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actualité - Page 4705

  • L'avenir du FN se joue sur sa capacité à accroître son agilité stratégique sans détruire sa spécificité

    Analyse intéressante de Jérôme Sainte-Marie pour le Figaro :

    "La crise que traverse le Front national a l'apparence de la rénovation, de l'aggiornamento, de ces phases de transition qui suscitent au premier abord une faveur générale mais s'achèvent parfois par la destruction du système que l'on s'était promis d'adapter aux temps nouveaux. De manière moins ambitieuse, et partant moins risquée, l'avenir du parti de Marine Le Pen se joue sur sa capacité à accroître son agilité stratégique sans détruire sa spécificité.

    En termes de mutation ratée, la référence à l'extrême-droite est constituée par le Mouvement Social Italien, dont l'héritage mussolinien a été liquidé par Gianfranco Fini, et qui, après avoir changé jusqu'à son nom, se perdra dans une alliance gouvernementale avec Berlusconi. Il est pourtant un autre exemple, beaucoup plus proche, celui du Parti communiste français. Ainsi, au cours des années 1970, il a mené un travail idéologique en profondeur, consistant à liquider un héritage léniniste qui, de fait, le plaçait en marge du système politique. Cette entreprise, achevée par Robert Hue (...) a largement contribué à l'élimination presque complète d'un vote communiste qui concernait un Français sur cinq. Dès lors que toute spécificité idéologique était niée, et cela par ses propres dirigeants, le «parti de la classe ouvrière» devenant le «parti des gens», tout intérêt disparaissait pour ce vote. Le plus logique était de voter utile dès le premier tour, c'est à dire pour le Parti socialiste. Et le Parti communiste disparut pratiquement.

    En quoi ces exemples historiques nous informent-ils sur les risques courus par le Front national? Tout simplement par le caractère distinctif de l'expression électorale et de la participation militante. Pour ses électeurs, voter pour le Front national, c'est aujourd'hui se démarquer radicalement du reste de l'offre politique. La forme de dissidence pratiquée par Jean-Marie Le Pen a eu son utilité politique, mais toutes les études d'opinion montrent qu'elle est désormais massivement rejetée par les sympathisants frontistes. Ceux-ci ne souhaitent pas pour autant une mise en conformité avec les valeurs et les manières de l'UMP ou du Parti socialiste. Marine Le Pen profitait largement du partage des rôles avec son père, car ainsi elle pouvait manœuvrer sur des terres idéologiques nouvelles sans que soient rompus les liens avec le terreau d'extrême-droite. Désormais, il lui revient d'assumer l'ensemble de la doctrine frontiste.

    C'est là que surgit la difficulté. Il existe en France une fraction irréductible de l'électorat qui exprime son attachement aux valeurs traditionnelles et s'accommode mal de la neutralité en matière de mœurs. La mobilisation autour de la Manif pour tous (...) a renforcé la conscience qu'elle avait de son existence (...) Les tensions culturelles (...) ne font que se renforcer, à mesure qu'implose le projet de transformation sociale portée par la gauche.

     

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    Philippe Carhon http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Marion Maréchal-Le Pen, cinq ans d'ascension fulgurante

    En seulement quelques scrutins, la petite-fille du fondateur du FN est devenue une figure identifiée de la famille Le Pen et s'est installée dans le paysage politique en devenant la plus jeune députée de l'histoire. Retour sur les dates clés de cette progression.

    Candidate aux municipales de 2008

    En tant que petite-fille du fondateur du Front national, Marion Maréchal-Le Pen a baigné depuis son enfance dans l'environnement du parti. Dès 1992, elle figure d'ailleurs sur une affiche électorale: celle de son grand-père, qui la tient dans ses bras. Son adhésion officielle au FN se fait quelques années plus tard, à l'âge de 18 ans. L'année suivante, elle figure sur la liste FN à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). Un première expérience politique aux enjeux limités: septième sur la liste, Marion Maréchal-Le Pen ne totalise avec ses colistiers que 6% des voix. Leur liste se classe en quatrième et dernière position. Le scrutin démontre l'intérêt précoce de la petite-fille Le Pen pour la politique, mais à l'époque, son nom reste très peu connu.

    • Le baptême des régionales de 2010

    L'engagement formel en politique de Marion Maréchal-Le Pen remonte à 2010. La militante et étudiante en droit n'a alors que 20 ans. La jeune fille accepte de se lancer dans la campagne des régionales, sollicitée par la candidate tête de liste dans les Yvelines, Marie-Christine Arnautu, amie de la famille. Marion Maréchal-Le Pen dit avoir choisi elle-même de s'engager, contre la volonté de sa mère. En coulisses, il se murmure que son grand-père l'a poussée à accepter cette candidature. 

    Fuyant les photographes, pas vraiment à l'aise devant les micros, la jeune candidate vit ce baptême de façon difficile. « J'ai été propulsée sur le devant de la scène. Je ne m'attendais pas à ça. Je n'ai pas apprécié l'exercice  médiatique », explique-t-elle au Monde. Une séquence vidéo, dans laquelle la candidate perd ses moyens lorsqu'elle ne parvient pas à répondre à la question d'une journaliste, met en lumière cet engagement très jeune, voire trop, et l'inquiétude de Marion Maréchal-Le Pen face aux médias.

    • Élue députée en 2012

    Après l'expérience des régionales, Marion Maréchal-Le Pen décide de mettre de côté sa carrière politique naissante et de se consacrer à son Master de droit à Paris-II Assas. Elle ne compte pas s'afficher sur le devant de la scène pour le scrutin des législatives. Son grand-père y tient pourtant: des semaines durant, Jean-Marie Le Pen tente de la convaincre de se présenter dans le Vaucluse, terre favorable au FN. « Es-tu une Le Pen ou pas ? », l'interroge le patriarche, selon des propos rapportés par L'Express. « J'aimerais que tu laves mon honneur », lui demande également celui qui est, à l'époque, président du parti. Rétive, Marion Maréchal-Le Pen sollicite le soutien de sa tante, Marine Le Pen, pour persuader Jean-Marie Le Pen d'oublier sa candidature. Mais alors que son grand-père est en passe de renoncer, Marion Maréchal-Le Pen accepte finalement de porter les couleurs du FN aux législatives.

    Avec succès: la candidate parvient à devancer son rival UMP dans la troisième circonscription du Vaucluse au premier tour. Elle profite du maintien de la candidate socialiste au deuxième tour et remporte le siège de députée avec 42% des voix. Marion Maréchal-Le Pen devient du même coup, à 22 ans, la seule élue FN de l'Assemblée -Gilbert Collard, son collègue, appartient au Rassemblement Bleu Marine- et la plus jeune des députés que l'hémicycle ait connus.

    • Des sorties polémiques

    À l'image de son grand-père, dont elle reste très proche, Marion Maréchal-Le Pen a attiré l'attention, depuis son accession à la députation, avec quelques phrases polémiques. Tout récemment, elle a fait sortir de ses gonds le premier ministre Manuel Valls lors d'une séance dans l'hémicycle. Sa déclaration mentionnant le «mépris crétin» dont ferait preuve Manuel Valls a déclenché une réponse musclée de l'intéressé. Par la suite, une phrase de la députée FN rapportée par le Journal du Dimanche entretiendra la polémique : « Achevez donc Manuel Valls qui est au bord de la crise cardiaque. Faites-moi ce plaisir, je vous fais confiance », aurait-elle déclaré devant des militants.

    Deux mois plus tôt, Marion Maréchal-Le Pen s'en était pris au journaliste Gilles Leclerc à l'occasion de la remise du «prix d'élu local de l'année» au maire FN d'Hénin-Beaumont, Steeve Briois. Le journaliste était chargé de remettre le prix, et a pris la peine, lors de la cérémonie, de préciser qu'il n'était pas «volontaire» pour «cet exercice particulier». «Franchement, c'est minable. Je suis regonflée à bloc! Mais on va vous avoir... Mais quand ça va arriver, ça va vraiment vous faire mal!», avait lancé la députée au journaliste.

    Marion Maréchal Le-Pen n'hésite pas non plus à se distancier de sa tante. En janvier, une vidéo polémique de l'ancien conseiller de Marine Le Pen, Aymeric Chauprade, agite le parti. La présidente appelle les cadres du FN à ne pas relayer l'enregistrement. Ce que Marion Maréchal-Le Pen s'empressera de faire sur Twitter. Quelques semaines plus tôt, elle figurait également parmi les membres du parti ouvertement hostiles à l'arrivée, dans le parti, de Sébastien Chenu, ancien UMP et fondateur de Gaylib.

    • Favorite pour la candidature aux régionales

    Fruit de la querelle ouverte entre Marine Le Pen et son père, la candidature de Marion Maréchal-Le Pen à l'investiture en Provence-Alpes-Côte-d'Azur pour les éléctions régionales de décembre est désormais officielle. Jean-Marie Le Pen a renoncé à cette candidature, plaidant pour que sa petite-fille soit candidate à sa place. À 25 ans, la députée se prépare à une campagne en Paca, région dans laquelle, là encore, le Front national peut espérer de bons scores. Marion Maréchal-Le Pen doit toutefois faire face à la candidature de Bruno Gollnisch, fidèle de Jean-Marie Le Pen, qui souhaite lui aussi être investi par le FN dans cette région.

    Le Figaro :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EuklAAlVpyLiXgmPZm.shtml

  • Poutine lève l’interdiction de livrer des missiles S-300 à l’Iran

    Il en fallait pas plus à l’axe américano-sioniste pour s’affoler… En effet ces missiles sol-air pourraient poser quelques problèmes à des  belligérants qui se sont habitués à massivement bombarder des zones avant d’envoyer des troupes au sol.

    Le Kremlin est revenu sur l’annulation en 2010 d’un contrat visant à équiper Téhéran de missiles anti-aériens. La décision avait été prise à l’époque dans le cadre des sanctions frappant l’Iran en réponse à son programme nucléaire.

    Nouveau revirement à Moscou. Le président Vladimir Poutine a signé ce lundi un décret annulant l’interdiction faite à son pays de fournir à l’Iran les missiles S-300.

    En 2010, son prédécesseur Dmitri Medvedev avait interdit la livraison de ces armes antiaériennes, dans le cadre de la résolution 1929 de l’ONU sanctionnant Téhéran pour son programme nucléaire controversé.

    La Russie et l’Iran avaient signé un accord d’un montant de 800 millions de dollars en 2007 en vue de la livraison de cet équipement. Après l’interdiction, Téhéran avait saisi la Cour internationale d’arbitrage à Genève (Suisse) pour réclamer à Moscou quatre milliards de dollars à titre de dédommagement.

     

    Depuis les deux pays se sont rapprochés. Au début de l’année, à l’occasion d’une visite à Téhéran du ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, Moscou et Téhéran ont signé un protocole d’accord pour renforcer la « coopération militaire bilatérale en raison des intérêts communs ». Moscou avait alors proposé à Téhéran de lui fournir des Anteï-2500, une nouvelle version des missiles perfectionnés S-300. Impossible de savoir si le Kremlin va maintenant honorer son ancienne promesse quant aux fameux S-300, mais il en a désormais la possibilité juridique.

    Une levée dénoncée par Israël et le Pentagone

    Déjà critiqué à l’époque par les Occidentaux et Israël, ce contrat remis sur les rails, qui intervient en pleines négociations sur la levée des sanctions visant l’Iran, ne devrait pas manquer de faire réagir dans les chancelleries. Ce lundi, Israël dénonçait cette levée de l’interdiction. Le ministre chargé des renseignements Youval Steinitz a affirmé dans un communiqué :

    [Cette annonce est le] résultat direct de la légitimité accordée à l’Iran avec l’accord en cours de préparation, et la preuve que la croissance économique qui suivra la levée des sanctions (internationales) sera exploitée par l’Iran pour s’armer et non pas pour assurer le bien-être du peuple iranien.

    Le Pentagone a lui aussi critiqué la possible livraison de missiles russes à l’Iran. « Notre opposition à ces ventes est ancienne et publique. Nous pensons que ces ventes n’aident en rien« , a estimé le colonel Steven Warren, porte-parole du Pentagone.

    De son côté, l’Iran s’est félicité de la décision du Kremlin. « Le développement de la coopération bilatérale (avec la Russie) et avec les pays voisins dans des domaines variés peuvent être très efficaces pour la stabilité et la sécurité durable de la région », a déclaré le ministre de la Défense Hossein Dehghan, en faisant référence aux « menaces extra-régionales et (au) développement des activités terroristes ».

    L’Iran comme la Russie sont visés par des sanctions économiques des Etats-Unis et des pays européens, Téhéran en raison de son programme nucléaire et la Russie à cause de son implication dans la crise ukrainienne. Les deux pays, qui se sont rapprochés ces dernières années dans le domaine économique, soutiennent le régime du président syrien Bachar al-Assad.

    Sur la question du nucléaire iranien, le 2 avril, après des mois de négociations, l’Iran et le groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) sont tombés d’accord sur les grandes lignes d’un accord pour imposer des contrôles plus stricts sur le programme nucléaire de Téhéran. L’Iran demande en échange la levée des sanctions internationales.

    Source : Itélé

    http://www.contre-info.com/poutine-leve-linterdiction-de-livrer-des-missiles-s-300-a-liran#more-37544

  • Gabriele Adinolfi : "Je suis à la fois avec Pravyï-Sector et Poutine !"


    Gabriele Adinolfi : "Je suis à la fois avec... par agenceinfolibre

  • Après l'UMP, «Les Républicains» : savent-ils encore ce qu'est la République ?

    L'historien Louis Manaranche analyse le choix de Nicolas Sarkozy de changer le nom du mouvement. Il rappelle la signification profonde du terme républicain.
    La République. Il n'est sans doute aucun autre concept qui, dans l'histoire de France, aura tant passionné, déchiré, puis rassemblé. Transposition en français du concept latin de res publica, traduit habituellement par «bien commun», celui-ci désignait originellement ce qui, dans un corps politique, doit être recherché comme le bien de tous. Le Moyen-âge en a fait grand usage, sans jamais cliver autour de la forme du régime, considérée d'un autre ordre. De même, après la Renaissance, Bodin la définissait encore en 1576 comme le «droit gouvernement de plusieurs ménages et de ce qui leur est commun, avec puissance souveraine». 
    C'est la Révolution française qui allait consacrer le sens donné à la République de corps politique sans roi, gouverné par des représentants du peuple. À la suite de la République anglaise - le Commonwealth de Cromwell, en 1649 - et de l'affirmation républicaine de l'indépendance américaine, en 1776, les Français ont adopté en 1792 une forme de régime dont la matrice est l'opposition au pouvoir monarchique, volontiers ramenée à une «tyrannie». En cela, ils se faisaient les héritiers de la Rome antique, où tout pouvoir personnel était une menace supposée envers l'harmonie civique. D'harmonie autour du sentiment républicain, il n'y en eut pourtant guère durant les années révolutionnaires. La République s'est rapidement érigée comme une entité absolue qui exigeait le consentement total à l'ordre nouveau. «Unité, indivisibilité de la République, liberté, égalité, fraternité ou la mort» proclamaient alors estampes et gravures. Il a fallu l'épisode bonapartiste et impérial pour que la concorde revienne et plus d'un siècle et demi pour que la République soit l'objet d'un réel consensus massif. Cela a été rendu possible par la diffusion profonde des symboles et rites républicains au long des années, notamment durant la Première guerre mondiale. Néanmoins, c'est aussi la conséquence d'un élagage du concept initial. La République a paradoxalement puisé davantage, au fil des années, dans les principes de 1789 que dans ceux de 1793. La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, l'abolition des privilèges ou encore la fête de la Fédération, ont été heureusement préférées à Robespierre et à Turreau. De même, les principes traditionnels de respect de l'autorité légitime, d'attachement à la famille, à la culture et à la foi de ses aïeux, d'amour des terroirs, ont été admis dans l'enceinte républicaine, où ils été associés à la liberté, à l'égalité et à l'émancipation. Sans cette lente maturation, un homme comme de Gaulle n'aurait pas été compté parmi les républicains. La Ve République elle-même, donnant une autorité forte à son président, aurait été considérée comme une tromperie. 
    Cette évolution a néanmoins eu un pendant négatif. Depuis les années 1980, les tenants de la déconstruction de tout ce qui fonde une culture et une identité communes, ceux à qui l'idée même de nation est insupportable, ceux qui sont prompts à ramener toute fidélité à la réaction, donnent trop volontiers l'adjectif «républicain» à leur démarche d'exclusion. Dire «républicain» est devenu une manière de ne jamais dire «français». La République a ainsi servi de prétexte à un refus de transmission délétère pour la République elle-même: ses plus récents enfants ont été trop souvent empêchés de recevoir ce qui a fait la France sous prétexte de républicanisme. Cette forme dévoyée de république, qui confond accueil de la culture de l'autre et maelström multiculturel, laïcité et amnésie, émancipation et culte de l'individualisme, a puissamment contribué au délitement du lien dans la Cité, pierre d'angle de tout projet politique.
    Ainsi, se dire républicain aujourd'hui ne peut être qu'un défi. Il s'agit d'abord de reconnaître tout ce que la France doit à la République. Il s'agit ensuite de mettre la quête d'un bien commun - qui n'est pas le banal «intérêt général» - au coeur de nos attitudes civiques et politiques. Il s'agit enfin de voir dans la République le régime et l'attitude collective qui permet à la France de mieux exprimer son génie propre. Ne pas prendre la mesure de l'ambition d'un tel projet serait un grand pas en avant dans l'immense discrédit dont souffre la parole politique.

    notes

    Louis Manaranche est agrégé d'histoire et président du laboratoire d'idées Fonder demain. Son livre «Retrouver l'histoire» vient de paraître aux éditions du Cerf.

    Le Figaro :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/d_france/EukllFupVVlKDNwQiS.shtml

  • L’École pédagomaniaque a-t-elle un sens ?

    On a beau constater la baisse du niveau des élèves, on continue la logique qui en est la cause.

    Le Conseil supérieur de l’éducation, dont les membres, depuis quelques années, sont soigneusement sélectionnés en fonction de leur zèle réformateur, aggrave une situation déjà catastrophique. On a beau constater la baisse du niveau des élèves, on continue la logique qui en est la cause. On prétend garantir une bonne maîtrise du français, des mathématiques, de l’histoire, et on en détricote le maillage disciplinaire.

    En instaurant les enseignements pratiques interdisciplinaires, fourre-tout prétentieux qui vise à donner du « sens » à l’apprentissage des savoirs, non seulement on propose une bouillie indigeste de parlote et de dilettantisme confus, mais on supprime plusieurs heures de véritable travail de fond. Car l’élève doit être « acteur », voyez-vous ! Bien sûr, la vision caricaturale de ces Khmers « pédago-fanatiques » voudrait que nos collégiens fussent passifs, endoctrinés par un professeur qui leur assène, dans des cours dits « magistraux », sa vision réactionnaire de la société.

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  • 1550 Français islamistes au Proche-Orient

    Le nombre de Français ou résidents français recensés pour leur engagement dans les filières terroristes en Irak et en Syrie s'élève désormais à 1550, selon les derniers chiffres donnés par Manuel Valls.

    «La présence de 800 d'entre eux a été attestée sur zone. 434 y sont actuellement et 96 y ont été tués».

    Et sept Français ou résidents français sont morts en Irak et en Syrie en commettant des attentats suicides.

    Selon le commissaire européenne à la Justice, 5000 à 6000 Européens sont présents en Syrie, et ce nombre pourrait s'élever à 10000 individus d'ici à la fin de l'année.

    Michel Janvhttp://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Inacceptable ! Par Vincent Revel

    A l’image de Dominique Venner qui, confronté au déclin de notre nation, ressentant une forme d’impuissance face à la dynamique de déconstruction de nos sociétés occidentales, confiait dans Un Cœur rebelle s’être plusieurs fois posé cette question, je ne peux qu’être interpellé et profondément choqué par ces tribunaux de la République, devenus, avec le temps, des moyens d’action et de simples outils politiques entre les mains de nos nouveaux censeurs. Comme le dit Laurent Obertone dans son livre La France Orange Mécanique, nul citoyen d’aujourd’hui n’est à l’abri de cette violence, sans cesse justifiée, « or, pour des raisons morales – égalitaires -, la société – l’institution légitime – ne fait pas ce qu’il faut pour préserver les citoyens, et par-dessus le marché les prive de tout moyen de défense, en les criminalisant et en les culpabilisant… Les gens n’ont plus le droit de se défendre. »

    Domestiqués, ils respectent les lois, suivent les nouvelles règles, imposées par notre bourgeoisie cosmopolite, et croient encore au contrat social qui les lie à l’Etat républicain, ou font mine d’y croire, jusqu’au jour où leur vie dérape, leur échappe. Broyés par une justice qui a épousé le dogme du bien vivre ensemble et les valeurs égalitaristes de nos sociétés multiculturelles, les citoyens courageux, ceux qui ont décidé de ne pas abdiquer devant l’intolérable et l’inacceptable, deviennent dès lors des symboles à abattre pour montrer au reste du troupeau ce qui attend ceux qui voudraient aussi se rebiffer.

     

    La « racaille » se voit innocenter. Le signal est fort et sans ambiguïté. Le droit change de camp et la responsabilité se change en culpabilité. « La situation donne une illusion de toute puissance aux asociaux. En revanche, l’impuissance des citoyens normaux est bien réelle… Le respect et la tolérance que l’on exige des citoyens ou des policiers ne sont rien moins que l’acte de soumission illégitime des gens honnêtes envers les voyous. »

    Sept ans de prison ferme pour avoir eu le mérite de se défendre ! Voilà comment fonctionne la justice au pays des droits de l’homme, en ce printemps 2015. La légitime défense, acte interdit par la loi pénale mais permis moralement en cas d’agression, devient, en ces temps troubles, un véritable sujet de société. Hier, c’était Monsieur Galinier. Aujourd’hui, c’est le buraliste Luc Fournié. Demain à qui le tour ? Je le répète avec insistance : « Que pouvons-nous faire ? »

    Vincent Revel

    http://fr.novopress.info/185598/tribune-inacceptable-vincent-revel/#more-185598

  • Droit d’asile : une politique délirante aux frais du contribuable !

    Les Français (ceux qui sont imposables) dépensent chaque année deux milliards d’euros pour une politique totalement aberrante.

    Monsieur Valls le dit et le répète, Netanyahou en visite officielle lui fait écho, la presse les relaie : les Français – à tout le moins les 25 à 30 % qui votent pour le Front national – sont, paraît-il, racistes, antisémites, fascistes, xénophobes et même « sexistes et homophobes », si l’on en croit le Premier ministre. Au point où nous en sommes, et vu qu’il n’y a pas de limites à l’injure, on pourrait aussi ajouter qu’ils puent de la gueule et qu’ils ont les pieds plats… Pourtant, si l’on en croit les chiffres étalés dans le rapport de la Cour des comptes sur le droit d’asile et dont Le Figaro a publié les données, les Français (ceux qui sont imposables) dépensent chaque année deux milliards d’euros pour une politique totalement aberrante.

    La fameuse réforme Valls-Cazeneuve arrive, demain mercredi, en commission des lois au Sénat. Ce projet de loi sur le nouveau droit d’asile est une ineptie, disent les sages. Pourquoi ? Parce qu’il refuse de prendre en compte ce qui est en passe de devenir un drame national : la gestion des déboutés. Disons plutôt l’absence de gestion des déboutés.

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