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actualité - Page 3947

  • Autriche : les raisons de l’annulation du second tour de la présidentielle

    Dans sa livraison d’aujourd’hui, l’hebdomadaire Minute revient, sous la plume de son correspondant en Autriche, Karl Taïdic, sur les raison de l’annulation, par la Cour constitutionnelle, du second tour de l’élection présidentielle qui avait vu la victoire du candidat écologiste, Alexander Van der Bellen, sur celui du FPÖ, Norbert Hofer.

    Minute-Couv-Autriche-Français-souche-251x350.jpg« Au total, raconte Minute dans cette enquête particulièrement détaillée et longue de deux pages, ce sont 77 926 bulletins de vote par correspondance qui sont non valables, soit plus du double de la différence de suffrages entre les deux candidats (30 863 voix) et surtout, comme l’a remarqué la Cour, plus de cinq fois le nombre de suffrages qui auraient suffi à inverser le résultat de l’élection s’ils s’étaient prononcés différemment ! 30 863 voix d’avance pour un candidat, ce sont en effet seulement 15 432 suffrages qui se sont portés sur l’un plutôt que sur l’autre. »

    L’hebdomadaire explique aussi pourquoi il a été impossible de n’annuler que certains suffrages : « Par un travail d’une rigueur exemplaire dont ferait bien de s’inspirer, en France, le Conseil constitutionnel, la Cour a minutieusement identifié toutes les circonscriptions d’où émanaient ces bulletins litigieux à l’unité près. Elle a également motivé, exemples à l’appui tant c’est compliqué, l’impossibilité devant laquelle elle se trouvait de n’annuler que les votes par correspondance. En effet, un électeur d’une région peut tout à fait voter directement dans un bureau de cette région… tout en ayant la possibilité de voter par correspondance à partir d’un bureau d’une autre région ! Autrement dit, un tricheur peut voter deux fois, sans grand risque de se faire prendre ! Etant donnée la désinvolture qui a présidé au contrôle des cartes de vote par correspondance, il fallait procéder à l’invalidation de l’ensemble du scrutin pour être certain d’avoir annulé les votes doubles. »

    Le nouveau scrutin présidentiel aura lieu le dimanche 2 octobre prochain et opposera à nouveau, puisque les résultats du premier tour, eux, sont validés, les deux candidats arrivés en tête, Norbert Hofer (35,05 %) et Alexandre Van der Bellen (21,34 %).

    http://fr.novopress.info/

  • Le protégé de Sébastien Chenu nommé à la tête de la fédération FN du Maine-et-Loire

    En remplacement de Barbara Mazières qui avait été exclue en raison de son engagement trop proche de la Manif pour Tous et d'une soi-disant proximité avec Jean-Marie Le Pen :

    6a00d83451619c69e201b8d2020319970c-120wi.png"À 24 ans, Aymeric Merlaud, devient le responsable départemental du FN en Anjou. Il a été préféré, par les instances nationales, au maire de Sermaise. Une nomination qui intervient après une longue crise au sein de la fédération départementale. Aymeric Merlaud est le quatrième responsable départemental en moins d’un an. Deux de ses prédécesseurs, Gaétan Dirand et Barbara Mazières, ont quitté le FN."

    Mais ce que ne précise pas Ouest-France, c'est que le jeune Aymeric Merlaud ne fait pas l'unanimité, en raison de son parachutage imposé par Sébastien Chenu, ex-UMP et Gaylib, qui avait déjà entraîné le départ de Gaëtan Dirand en juillet 2015 :

    "En fait, la goutte d’eau qui a fait déborder la colère de Gaëtan Dirand est la décision prise par le FN d’investir, comme tête de liste aux régionales pour le Maine-et-Loire, le jeune Aymeric Merlaud, le protégé... de Sébastien Chenu! (...)

    Gaëtan Dirand, qui avait déjà démissionné de son poste de secrétaire départemental (...) a rendu sa carte de membre du parti, auquel il avait adhéré en 1997.

    « J'estime que M. Merlaud n'a aucune légitimité pour porter les couleurs du Front National dans notre département, puisqu'il habite Paris et n'est membre du Front National que depuis moins d'un an. Il ne connaît ni notre fédération ni ses membres, et n'a milité qu'une seule fois et pour son propre compte, lors des dernières départementales. »

    Philippe Carhon

  • Rocard et Wiesel : la fin de deux imposteurs !

    Quelle différence y a-t-il entre Jean-Marie Le Pen et Marine Le Pen ? Le premier rappelle dans deux tweets bien sentis que Michel Rocard qui vient de s’éteindre le 2 juillet à 85 ans « fut un combattant de la guerre d’Algérie : dans le camp de l’ennemi » et que l’ancien Premier ministre de François Mitterrand « se vantait d’avoir porté des valises de billets qui servaient au FLN à acheter des armes pour tuer des Français ».

    La présidente du Front national, elle, à l’instar de toute la classe politico-médiatique, a cru bon de rendre hommage à l’ancien militant PSU et pro-FLN : « Sincères condoléances à la famille et aux proches de Michel Rocard, premier ministre de la France, homme de convictions ». Et après cela il y a aura encore des gens pour prétendre que le FN n’a pas changé, qu’il s’agit seulement d’une différence de forme et de génération et non de fond entre le père et la fille !

    Michel Rocard était un vil politicien qui a toujours trahi les intérêts de la France, d’abord pendant la guerre d’Algérie en poignardant dans le dos les soldats du contingent appelés à se battre contre le FLN et en fraternisant avec l’ennemi, ensuite en participant, comme Premier ministre, au largage graduel de la Nouvelle-Calédonie, pourtant territoire stratégique riche en minerais que nous convoitent des puissances comme l’Australie et la Nouvelle-Zélande, en cédant tout là encore au FLNKS de Jean-Marie Tjibaou, aidé par le traître gaullo-chiraquien Jacques Lafleur (c’est décidément une habitude chez les gaullistes de prendre le parti de l’ennemi et de lui céder des pans entiers du territoire national !)

    Piètre orateur, très imbu de lui-même, ce protestant multidivorcé que pour le coup Mitterrand détestait à juste titre n’a mené à bien aucune réforme d’envergure en politique intérieure pendant les trois ans où il fut Premier ministre et où il veilla à ne surtout pas baisser dans les sondages en vue de la prochaine présidentielle (à laquelle il ne put concourir, ayant reçu de l’Elysée le missile Tapie lors des européennes de 1994). Alors que la France jouissait à l’époque d’une forte croissance, Rocard s’est refusé par démagogie, lors de son passage à Matignon, à traiter le dossier explosif des retraites, repassant la patate chaude à ses successeurs. Alors que notre pays connaissait déjà des taux records de prélèvements obligatoires, il créa une nouvelle cotisation, la CSG (Contribution sociale généralisée), un nouvel impôt, l’ISF (l’impôt de solidarité sur la fortune) ce qui incita les personnes ayant brillamment réussi dans la vie à fuir l’enfer fiscal français. Il favorisa le parasitisme et l’invasion migratoire en créant le RMI sans soumettre l’octroi de ce revenu à une condition de nationalité ni à une recherche effective d’un travail.

    Très antichrétien (il osa dire de manière calomniatrice à l’Assemblée nationale que les docteurs de l’Eglise s’étaient demandé pendant des siècles si les femmes avaient une âme alors même que les catholiques ont toujours vénéré la Vierge Marie, que pour la validité du mariage a toujours été requis le libre consentement de la future épouse et que les femmes ont toujours reçu le sacrement du baptême au même titre que les hommes), Rocard fut un adversaire constant de la droite nationale en général et de Jean-Marie Le Pen en particulier qu’il accusa sans preuves d’avoir torturé en Algérie. Pour la petite histoire, la cour de cassation changea sa jurisprudence à cette occasion : dans cette affaire qui dura quatorze ans, Le Pen avait d’abord réussi à faire condamner Rocard pour diffamation, la cour de cassation dans un premier temps donna raison au Menhir puis, quelques années plus tard, l’affaire se prolongeant, les cours d’appel successives refusant de condamner l’ancien porteur de valises du FLN, les juges de casse changèrent leur fusil d’épaule de sorte que Rocard fut définitivement relaxé. Ce dossier a montré de manière stupéfiante qu’on ne saurait faire aucune confiance à une justice politisée et syndicalisée toujours prête à prendre le parti des puissants et de l’appareil dirigeant de l’Etat contre l’opposition nationale.

    Si le décès de Rocard nous laisse donc l’œil sec, nous ne pleurerons pas davantage (sinon peut-être de joie) devant la disparition d’un autre imposteur, Elie Wiesel. Dans les pages centrales de ce numéro, Hervé Ryssen et Robert Faurisson rappellent fort opportunément qui était vraiment ce mystificateur, pourvoyeur de haines, qui a su faire une carrière très rémunératrice dans la pleurniche. De même, dans un tweet qui a suscité l’ire des grands media et des lobbies « puissants et nocifs », Jean-Marie Le Pen, qui suit manifestement de près l’actualité, a écrit fort justement : « Wiesel affabulateur ? “Il m’arrive assez souvent de broder, d’inventer des détails piquants sur l’histoire…” Mémoires, tome 1, 1994, p .271 ».

    Nous ne sommes cependant pas les seuls à refuser de tresser des lauriers à l’auteur de La Nuit. Evoquant le 2 juillet la mort d’Elie Wiesel, disparu le même jour que Rocard (quelle belle journée une semaine seulement après le Brexit !), le site de France Inter annonçait à 22h44 : « Claude Lanzmann sera demain à 7h45 l’invité du 6/9 de Laetitia Gayet. » L’émission a bien eu lieu, on peut l’écouter sur l’excellent site Egalité et Réconciliation (<https://www.egaliteetreconciliation.fr/Lanzmann-Finkielkr...>) mais on n’en trouve aucune trace dans la grille de France Inter, où il est absolument impossible de réécouter l’émission. Pourquoi cette inhabituelle et brusque censure ? Tout simplement parce qu’invité à dresser le panégyrique du défunt, ce qui semblait somme toute logique entre professionnels de la « shoah business », le nonagénaire Claude Lanzmann, après avoir évoqué une « fournée de morts » (sic !), multiplia les attaques vipérines contre Wiesel qui « n’avait passé que 3 ou 4 nuits à Auschwitz avant d’attendre la fin de la guerre à Buchenwald » contrairement au prix Nobel hongrois Imre Kertesz, « un vrai survivant, lui ». Lanzmann accusa également Wiesel d’avoir refusé avec mépris de participer à son film Shoah (quel impardonnable affront !) et de n’en avoir soufflé mot à sa sortie, sauf dans un étrange article du New York Times où il se garda bien de vanter la qualité de l’œuvre. Laetitia Gayet qui ne s’attendait pas à un tel déluge de feu contre l’icône était manifestement tétanisée. On le voit, entre professionnels de la Shoah, c’est tout sauf le grand amour !

    http://pourunefranceforteetcatholique.hautetfort.com/

     

  • La Semaine de MAGISTRO, une tribune d'information civique et politique

    La Semaine de MAGISTRO Adossée à des fondamentaux politiques avérés, Magistro, une tribune critique de bon sens, raisonnée et libre, d'information civique et politique. 
    Du côté des élites

    • Ivan RIOUFOL   Journaliste politique   Rebâtir l'Europe, mais sans ses fossoyeurs

    En France

    • Sophie de MENTHON   Présidente d'ETHIC, Membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE)   Pas de panique chez les chefs d’entreprise d’ETHIC face au Brexit

    Avec l'Europe

    • Roland HUREAUX   Essayiste   L'Union européenne tombera d'un coup

    • Jean-Baptiste GIRAUD   Journaliste, Directeur de la rédaction d'Economiematin.fr    Brexit : c'est l'immigration qui a fait la différence

     Madeleine de JESSEY   Co-fondatrice et porte-parole de Sens Commun   Brexit : les Républicains se souviendront-ils de Philippe Séguin ?

    • Denis FADDA    Haut fonctionnaire international   Les enseignements du Brexit

    • François JOURDIER   Officier, amiral (2S)   La révolte des peuples

    • Xavier GUILHOU   Directeur du Cabinet XAG Conseil   La chute du mur de Bruxelles

    Faites suivre à vos amis, dans votre famille et partagez ... MAGISTRO vous invite aussi à vous rendre sur son site et y (re)lire tous les écrits depuis son origine (2008). MERCI.   

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Fronts du Donbass et de Syrie : deux théâtres d’une même guerre

    Dans plusieurs articles et dans deux conférences données pour les « Journées eurasistes », patronnées par Laurent James à Bruxelles puis à Bordeaux, j’ai eu l’occasion de dire et de répéter que ces deux théâtres de guerre sont liés sur le plan stratégique. Je le répéterai ici car la prise de conscience de ces tragiques faits d’actualité peut contribuer à redonner aux Européens (et aux Russes) la conscience d’un destin commun : celui d’une civilisation bicéphale, ottonienne et rurikide en ses premiers fondements, non plus triomphante mais assiégée, martyre, conspuée comme un Heliand non reconnu par les homme triviaux, sans foi ni loi.

    Revenons aux deux fronts de la guerre en cours : il serait sot d’imaginer que la situation en Syrie n’a rien à voir avec celle, bloquée, qui afflige les régions de l’Est de l’Ukraine. L’histoire nous enseigne que les deux régions sont des « régions-portails », des « gateway regions » sur les « rimlands » entourant le « heartland », la terre du milieu, dominée par la Russie. La notion géopolitique de « gateway région » ou « région-portail » a été mise en exergue par le stratégiste américain Saul B. Cohen dans plusieurs de ses essais et ouvrages. L’importance d’immobiliser, de détruire ou de bloquer les régions-portail est cruciale pour la stratégie globale actuelle et passée des Etats-Unis puisque celle-ci a toujours consisté à interdire le déploiement de synergies continentales sur la masse territoriale eurasiatique, dans le Vieux Monde ou sur l’Ile-monde du géopolitologue britannique Halford John MacKinder. Cette stratégie globale implique d’empêcher toute coopération sur le long terme entre l’Europe centrale et la Russie. La pratique consiste dès lors à créer artificiellement des conflits dans les régions-portail afin qu’elles ne puissent plus jouer leur rôle d’interface entre grandes régions d’Eurasie. On y créera des turbulences permanentes ou des guerres de longue durée en appuyant indirectement des intermédiaires, des « proxies », dont l’idéologie est toujours farfelue, délirante, criminelle et fanatique. Pendant des décennies, les régions-portail seront inutilisables, ne pourront plus servir à joindre des énergies constructives.

    La partie de l’Ukraine située à l’Est de la Crimée a relié jadis l’Europe (représentée par les comptoirs génois et partiellement vénitiens) au reste de l’Asie aux temps de Marco Polo, des grands khans mongols et plus tard encore, bien que dans une moindre mesure. La côte syrienne était la porte d’entrée des longues routes terrestres vers l’Inde et la Chine. La nécessité vitale de contrôler cette voie d’accès a amené l’Europe occidentale à lancer huit croisades durant notre moyen-âge (Spengler nous expliquait toutefois que la notion de « moyen-âge » n’est valide que pour nous).

    Les réalités géographiques sont stables et permanentes. Elles seules sont significatives, au-delà des régimes ou des personnalités politiques, des idéologies ou même des religions. Tous les oripeaux idéalistes, utilisés pour susciter des guerres inutiles ou, pour être plus exact et précis, des guerres retardatrices (Carl Schmitt), sont autant de dérivatifs lourds et parasitaires pour aveugler les naïfs. MacKinder a voulu nous l’expliquer dans son livre magistral et plus ou moins oublié aujourd’hui, Democratic Ideals and Realities, qui a connu plusieurs éditions, chaque fois remaniées, entre 1919 et 1947.

    Aujourd’hui, si les deux régions-portail en ébullition étaient pacifiées, les puissances économiques situées à l’Est et à l’Ouest de celles-ci, pourraient permettre l’acheminement de biens et de matières premières par voies terrestres, oléoducs et gazoducs, chemins de fer entre l’Asie orientale, l’Iran et l’Europe (dans le cas de la Syrie) et entre la Chine, la Russie et l’Allemagne (dans le cas de l’Ukraine). Ce qui est important aujourd’hui, et donc ne pourrait subir d’entraves artificielles, ce sont les projets postmarxistes et « listiens » de la Chine : elle les a imaginés et a commencé à les mettre en œuvre grâce aux surplus qu’elle a pu engendrer en devenant le principal atelier du monde. Elle envisage de les réaliser dans le cadre des BRICS et/ou du Groupe de Shanghai, avec l’assentiment de la Russie et du Kazakhstan.

    Je parle ici très spécifiquement de projets « listiens » dans le cadre de cette grande organisation continentale car Friedrich List fut le principal théoricien du développement dans l’histoire du monde. Il demeure un classique de la pensée politique concrète et reste d’une grande actualité. Il ne faut jamais oublier que List impulsa le développement des chemins de fer dans l’Allemagne non encore industrialisée de la première moitié du 19ème siècle, initiative qui a permis l’unification territoriale des Etats allemands (du Zollverein à la proclamation du II° Reich à Versailles en 1871) et leur industrialisation fulgurante. Sans List, personne n’aurait jamais parlé d’une puissance allemande, politique et économique. Ce fut aussi List qui dressa les plans du creusement de canaux économico-stratégiques aux Etats-Unis (il fut fait citoyen américain), de façon à relier les régions des Grands Lacs aux ports de la côte est. En Allemagne encore, il propose aux cercles d’avant-garde politique, qui ne souhaitaient pas végéter dans l’aimable désordre de la Kleinstaaterei, de relier par canaux les bassins fluviaux de la Vistule à la Meuse dans la plaine nord-européenne alors dominée par la Prusse. Sans le génie de List, personne n’aurait jamais pu parler de la puissance agricole globale des Etats-Unis : en effet, l’Etat américain n’aurait jamais pu exploiter correctement le « wheat belt », la « ceinture de blé », du Middle West sans l’existence précoce d’un moyen de transport de masse vers les ports de l’Atlantique. De plus, l’approvisionnement aisé des grandes villes de la côte atlantique a permis d’attirer une immigration de grande ampleur venue d’Europe. Le ravitaillement était assuré.   

    Selon List, qui songeait en termes de multipolarité continentale et favorisait les projets d’unification pacifiques sous l’égide du développement technologique, le rôle de l’Etat est justement de soutenir et de subventionner les moyens de communication pour susciter le développement de forces créatrices, industrielles, techniques et privées, appelées à croître. En ce sens, Joseph Schumpeter est son disciple. List appartient donc à une école libérale constructive, non handicapée par un fatras de notions idéologiques nauséeuses, présentées comme eudémonistes. Il est la figure de proue d’une école pragmatique efficace et non stupidement conservatrice de statu quo handicapants, qui a pu, dans le cadre des Lumières actives et non des Lumières bavardes, rejeter les aspects négatifs de l’idéologie libérale vulgaire qui oblitère l’Europe et l’eurocratisme aujourd’hui.

    Les pionniers chinois du développement de l’Empire du Milieu se réclamaient de List, à la fin de l’ère impériale moribonde à la fin des années 1890 et aux débuts du défi lancé par les Républicains nationalistes de Sun Yatsen (qui réussit sa révolution en 1911). List a eu beaucoup de disciples chinois. Après les crises subies par la Chine au cours de la première moitié du 20ème siècle, les guerres civiles, les troubles provoqués par les « warlords » en lutte les uns contre les autres, l’occupation japonaise, l’ère communiste et la révolution culturelle, la Chine a décidé de se débarrasser tacitement du marxisme de l’époque maoïste, sans faire trop de tapage pour ne pas ameuter les masses auparavant conditionnées et les membres du parti. Cette « dé-marxisation » silencieuse est en fait une redécouverte de List et de ses disciples actuels, des plans qu’ils ont pensés et qui ressemblent à ceux que le maître initial avait forgés pour l’Allemagne ou pour les Etats-Unis.

    Ces plans ont donné la puissance économique, industrielle et agricole à ces deux pays. Les divagations idéologiques actuelles créent la confusion et font émerger des conflits empêchant l’éclosion et la mise en œuvre de développements utiles dans le domaine des communications, dont l’humanité toute entière pourrait bénéficier. C’est une politique belliciste et retardatrice (Carl Schmitt) qui a provoqué les guerres horribles et inutiles de Syrie et du Donbass. Et ces conflits pourraient, on l’imagine bien, être rapidement étendu au Caucase (Tchétchénie, Daghestan, Ossétie), aux provinces de l’Est de la Turquie (les Kurdes contre l’établissement turc), bloquant pour de longues décennies toute possibilité d’étendre les voies de communication ferroviaires, les oléoducs et gazoducs et les routes terrestres.

    Robert Steuckers.  

    http://euro-synergies.hautetfort.com/

  • Ivan Rioufol : "Tomber dans le piège de la guerre civile serait un désastre !"

  • L’effet Brexit : référendum anti-UE en Hongrie

    Après des années de directives, sanctions et autres diktats, c’est à un terrible retour de bâton que doit se préparer aujourd’hui Bruxelles. Encouragés par le retentissant retrait britannique de l’Union, les pays membres qui ne supportent plus les oukazes de cette « nouvelle URSS » entendent bien secouer leur joug. Dernier exemple en date : celui de la Hongrie qui, refusant de se voir « colonisée », a annoncé mardi qu’elle organiserait le 2 octobre un référendum sur le plan européen de répartition des 160 000 demandeurs d’asile arrivés en Grèce et en Italie en 2015.

    Rappelons que, dès l’adoption de ce texte par les 28 en septembre, la Hongrie, qui se voyait imposer un quota de 1 300 clandestins, avait immédiatement dit « non », jugeant fort justement que celui-ci violait non seulement sa souveraineté mais mettait également en danger sa sécurité, du fait notamment de la présence de terroristes parmi les « réfugiés ». Refusant formellement de le mettre en application, Budapest avait même déposé en décembre un recours devant la justice européenne, et brandi la menace du référendum. Emporté depuis par l’effet Brexit, Orban a fini par mettre sa menace à exécution. De sorte que, début octobre, les Hongrois seront appelés à répondre à la question suivante : « Voulez-vous que l’Union européenne décrète une relocalisation obligatoire de citoyens non hongrois en Hongrie sans l’approbation du Parlement hongrois ? »

    Une décision qui a bien sûr fortement déplu au Moloch bruxellois, dont les suppôts se sont empressés de rappeler que la Hongrie, comme les autres pays de l’UE, était « tenue de respecter les traités internationaux qui intiment aux Etats signataires l’obligation d’accueillir les personnes en quête de protection internationale et de leur accorder si besoin l’asile »…

    Avertissement qui n’est cependant pas du genre à intimider des Hongrois qui, il n’y a pas si longtemps, affrontaient quasiment à mains nues les blindés de l’Armée rouge !

    Dans la capitale magyare d’ailleurs, on a même déjà collé ici et là des affiches proclamant : « Envoyons un message à Bruxelles, pour que ce soit clair pour eux aussi. » Et Antal Rogan, chef de cabinet de Viktor Orban, annonçant que les patrouilles seraient doublées le long de la frontière sud avec la Serbie, rappelait encore cette semaine : « Seuls les Hongrois peuvent décider avec qui ils veulent vivre en Hongrie. »

    Franck Delétraz

    Article paru dans Présent daté du 7 juillet 2016

    http://fr.novopress.info/

  • L’abrogation de la Loi Taubira est liée à la nécessité de protéger l’intérêt supérieur de l’enfant

    Sabine de Villeroché, ancienne avocate au Barreau de Paris, membre du Comité Central du FN, a rédigé pour le Club Idées nation une petite synthèse expliquant pourquoi l'abrogation de la loi Taubira est nécessaire :

    "En autorisant les couples de même sexe à se marier, la loi Taubira a légalisé leur droit à adopter des enfants. C’est un véritable bouleversement de notre droit de la filiation auquel on assiste depuis que ce désir d’enfant est accessible à ceux qui ne peuvent naturellement procréer. Avons-nous bien réalisé qu’au-delà du mariage pour tous, c’est bien le droit à l’enfant pour tous qui a été sacralisé ?

    Pour les couples de même sexe, devenir parents d’intention peut se réaliser de 4 manières : l’adoption au sens classique, la GPA ou gestation pour autrui, la PMA ou procréation médicalement assistée, ou encore la co-parentalité. Parmi ces procédés, certains comme l’adoption sont légaux, d’autres sont illicites.

    L’adoption « classique » est autorisée de fait par la loi Taubira mais se révèle peu efficace voire anecdotique compte tenu du faible nombre d’enfants adoptables (depuis 2013, moins d’une dizaine de couples se sont vus attribuer un enfant par le biais de cette procédure). D’où la nécessité pour les couples de même sexe de recourir aux procédés de fabrication d’enfants à l’étranger : GPA pour les couples d’hommes, ou PMA pour les couples de femmes.

    Les pratiques de GPA et de PMA sont formellement interdites en France, comme le stipulent l’article 16-7 du Code Civil et la loi de bioéthique de 1994. La GPA est sanctionnée par le Code Pénal (article 227-12). L’article L2141-2 du Code de Santé Publique interdit le recours à la PMA pour les couples de femmes et les célibataires (la PMA est réservée aux couples hétérosexuels souffrant d’infertilité).

    Pourtant nos gouvernants et nos juges reconnaissent des effets juridiques à ces procédés illégaux.

    La circulaire Taubira de Janvier 2013 et les décisions jurisprudentielles en matière de GPA et de PMA (pour la seule année 2013, moins d’un an après la promulgation de la loi, 295 jugements d’adoptions au profit de la conjointe de la femme ayant eu recours à la PMA ont été prononcés contre 9 décisions de rejet)valident de fait ces pratiques.

    La PMA et la GPA donnent lieu à un véritable commerce sur internet. De nombreuses sociétés proposent la vente d’ovocytes et la location de « mères porteuses » et autres dons de gamètes. Ces intermédiaires ne sont pas sanctionnés.

    Pour pallier l’image désastreuse de telles ventes dans l’opinion publique, certains courants de pensée sont déjà à la manœuvre.L’émergence d’une volonté de légaliser une GPA « altruiste » est révélatrice. La ministre de la famille a annoncé son intention d’abroger le texte qui pénalise les médecins ayant orienté leurs patientes vers une PMA à l’étranger. Et ce n’est pas Alain Juppé qui reviendra sur ce genre de décision puisqu’il vient de se déclarer favorable à l’adoption homoparentale. NKM s’est prononcée en faveur de la légalisation de la PMA.

    Notre société française se trouve, en matière d’homoparentalité, dans une situation paradoxale voire schizophrène qui nous renvoie à cette question cruciale :

    - doit-on satisfaire à n’importe quel prix les désirs d’adultes au détriment de droits fondamentaux de l’enfant ? Comme celui de n’être pas traité comme une marchandise ou d’avoir un père et une mère.

    Les limites sont sans cesse repoussées puisqu’émerge désormais un énième modèle familial qui ne repose même plus sur la notion de couple : la co-parentalité. Processus totalement gratuit, des parents d’intention et biologiques via de petites annonces sur internet s’entendent à 3 ou 4 pour programmer la conception d’un enfant. Une charte dite de co-parentalité règle à l’avance les droits et devoirs de chacun sur l’enfant, objet du contrat.

    En supprimant l’altérité sexuelle du couple parents, la Loi Taubira consacre un désir d’adulte : celui de l’enfant à tout prix. D’où l’amplification des recours aux processus d’échange, d’achat, de location de femmes et d’enfants. L’état de notre droit sur le sujet est paradoxal et confus. Les propositions d’adaptation des textes pour renforcer les sanctions contre les GPA à l’étranger sont louables mais incomplètes.

    Les pratiques pour se procurer « un enfant à tout prix » structurent notre société autour de nouveaux modèles incongrus, les chartes de co-parentalité font de l’enfant le produit d’un pacte social privé aux conséquences aventureuses.

    L’abrogation de la Loi Taubira est directement liée à la nécessité de protéger l’intérêt supérieur de l’enfant et au respect du droit des femmes. C’est un enjeu majeur pour 2017."

    Michel Janva