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actualité - Page 4761

  • Général US Bob Scales : «le seul moyen de mettre un terme au conflit en Ukraine, c’est de tuer les Russes»

    Les déclarations du Général Bob Scales n’en finissent pas de susciter des remous.

    http://www.medias-presse.info/general-us-bob-scales-le-seul-moyen-de-mettre-un-terme-au-conflit-en-ukraine-cest-de-tuer-les-russes/27593

  • Le Syriac Military Council enterre ses héros après la bataille de Khabour

    funérailles-syriac-military-council

    Les combattants du Syriac Military Council ont repris aux djihadistes de l’Etat Islamique une partie de la région de Khabour. Cela ne se fait pas sans pertes.

    Il y a quelques jours, le Syriac Military Council enterrait trois de ses combattants.

    http://www.medias-presse.info/le-syriac-military-council-enterre-ses-heros-apres-la-bataille-de-khabour/27558

  • Gironde. Départementales : L’UMP prête à s’allier avec les communistes !

    Yves d’Amécourt, la tête de liste UMP en Gironde (photo avec Alain Juppé) confirme son positionnement très à gauche et anti Front national. Dans une interview au site Rue 89, le maire de Sauveterre-de-Guyenne, précise sa position quant au parti de Marine le Pen : « tous les candidats de Gironde Positive, et c’est un des points qui nous unissent, ont signé une charte précisant que nous voterons contre le FN et que nous ne ferons pas d’alliance avec les élus FN dans l’hémicycle, y compris pour l’élection du président du conseil départemental ».

    Mais le poulain d’Alain Juppé va encore plus loin : l’alliance avec le Parti communiste : « J’ai précisé qu’en cas de deuxième tour, nous appellerions même à voter pour un communiste. Le PC et les gaullistes ont en effet une histoire commune, celle de la guerre et de la Résistance, et je ne mettrai pas une pince à linge sur le nez pour voter communiste ». Nul doute que cette déclaration risque de froisser nombre de ses électeurs.

    http://fr.novopress.info/

  • Les habits neufs du vieux stalinisme

    L'aveu improbable d'une passion pour les élections départementales surprendrait sans doute les lecteurs habitués de cette chronique. Votre serviteur ne formulera pas non plus de pronostics en espérant pouvoir bientôt se réjouir d'une souhaitable perte, par le parti communiste des deux derniers départements qu'il pollue encore de sa présidence, l'Allier et les Val-de-Marne.

    Achever de se débarrasser de l'influence marxiste, laquelle ne se limite pas, hélas, au seul appareil du vieux PCF, pourrait servir de motivation mobilisatrice les 22 et 29 mars dans bon nombre de territoires.

    Sans que la corrélation se vérifie obligatoirement, on notera avec bonheur le recul historique du taux des grévistes. Réduit à 9,9 % ce 10 mars, malgré l'appel de la CGT pour la grève à la SNCF, il nous offre, à cet égard, une assez agréable mise en bouche.

    Ne nous croyons pas cependant, dès maintenant débarrassés de la nuisance stalinienne.

    La vieille hypothèque qui pèse sur ce pauvre pays, créance inscrite frauduleusement par les communistes rebaptisés "patriotes" en 1945 (1)⇓

    reste ainsi à l'ordre du jour.

    L'exemple d'Yves d’Amécourt vaut le détour. Poulain d’Alain Juppé, et tête de liste UMP dans son beau département, sous l'étiquette locale de "Gironde Positive", il théorise d'une façon significative l'hypothèse de l’alliance avec le parti communiste :

    "J’ai précisé qu’en cas de deuxième tour, nous appellerions même à voter pour un communiste. Le PC et les gaullistes ont en effet une histoire commune, celle de la guerre et de la Résistance, et je ne mettrai pas une pince à linge sur le nez pour voter communiste"(2)⇓

    Ne cherchons pas à enfermer inutilement ce mensonge historique dans un passé aujourd'hui lointain, auquel il se réfère en le déformant : celui-ci ne se meurt que pour renaître, et à certains égards, il éclate donc de santé. Exit Marchais, Liliane a fait ses valises, bonjour Juppé et les sous-Juppé.

    Certains admirateurs et continuateurs de l'ère de la stagnation chiraquienne, feignent en effet de "craindre" l'américanisation de l'occident européen. Ils la redoutent comme "la pire perspective" comme s'il s'agissait d'une invasion d'extraterrestres, étrangers à notre monde. Sans trop oser le dire, ils nous invitent à voir là une menace plus dangereuse encore que les assauts des djihadistes, certes adossés aux complaisances de leurs cinquièmes colonnes.

    Or, si les commentaires sont libres, les faits restent sacrés, …

    Et le fait, c'est que "la pire perspective" était déjà dénoncée, exactement dans les mêmes termes en 1950. Cela se passait au XIIe congrès du parti communiste français à Gennevilliers. Maurice Thorez, secrétaire général du PCF, y énonçait alors, sans contredit ni débat, la ligne du parti. Celle-ci reflétait, sans la moindre nuance, le fameux rapport Jdanov énoncé en septembre 1947, à la réunion de Szklarska Poreba, en Silésie, qui appela à la reconstitution du Komintern sous le nom de Kominform.

    Thorez, jusqu'au XIe congrès de Strasbourg de juillet 1947, parlait encore de "nos amis américains". Il suggérait à un gouvernement qu'il venait de quitter, et que les communistes imaginaient encore réintégrer, une meilleure utilisation de la généreuse aide Marshall. Mais trois ans plus tard, il invitait à voir, en Staline et en l'URSS, le"meilleur rempart" contre l'américanisation.

    Tous les raisonnements économiques issus du marxisme dont s'agrémentaient alors les rhétoriques de Thorez, de Jdanov et des autres, se sont écroulés. Rappelons qu'à l'époque toute l'école étatiste, protectionniste, et comme elle osait encore se baptiser "socialiste scientifique", prophétisait la catastrophe et la paupérisation auxquelles conduirait la marche occidentale de l'économie. Seuls quelques rétablisseurs à la Sapir ou Piketty  (3)⇓

    persistent à chercher à les renouveler avec des arguments et raisonnements, à peine nouveaux, très au-dessous de ceux de Marx et Engels faut-il le préciser.

    Mais en dehors de sa prétendue justification économique, ‑ crise généralisée du "capitalisme", contradictions conduisant à une guerre inéluctable, etc.… – s'affirmait l'idée "géopolitique".

    Au contraire des prémices pseudo-économiques dont elle se parait, cette vision a fait florès. Selon la nouvelle doctrine, la mésalliance avec l'Amérique représenterait l'ennemie numéro un des peuples d'Europe, à commencer par la part européenne du peuple russe.

    Un tel sophisme continue d'être propagé, non seulement par tous les survivants du KGB, mais aussi par tous les anciens élèves du MGIMO  (4)⇓

    moscovite, et, en France par toutes sortes de petits roquets et perroquets, champignons vénéneux issus du "chevénementisme", se réclamant plus ou moins hardiment d'un "gaullisme" mythifié et de son ersatz chiraquien. Certains d'entre eux se montrent parfois même désintéressés voire bien intentionnés. Mais, de même qu'il existe des poissons volants, pour paraphraser Audiard, "ils ne constituent pas la majorité du genre."

    Sans rêver convaincre cette dernière tranche, il faut donc sans relâche prendre la mesure de cette réalité.

    JG Malliarakis

    Apostilles

    1.  Sur son caractère mensonger, celui du "patriotisme du PCF pendant la seconde guerre mondiale" on lira, parmi tant d'autres, mon 
    2.  cf. Info Bordeaux le 11 mars. 
    3.  Je me permets de renvoyer à mon propre travail de réponse à Piketty publié en 2012 et dont il reste quelques exemplaires dans "Pour une libération fiscale". Depuis la publication de son absurde "Capital au XXIe siècle", au pittoresque succès de librairie, d'autres auteurs lui ont, à leur tour, brillamment répondu. Hélas inutilement… 
    4.  Créé en 1944 cet "Institut d'État des relations internationales de Moscou", était dirigé au dernière nouvelle par Anatoly Torkounov membre du conseil de surveillance des "Vétérans de l’espionnage et de la diplomatie pour la renaissance morale de la patrie."

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  • La République, cette religion dont le FN est l'hérésie

    Le philosophe Thibaud Collin réagit dans Le Figarovox à l'utilisation intempestive et politicienne du mot République :

    "Il est clair pour beaucoup que les récentes gesticulations politiciennes de Manuel Valls instrumentalisent le thème de la République identifiée à «l'esprit du 11 janvier», dernière idole de la mythologie déjà bien fournie de la gauche. Face à cette vague rhétorique destinée à la marginaliser, l'UMP jamais en mal de suivisme s'apprêterait à se renommer «Les républicains». Beau moyen pour les uns et les autres de consacrer paradoxalement le caractère désormais central du Front national dans la vie de notre République.

    D'ailleurs, le Président de la République, saisi manifestement lui aussi d'une certaine fébrilité électorale, a déclaré le 4 mars: «Si le FN est dans la République, puisqu'il participe aux élections, c'est tout sauf le parti de la République.» Ayant reçu Marine Le Pen aux lendemains des attentats de début janvier, il pouvait difficilement exclure le FN de la République. Et pourtant la gauche ne cesse d'en appeler au front républicain face au FN. Ce qui suppose que ce parti n'est pas républicain.Mais alors comment être «dans la République» sans être républicain?La République signifiant étymologiquement «chose publique», dans renvoie à la participation des citoyens à ce gouvernement de soi soucieux du bien du tout. Donc si pour François Hollande, le FN est «dans la République», il ne peut pas être anti-républicain ; sinon il est évident qu'il serait interdit. Pourquoi alors un front républicain face au FN?

    [...]La réponse tout le monde la connaît: le FN n'adhère pas à toutes les «valeurs de la République».Ainsi la constitution d'un front républicain est légitimée parce qu'il existe un parti de la République dont l'âme est l'adhésion à ces valeurs. Pourquoi alors ne pas affirmer tout simplement que ce parti unique, composés de tous les partis sauf un, s'identifie à la République puisque la République s'étend aussi loin que ces valeurs sont respectées? Mais dans ce cas un parti exclu de ce «parti» peut-il encore être dit dans la République?

    La seule solution pour éviter la contradiction est de supposer que François Hollande prend le mot République dans deux sens différents. 1) La République est un régime politique et c'est à ce titre que légalement le FN s'y trouve. 2) La République est aussi une religion et à ce titre le FN peut en être exclu. [...]

    Lorsque François Hollande dénie au FN qu'il est «le parti de la République», il faut entendre donc que ce mot désigne une religion à laquelle on adhère et dont on peut être exclu pour hérésie. Les dogmes de cette religion sont les valeurs universelles de liberté, d'égalité, de tolérance, de lutte contre le racisme, la xénophobie et les discriminations etc. Remarquons que ces valeurs étant formelles elles peuvent servir à disqualifier toute référence à un contenu particulier comme contraire à la République. Ainsi progresse l'indifférenciation engendrant la stigmatisation de toute préférence, de toute distinction entre contenus. Un parti se revendiquant comme «national» est dès lors inévitablement suspect de xénophobie et de racisme puisque par définition aucune nation n'est universelle. Il n'est donc pas étonnant que depuis début janvier certains ne cessent d'invoquer «la République» mais jamais «la République française» et, dans le même temps, refusent de désigner l'ennemi si ce n'est formellement: le fanatisme, l'intolérance et non l'islamisme. Moralité: la religion républicaine en appelant à faire barrage au danger que serait le FN contribue à détourner les énergies intellectuelles et morales de la nation des véritables ennemis de la République française: victoire posthume des terroristes islamistes."

    Michel Janva

  • André Bercoff : “La question identitaire est fondamentale.”

    sourceBoulevard Voltaire – “La question identitaire est fondamentale.”

    Depuis quarante ans, sa plume sans pitié trace le portrait de notre époque dans Le MondeLibéLe Nouvel Observateur, mais aussi dans… Playboy et Lui. Figure de la presse française, mais aussi de la télévision, où il intervient régulièrement, homme de gauche à l’ancienne, Bercoff prône le retour du courage en politique.

    Dans votre dernier livre, Bernard Tapie, Marine Le Pen, la France et moi, vous envisagez “l’implosion de notre société”..

    C’est une possibilité, à plus ou moyen terme. Il y a de nombreux facteurs aggravants. Les politiques au pouvoir se foutent de plus en plus de la gueule du peuple, on l’a vu avec le référendum de 2005. Si on continue à ne jamais écouter les gens, il faut s’attendre à une réaction violente… Je pense que nous devons tous agir, sans forcément se contenter des élections. Il y a d’autres formes d’action que peuvent avoir les citoyens à l’heure d’Internet. À chacun de s’en servir. Le soulèvement peut venir d’en bas, comme je l’ai raconté dans ma série de politique-fiction publiée l’été dernier dans Valeurs actuelles. Cela peut être soudain, et prendre de court les princes qui nous gouvernent.

    Selon vous, nous manquons de personnages à la hauteur des enjeux ?

    Oui, incontestablement. Nous vivons dans une monarchie républicaine créée par de Gaulle, à la taille du Général. Le souci, c’est qu’actuellement, je ne vois personne capable d’enfiler son trop grand costume. Il faudrait au moins que nos dirigeants prennent exemple sur ce qui s’est fait à l’étranger. Aux États-Unis dans les années 80, Reagan a remis le pays en état de marche, après les désillusions des années 70. Même chose pour Thatcher en Grande-Bretagne. Elle a dû affronter des grèves terribles, et quand elle sortait, elle se faisait insulter, caillasser. Il faut arrêter avec cette histoire de popularité. Il faut arrêter avec les promesses idiotes comme celle de Hollande qui disait qu’il allait « inverser la courbe du chômage ». Les politiciens doivent retrouver le courage d’agir en faveur de réformes sans doute brutales. Regardez ce qu’a fait Schröder en Allemagne il y a dix ans, et regardez son pays maintenant. Nos élus sont obsédés et paralysés par leur réélection. C’est pour cela qu’en France, je prône le septennat non renouvelable. Comme ça, le Président pourra agir sans arrière-pensée !

    Défenseur de la laïcité, vous vous faites souvent traiter de “facho”, vous, l’homme de gauche. Comment le prenez-vous ?

    Certains auront toujours besoin de coller des étiquettes. Mais les étiquettes, c’est bon pour les produits sous vide ! Tant pis si on me traite de facho parce que je défends la loi de la République et que j’ose dialoguer avec des moutons noirs. Oui, je dis que nous devons appliquer la loi dans toute sa rigueur, séparer la mosquée, l’église ou la synagogue de l’État ! La laïcité est notre bien le plus précieux. C’est un truc bien français, que le monde nous envie. Je vais souvent au Moyen-Orient. Eh bien, j’y rencontre quantité de gens qui rêvent de notre laïcité.

    Vous soulevez également le “problème identitaire” de notre pays…

    Évidemment, la question identitaire est fondamentale. Mais il est déjà tard pour le résoudre. Nous allons au devant de quelque chose de grave. Né au Liban, j’ai vu ce que les dynamiques démographiques peuvent produire. Je ne dis pas qu’en France on est dans le même cas, mais on y va tout droit à long terme. Oui, j’ai peur d’une libanisation de la France ! Nous ne sommes plus du tout dans un problème de droite ou de gauche : c’est dépassé. Je crois au volontarisme lucide. Il n’est plus question de tergiverser : mettons tous les problèmes sur la table, et débattons librement, avec tout le monde ! Ensuite, prenons des mesures musclées. Il faut définir la France que nous voulons, il faut définir ce qu’est notre pays, ce que nous sommes en tant que Français. Qu’est-ce qu’être Français à notre époque ? Si on met l’identité de côté, on court au désastre. Mais je ne serai peut-être plus là pour le voir…

    Entretien réalisé par Joris Karl

    http://fr.novopress.info/183822/andre-bercoff-question-identitaire-fondamentale/

  • Jospin : « L’anti-fascisme n’était que du théâtre » (rediff)

    Pour les nouveaux (ou jeunes) lecteurs. Cette vidéo est l’une des victoires symboliques du travail de Fdesouche. Publiée plusieurs mois après une interview passée inaperçue (ou volontairement enterrée), cette déclaration de Jospin remontera jusqu’aux plateaux télévisés. Elle demeure encore aujourd’hui une référence souvent citée.

    Je crois profondément que les nations existent, existent encore. Je suis profondément attaché à l’identité nationale. L’identité nationale, c’est notre bien commun, c’est une langue, c’est une histoire, c’est une mémoire, c’est une culture, c’est-à-dire une littérature, des arts, une philosophie. C’est aussi un art de vivre.

    Emission Répliques – France-Culture du 29 septembre 2007 (et non du 27)

    Texte de l’extrait :

    « Pendant toutes les années du mitterrandisme, nous n’avons jamais été face à une menace fasciste, donc tout antifascisme n’était que du théâtre. Nous avons été face à un parti, le Front National, qui était un parti d’extrême droite, un parti populiste aussi, à sa façon, mais nous n’avons jamais été dans une situation de menace fasciste, et même pas face à un parti fasciste.

    D’abord le procès en fascisme à l’égard de Nicolas Sarkozy est à la fois absurde et scandaleux.

    Je suis profondément attaché à l’identité nationale et je crois même ressentir et savoir ce qu’elle est, en tout cas pour moi.

    L’identité nationale, c’est notre bien commun, c’est une langue, c’est une histoire, c’est une mémoire, ce qui n’est pas exactement la même chose, c’est une culture, c’est-à-dire une littérature, des arts, une’ la philo’les philosophies. Et puis c’est une organisation politique avec ses principes et ses lois. Quand on vit en France, j’ajouterai : l’identité nationale, c’est aussi un art de vivre, peut-être, que cette identité nationale.

    Je crois profondément que les nations existent, existent encore, et en France, ce qui est frappant, c’est que nous sommes à la fois attachés à la multiplicité des expressions qui font notre nation, et à la singularité de notre propre nation.

    Et donc ce que je me dis, c’est que s’il y a aujourd’hui une crise de l’identité, crise de l’identité à travers notamment des institutions qui l’exprimaient, la représentaient [Jospin emploie l'imparfait…], c’est peut-être parce qu’il y a une crise de la tradition, une crise de la transmission. Il faut que nous rappelions les éléments essentiels de notre identité nationale parce que si nous doutons de notre identité nationale, nous aurons évidemment beaucoup plus de mal à intégrer. »

    http://www.fdesouche.com/295-jospin-sur-les-socialistes-%C2%AB-l%E2%80%99antifascime-n%E2%80%99etait-que-du-theatre-%C2%BB

  • Jacques Myard : « Avec Assad qui comprend le français, c’était direct ! »

    De retour de Damas, le député UMP des Yvelines raconte son entretien avec Bachar al-Assad et expose les raisons qui l’ont poussé à partir. 
    Votre visite n’a-t-elle pas été mise en scène par le régime syrien ? 
    Évidemment, c’était son jeu. Notre échange a duré une heure et demie. Le président syrien comprend le français. Il était d’un grand calme, maîtrisait parfaitement la situation, avec un discours structuré. Nous avons posé toutes les questions que nous souhaitions, sans aucun filtre. C’était direct. Nous avons parlé des gestes que Damas doit faire en matière de droits de l’homme. Sans savoir s’il y a un lien avec cette conversation, l’opposant Louay Hussein a été libéré sous caution, le 25 février. C’est un premier pas. Il y aura d’autres suites bénéfiques à notre voyage. 
    Soutenez-vous Bachar al-Assad ? 
    Je ne suis pas son avocat ! Il a sa part de responsabilité dans le conflit, mais il n’est pas le seul. La diplomatie, c’est l’art de parler, y compris avec les gens que l’on n’aime pas. Nous nous sommes illusionnés sur les opposants dits “modérés”. On nous a dit qu’Assad allait tomber. Il est toujours là. Qu’on le veuille ou non, il est devenu un élément incontournable pour trouver une solution. Je viens d’apprendre que le groupe Hazm, qui a bénéficié de l’aide des États-Unis et vraisemblablement de la France, a rallié les terroristes islamistes du Front al-Nosra. Si la France refuse de changer de politique, elle ira dans le mur. 
    La situation évolue-t-elle vraiment ? 
    Oui, les choses bougent. Des contacts sont noués entre les autorités syriennes et les Américains. J’ai même croisé un procureur américain sur place. Nous avons également appris qu’un État arabo-musulman emblématique va bientôt renouer ses relations avec la Syrie. D’autres pays sont en contact avec Bachar al-Assad. À terme, si la France continue de s’obstiner, elle sera le seul pays à ne pas pouvoir dialoguer avec Damas. Si elle continue de parier sur l’élimination d’Assad, ce sera le chaos dans toute la région. Le Liban sera balayé. 
    Le gouvernement a-t-il été prévenu de votre initiative ? 
    Toutes les personnes qui devaient être informées l’ont été. Nous avons donné un coup de pied dans le politiquement correct. S’il fallait retourner à Damas, je le ferais immédiatement. Lors de la guerre d’Algérie, on avait reproché à de Gaulle de traiter le FLN de « terroriste ». C’était vrai, mais nous avons été obligés de négocier avec lui. On ne conduit pas la politique étrangère au nom d’une posture morale mais au nom de nos intérêts. 
    Comment comptez-vous maintenir la pression ?
    Elle se maintiendra d’elle-même, car rien n’est résolu. En fermant toute porte de sortie et en vociférant, le gouvernement a montré un manque d’intelligence face à la situation. En politique étrangère, il faut toujours avoir un plan B. Certains disent que Laurent Fabius commence à bouger. La balle est dans son camp.