qu'il entraîne, peut motiver nombre de payeurs-bénéficiaires à intervenir directement dans la gestion des affaires locales. Un slogan des royalistes de Besançon dans les années quatre-vingts résumait cela en une formule simple : « Mêlons-nous de nos affaires », au sens, non du repli, mais bien de la plus grande participation de tous aux soucis, aux débats et aux décisions de la Cité. En cela, les monarchistes conséquents s'avèrent plus audacieux que les partis politiques qui préfèrent une démocratie représentative peu favorable à l'idée même de référendum...

    Ce rapprochement entre le citoyen et la décision politique (ou fiscale) ne signifie pas que celui-ci puisse prendre toutes les décisions politiques mais bien plutôt celles qui concernent en priorité son quartier, sa ville ou sa région, avec le risque, qui est la contrepartie de la liberté, de se tromper ou de s'illusionner. L'intérêt d'un État royal qui ne soit pas omnipotent et centralisateur (ou centraliste) est d'occuper une situation arbitrale au-dessus (ou au-delà) des différents corps sociaux et intermédiaires qu'il s'agit bien, en Monarchie et par celle-ci (pour donner l'impulsion première et fondatrice, « libératrice » en somme), de rétablir dans leur intégralité et leurs pouvoirs propres et bien réels. 

    Maurras rappelait, à la suite de bien d'autres royalistes moins polémiques que lui, que le suffrage universel n'était pas pour l'effrayer, bien au contraire, mais qu'il s'agissait de le remettre et de l'étendre dans toutes les institutions locales, sociales et professionnelles, où il pourrait jouer un rôle utile et fonctionnel, et, dans le même temps, de libérer l’État et sa magistrature suprême de sa férule qui peut bien être insupportable quand elle devient l'objet de l'Opinion, trop souvent vecteur de la partitocratie et jouet des convoitises politiciennes... Il y a, au temps d'internet et des réseaux sociaux, l'immense possibilité de s'informer et de discuter en connaissance de cause, et cela n'est pas, en soi, une mauvaise chose s'il s'agit de bien peser le pour et le contre de décisions qu'il faut, au plus proche des réalités des lieux et des moments, prendre en citoyen maître de son destin et cela même si ce dernier peut être contrarié par la décision commune...

    (à suivre)

    Jean-Philippe CHAUVIN

    http://nouvelle-chouannerie.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1465:les-citoyens-majeurs-et-les-institutions-politiques-partie-2-la-possibilite-de-la-democratie-directe-en-monarchie-federative&catid=51:2017&Itemid=62

  • UNIVERSITÉ : DU MARXISME À L’ISLAMISME, NE PAS RÉÉDITER AUJOURD’HUI LES ERREURS D’HIER

    En l’an 2000, quand une de mes étudiantes, couverte d’un sari d’un vert brillant, vint me demander si sa tenue traditionnelle me dérangeait, je lui assurai que non. J’étais heureuse que l’université méritât bien son nom. Des cours en amphi offerts à tous, tous les âges, tous les pays.

    En 2013, pourtant, un professeur à Sciences Po Aix se plaignit officiellement du prosélytisme d’une étudiante voilée musulmane qui perturbait ses cours. Depuis, les plaintes se sont multipliées. La récente tribune de Céline Pina, dans Le Point, « contre l’entrisme islamiste à l’université » à propos de l’invitation de Houria Bouteldja à l’université de Limoges relance le débat.

    Cet entrisme existe bien, et pas seulement dans « les cursus liés aux discriminations et à la diversité » mais aussi en troisième cycle de cursus plus classiques. Il prend sa source dans un paradoxe : habituellement soucieux de ne pas « discriminer » sur autre chose que sur des critères scientifiques, les membres des jurys de thèse en sont venus à considérer souvent que lorsque les « thésards » étaient d’un autre pays, d’une autre culture, si leur travail était inféodé à une idéologie ou une dictature, on pouvait fermer les yeux. C’est ainsi que des thèses défendant l’union indéfectible du politique et du religieux, du droit et de la charia ou « dé-coloniales » avant l’heure étaient soutenues…

    Et à chaque fois se déroulait le rituel bien huilé d’un jury qui émettait sur les points les plus contestables des critiques argumentées, mais qui ne sanctionnait le manquement évident à l’objectivité qu’en évitant autant que possible la mention « très bien ».

    Sans doute faut-il cesser cette indulgence coupable dans un contexte où les victimes expiatoires des crimes supposés de leurs ancêtres dans certains cas, de leur seule europeanité dans l’autre, se comptent désormais par centaines en France. De plus, ce qui pouvait être perçu comme un coup de pouce sans conséquence donné à des étrangers venus faire leurs études en France ne l’est plus lorsque les candidats sont originaires de ces pays mais français. Demain, ils seront ici attachés d’études et de recherche, maîtres de conférences et professeurs d’université.

    Entre l’endoctrinement marxiste d’hier et l’actuel prosélytisme islamiste, il y a eu une période faste où la science semblait en voie de triompher de tout totalitarisme partisan ou religieux. Il faut donc soutenir la supplique de Cécile Pina contre toute consécration universitaire apportée à l’idéologie qui « contient en germe la mort des libertés réelles » car elle « pare de l’aura de l’intellectuel engagé celui qui trahit pourtant l’éthique scientifique ».

    Le livre Soumission, de Houellebecq, fustige précisément celle des universitaires face à l’islam radical. De fait, la peur de paraître « islamophobe » paralyse le corps professoral comme jadis l’accusation d’anticommunisme le paralysait face à des thèses marxistes.

    Ne retombons pas dans les erreurs d’hier.

    http://www.bvoltaire.fr/universite-marxisme-a-lislamisme-ne-reediter-aujourdhui-erreurs-dhier/