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actualité - Page 4758

  • États-Unis : Sanctions contre Douguine, le théoricien du nouvel impérialisme russe

    Alexandre Douguine, penseur atypique, défend depuis longtemps le dépeçage de l’Ukraine au nom de sa vision d’une Russie « eurasiatique », influençant le Kremlin et une partie des radicaux européens.

    Les États-Unis viennent de publier une nouvelle liste de 14 personnes à sanctionner pour leur rôle dans la crise ukrainienne. Au milieu des militaires, des personnages politiques favorables à l’ancien régime ou aux nouvelles républiques autoproclamées de l’Est du pays, figure un intellectuel russe, Alexandre Douguine.

    Ce personnage atypique prône, depuis des années, le retour d’une grande Russie «eurasiatique», avec l’oreille attentive du Kremlin comme l’histoire récente l’a montré.

    Si Douguine est très peu connu en Occident, il est en Russie un personnage public, notamment grâce à ses succès en librairie. Intellectuel, théoricien géopolitique, il prend part à la vie politique russe.
    Né en 1962 au sein d’une famille de militaire, il est aujourd’hui facilement reconnaissable avec sa barbe biblique qui lui donne un petit air de Raspoutine. Politiquement, il a débuté chez les monarchistes, avant de passer chez les communistes puis de devenir l’idéologue du Parti national-bolchévique.

    Autre figure de ce mouvement, l’écrivain Limonov dira de lui qu’il est le «Cyrille et Méthode du fascisme». Il est en effet devenu «le seul doctrinaire d’ampleur de la droite radicale russe», selon la spécialiste Marlène Laruelle*.

    Eurasie et anti-américanisme

    Douguine est aujourd’hui considéré comme le chantre du «néo-eurasisme», cette théorie géopolitique qui veut redonner à la Russie sa splendeur, sa puissance et sa sphère d’influence des époques soviétique et tsariste. Et même au-delà, puisqu’il préconise l’intégration de la Mandchourie, du Tibet ou de la Mongolie à cet espace.

    En Europe, les Pays-Baltes et les Balkans doivent selon être réintégrés. Quant à l’Ukraine, elle devait être dépecée: bien avant les évènements de l’an dernier, il réclamait la division du pays selon les sphères d’influence de Moscou et de Kiev.

    Le développement de cette puissance russe «eurasiatique», va de pair avec un très fort anti-américanisme, et un anti-atlantisme, qui semble ne pas avoir échappé à Washington.

    Une influence sur Poutine?

    Alexandre Douguine a ses entrées auprès du pouvoir. Il est depuis longtemps conseiller à la Douma, le Parlement russe. Il possède également une certaine influence auprès de l’Académie militaire russe. On ne sait pas, en revanche, s’il voit souvent le président Vladimir Poutine. Il y a eu entre eux des hauts et des bas. Quand on le questionne sur le sujet, Douguine reste évasif.

    Le retour de Poutine semble être une période favorable. «À l’évidence, l’influence de Douguine est considérable […] Dans ses derniers discours, le président [Poutine] adopte ses thématiques et même sa phraséologie. C’est effrayant», témoignait l’an dernier un conseiller du Kremlin.

    Au-delà du Kremlin, ses thèses ont depuis longtemps franchi les frontières russes pour être adoptées par une partie de l’extrême droite européenne, qui le considère comme l’un de ses prinicpaux penseurs. En France, de nombreux nationalistes russophiles s’y réfèrent et Douguine, que l’on a pu voir à Paris lors d’une Manif pour tous, dit «bien connaître» Jean-Marie Le Pen.

    «Nous ne voyons absolument pas le lien entre tout ce qui s’est passé dans les sud-est de l’Ukraine et ces sanctions», a réagi, à l’annonce des sanctions, le vice-ministre des Affaires étrangères russes, Sergueï Ryabkov. La décision américaine montre que les États-Unis ne sous-estiment pas le rôle de Douguine dans les derniers développements de la politique extérieure russe

    Notes:

    * Marlène Laruelle. La Quête d’une identité impériale. Le néo-eurasisme dans la Russie contemporaine. Editions PETRA. 2007.

    Le Figaro

    http://fortune.fdesouche.com/377341-etats-unis-sanctions-contre-douguine-le-theoricien-du-nouvel-imperialisme-russe#more-377341

  • Les volontaires français dans le Donbass risquent cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende

    Le site web francophone de la chaîne de télévision russe RT a consacré un article aux risques judiciaires que courent les volontaires français ayant rejoint les insurgés du Donbass lors de leur éventuel retour en France :http://francais.rt.com/opinions/966-volontaires-francais-dans-donbass

    http://www.medias-presse.info/les-volontaires-francais-dans-le-donbass-risquent-cinq-ans-de-prison-et-75-000-euros-damende/27609

  • SONDAGE : les Français défavorables au retour des écologistes au gouvernement

    Dans l’édition du Parisien – Aujourd’hui en France qui paraît ce samedi 14 mars 2015, près de 6 Français sur 10 se prononcent contre un retour des écologistes au gouvernement.

    Ainsi 59% de sondés ne veulent pas que les écologistes réintègrent l’exécutif, après le départ de Cécile Duflot et Pascal Canfin il y a près d’un an, contre 40% qui souhaitent ce retour. 1% ne se prononce pas.

    La quasi-totalité (92%) des sympathisants d’EELV souhaiteraient pourtant ce retour selon la même source.

    Sans surprise, les sympathisants de droite sont massivement (79%) contre une telle hypothèse. A gauche, alors que les élus s’interrogent dans l’optique d’un remaniement après les élections départementales, les sympathisants de gauche sont 66% à souhaiter le retour des écologistes. Parmi eux, les sympathisants EELV le souhaitent à 92%.

    Interrogés sur un risque d’implosion d’EELV, les Français l’estiment possible à 60% (46% “probablement”, 14% «”certainement”) contre 39% non (34% “probablement pas”, 5% “certainement pas”). 1% ne se prononce pas.
    De droite (70%) ou de gauche (54%), les sondés l’envisagent tous. Chez les sympathisants écologistes en revanche, les tenants de ce scénario sont minoritaires (36%). Près des deux tiers ne l’envisagent pas (64%, dont 58% probablement pas et 6% certainement pas).
    Les Français pointent également ce risque pour le PS (exactement dans les mêmes proportions en février) et plus encore pour l’UMP (à 68% en novembre dernier) car les crises idéologiques et personnelles sont également intenses au sein de ces deux partis, relève Mme Bracq.

    L’enquête a été réalisée par internet les 12 et 13 mars auprès d’un échantillon de 1.008 personnes de la population française de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

    http://fr.novopress.info/

  • Manuel Valls, ou l’histrionisme dictatorial

    C’est la fonction même de Premier ministre qui est ridiculisée. Manuel Valls hurle comme un enfant roi, semble perdre le contrôle dans une Assemblée nationale devenue scène de théâtre d’une pitoyable bouffonnerie.

     

    C’est la fonction même de Premier ministre qui est ridiculisée. hurle comme un enfant roi, semble perdre le contrôle dans une Assemblée nationale devenue scène de théâtre d’une pitoyable bouffonnerie. « Jusqu’au bout je mènerai campagne pour vous stigmatiser et pour dire que vous n’êtes ni la République ni la France », s’époumone-t-il face à Marion Maréchal-Le Pen, qui lui reprochait à juste titre ses attaques outrancières à l’encontre du Front national. Depuis quand est-ce à un chef de gouvernement de « mener campagne » aux élections locales et de « stigmatiser » un parti adverse ?

    Tandis que la députée frontiste s’acquitte d’une intervention carrée, factuelle, Manuel Valls déplace comme à son habitude le débat sur le terrain de l’affect. Entourloupe classique des coquilles vides dépourvues d’arguments concrets, qui n’ont d’autre échappatoire que de culpabiliser l’interlocuteur pour le discréditer, et de se répandre en tirades lacrymales ou en prophéties apocalyptiques pour embobiner l’auditoire : « Votre politique mènerait le pays à la ruine en le sortant de l’euro ! », rugit-il entre deux spasmes, oubliant qu’un nombre croissant d’économistes préconisent de sortir de cette monnaie qui nous plombe depuis 2002, mais passons…

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  • Les Libres Penseurs sont des imposteurs

    Pierre Cassen de Riposte laïque est interrogé dans l'hebdomadaire papier "Christianophobie". Extraits :

    "[...] Je me méfie du terme « christianophobie », car je lutte contre ceux qui veulent faire de « l’islamophobie » un délit. Pour moi, on a le droit d’être christianophobe ou athéophobe, c’est-à-dire de ne pas aimer un dogme, cela fait partie de la liberté d’expression, et de l’absence de délit de blasphème dans notre pays (même s’il est moins risqué de s’en prendre au catholicisme qu’à l’islam). Par contre,si vous parlez des agressions répétées contre les Églises et les symboles chrétiens en France, là, on est dans le vandalisme, et, à l’image des Femen, on doit tomber sous le coup de la loi.Je n’oublie pas le massacre des chrétiens dans le monde, qui sont le fait, presque exclusivement, de musulmans radicalisés, quand ceux-ci ont un rapport de forces favorable.

    Que pensez-vous de la polémique autour des crèches de Noël dans les bâtiments publics ?

    Je pense d’abord que les prétendus Libres Penseurs qui ont lancé la charge contre la crèche du conseil général de Vendée sont des imposteurs. Je n’ai pas oublié que la Libre Pensée défendait le voile islamique à l’école, en 2003. La mobilisation des Français autour de ces crèches est un réflexe identitaire qui n’est pas incompatible avec nos principes laïques. Je suis favorable aux crèches, comme aux symboles païens de notre Histoire commune, dans les lieux publics, mais je ne veux pas pour autant qu’on recléricalise les mairies, en y commérant des fêtes juives, chrétiennes, chinoises, bouddhistes ou des Adventistes du 7e jour. En ce sens, autant j’approuve la crèche de Robert Ménard, mairie de Béziers, autant je suis hostile à la commémoration de la fête juive d’Hanouka dans la même mairie, et bien sûr à la fête du ramadan célébrée chaque année par la mairie de Paris."

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    Michel Janva  http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • La Grèce de Tsipras s’écrase devant l’Union Européenne

    C’est par une déclaration du ministre grec des Finances Yanis Varoufakis que la rédition du gouvernement grecque d’extrême gauche est officialisée : « Nous ne sommes pas des populistes, nous n’avons pas promis des choses irréalisables. […] Nous sommes prêts à repousser l’application de certains engagement électoraux si cela s’avère nécessaire à donner la confiance à nos partenaires. […] Nous voulons rembourser notre dette jusqu’au bout. Mais nous demandons à nos partenaires de nous aider pour relancer la croissance en Grèce. Plus rapide sera la stabilisation de notre économie, plus rapide sera le rythme de notre remboursement ».

    Alexis Tsipras, comme tous les partis d’extrême gauche, montre ainsi son allégeance totale à la grande finance internationale. Côté français, la preuve en a toujours été faite par Jean-Luc Mélanchon et le parti communiste, qui tout en disant vouloir défendre les travailleurs et les plus pauvres, continuent de chérir et de défendre les armes de la grande finance : euro, espace Schengen…

     

    Aube Dorée, parti dit neo-nazi de Grèce et dont le chef de file et plusieurs de ses députés sont incarcérés, a toutes ses chances dans les années à venir, car Syriza était le dernier exutoire de la colère avant lui. D’autant plus qu’en emprisonnant plusieurs de ses responsables, les gouvernements successifs contribuent à en faire des martyrs.

    http://www.medias-presse.info/la-grece-de-tsipras-secrase-devant-lunion-europeenne/27640

  • Farage : "M. Juncker, vous voulez envoyez un message à la Russie, est-ce que vous plaisantez ?"

  • État Islamique : L’apocalypse au nom d’Allah – 2e partie

    I. La Dévotion

    En novembre, l’État islamique a diffusé un publi-reportage faisant remonter ses origines à Ben Laden. Abu Musa’b al Zarqawi, le cruel chef d’al-Qaeda en Irak de 2003 jusqu’à sa mort en 2006, y est considéré comme un géniteur plus récent. Deux autres chefs de guerre lui ont succédé avant l’arrivée de Baghdadi, le calife. Ayman al Zawahiri, le chirurgien ophtalmologiste égyptien au look d’intellectuel, successeur de Ben Laden à la tête d’al-Qaeda, n’y est pas mentionné.

    Zawahiri n’a pas prêté allégeance à Baghdadi et il est de plus en plus détesté par ses camarades djihadistes. Son absence de charisme aggrave son isolement. Dans les vidéos, il apparaît biaiseux et ennuyeux. Mais la scission entre al-Qaeda et l’État islamique a mis du temps à se concrétiser et elle explique en partie la soif de sang hors norme de ce dernier.

    Le religieux jordanien Abu Muhammad al Maqdisi, compagnon de Zawahiri, est lui aussi isolé. A 55 ans, il peut se targuer d’être l’architecte d’al-Qaeda et le plus important des djihadistes méconnus du lectorat moyen de journaux américains. Sur la plupart des questions en matière de doctrine, Maqdisi et l’EI sont d’accord.

    Tous deux appartiennent à la branche djihadiste du sunnisme appelée Salafisme, dans les pas “d’al Salaf al Salih”, les “pieux ancêtres”. Ces derniers ne sont autres que le Prophète lui-même et ses premiers partisans, que les salafistes honorent et prennent en modèle sur tous les aspects de la vie, que ce soit pour faire la guerre, pour coudre, pour organiser la vie de famille et même pour les soins dentaires.

    Maqdisi a formé Zarqawi, ce dernier a fait la guerre en Irak grâce aux conseils du vieil homme. Avec le temps, son fanatisme à dépassé celui de son mentor qui lui en a finalement fait le reproche. En cause, le goût de Zarqawi pour les mises en scènes sanglantes et, sur le plan doctrinal, la haine qu’il nourrissait envers les autres musulmans et qui l’amenait à les excommunier et à les tuer.

    Dans l’Islam, la pratique du “takfir”, l’excommunication, est théologiquement périlleuse. “Si un homme dit à son frère – tu es un infidèle -” le Prophète affirme alors “que l’un des deux est dans le vrai.“ Si l’accusateur se trompe, ses fausses accusations font de lui un apostat. La punition pour l’apostasie est la mort. Et Zarqawi a étendu de manière inconsidérée l’éventail des comportements jugés “infidèles” pour les musulmans.

    Maqdisi a écrit à son ancien élève qu’il devait faire preuve de prudence et “ne pas lancer d’excommunications généralisées” ou “déclarer les gens comme apostats à cause de leurs pêchés“. La distinction entre un apostat et un pêcheur peut paraître subtile, mais c’est un point de désaccord essentiel entre al-Qaeada et l’EI.

    Dénier au Coran et aux récits de Mohammed leur caractère sacré relève clairement de l’apostasie. Mais Zarqawi et l’État qu’il a engendré considèrent qu’il existe beaucoup d’autres actes susceptibles de sortir un musulman du cadre de l’Islam. Ceci inclut la vente d’alcool ou de drogue, le port de vêtements occidentaux, le fait de se raser la barbe, de voter à des élections même si c’est pour un candidat musulman, ou encore d’être trop peu regardant sur l’apostasie des autres.

    Être chiite, comme c’est le cas pour beaucoup d’Arabes irakiens, entre bien sûr dans cette catégorie. En effet, l’EI conçoit le chiisme comme une nouveauté, et innover en matière de Coran, cela équivaut à remettre en cause sa perfection originelle. (L’EI déclare que les pratiques courantes du chiisme telles que l’adoration des mausolées d’imams ou les auto-flagellations publiques ne se fondent sur aucune base issue du Coran ou de la vie du Prophète).

    Cela signifie qu’environs 200 millions de chiites sont voués à la mort. Sont également concernés tous les chefs d’États musulmans qui ont élevé la loi des hommes au-dessus de la Sharia voulue par Dieu, en imposant le respect de textes profanes.

    Suivant la doctrine “takfiri”, l’État islamique est déterminé à purifier le monde en tuant un grand nombre de personnes. Il est difficile de connaître l’étendue exacte des massacres perpétrés dans ces territoires en raison du manque de rapports objectifs qui en émanent, mais les messages postés sur les médias sociaux de la région laissent penser que les exécutions individuelles s’opèrent de manière plus ou moins continue et qu’il y a des exécutions de masse tous les 15 jours.

    Les musulmans “apostats” sont les victimes les plus courantes. Les chrétiens, à condition de ne pas s’opposer à ce nouveau gouvernant, ne font pas l’objet d’exécutions systématiques. Baghadadi les laisse vivre à condition qu’ils payent une taxe spéciale connue sous le nom de “jizya” et reconnaissent leur sujétion.

    Il s’agit là d’une pratique coranique qui ne fait pas débat.

    En Europe cela fait des siècles que les guerres de religion ont cessé et que les hommes ne meurent plus en grand nombre pour cause de différents théologiques. C’est peut-être la raison pour laquelle les Occidentaux ont accueilli avec un tel déni et une telle incrédulité les informations relatives aux croyances et aux pratiques de l’État islamique. Beaucoup refusent de croire que ce groupe soit aussi dévot qu’il le prétend ou aussi rétrograde et apocalyptique que le laissent entendre ses déclarations et ses actes.

    Leur scepticisme est compréhensible. Par le passé, les Occidentaux accusaient les musulmans de suivre aveuglément les anciennes écritures, ce qui affligeait certains universitaires. Chez ces universitaires, comme le défunt Edward Saïd, la manière occidentale de présenter les choses ne constitue jamais qu’une autre manière de dénigrer les musulmans.

    Ces universitaires exhortent à plutôt se pencher sur les conditions d’émergence de ces idéologies : mauvaises gouvernances, changements des mœurs sociales, humiliation de vivre sur des terres estimées pour leur seule valeur pétrolifère.

    Aucune hypothèse expliquant l’avènement de l’État islamique ne saurait être complète sans la prise en considération de ces facteurs. A contrario, se concentrer uniquement sur ces derniers, sans prendre en compte l’idéologie, relève d’une autre forme de partialité occidentale : si l’idéologie religieuse ne compte pas beaucoup à Washington ou à Berlin, alors c’est sans doute la cas à Mossoul ou à Raqqa…

    Lorsqu’un bourreau masqué dit ”Allahu akbar” tout en décapitant un apostat, il arrive, parfois, qu’il le fasse pour des motifs religieux.

    Beaucoup d’organisations musulmanes “mainstream” agissent en ce sens, affirmant que l’État islamique est, en fait, non-islamique. Il est bien sur, rassurant, de savoir que la grande majorité des musulmans ne voit aucun intérêt à remplacer les films Hollywoodiens par les vidéos d’exécutions publiques en guise de divertissements hebdomadaires.

    Mais, comme me le confiait l’universitaire Bernard Haykel, directeur de recherche du département de théologie à l’université de Princeton, les musulmans qui nient le caractère islamique de l’État du même nom, sont généralement “gênés et politiquement corrects, ayant une vision angélique de leur propre religion“.

    Une vision qui néglige “tout ce que leur religion a exigé tant sur le plan historique que juridique“. Nombre de négations de la nature religieuse de l’État islamique sont, m’a t-il dit, enracinées dans une “tradition chrétienne inter-religieuse absurde“.

    Tous les universitaires que j’ai pu interroger à propos de l’idéologie de l’État islamique m’ont renvoyé vers Haykel. A moitié Libanais, Haykel a grandi au Liban et aux États-Unis et lorsqu’il s’exprime derrière son bouc à la Méphistophélès, il a une pointe d’accent étranger indéfinissable.

    Selon Haykel, les rangs de l’État islamique sont profondément imprégnés d’une ferveur religieuse. Les citations coraniques sont omniprésentes. “Même les fantassins en débitent sans arrêt” dit-il. “Ils empoignent leurs caméras et répètent leur doctrine de base de façon mécanique, et ils font ça tout le temps“.

    Il considère les déclarations selon lesquelles l’État islamique aurait déformé les textes de l’Islam comme grotesques et n’étant soutenues que par une ignorance délibérée.

    “Les gens veulent absoudre l’Islam” dit-il, “à la manière d’un mantra : l’islam est une religion de paix. Comme s’il y avait une telle chose dans l’Islam! C’est ce que font les musulmans et la manière dont ils interprètent leurs textes. Ces textes sont partagés par tous les musulmans sunnites, pas juste par ceux de l’État islamique. Et ces types sont donc aussi légitimes à le faire que n’importe qui d’autre.“

    Tous les musulmans reconnaissent que les premières conquêtes de Mahomet ne furent pas un long fleuve tranquille, que le Coran est imprégné des lois de la guerre et que les règles conduisant la vie du Prophète ont été calibrées pour répondre à des temps troublés et violents. Selon l’hypothèse de Haykel, les combattants de l’État islamique sont véritablement figés aux temps de l’islam des origines dont ils reproduisent pieusement les standards guerriers.

    Ce comportement inclut un certain nombre de pratiques que les musulmans actuels préfèrent ne pas reconnaître comme faisant intégralement parties de leurs textes sacrés. Mais ”esclavage, crucifixions et décapitations ne sont pas des actes que les djihadistes sont allés chercher dans la seule tradition médiévale.” Les soldats de l’État islamique sont “en plein dans la tradition médiévale et ils la font ressurgir à grande échelle dans le temps présent.“

    Le Coran précise ainsi que la crucifixion constitue le seul châtiment autorisé pour les ennemis de l’Islam. La taxe sur les chrétiens trouve son fondement dans le Surah Al-Tawba, le neuvième chapitre du Coran qui enseigne aux musulmans qu’il faut combattre les chrétiens et les juifs “jusqu’à ce qu’ils payent la jizya en acceptant leur soumission et se tiennent tranquilles“. Le Prophète, que tout musulman considère comme un exemple, a imposé ces règles et possédait des esclaves.

    Les dirigeants de l’État islamique se sont mis en devoir de s’inspirer strictement de Mahomet et ont fait ressurgir des traditions qui étaient endormies depuis des centaines d’années. “Ce qui est frappant chez eux, ce n’est pas seulement leur interprétation littérale, mais aussi le sérieux avec lequel ils lisent les textes” dit Haykel. “Il y a là une assiduité, une gravité obsessionnelle que les musulmans ne possèdent pas normalement“.

    Avant l’émergence de l’État islamique, le seul groupe ayant tenté de suivre durant les 200 dernières années le modèle prophétique avec une fidélité aussi radicale était les Wahabites du XVIIIe siècle arabe. Ils s’emparèrent de ce qui constitue aujourd’hui une grande part de l’Arabie Saoudite où l’héritage de leur stricte pratique s’observe encore dans une version édulcorée de la Sharia.

    Haykel note une différence importante entre les deux groupes : “La violence des Wahabites n’était pas débridée. Ils étaient entourés d’autres musulmans et ils ont conquis des terres qui étaient déjà islamiques, ce qui retenait leur bras.

    L’EIIL, au contraire, revit pleinement l’Islam des origines“. Les premiers musulmans étaient encerclés par les non-musulmans, et l’État islamique, au regard de sa tendance à l’excommunication, se considère dans la même situation.

    Si al-Qaeda voulait réhabiliter l’esclavage, il ne l’a jamais dit. Et d’ailleurs pourquoi l’aurait-il fait? Le silence sur l’esclavage est probablement le reflet d’une pensée stratégique qui vise à s’attirer la sympathie du public. Lorsque l’État islamique a commencé à réduire des gens en esclavage, certains de ses partisans ont tiqué. Néanmoins, le califat a continué à pratiquer l’esclavage et la crucifixion sans hésitation.

    “Nous conquerrons votre Rome, briserons vos croix et prendrons vos femmes comme esclaves” a promis leur porte-parole Adnani lors de ses fréquentes déclarations d’amour à l’Occident. “Si nous n’avons pas assez de temps pour y parvenir, alors nos enfants et petits-enfants y parviendront et ils vendront vos fils sur les marchés aux esclaves“.

    Au mois d’octobre Dabiq, le magasine de l’État islamique, publiait un article intitulé “Le retour de l’esclavage avant l’Heure‘, le sujet était de savoir si les Yazidis (les membres d’une secte kurde ancestrale qui emprunte des éléments à l’Islam et qui a été attaquée par les forces de l’État islamique dans le Nord-Est de l’Irak) étaient des musulmans dévoyés et donc voués à la mort, ou seulement des païens et, en cela, bons pour l’esclavage.

    Un groupe de travail d’érudits de l’État islamique a été mandaté par le gouvernement pour traiter cette question. S’ils sont païens, écrit l’auteur anonyme de l’article :

    “Les femmes et les enfants yazidis doivent être partagés, conformément à la Sharia, entre les combattants de l’État islamique ayant participé aux opérations du mont Sinjar (dans le Nord-Est de l’Irak).

    …Réduire en esclavage les familles des infidèles (kouffars) et prendre leurs femmes comme concubines constitue un aspect clairement établi de la Sharia et quiconque le contesterait ou le moquerait, de fait, contesterait ou moquerait les versets du Coran et les paroles du Prophète… Et il serait exclu de l’Islam comme apostat”.

    http://fortune.fdesouche.com/377287-etat-islamique-lapocalypse-au-nom-dallah-2e-partie

  • Quelques réflexions sur le PCF

    Un lecteur du Salon beige tient un blog consacré à ses lectures et aux analyses qu'il en fait. Il a lu récemment "Liquider les traîtres – La face cachée du PCF 1941-1943" , écrit par le Professeur d’Université d’histoire Jean-Marc Berlière et par le Chargé de recherches au CNRS Franck Liaigre, appartenant tous deux à l’équipe de recherche du CESDIP (ministère de la Justice / CNRS).

    Il nous en propose une analyse personnelle, que vous pourrez retrouver sur son blog http://www.rdlvgc01.fr/mes-petites-syntheses-reflexions-ou-notes-de-lectures.html , dans le chapitre « Livres » de la Partie 6 (« Compléments ») de ce document. Voici ci-dessous les quelques réflexions que lui a inspirées le sujet :

    "1). Je suis avant  tout excédé par le fait que ce soit les Communistes qui ont lancé, —et ont été, et sont toujours, une colossale  caisse de résonnance—, les mensonges et diffamations sur Pie XII et les Juifs, et que ce soit eux qui « fassent les beaux » ; alors que sur le sujet des Juifs, comme sur toutes les leçons qu’ils n’arrêtent pas de donner à tout le monde sur la Seconde Guerre Mondiale, s’il y en a bien qui, de fait, devrait « faire profil bas », ce sont bien eux —les Communistes—, (ainsi que, mais pour des raisons différentes, quelques autres petits partis comme celui de Doriot —lui-même ancien communiste—, mais ces derniers au moins, pour le cas où il en resterait encore de résidus, ne font pas croire qu’ils ont été des héros dans le combat contre les Nazis). 

    2). Et je suis toujours aussi étonné par le comportement des Partis, en particulier par des Partis comme l’UMP et le Centre Droit, vis-à-vis du Front National. Et c’est au final un « post » d’aujourd’hui sur le Salon Beige qui m’a fait décider d’envoyer mes notes de lectures telles quelles, sans prendre le temps d’éliminer les redondances dans certains de mes commentaires en renvois de bas de pages. Ce « post » du SB  indique que Monsieur Juppé semblerait préférer s’allier avec le PCF qu’avec le Front National !

    Je n’ai pas d’opinion précise sur le Front National, mais ce qui m’a toujours surpris c’est que tous les Partis, ou presque, hurlent contre une alliance avec le Front National, et avec le plus souvent les mêmes arguments. Et ces mêmes Partis trouvent normal que le Parti Socialiste, voire le Centre Gauche, s’allie(nt) avec le Parti Communiste et avec des Partis Trotskistes et autres Marxistes. Or si l’on compare les monstruosités commises par ces Partis Marxistes, ils en ont fait au moins autant qu’Hitler et le Nazisme : en fait encore bien plus de victimes par le Marxisme que par le Nazisme ; quant aux méthodes, tortures et souffrances provoquées, etc., je ne crois pas que l’on puisse faire pire qu’Hitler et les Nazis, mais s’il était possible de faire encore pire, Lénine, Trotski, Staline, Mao, Pol Pot, etc., et les Marxistes l’auraient fait. Ce sont des faits ; c’est l’histoire qui nous l’apprend.

    On peut admettre, ce serait leur choix, que des Partis comme l’UMP et le Centre Droit, etc., ne veuillent pas s’allier avec le Front National, mais pas, me semble-t-il, pour les raisons qu’ils en donnent. Il n’y a, depuis longtemps, probablement pas plus de un pour cent de Nazis en France —est c’est déjà trop—, et rien ne dit qu’ils soient au Front National ou qu’ils soient tous au Front National, or le Front National représente bien plus qu’un pour cent de la Population Française ! En revanche le Parti Socialiste s’est allié et a gouverné avec le Parti Communiste Français, et s’est allié avec des Trotskistes, quand notamment les pourcentages de la Population Française qui avaient choisi de voter pour ces Partis Marxistes étaient très significatifs. L’UMP, etc., peut/peuvent s’interdire de s’allier avec le Front National, mais alors le Parti Socialiste, etc., aurait/auraient dû, et devrait/devraient, incomparablement plus s’interdire de s’allier avec le PCF et les autres Partis Marxistes.

    Enfin, (voir notamment le livre évoqué ci-dessus), pour reparler du Nazisme et de la Seconde Guerre Mondiale, le PCF (Parti Communiste Français) et les Communistes ont été, de fait, eux, d’authentiques « collabos », et encore pire : ils ont été des complices/alliés d’Hitler et des Nazis en France de 1939 à 1941 —ils ont trahi la France—, et qu’à partir de 1941 ils se sont battus en France pour l’URSS et pour le Communisme mais pas pour la France et les Français ! À partir de 1941, comme avant, le PCF a toujours été motivé par les services à rendre à l’URSS et au Communisme et non pas motivé par le service pour la France et les Français. De plus, quand il a combattu les Nazis, c’est avec une efficacité bien plus faible que ce qu’il prétend, et que l’on continue à nous faire croire."

    Marie Bethanie  http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html