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actualité - Page 4703

  • Sept ans de prison pour le buraliste de Lavaur : « Je suis Luc Fournié » par LA LIGUE DU MIDI

    « Je suis Luc Fournié » : on a tous en mémoire le calvaire de René Galinier en 2010, ce vieux monsieur de 73 ans originaire de Nissan dans l’Hérault, placé malgré son âge, en détention préventive. L’émotion avait été si forte qu’Élie Aboud, le député de la circonscription avait rendu visite au prisonnier incarcéré à la maison d’arrêt de Béziers et qu’un soir, à la télé, Xavier Bertrand, alors ministre du travail déclarait à une question qu’on ne lui posait pas « s’il y a un scandale, c’est celui de ce vieux monsieur qui est en détention préventive pour avoir tiré sur deux cambrioleuses qui s’étaient introduites dans sa villa… ». Les choses n’avaient pas traîné et après un jeu de chaises musicales judiciaires, le détenu était libéré au bout de 60 jours grâce à un lobbying efficace des identitaires de la Ligue du Midi. « Papy » Galinier comme on le surnomma dès lors affectueusement devrait être jugé en juin de cette année 2015; la légitime défense sera au cœur des débats.

     

    Cette fois-ci c’est dans le Tarn, que le buraliste Luc Fournié a été condamné par la cour d’assises d’Albi à la peine disproportionnée de sept ans d’emprisonnement et incarcéré sur le champ pour avoir abattu un cambrioleur chez lui, de nuit. Pourtant l’affaire paraissait simple et avait de fortes chances de déboucher sur un acquittement. Mais en France, en matière de légitime défense, ce genre d’affaire n’est jamais simple. Résumé : le buraliste Luc Fournié est averti, par sa sœur, quatre jours avant les faits, que les barreaux d’une fenêtre avaient été sciés. Ce n’est pas la première fois que cela se produit. Le buraliste prévient les gendarmes – une fois de plus – et décide de monter la garde dans sa boutique : «On était sur le qui-vive depuis plusieurs jours et je croyais que les gendarmes nous protégeaient ». Il dort avec à proximité un fusil de chasse chargé et dispose quelques chaises en équilibre de façon à être réveillé en cas d’intrusion. En pleine nuit, il entend du bruit, distingue deux silhouettes et fait feu à deux reprises. Un des cambrioleurs meurt sur le coup, le second prend la fuite.

     

    L’affaire, pour un jeune étudiant en droit, ne fait pas problème : il y a d’évidence légitime défense si l’on se réfère aux articles du Code pénal. En effet, l’article 122-6 stipule :

     

    « Est présumé avoir agi en état de légitime défense celui qui accomplit l’acte : pour repousser, de nuit, l’entrée par effraction, violence ou ruse dans un lieu habité … »

     

    Mais l’article 122-5 qui donne la définition de la légitime défense apporte une précision qui va s’immiscer au cœur du débat :

     

    « N’est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, accomplit, dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense d’elle-même ou d’autrui, sauf s’il y a disproportion entre les moyens de défense employés et la gravité de l’atteinte ».

     

    Dans cette affaire, les conditions du paragraphe 6 semblaient être remplies, en outre le buraliste agissait pour défendre sa personne et sa famille et enfin le fait de se saisir d’un fusil de chasse dans le noir face à deux agresseurs semblait ressortir de la notion de proportionnalité. Et bien NON et ce en raison du discours ambiant droit de l’hommiste qui met sur le même pied une racaille et un honnête commerçant. La légitime défense est un droit naturel qui implique, qu’à travers toutes les époques, on a le droit de se défendre quand on est attaqué, la notion de riposte proportionnée, n’étant qu’un faux nez destiné à incapaciter les braves gens.

     

    Faudrait-il alors que tous les buralistes de France se mettent à la pratique du karaté – et encore pourrait-on leur reprocher que la pratique d’un art martial peut constituer une circonstance aggravante – ou alors, l’agressé devra-t-il proportionner les coups qu’il va donner avec ceux qu’il est en train de recevoir; l’agressé devra-t-il demander à ses agresseurs s’il peut prendre un temps de réflexion afin d’analyser si la riposte envisagée est proportionnée au millimètre près. Peut-être pourrait-il également inviter les malfaisants autour d’une tasse de thé, leur demander s’ils sont eux aussi adeptes des sport de combat et s’ils ne dissimuleraient pas par hasard sous leurs vêtements, une arme blanche ou à feu. On en revient à l’affaire Galinier où un membre du Parquet avait déclaré sans vergogne : « Galinier aurait dû s’enfermer dans une pièce et téléphoner à la gendarmerie ». Le problème, c’est que « Papy » avait déjà téléphoné à deux reprises à la gendarmerie et que préférant faire confiance à l’adage, « il vaut mieux être vivant en prison que mort au cimetière », Galinier avait fait ce que son devoir d’homme lui imposait, à savoir assurer sa défense quand la société n’était pas capable d’y pourvoir. Je ne sais pas si cette réaction s’appelle de la légitime défense, mais je sais en tous cas que sa défense était légitime.

     

    Aujourd’hui, les commerçants sont en première ligne dans le combat pour la reconnaissance de la légitime défense. En 2010 l’affaire Galinier, avait démontré le caractère insupportable d’une telle situation et les hommes politiques de droite n’ont pas eu plus de courage, hier, que ceux de gauche aujourd’hui pour renverser cette situation par une modification de la loi en instaurant, par la sanctuarisation du domicile, une présomption absolue de légitime défense dès lors qu’un logement ou une échoppe subit une intrusion maligne évidente.

     

    Voilà pourquoi, jusqu’à la libération du buraliste de Lavaur, je suis Luc Fournié !

     

    La Ligue du Midi

     

    • Communiqué de presse de Richard Roudier d’abord mis en ligne sur Ligue du Midi, le 6 avril 2015.

    http://www.europemaxima.com/

  • Et combattre la haine antichrétienne en Europe, c'est facultatif ?

    Lu sur l'Observatoire de la christianophobie :

    "La Commission européenne organisera à Bruxelles, les 1er et 2 octobre prochain, son « premier colloque annuel sur les droits fondamentaux dans l’Union européenne ». Le thème de ce colloque – en anglais, car il n’y a pas de version française présentement – est « Tolerance and respect: preventing and combating anti-Semitic and anti-Muslim hatred in Europe ». Je traduis : « Tolérance et respect : empêcher et combattre la haine antisémite et anti-musulmane en Europe ». M’est avis qu’il manque quelque chose… Mais quoi ? Ah oui, bon sang, mais c’est bien sûr… Et la haine antichrétienne en Europe ? Zut, ils l’ont oubliée. Je vais les y faire songer de ce pas… Vous pouvez aussi le faire ici, et en français !"

    Michel Janva  http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Désintox : Le Pen, une stratégie présidentielle anticipée?

    Jean-Michel Vernochet analyse pour MPI-TV l’actualité des derniers jours, sous l’angle de la désintoxication nécessaire des médias mainstream.

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    Le 10 mai, tous avec Jeanne d’Arc

    Affiche JA 2-2015

     

    http://www.medias-presse.info/desintox-le-pen-une-strategie-presidentielle-anticipee/29565

  • Eric Zemmour pointe les « Philippot boys » et le programme économique du FN transformé en épouvantail pour électeurs de l’UMP

    Pour sa chronique radiophonique, Eric Zemmour est revenu sur la querelle entre les membres de la famille Le Pen et sur ses aspects réellement politiques. Selon Zemmour, la ligne de Florian Philippot, si chère à Marine Le Pen, est aussi celle qui a empêché le report de vote des électeurs de l’UMP en faveur du FN au second tour, privant le Front National de tout département.


    Front national : « Une victoire à la Pyrrhus… par rtl-fr

    http://www.medias-presse.info/eric-zemmour-pointe-les-philippot-boys-et-le-programme-economique-du-fn-transforme-en-epouvantail-pour-electeurs-de-lump/29527

  • Dans un État totalitaire, on ne ferait pas mieux

    Depuis quelques semaines, l’Assemblée nationale est le lieu où la démocratie meurt un peu plus de jour en jour.

    Si nous étions dans un État communiste totalitaire comme la Corée du Nord, les choses ne seraient pas différentes de ce que nous vivons en ce moment en France. Depuis quelques semaines, l’Assemblée nationale est le lieu où la démocratie meurt un peu plus de jour en jour. Une mort autour de laquelle s’affairent les députés de tous bords pour ne rien manquer de la fête.

    Commençons par l’article 49–3 : il a été sorti par le Premier ministre pour imposer à tous la loi Macron. Une espèce de caricature de démocratie pour faire croire que cette loi pouvait être discutée, puis un passage en force inutile, la droite aurait voté et pas la gauche de la gauche. Valls, très courageux, n’a pas voulu courir le risque. Une parodie, donc, de représentation nationale, avec un effet immédiat : cet article 49-3 ne peut plus être utilisé.

    C’était sans compter avec le passage en force des lois par la méthode utilisée depuis. La procédure dite « accélérée », c’est-à-dire un moyen d’aller vite en supprimant tout débat. La loi Santé, passée en catimini devant une commission composée de soutien à cette dite loi, et les articles ont été votés les uns après les autres par des groupes de 25 ou 30 personnes toutes acquise à la cause ou presque.

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  • Quand les services turcs tuent en plein Paris

    Ce 9 avril le quotidien Le Monde faisait connaître une décision du 11 mars : le gouvernement français acceptait de déclassifier es documents émanant de nos services de renseignement à propos d'une affaire qui remet en cause les relations d'État entre la France et la Turquie. (1)⇓

    L'assassinat, le 9 janvier 2013, rue Lafayette, à Paris, de trois militantes kurdes pose en effet plusieurs problèmes, que l'on devrait examiner séparément. Depuis septembre 2014 le magistrat instructeur demande cette déclassification dans ces termes : « L’enquête judiciaire,écrit-elle, a mis en évidence que l’un des mobiles les plus plausibles de ce triple assassinat pouvait être mis en relation avec les activités supposées d’Omer Güney [le "tireur présumé" précise Le Monde] en France au sein des services secrets turcs (MIT). »

    L'aspect le plus grave, du point de vue français, nous ramène en quelue sorte à l'énorme indignation que remua en son temps l'affaire Ben Barka, en 1965. La même question, 50 ans plus tard, est rappelée par l'avocat des victimes, Me Antoine Comte : « le silence de la France sur ces crimes reviendrait à accorder à des États étrangers le droit de tuer sur le sol français en toute impunité, et nous serions fous de croire que cela ne se reproduirait pas ».

    Il y a un demi-siècle la liquidation sur notre sol d'un opposant marocain fut considérée comme un scandale d'État. Ceci avait conduit à la réforme de l'organigramme des services spéciaux français. Aujourd'hui, rien jusqu'ici.

    Ne dissimulons pas qu'à quelques jours du Centenaire du génocide arménien de 1915, c'est aussi le rôle de plus en plus trouble du gouvernement turc dans les affaires du proche-orient qui se trouve visé.

    D'autre part, en 2013, les trois victimes, Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Söylemez ont été tuées par balles au siège du Centre d’information du Kurdistan. Lié au PKK, cet organisme pose évidemment un problème inhérent à toutes les luttes de libération. Le"parti des travailleurs du Kurdistan", en tant que tel, a été classé parmi les organisations terroristes par l'Union européenne. On ne saurait en dire autant de tous les sympathisants de la cause kurde, auxquels l'État turc, jusqu'à une date récente, n'offrait aucune possibilité d'expression légale.

    Le tribunal de grande instance de Paris, le 24 mars, jugeant une affaire mettant en cause des membres du PKK, a précisé – curieuse justice – dans une déclaration liminaire"que l’on devait désormais tenir compte de l’action du PKK contre l’État islamique".

    L'État turc l'entend si peu de cette oreille qu'il déclare très officiellement considérer la révolte kurde, avec laquelle il cherche à négocier en position de force, comme plus dangereuse que l'État islamique. En 2014 au parlement d'Ankara un député kémaliste a même diffusé des documents tendant à prouver un soutien des services secrets turcs aux islamo-terroristes. Depuis lors l'ambiguïté de la participation d'Erdogan à la coalition anti "État islamiste" ne s'est jamais démentie. On a même pu présenter le nouveau patron du MIT comme "le contact de Daesh à la tête des services secrets"(2)⇓

    La France et l'Europe peuvent certes exiger des exilés établis dans nos pays qu'ils y observent les lois. Mais on ne peut admettre que les services secrets d'Ankara viennent régler leurs comptes sur notre sol.

    Or, depuis janvier 2013, l'identité du meurtrier des trois femmes Kurde est pratiquement établie. Il s'agit d'un nationaliste turc Omer Güney, aujourd'hui âgé de 32 ans. Il a été mis en examen dès le 21 janvier, "pour assassinat en lien avec une entreprise terroriste" et se trouve toujours en détention provisoire en France. Arrivé dans notre pays en 2011, après avoir résidé huit ans en Allemagne, se prétendant faussement kurde, il s'était infiltré parmi les militants de cette cause. On a pu établir, entre autres preuves de son infiltration, qu'il avait transféré 329 photos de fiches d'adhérents d'une association, photographiées sur son téléphone mobile durant la nuit qui a précédé les assassinats.

    Depuis le 13 janvier 2014 on a connaissance d'un document confidentiel du MIT, service secret turc : un ordre de mission. La lettre, datant de 2012, deux mois avant le triple meurtre, fait la synthèse des informations recueillies auprès du « légionnaire », nom de code d'Ömer Güney. La démarche du MIT s'inscrit « dans l'objectif de déchiffrer les activités du PKK à Paris et en France, et de rendre inactifs les hauts membres de l'organisation. »

    Depuis 3 ans, on sait de façon quasi officielle que des tueurs du MIT sont susceptibles d'opérer impunément dans nos pays.

    Plus de deux années se sont écoulées depuis l'assassinat de trois femmes en plein Paris. On commence à voir poindre l'information, en relation avec le malaise de la participation officielle d'Ankara à la coalition anti-terroriste.

    Dans mon livre sur "la Question turque et l'Europe"  (3)⇓ je crois avoir démontré le caractère permanent de cette ambiguïté, que j'appelle la "diplomatie de la chauve-souris". Elle rend impossible l'appartenance de ce pays à l'Union européenne. Il semble grand temps d'en tenir compte.

    Et pour commencer il est temps que cessent les exactions des services turcs sur notre territoire.

    JG Malliarakis

    Apostilles

    1.  cf. Le Monde en ligne 09.04.2015 à 16h32… "Une enquête met en cause les services secrets turcs" 
    2.  cf. Présent N° 8295 du 17 février 2015. 
    3.  cf. "La Question turque et l'Europe" que l'on peut se procurer en ligne sur la page dédiée des Éditions du Trident ou en adressant par correspondance un chèque de 20 euros franco de port aux Éditions du Trident, 39 rue du Cherche-Midi, 75006 Paris en mentionnant le titre du livre commandé. 

    → Pour être tenu au courant de nos chroniques, il suffit de s'inscrire à la liste de diffusion de L'Insolent en adressant un message à : <courrier.insolent-subscribe@europelibre.com>

    http://www.insolent.fr/2015/04/quand-les-services-turcs-tuent-en-plein-paris.html

  • FN : les maneuvres troubles de Florian Philippot

    Minute décrit par le détail des manipulations du bras droit de Marine Le Pen. Extraits :

    2715_page_01"Le 7, puis le 8, puis le 9 avril, du mardi au jeudi donc, Philippot a joué à Marine Le Pen la grande scène du deux. Comme elle hésitait à se débarrasser de Le Pen, à le purger pour dire les choses par leur nom, à aller au-delà de son éviction de la tête de liste en Paca – actée dans l’esprit de Marine dès le vendredi 3 –, il a menacé de démissionner! Une fois de plus… La démission est l’arme favorite de Philippot. Plusieurs fois, il l’a utilisée et plusieurs fois, cela a fonctionné. Il usait déjà de ce chantage avant même d’être officiellement membre du FN, lorsqu’il n’était qu’un conseiller de l’ombre de Marine Le Pen! [...]

    Pour être sûr que la pression ne retombe pas, Philippot a usé de son autre arme favorite: les médias. Une partie des dirigeants du FN s’était déjà aperçue de son double jeu, il y a plusieurs années,quand l’un d’eux l’avait surpris, dans un café parisien, attablé avec un journaliste alors que quelques jours plus tôt, en bureau politique, il avait justement désigné celui-ci comme l’un des journalistes… avec lesquels il ne fallait entretenir aucune relation! Philippot voulait en fait que ce journaliste ne puisse pas recouper les « informations » qu’il lui donnait… Le 8 au matin, Apolline de Malherbe, éditorialiste à BFM TV, twitte ce qu’elle croit être une information exclusive, à savoir qu’au FN, contre Le Pen, « des sanctions seront prises dans la journée », ce qui est totalement faux. Qui lui a donc fait parvenir ce tuyau crevé qui met un peu plus la pression sur Jean-Marie Le Pen et pourrait même pousser le président d’honneur du FN à commettre, de rage, une faute de plus? La rumeur se tromperait-elle, qui attribue la manipulation à Philippot? Un peu plus tard, Philippot est chez Bourdin et annonce qu’un bureau exécutif, celui promis par Marine Le Pen pour prendre des sanctions contre Le Pen, se tiendra l’après-midi même. [...] Fait inédit dans les annales de la vie politique française, le service de presse du FN va aussitôt publier un démenti pour dénoncer la « rumeur » lancée par le vice-président du parti! [...] Philippot avait essayé de transformer la réunion informelle, le jour même, d’une partie des membres du bureau exécutif, pour discuter librement des suites à donner à cette affaire, en une réunion disciplinaire![...]"

    Sur internet, la jeune garde rapprochée de Philippot, les "nationaux-républicains", y est allée à coeur-joie, au point de recevoir une volée de bois vert de Louis Aliot, Julien Rochedy et... Marine Le Pen :

    "Ainsi, lors du passage de Jean-Marie Le Pen sur Radio Courtoisie mercredi soir, Marie-Amélie Dutheil de la Rochère n’a pas hésité à évoquer une « oraison funèbre » tandis que David Masson-Weyl osait: « Sur une certaine radio, ça fume des pétards. » Ces deux noms ne vous disent rien? La première se présente elle-même comme la « missa dominica » de Florian Philippot. Elle est en fait son assistante parlementaire au Parlement européen et officie en tant que chargée de mission aux affaires européennes et internationales au sein de son cabinet. [...] Le second, David Masson-Weyl, n’est autre que le président du Collectif Marianne, le collectif étudiant supervisé par l’équipe de Florian Philippot. Se présentant comme « social-souverainiste », il est lui aussi assistant parlementaire au Parlement européen – il est stagiaire auprès de Dominique Bilde qui a été élue sur la liste de Florian Philippot dans la circonscription Est. Mais plus que tout, c’est le tweet de Joffrey Bollée qui a choqué. Cet ancien de Debout La République, âgé de 24 ans et membre du FN depuis 2012, est le véritable bras droit de Florian Philippot. Et il n’est manifestement pas contre le cumul des fonctions: il en est le directeur de cabinet, l’assistant parlementaire, le chargé de mission aux affaires régaliennes et le responsable des argumentaires au sein de sa vice-présidence – c’est lui qui rédige les notes « stratégiques » fournies aux cadres du FN! Jeudi, Joffrey Bollée a posté le message suivant sur Twitter: « Les pleurnicheries de Jean-Marie Le Pen sont ridicules. Il se plaît à jouer l’homme plein d’honneur? Qu’il assume et qu’il parte! » Le message a été retiré depuis mais le mal était fait. [...]

    S’ils affichent volontiers leur originalité idéologique, bien qu’ils camouflent le plus souvent derrière un gaullisme de façade leur réticence à toute définition enracinée de l’identité française, ce n’est pas au fond la réalité la plus probante: c’est de plus en plus leur fonctionnement en vase clos, à la limite du sectarisme, qui fait grincer des dents. L’immense majorité d’entre eux a moins de 30 ans, certains moins de 20. [...] Plusieurs se définissent plutôt comme « membres » de la « vice-présidence stratégie et communication ». Une vice-présidence particulièrement étoffée puis qu’elle compte pas moins de 15 personnes d’après l’organigramme officiel du parti. C’est trois fois plus que celle dirigée par Louis Aliot (formation) et deux fois plus que celle de Steeve Briois (exécutifs locaux et encadrement). En plus de la vice-présidence à la stratégie et à la communication, la plupart des cadres « philippotistes » émargent aussi au sein des fameux collectifs. S’ils sont essentiellement des coquilles vides (d’après leurs sites respectifs, on dénombre six antennes locales pour le collectif Nouvelle Ecologie, neuf pour le Collectif Racine s’adressant aux enseignants, et seulement quatre pour le Collectif Marianne), les collectifs permettent d’occuper l’espace médiatique et politique. [...]"

    Michel Janva  http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Entretien avec Sébastien Ausserre, responsable des jeunes de la Droite Populaire du Var

    Sébastien Ausserre est responsable départemental des jeunes de la Droite Populaire du Var, un des courants de l’UMP. Il a récemment reçu un courrier de l’UMP l’informant d’une procédure d’exclusion car il aurait enfreint la fameuse règle du “ni-ni” (ni FN, ni gauche), en appelant à voter pour les candidats du Front National face à la gauche lors des dernières élections départementales dans le canton de La Seyne 1 dans le Var.

     

    Novopress : Sébastien Ausserre, vous avez reçu il y a quelques jours une lettre de menace d’exclusion de l’UMP. Pouvez-vous nous expliquer l’objet de cette lettre et la motivation de l’UMP à vous exclure, et avant cela, pouvez-vous nous résumer votre profil et parcours politique ?

    Sébastien Ausserre : Bonjour, merci à vous de me donner la parole. J’ai 21 ans, je suis étudiant en droit, responsable départemental des Jeunes de la Droite Populaire pour le Var et adhérent UMP depuis 2010. J’ai également été Conseiller Académique et colistier de Philippe Vitel (responsable de ma suspension du parti) aux municipales de mars 2014 à La Seyne-sur-Mer.
    La fédération UMP du Var m’a suspendu du parti pour non-respect de la ligne du « ni-ni » à La Seyne 1 et m’a invité à démissionner pour éviter une procédure d’exclusion, ce que j’ai refusé. Le second tour de l’élection départementale opposait le FN à l’Union de la gauche. Devant ce choix, j’ai donc appelé à voter contre cette gauche apatride, pour la candidature patriote de Virginie Sanchez et Damien Guttierez, candidats du binôme Front National.

     

    N : Pourquoi avez-vous choisi le FN ?

    Sébastien Ausserre : Parce que je suis de droite tout simplement. Je ne pouvais pas voter pour la candidature PS/PCF/NPA/MRC qui comprenait la plus extrême des gauches. La candidature de Damien Guttierez et Virginie Sanchez était beaucoup plus proche de mes idées et de mes valeurs. Et quand j’ai vu que, entre autres, Jean-Sébastien Vialatte (Député-Maire de Six Fours), Nathalie Bicais et Joseph Mulé (Conseillers Départementaux de la Seyne 2) et Hubert Falco (Sénateur-maire de Toulon) appelaient d’une même voix à un Front Républicain qui n’a de républicain que le nom, je n’ai pas hésité une seconde à prendre mes responsabilités.

    N : Comment avez-vous choisi d’organiser votre défense ?

    Sébastien Ausserre : Je n’ai pas à me défendre. Philippe Vitel, Député du Var et Secrétaire départemental de l’UMP, me reproche de ne pas avoir respecté la ligne du « ni-ni ». C’est vrai et je peux comprendre que je sois sanctionné pour ça. Mais à la condition expresse que les élus et militants ayant appelé à voter pour la gauche écopent de la même sanction que moi. Je m’oppose au « deux poids deux mesures » de la fédération UMP du Var qui valide elle-même l’argument “UMPS”.
    C’est d’ailleurs assez cocasse de voir que subitement les dirigeants locaux souhaitent appliquer, même si ce n’est qu’à moitié, les directives du parti. Eux qui ont refusé de respecter l’article 38 des statuts pour ne pas demander l’avis des adhérents pour l’investiture UMP à La Seyne 1 afin de se coopter entre eux. C’est d’ailleurs la raison principale du rejet massif par les électeurs dès le premier tour du binôme UMP/UDI qui comprenait trois parachutés sur quatre candidats. (UMP/UDI : 26%, UG : 32%, FN 42%)

    N : Si vous êtes effectivement exclu, allez-vous rejoindre le Front National par exemple ? Avez-vous déjà eu des contacts avec ses responsables locaux ?

    Sébastien Ausserre : Je ne pense pas être exclu. Ils ne peuvent pas. Je n’ai rien fait de mal. J’ai fait un choix sincère et responsable au bénéfice de La Seyne-sur-Mer qui est une des villes les plus endettées de France avec une fiscalité confiscatoire. Soit on s’oppose à la gauche, soit on est avec elle. J’ai choisi mon camp, celui d’une opposition sans relâche. Toutefois, si je suis exclu, je ne sais pas encore ce que je ferai. Je pense que je prendrai du temps pour réfléchir à mon avenir politique. Ce que je peux vous dire c’est que je ne rejoindrai jamais l’UDI.
    Bien sûr, je suis en contact avec des militants, des responsables et des élus locaux du FN qui m’ont témoigné leur soutien dans cette affaire. Et je les en remercie.

    N : Que pensez-vous de la situation actuelle de l’UMP ?

    Sébastien Ausserre : La situation de l’UMP est incompréhensible. Ses responsables sont atteints d’un véritable strabisme. Les militants et une majorité de Français nous attendent à la Droite de nos valeurs, que nous renouons avec notre identité, notre héritage gaulliste. Que nous soyons la Vraie Droite. Mais les barons de l’UMP, Nicolas Sarkozy compris font de l’UMP un parti centriste. Comme nous le prouve le nouveau nom de l’UMP, Les Républicains, qui n’est qu’une opération de communication sans fond politique ni débats d’idées. Aujourd’hui à l’UMP c’est la minorité centriste qui fait la pluie et le beau temps.

    N : L’immigration, l’insécurité et la défense de notre identité sont les principales raisons mises en avant par les électeurs qui votent Front National, qu’elle est votre position ?

    Sébastien Ausserre : Je me revendique clairement des positions du RPR de 1990. C’est à dire la fermeture des frontières en revenant sur Schengen afin d’avoir une immigration zéro, une justice qui dissuade les criminels, et protéger notre identité en refusant le communautarisme en sauvegardant notre mode de vie. Sans identité, il n’y a plus de France. Ce n’est pas tabou de parler d’identité nationale car c’est ce qui nous façonne. Je suis également favorable à la préférence nationale pour les aides sociales, le logement… Mais voilà le RPR a changé et est devenu l’UMP, s’éloignant toujours un peu plus des attentes des Français contrairement au FN.

    N : Bientôt les élections régionales? Avez-vous l’intention de vous investir en région Provence-Alpes-Côte d’Azur ? Seriez-vous prêt à rejoindre les listes conduites par le FN – RBM ?

    Sébastien Ausserre : Pour le moment ce n’est pas la première de mes préoccupations. Je veux qu’à l’UMP on reconnaisse à nouveau les valeurs de droite. C’est un peu David contre Goliath, je n’aurais peut-être pas gain de cause mais au moins je serai allé jusqu’au bout de ce combat. Apres il est vrai que je me sens relativement proche de la ligne défendue par Marion Marechal Le Pen au sein du FN.

    http://fr.novopress.info/185733/entretien-sebastien-ausserre-responsable-jeunes-droite-populaire-du-var/#more-185733

  • Pour Claude Bartolone, l’opinion du peuple n’est pas à suivre, surtout quand..

    elle veut « rétablir la peine de mort et virer tous les immigrés ».

    Ce grand démocrate, président de l’Assemblée nationale, l’exprimait au micro de Patrick Cohen sur France Inter :

    http://www.contre-info.com/