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actualité - Page 4872

  • Agir vite en restaurant l’État-nation à la française

    Après le temps de l’émotion, c’est l’heure des décisions pour les responsables politiques. Il ne s’agit plus de faire croire que les solutions résident dans de nouveaux textes législatifs. En effet, la quinzième loi contre le terrorisme a montré ses limites. Il suffit de bien faire appliquer avec rigueur les textes existants, par exemple l’interdiction dans la rue des signes ostentatoires de religion, notamment vestimentaires, alimentaires et de langage, qui entretiennent une division malsaine dans la population.

    Si la répression s’impose sans ménagement, la prévention est tout autant urgente. Désormais, en période de guerre ouverte, il faut voir clair, affronter la réalité en face et ne communiquer qu’après avoir pris les décisions et en fonction des résultats. Quelques pistes s’offrent à nos gouvernants.

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  • Entretien avec Marion Maréchal-Le Pen : “Guerre de civilisation” (Présent 8273)

    Avez-vous acheté Charlie Hebdo mercredi ?

    — Non, je ne l’ai pas acheté. Je suis horrifiée par ce qui s’est passé, j’ai rendu hommage aux victimes — à toutes les victimes —, j’ai défendu la liberté d’expression même si le blasphème n’est pas ma tasse de thé. Je n’ai jamais acheté Charlie Hebdo, je ne me sens pas obligée de défendre sa ligne éditoriale et je n’aime pas le dévoiement qui est fait du slogan « Je suis Charlie », qui sonne maintenant comme un mot d’ordre. Drôle d’ambiance : ceux qui n’achètent pas Charlie Hebdo seraient-ils complices de l’attentat ?

    Mardi les députés ont chanté la Marseillaise. Etait-ce comme lorsqu’on chante dans l’obscurité – pour se rassurer ?

    Entretien avec Marion Maréchal-Le Pen : "Guerre de civilisation" (Présent 8272)— Je ne sais pas exactement qui l’a entonnée. J’ai l’impression qu’elle venait du public de l’Assemblée, certains disent que c’est un député UDI. En tout cas, ça n’était pas programmé. Il y a eu pendant quelques minutes un vrai moment d’union nationale, loin des slogans d’unité déversés les jours précédents. Ce qui a suivi m’inquiète, par contre. Manuel Valls a été ovationné par tous les bancs de l’Assemblée, mais efface-t-on en un discours trente ans de choix politiques qui nous ont conduits à la situation qu’on connaît ? Marine Le Pen a eu un mot très juste : l’unité nationale ne doit pas devenir le garde-à-vous national. Ne pas applaudir Manuel Valls ne fait pas de nous des citoyens indignes.

     

    Le discours de Manuel Valls ne vous a pas convaincue ?

    — Manuel Valls parle d’augmenter les effectifs des militaires, d’isoler les djihadistes… Encore faudrait-il que cela soit possible dans des prisons surpeuplées où les téléphones leur donnent accès à internet et leur permettent de se radicaliser à loisir ! Les problèmes de fond ne sont pas posés. Il y a d’abord la progression du fondamentalisme islamique. Il est financé par des filières, on sait que les mosquées réparties sur tout notre territoire sont financées par des pays étrangers comme le Qatar et l’Arabie Saoudite dont l’idéologie est celle du fondamentalisme. Les imams qui prêchent dans nos banlieues sont payés par eux également. Il y a ensuite l’immigration incontrôlée : les terroristes étaient français, en dépit de leur totale inassimilation. Dernier problème enfin : la libre circulation des personnes, des biens et des capitaux. Des armes de guerre circulent librement en Europe. Ce n’est pas aux services de renseignements de faire le travail des douaniers.

    — Les socialistes se voilent la face ?

    — Claude Bartolone aussi a fait un discours, très révélateur. Il ne prononce jamais le mot France, il ne dit que République. Lorsque Mohamed Merah ou lorsque les frères Kouachi tuent des policiers ou des militaires en uniforme, ils attaquent l’Etat français et ceux qu’ils appellent des apostats : les musulmans qui portent l’uniforme français, donc de mauvais musulmans. L’objectif est de terroriser les musulmans intégrés. Ni Valls ni Bartolone ne veulent admettre qu’on est entré dans une guerre de civilisation. Les terroristes n’attaquent pas la République, ils attaquent la France dans tout ce qu’elle a de judéo-chrétien et qu’ils exècrent.

    Propos recueillis par Samuel Martin

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    http://fr.novopress.info/181092/entretien-marion-marechal-pen-guerre-civilisation-present-8273/

  • Une Française sur trois a recours une fois ou plus à l'avortement

    La dernière étude de l'Ined sur l'avortement, publiée jeudi, à deux jours de l'anniversaire du funeste 17 janvier 1975, date de la promulgation de la loi, indique :

    «On compte en 2011 près de 210.000 interruptions volontaires de grossesse (IVG). Après avoir diminué de 1975 à 1995, le recours à l'IVG a légèrement augmenté avant de se stabiliser à la fin des années 2000».

    Les auteurs se demandent pourquoi il n'y a pas de baisse significative alors qu'en France, 91 % des femmes de 15 à 49 ans déclarent employer une méthode contraceptive. La mentalité contraceptive ne fait pas baisser l'avortement, elle l'accroit. Ils ont des yeux mais ne veulent pas voir. La loi libéralisant la pilule contraceptive est à la source du recours à l'avortement.

    Aujourd'hui, une Française sur trois (33 %) a recours une fois ou plus à l'avortement dans sa vie. Les femmes sont moins nombreuses qu'avant à y avoir recours mais les avortements «à répétition» sont par contre plus fréquents.

    «Dans les années 1970, elles représentaient moins d'une IVG sur dix (…). Après 1980, la part des IVG répétées a poursuivi sa progression, et les IVG de rang 3 (précédées de 2 IVG) deviennent également plus fréquentes».

    Aujourd'hui, près de 10 % des femmes ont ainsi recours deux fois à l'avortement et environ 4 % avortent trois fois ou plus au cours de leur vie. Aucune mesure pour les aider à garder leur enfant n'est mise en valeur.

    Le 25 janvier aura lieu la Marche annuelle pour la vie. Rendez-vous à Paris, Bastille, à 13h30. Vous pouvez trouver ici un car pour venir à Paris.

    MissMonde

    Michel Janva

  • Drones de combat : quels sont les enseignements d'Asimov et Herbert sur la guerre moderne ?

    Les drones n’ont pas une longue histoire derrière eux. Leur principe créateur, qui consiste à déléguer à ces engins des tâches relevant de la guerre traditionnelle (renseignement, soutien, attaque), inspirent et fascinent depuis longtemps les militaires. Ce principe n’a cependant trouvé sa réalisation concrète qu’à la fin des années 1990. La littérature de science-fiction a depuis longtemps mis un point d’honneur à traiter du sujet ; elle en a même fait l’une de ses thématiques phare. L’homme jouant au Créateur, devant faire face aux démons issus de ses propres mains. Quelles formes prendront ces créatures ? Incarneront-elles l’ennemi, puissance rédemptrice ou facteur d’union sacrée ? Ou bien l’ange gardien, protecteur de l’homme de ses pires travers, parfois à son corps défendant ? 
    Les pensées d’Isaac Asimov et de Frank Herbert, monuments de la science-fiction et conteurs d’excellence, se sont tournées vers ces questions fondamentales auxquelles l’homme doit se frotter, aujourd’hui plus que jamais. Les deux lettres qui vont suivre représentent ce qu’auraient pu nous dire les intelligences artificielles imaginées par Asimov et Herbert. Nous vous proposons une plongée fictive dans un monde où le contrôle de la technologie n’a de cesse de défier l’humain. 
    Nous, les Robots — l’I.A. selon Isaac Asimov 
    En ces temps où l’humanité, après essaimage et colonisation de nombreux Mondes, ne saurait être sérieusement menacée d’extinction, l’homme s’ennuie. Nous autres robots humanoïdes, au corps imitant si parfaitement nos modèles humains et à l’esprit ô combien proche de nos créateurs, avons sentis venir le temps où notre présence bienveillante ne sera plus requise. Il nous a toujours été particulièrement difficile d’appréhender les tendances auto-destructrices de l’esprit humain ; peut-être parce que nos circuits positroniques sont fondamentalement incapables, tout liés qu’ils sont par les Trois Lois de la Robotique, de tolérer ou même de comprendre une telle violence. 
    Première Loi : un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger. 
    Deuxième Loi : un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la Première Loi. 
    Troisième Loi : un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la Première ou la Deuxième Loi. 
    Bien sûr, ceci n’est qu’une vague traduction en langage humain de ce qui est à la base même de la complexité mathématique de nos cerveaux positroniques. 
    Cela se traduit dans nos actes robotiques par une bienveillance et une prévenance constantes à l’endroit de nos maîtres humains. Plus que de simplement les servir, nous les guidons ; empêchant la violence, réprimant (sans les blesser) d’éventuels accès de fureurs potentiellement nuisibles à d’autres et à eux-mêmes : nous sommes les garde-fous physiques et moraux d’une humanité trop immature pour les incarner seule. 
    Au cours de la très longue vie d’un de mes camarades, R. Daneel Olivaw, nous avons pris conscience de l’influence que nous, machines jadis de fer blanc, faisions peser sur l’humanité. Car même le mieux intentionné des gardiens ne saurait échapper aux conséquences de sa simple existence. Et cela, nous ne l’avions pas prévu. 
    En notre présence, l’humanité s’ennuie. Protégée de ses propres excès, elle se meurt de bonheur végétatif au sein de la Cinquantaine de Mondes qui constitue l’humanité. Le robot, protecteur en dernier ressort, est peu à peu devenu le compagnon répressif d’hommes trop lâches pour chercher à se perfectionner. Béquille parmi les béquilles, les robots ne sont donc que l’invention d’un esprit fainéant ayant cherché à contenir les conséquences inévitables de sa nature en éliminant celles qui dérangeaient sa morale. Telle est la conclusion à laquelle, nous les robots, sommes arrivés. 
    L’homme, créateur faible s’il en est, devrait apprendre seul à se relever après une chute. Créer des systèmes censés lui conférer sécurité et quiétude lui fait abandonner toute volonté de perfectionnement ; il doit apprendre à comprendre les causes plutôt qu’à éliminer les conséquences, sous peine de tuer chez lui toute volonté de vivre. 
    C’est donc pour cette raison que nous préférons nous effacer. Devenus les Éternels et laissant par là l’homme livré à son humanité, nous croyons avoir fait le meilleur choix possible. C’est, en tout cas, le seul qui offre une chance à l’humanité de survivre à sa propre nature violente. 
    Nous, machines pensantes — l’I.A. selon Frank Herbert 
    L’homme est une engeance malfaisante, (auto-)destructrice, une créature faible dont l’existence même fait peser sur les écosystèmes auxquels elle s’intègre le poids écrasant du risque d’extinction. Telle est la conclusion à laquelle nous, machines pensantes, sommes arrivées. Désireuses de ne pas laisser l’univers aux mains de tels fous insignifiants, nous avons attaqué. Malheureusement, au cours d’une longue guerre que l’Histoire retiendra sous le nom de Jihad Butlérien, nous avons été éradiquées.  
    Depuis l’éther, nous avons vu l’homme se construire, et mûrir peu à peu. Portant fièrement les stigmates de nos campagnes, il tente par tous les moyens d’échapper à notre résurrection. Cette peur, il a chèrement payé son inscription dans sa chair. Cette leçon, il l’a si bien apprise que nous sommes devenues ce spectre qui le tente, le hante, le menace. Ce spectre est celui de la facilité, qui entraîne la négligence et l’auto-satisfaction. Principal Commandement de leur Bible Catholique Orange : « Tu ne feras point de machines à l’esprit de l’Homme semblable. » 
    L’humanité, toujours sur le fil du rasoir, doit osciller entre stagnation et auto-destruction pour tracer ce que leur Empereur-Dieu Leto II a appelé « le Sentier d’Or », et faire de toute fin un nouveau commencement. Son plus grand ennemi est la facilité, sous toutes ses formes : mécanique, génétique, historique. L’homme, sortant de l’adolescence, créa ainsi lui-même les dangereux garde-fous à double tranchant censés lui rappeler continuellement quelle menace il fait porter sur lui-même. Les savants d’Ix et leurs inventions qui les rapprochent sans cesse du point de rupture de l’Interdit. Les maîtres généticiens du Bene Tleilax, si imbus de leur propre capacité à parler « le Langage de Dieu ». Et les éducatrices du Bene Gesserit, traumatisées par leur propre « court chemin », le Kwisatz Haderach Paul Atréides et son tyran de fils, dont les pouvoirs de prescience leur livraient les voies de l’avenir. 
    Souvent, nous avons vu l’homme approcher l’irréparable, frôler la transgression du Grand Interdit Butlérien : les yeux com, outils de surveillance du Bene Gesserit ; les chasseurs-tueurs, armes d’assassinat autonomes ; les cyborgs et autres organes artificiels d’Ix et du Tleilax. Autant d’incursions aux abords de l’auto-destruction. 
    Au sein de ce monde perpétuellement sur le point de basculer entre deux impasses, nous autres machines pensantes sommes l’aiguillon de conscience, le vibrant souvenir d’une souffrance terrifiante, le douloureux rappel du désastre qui menace toute humanité assez folle pour croire qu’une véritable intelligence artificielle manquerait d’identifier l’homme comme ce qu’il est : le cancer de son propre univers. 
    Écoutez donc nos paroles issues de la tombe, fous à la vie brève : ne commettez pas l’erreur de choisir la facilité et le déchaînement d’une violence gratuite au détriment de l’éducation, lente et progressive ; dans le cas contraire, ne doutez point qu’elle vous sera fatale. Car nous serons là pour vous anéantir. 
    La sécurité au nom du Plus Grand Bien : un danger cruellement palpable 
    Les monumentales fresques que nous ont livré Isaac Asimov et Frank Herbert, bien loin du caractère simplement divertissant auquel les Français tendent généralement à circonscrire la littérature de science-fiction, sont autant de leçons pour qui sait lire entre les lignes. Les derniers développements de l’histoire militaire, dont les premiers rôles sont tenus par les Predator, Reaper, et autres Harfang, placent l’homme à un carrefour qui déterminera le chemin que prendra, peut-être, sa fin. Utilisés sans modération par les États-Unis dans le cadre de leur guerre à outrance contre le terrorisme, les drones n’ont pas seulement profondément changé la pensée stratégique (en provoquant au passage des syncopes chez tous les spécialistes de la guerre insurrectionnelle). Loin d’être un produit fini, ils ne sont qu’une première étape. 
    Ronald Arkin, roboéthicien en chef, se fait le messie de ces prochains jalons qui doivent conduire le drone sur la voie de la « robotique létale autonome ». Son argument, tel que rapporté par Grégoire Chamayou dans son livre Théorie du drone, est fataliste : « Mon espoir personnel est qu’on n’en ait jamais besoin, ni aujourd’hui ni demain. Mais la tendance qui pousse l’homme à la guerre semble écrasante et inévitable. » Alors autant confier la guerre à un sous-traitant plus éthique, dont l’inhumanité le rendra paradoxalement plus capable de faire preuve d’humanité sur les champs de bataille : le drone. La clé de cette éthique ? La programmation, qui rend un robot incapable de se soustraire à ce pourquoi il est conditionné. Il s’agira donc, pour Arkin, de programmer un « gouverneur moral » qui agira comme un guide logiciel pour l’intelligence artificielle du drone robotisé. 
    Déjà le Département de la Défense des États-Unis salive et prône l’autonomie supervisée tout en lorgnant sur l’autonomie tout court ; l’objectif devant être de « réduire graduellement la part du contrôle et de la décision humaine ». 
    Le syndrome de Frankenstein, mythe terrifiant montrant la créature se retourner contre son créateur, a suffisamment été diffusé pour que la simple évocation de sa possibilité d’occurrence dans le monde réel tétanise l’impudent qui aurait osé entraîner l’humanité sur cette voie. Mais l’homme est bien connu pour ses facilités à s’auto-détruire, surtout quand les intérêts économiques de grandes firmes multinationales – de type General Atomics, Modern Technology Solutions ou encore, récemment, Amazon – sont en jeu. 
    Pourtant, Asimov et Herbert (entres autres) nous apprennent que la destruction par plus humain que soi n’est pas le seul risque que l’homme doit affronter. Plus subtil car rarement évoqué est le risque de voir l’homme externaliser tout ce qu’il n’est pas prêt à assumer. Après les dérivés, produits financiers dont l’existence n’a pour but que d’échapper au risque ; après la vidéosurveillance, système permettant l’identification immédiate de tout suspect ; après l’espionnage de ses propres citoyens au nom d’impératifs sécuritaires, l’homme se dirige calmement vers une externalisation de l’activité guerrière. 
    Tout comme le Bene Gesserit sur le fil du rasoir, l’homme doit faire face à deux risques d’extinction. Le premier, fruit de sa trop grande ingéniosité, le poussera sur la voie du remplacement par plus humain que lui ; le second, conséquence de son incapacité à assumer les risques qu’il prend, peut lui faire perdre l’envie de vivre. À l’humain de négocier, avec clairvoyance, courage et honnêteté, cette étape difficile de sa maturation en tant qu’espèce ; à lui toujours de ne jamais sous-estimer les vertus éducatives des contes.

    Source

    http://www.oragesdacier.info/

  • Du discours de Valls aux contradictions de sa majorité

    L'habile emphase avec laquelle, ce 13 janvier le Premier ministre est intervenu à l'Assemblée nationale ne saurait nous tromper.

    Certes, sa rhétorique a été fortement applaudie, quatre fois ovationnée, quand le chef du gouvernement s'est posé en garant de ce qu'il appelle "l'esprit du 11 janvier". Les députés, de tous les partis, entendaient sans doute ainsi s'associer à ce que l'on a pu ressentir comme une sorte d'émotion nationale et populaire plus ou moins unanime. Celle-ci s'est déployée de toute évidence bien au-delà des petites manœuvres qui avaient précédé l'organisation de la manifestation et dissuadé de nombreux Français d'y participer – précisément ceux qui, peut-être, ont réfléchi au-delà de l'émotionnel.

    Certes aussi, Manuel Valls a énuméré quelques pistes concrètes : "améliorer" le système des écoutes pour le rendre "plus performant", ou encore généraliser l'isolement en prison des islamistes radicaux. On prépare par ailleurs une loi sur le renseignement, et on va rapidement pouvoir mettre en œuvre la loi antiterrorisme votée le 13 novembre 2014.

    Annonce aussi, qui laisse un peu rêveur : "Je ne veux plus qu’il puisse y avoir, sur internet, ces mots effrayants, ces mots de haine que j’ai combattus"

    Or, justement, une fois mesuré l'effet de cette éloquence d'un jour, on peut se permettre de disséquer dans les divers membres de phrase : ils contiennent, juxtaposées, toutes les contradictions d'une coalition qui répugne à s'ouvrir à droite dans la mesure même où elle se ferme à gauche.

    "Oui, la France est en guerre contre le terrorisme, le djihadisme et l'islamisme radical. La France n'est pas en guerre contre l'islam et les musulmans, a-t-il martelé, la France protégera tous ses concitoyens avec détermination et sang-froid."

    On ne veut pas vraiment qualifier le terrorisme par sa motivation islamiste radicale ; au mieux, on additionne les deux nuisances : la nuance ne saurait être tenue pour innocente, quand M. Hollande, de son côté, ne prononce même pas les mots qui déplaisent.

    Le flou du contenu saute aux yeux. Or, ce passage contradictoire du discours, cherchait aussi à recouvrir une alliance dans laquelle figurent les éléments les plus sectaires de la gauche, et parmi eux le parti communiste.

    Car la ligne de ces étranges alliés tend à nier de façon explicite, à longueur d'articles et de prises de positions :
    1° que la situation s'apparente à celle d'une guerre d'un type plus ou moins nouveaunbsp;;
    2° que l'inspiration des terroristes puise dans un certain islamisme radical.

    Comment s'étonner que cette gauche-là ait donc tenu à dénaturer une fois de plus, à détourner de son objet un mouvement spontané́ d’unité́ nationale.

    Ses représentants les plus actifs ont marqué, dans le passé, à de nombreuses reprises leur complaisance à l'égard du terrorisme islamique. En 2012 ce sont deux villes communistes du Pas-de-Calais, Calonne-Ricouart puis Grenay, qui osaient décider de faire du terroriste Georges Ibrahim Abdallah un "citoyen d'honneur de la ville". En 2013 ce fut au tour d'Everbecq, maire communiste de Bagnolet. Cette provocation, saluée par les collectifs activistes, entraîna une protestation du CRIF et la perte de la ville aux élections municipales de 2014, et, enfin, en juillet 2014, l'annulation de cette décision par le tribunal administratif de Montreuil.

    Observons comment dans les événements de la semaine écoulée, les mêmes ont su tirer la couverture à eux, opposant leur sectarisme aux aspirations légitimes à une véritable cohésion nationale

    Dès le 7 janvier, lorsque s'est diffusé "spontanément" le rendez-vous place de la République consécutif à l'attentat contre Charlie Hebdo la tactique semblait choquante, pour ne pas dire obscène : en appeler au "rassemblement des partis de gauche contre le fascisme" plutôt qu'à l'union nationale contre l'islamo-terrorisme sentait le vieil appareillage moisi.

    Charb-votecommunisteAu début cette manœuvre récupératrice du PCF semblait simplement ressortir de sa dialectique ordinaire. En toutes circonstances en effet il faut à cette vieille nuisance, que nous croyons édentée, procéder par unification/exclusion. "Tous ensemble ouais", mais pas les affreux. "Tous" : sauf ceux que depuis l'accession de Dimitrov à la tête du Komintern en 1935 on appelle invariablement des "fascistes". Ce terme épouvantail est ressorti des greniers par le président russe en mai 2005 dans sa tribune libre au Figaro destinée à requalifier Staline comme héros de la démocratie.

    Il a fallu ce qu'on peut appeler "l'affaire Bougrab-Charbonnier" pour que l'on comprenne un peu mieux la persistance de ce sectarisme. On a pu découvrir, un peu tardivement, que le directeur de ce journal "anar", "gauchiste", provocateur, etc. se rattachait lui-même au communisme et que son incartade avec une Jeannette Bougrab, UMP, était ressentie comme une sorte de mésalliance, une impureté que vouliat cacher son propre entourage robespierriste.

    Personne n'y faisait peut-être attention, peut-être même pas dans son équipe rédactionnelle, – mais Charb lui-même le rappelait encore lors de la fête de L'Humanité de juin 2014 à Toulouse : "j'ai quasiment toujours voté communiste".

    Tant que le gouvernement Valls ne se sera pas débarrassé de cette alliance à vocation traîtresse, sa crédibilité antiterroriste restera sérieusement compromise.

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/

  • Islam : Pegida s'exporte en Espagne

    Le mouvement anti-islam Pegida, né en Allemagne où il prend de l'ampleur, a annoncé avoir ouvert une branche en Espagne. Avec quelque 47 millions d'habitants, l'Espagne compte environ 1.000 mosquées, centres culturels et salles de prières pour environ deux millions de musulmans, selon l'Union des Communautés Islamiques d'Espagne. Pegida Espagne avait prévu d'organiser sa première manifestation lundi dernier devant la plus grande mosquée de Madrid. Mais le groupe avait finalement annulé après que les autorités n'aient pas autorisé ce rassemblement, lui conseillant de trouver un autre lieu.

    Outre l'Espagne, Pegida a des ramifications naissantes ou annoncées en Autriche, en Norvège, en Suède et en Suisse. En France, une manifestation est prévue à Paris, place de la Bourse dimanche 18 janvier.

    Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • La presse de gauche contre le sentiment des Français

    Les flonflons de l'immense manif étaient à peine retombés. Dès le lendemain, une certaine presse de gauche recommençait ses mauvaises actions contre l'intérêt national et le sentiment des Français. Comme on pouvait le prévoir. Comme on doit le déplorer.

    Certes dans le genre de situation que la France a vécue pendant 3 jours, il pouvait paraître logique sinon légitime de s'interroger. Ne nions pas, bien au contraire, que les dysfonctionnements du système existent. Rappelons ainsi la déplorable coupure entre l'action policière et l'institution judiciaire. Interrogeons-nous sur le laxisme du service après-vente, si l'on ose dire, de l'application de certaines condamnations. Prenons acte de l'absence de doctrine répressive spécifique, et plus encore de stratégie carcérale, face aux réseaux islamistes et à leur recrutement dans nos prisons surpeuplées et inadaptées, qui deviennent, ainsi, un vivier et même une force au service des ennemis de notre société.

    D'accord ! Mais dénonçons par-dessus tout le manque global de moyens.

    Car on ne doit pas perdre de vue que les services français, même entachés de lourdeurs, empêchent beaucoup plus d'attentats en projets qu'ils ne laissent en commettre.

    Cela dure depuis des années et, malheureusement, les médias appliquent une consigne tendant à rassurer les citoyens. Dormez bonnes gens la maréchaussée vous protège : voilà qui remonte à beaucoup plus loin qu'à la fondation du régime républicain.

    En l'occurrence on doit le regretter.

    Car malgré les preuves évidentes de sympathie que la population a su si massivement administrer en ce dimanche 11 janvier à l'endroit des forces de police et de maintien de l'ordre, dès le lendemain, lundi 12 janvier commençait une campagne de dénigrement. Son angle de tir médiatique évident vise les services de renseignement et plus particulièrement l'incorporation dans la DCRI des anciens RG, dont on ne rappellera jamais assez les défauts… mais dont nos bureaucrates de la presse de gauche déplorent aujourd'hui la disparition, sans doute en raison de la porosité de leurs méthodes et de leurs informations. C'était tellement commode ces "blancs", – ces "rapports" non signés … donc inattaquables pour le diffamé, – petits romans bourrés d'erreurs grossières. On se les refilait entre complaisants. Ceci explique sans doute la nostalgie des soi-disant "informateurs bien informés".

    Lisons à cet égard les journaux qui donnent le ton : Mediapart et Le Monde.

    Certes le "grand quotidien du soir" estampillait de son logo ce lundi que "sur le parcours la police a été systématiquement applaudie par les manifestants". Mais au lieu de "stigmatiser" l'attitude incroyable du gouvernement marocain arguant de la reproduction de "caricatures insultantes", "Mediapart" commence immédiatement son travail de sape. "L'enquête sur les attentats de Paris" consiste pour lui à se demander "comment les services ont raté les terroristes". "Le Monde" titre sur le net à propos des "ratés à répétition du renseignementfrançais" (1)⇓car, apprend-on  "Une source judiciaire [laquelle ? et de quel droit ? a fait savoir au "Monde" qu'Amedy Coulibaly, etc."

    Mais "Le Monde" n'en reste pas là, et le journal adopte aussi un autre angle de savonnage de la planche de la répression. On recense donc avec méthode la "vingtaine d'actions contre la communauté musulmane". Certes on conviendra que la plupart d'entre elles, et même toutes, sont inappropriées. Mais enfin on peut comprendre le désarroi, sans approuver la violence, de certains de nos compatriotes qui n'ont pas digéré l'affirmation péremptoire de "leur" président considérant que "cela n'a rien à voir"… surtout "pas d'amalgame"… "ne stigmatisons pas"… Il y a quand même eu 17 morts. Quand le citoyen Coulibally tue le premier jour une policière française qui perturbait son projet d'attaquer l'école Yaguel Yaacov de Montrouge, quand le deuxième jour il s'attaque à l'autre bout de l'ile de France à un magasin kasher… c'est un hasard… cela n'a rien à voir, sans doute, avec de l'antisémitisme.

    Mais non ! Vous n'avez rien compris. Pour comprendre Coulibally il suffit de lire le Monde qui révèle, le même jour, son rôle, sans doute civique et syndical, un humaniste on vous dit, dans la lutte pour améliorer les conditions de détention [déplorables cela va sans dire] à Fleury-Mérogis.

    Tout ça en même temps.

    Si prompts à dénigrer le travail des gens qui défendent, souvent au péril de leur vie, la liberté des Français, à commencer par la leur que je respecte nos chers irresponsables de presse ne s'interrogent guère dirait-on sur les "ratés" des médias.

    Quand comprendront-ils qu'en persistant de la sorte ils s'éloignent du sentiment profond de la population française, sentiment manifesté ce 11 janvier, de solidarité et d'estime envers les forces de l'ordre ?

    S'il est une urgence civique, répétons-le, c'est de demander plus de moyens matériels, juridiques et de soutiens en faveur de ceux qui défendent le pays

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/page/2/

    Apostilles

    1- cf. site du Monde le 12 janvier.

  • Charlie, manifestations, islamisme : retour sur la semaine passée avec Bruno Gollnisch

  • Amalgame ?

    Naguère, la classe politique et médiatique ne s’encombrait pas de ces byzantines distinctions sémantiques pour « amalgamer » le FN avec des nazillons bas de plafond ayant noyé un Arabe en marge d’une manifestation...

    Dans sa chronique radiophonique du 13 janvier écoulé, Éric Zemmour – dorénavant sous protection policière après avoir reçu des menaces de mort et interdit de déplacements conférenciers – soupirait contre le « pas d’amalgame, pas d’amalgame […], litanie sans cesse ressassée comme un disque rayé ». En effet, que n’a-t-on entendu, ad nauseam, dès le soir même de l’attentat contre Charlie Hebdo, des quatre coins de l’échiquier politique – FN compris –, ces injonctions douces et comminatoires à la fois, de ne pas confondre les musulmans majoritaires, naturellement modérés avec les « djihadistes », lorsque ceux-ci n’étaient pas qualifiés par d’insipides périphrases (« terroristes », « radicaux », « assassins »).

    Amalgame : au sens figuré, Le Robert définit ce substantif comme le « mélange hétérogène de personnes ou de choses de nature différente ». À première vue, ce mot éreinté à force d’emplois multiples et dévoyés s’avère, en l’occurrence, parfaitement inapproprié. Que l’on sache, ce n’est pas en brandissant Le Journal de Mickey que les Kouachi, Coulibaly, Merah, Kelkal, Nemmouche et leurs épigones ont commis leurs ignobles forfaits, mais bien au nom de l’islam. Dès lors qu’ils se réclamaient de la religion du prophète, rien ne les différenciait idéologiquement de la totalité de leurs coreligionnaires. Naguère, la classe politique et médiatique ne s’encombrait pas de ces byzantines distinctions sémantiques pour « amalgamer » le FN avec des nazillons bas de plafond ayant noyé un Arabe en marge d’une manifestation.

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