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actualité - Page 5039

  • Xavier Raufer : « Les Français issus de l’immigration surreprésentés dans les chiffres de la déliquance »

    À vous croire, le gouvernement mentirait sur les chiffres réels de l’insécurité. Est-ce dû à la seule politique « angélique » de Christiane Taubira ?

    Le gouvernement ne ment pas, stricto sensu. Tous mes chiffres proviennent de sources officielles, services de police ou de gendarmerie, offices centraux divers, accessibles à qui les recherche. Mais le gouvernement « vend » comme une vraie baisse, à des journalistes toujours plus incompétents ou complices, de simples effets de déplacement – par exemple entre les cambriolages de résidences principales, en baisse, et des maisons de campagne; et là, ça augmente fort.

    Or, la baisse serait réelle si à la fois les cambriolages diminuaient à la ville et dans la France rurale. Sinon, c’est de la poudre aux yeux. Donc, côté officiel, on a de petits mensonges par omission, divers effets de com’ et diversions destinés à berner le public – mais pas de trucage des chiffres eux-mêmes.
    Quant à Mme Taubira, on est loin de l’angélisme. Elle est dans l’application fanatique de toutes les pires recettes de la « politique de l’excuse », qui consiste à avoir pour les victimes le plus souverain mépris, et à considérer les criminels comme de pauvres victimes de l’exclusion et du racisme.

    Ce que prône madame Taubira a échoué partout ailleurs – récemment, en Grande Bretagne, où les taux de récidive chez les condamnés non incarcérés étaient effarants (voir références plus bas) et cela échoue bien sûr en France. Actuellement, notre pays est au pillage – racailles autour des villes, nomades criminalisés à la campagne – et les force de l’ordre s’épuisent à arrêter des voyous, relâchés dans la foulée. J’ai donné de cela cent preuves – jamais le ministère de la Justice n’a pu objecter à ce que je démontrais.

    Suffirait–il de rendre quelques prérogatives aux forces de l’ordre pour que cette criminalité puisse être endiguée ? Le malaise est–il plus profond ?

    Il n’y a rien à changer – ni un homme ni un euro de plus. C’est une pure et simple affaire de volonté politique. Prouvons-le. Plus de 80 % des violences insupportables aux Français adviennent dans 26 départements métropolitains. Là, l’essentiel des infractions est le fait de noyaux durs d’individus archi-connus de la police, déjà interpellés, voire condamnés maintes fois.
    Dans le respect des règles de droit, mettons ces malfaiteurs hors d’état de nuire et la criminalité s’effondrera. Et qu’on m’épargne le coup de « oui, mais d’autres bandits les remplaceront ». Car la loi des rendements décroissants joue aussi dans ce cas : après deux ou trois « écrémages », les volontaires se font rares… Il y a cent exemples de cela.

    Enfin, démanteler ces noyaux durs ne remplit pas les prisons, puisque au maximum, cela concerne quelque trois mille voyous hyperactifs pour la métropole.

    À juste titre, la multiplication des crimes et des délits peut susciter nombre de fantasmes, principalement quand des adolescents issus de l’immigration s’y retrouvent surreprésentés. Qu’en est–il exactement ?

    Voici les données fournies par « L’Essor de la Gendarmerie » de juillet 2015, toutes issues des statistiques de cette arme. Qui a commis l’essentiel de la criminalité en France métropolitaine sur quinze mois en 2013–2014 ? Je cite les divers rapports remontés du terrain :

    • Dans la périphérie des villes : « Néo–banditisme des cités », « Bandes criminalisées des cités » (Île-de-France)… « Banditisme local lié aux pays du Maghreb » (Aquitaine, Midi-Pyrénées)… « Banditisme local issu des cités sensibles » (Centre, Poitou-Charentes, Limousin)… « Bandes criminelles des cités » (Bretagne, Haute et Basse-Normandie, Pays-de-la-Loire)… « Groupes criminels issus des banlieues » (Nord-Pas-de-Calais, Picardie)… « Bandes des cités sensibles » (Alsace-Lorraine, Champagne-Ardenne)… « Banditisme des cités » (Bourgogne, Franche-Comté, PACA)… « Gangs issus des cités sensibles » (Auvergne, Rhône-Alpes). Faut–il un dessin pour saisir qui cela concerne ?

    • À la campagne : « Organisations criminelles de langue roumaine »… « Membres de la communauté des gens du voyage » (sédentarisés ou non). Là aussi, c’est clair.

    La catastrophe engendrée par les « Taubira britanniques ».

    Exemples britanniques de politique à la Taubira : pour 2012 (Angleterre et pays de Galles), sur 1.641 auteurs d’un vol à main armée, seuls 350 ont été incarcérés ; sur 12.309 individus condamnés pour une infraction violente, 988 ont été emprisonnés. Crimes sexuels : 15.900 condamnations, 5.483 incarcérations, etc.
    [Source, Daily Express, 20/10/2013] : de juillet 2012 à mars 2013, des individus condamnés à des peines alternatives à la prison (bracelet électronique, travaux d’intérêt général…) ont commis 93.600 infractions (inenvisageables s’ils avaient été incarcérés), une toutes les six minutes ; dont 472 agressions sexuelles, 5.800 infractions violentes et 4.500 cambriolages.

    Durant l’année 2012, 56 homicides et 111 viols ont été commis par des condamnés non incarcérés.

    Source

    http://www.thomasjoly.fr/

  • Pour avoir des subventions, il faudra propager la théorie qui n'existe pas

    Le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes propose deconditionner les financements publics, accordés notamment aux médias audiovisuels, à la lutte contre les stéréotypes de sexe.

    Cette méthode doit être appliquée à trois champs prioritaires: les médias, la communication institutionnelle et l'éducation, préconise ce rapport remis aux ministres Marisol Touraine (Affaires sociales) et Pascale Boistard (Droits des femmes).

    Le Haut conseil a défini des grilles pour aider à mesurer les stéréotypes de sexe, notamment dans les fictions télé, et propose de s'en servir pour moduler la contribution à l'audiovisuel public. Des indicateurs devraient également être utilisés pour les émissions d'information, de divertissement et de téléréalité.

    L'Etat et les collectivités territoriales devraient aussi s'engager à respecter des critères pour que leur communication institutionnelle soit dépourvue de stéréotypes de sexe.

    Michel Janva

  • Le Pakistan, pire que "Daesh" ? Manifestons pour Asia Bibi ! Sauvons-la !

    De grâce, pour Asia Bibi, ne nous objectez pas vos vacances !

    Il n’y a plus que quelques jours pour hurler à l’abomination de la condamnation à la pendaison d’Asia Bibi par la cour d’Appel de Lahore au Pakistan.

    La dernière chance de sauver cette admirable mère de famille catholique, atrocement emprisonnée depuis quatre ans, et qui aurait dû être un modèle d’héroïcité pour le dernier synode sur la question, est la décision de la Cour Suprême de ce pays, allié de l’Occident, et qui se veut celui d’un islam « légal ».

    Pourtant, à l’annonce de la manifestation organisée ce jeudi, certains nous répondent : " mais vous n’y pensez pas, cela tombe en pleines vacances de la Toussaint " ! Il y a quelque chose d’atroce dans cette réflexion. Comme si nous n’y avions pas pensé, comprenant certes que certains, une minorité tout de même, qui seront loin de Paris, ne pourront être là. [...]

    La suite sur Chrétienté Solidarité

  • En Irak, les forces spéciales françaises forment les peshmergas

    La France ne se contente pas de livrer des armes aux combattants kurdes, contre l'Etat islamique. Des membres des forces spéciales françaises sont également auprès des peshmergas pour les former à leur utilisation. Le reporter d'Europe 1 Didier François est allé suivre ces soldats d'élite dans le Kurdistan irakien.


    Avec des forces spéciales françaises, pour... par Europe1fr 

    Marie Bethanie

  • La prostitution des enfants, ça commence quand ?

    L'hypersexualisation de notre société a un nouvel effet pervers : la prostitution volontaire des enfants dans les écoles. Des explications du Figaro :

    "«Un baiser contre un DVD, un attouchement des seins contre un vêtement, une fellation contre un cadeau… La prostitution, ça commence quand?» L'association Agir contre la prostitution des enfants (ACPE) s'apprête à lancer le premier outil pédagogique pour aider les enseignants à aborder ce sujet délicat avec les jeunes. «Notre propos n'est pas de faire peur aux familles! assure Armelle Le Bigot Macaux, sa présidente. Mais il faut ouvrir les yeux: la banalisation de la sexualité, la facilité d'accès au porno, la réduction du corps humain à un objet, ce sont, pour nos adolescents, des facteurs de risque de basculement dans la prostitution. En tout cas, ces pratiques vont polluer leurs relations psychoaffectives.»"[...]

    La chosification de l'être humain étend ses tentacules et atteint les enfants de plein fouet. Si le slogan "mon corps m'appartient" pouvait avoir une utilité autre que développer l'avortement, on serait content de l'apprendre. Ce n'est pas en emmenant les enfants de 8 ans voir des expositions comme "le zizi sexuel" que l'on va lutter efficacement contre la banalisation de la pornographie dès le plus jeune âge.

    Marie Bethanie

  • Hollande et les occasions perdues

    Monsieur François Hollande,

    En mai 2012, vous étiez élu Président de la République française. Nous sommes aujourd’hui, le 15 octobre, pratiquement à mi-mandat, et jamais un Président n’avait été aussi discrédité, voire détesté que vous ne l’êtes aujourd’hui. Les chansonniers, qui ne sont pas bons et c’est pourquoi ils nous amusent, dressent de vous des caricatures qui nous semblent, à la lecture de vos actes en-deçà de la vérité. On vous voit, l’air fourbu, le regard égaré, errer sous les critiques et les huées. Votre mandat est un échec. Cela peut arriver, et nul politicien ne peut prétendre détenir la clef du succès. La permanence et la répétition des échecs pourtant interrogent. Au XVIIIe siècle, le Prince de Ligne écrivait ainsi « Ce n’est pas qu’il ne soit permis d’être malheureux. Nous ne sommes point à Carthage ((Carthage, où l’on mettait à mort un général défait.)), mais, sans que cela soit poussé aussi loin, il serait bon de savoir pourquoi un général qui a été battu l’a été ». Or, des défaites politiques, vous les avez accumulées.

    Mais le désastre est à ce point total, en économie comme en politique extérieure en passant par le social, qu’il nous interroge. Napoléon écrivait, il y a près de deux siècles « à la guerre, un grand désastre désigne toujours un grand coupable ». C’est aussi vrai de la politique. Ce désastre vous désigne. Il convient d’en comprendre la cause.

    Des occasions perdues

    Votre mandat aura été celui des occasions perdues, et en cela il laisse à tous un tragique goût d’amertume au fond de la bouche. La toute première fut celle qui s’offrait à vous avant même votre élection. Je vous avais, avec quelques collègues, adressé une lettre ouverte avant même le second tour en vous demandant de soumettre à référendum le projet de traité concocté par Mme Merkel et Nicolas Sarkozy. L’eussiez-vous fait, vous auriez eu, il n’en faut pas douter, entre les mains une arme d’une puissance redoutable pour mener à bien une véritable renégociation de ce traité. Mais, vous fîtes la sourde oreille. Vous vous êtes contenté d’un codicille à ce texte, le TSCG, qui marquait l’engagement de l’Europe dans la logique austéritaire où nous nous trouvons maintenant. J’en avais tiré les conséquences, et décidé, avec plus de deux millions de Français, de m’abstenir lors du second tour de l’élection présidentielle.

    Engagé dans cette logique, vous en avez rapidement mesuré les conséquences. Certes, M. Mario Draghi, le Président de la Banque Centrale Européenne, vous a bien aidé par des déclarations qui surent impressionner les marchés. Mais, tout a une fin. M. Draghi arrive au bout des effets de ses déclarations. La BCE se voit limitée dans son action par la menace allemande. Le marché, désormais, n’achète plus les déclarations de M. Draghi. Tout ceci était prévisible. Vous ne pouviez ignorer que Mario Draghi achetait du temps. Le temps s’est aujourd’hui écoulé.

    Survint alors la deuxième occasion. En décidant d’intervenir au Mali, vous avez pris une décision que je crois juste, même si les raisons pour lesquelles vous l’avez prise sont plus obscures. L’intervention française, qui vient ajouter au nombre des opérations extérieures de nos forces armées, pèse financièrement. Vous aviez la possibilité d’aller à Bruxelles et de dire à nos partenaires que soit ils venaient avec nous soit ils devaient nous délier de nos engagements financiers et manifester sur ce terrain une solidarité qu’ils nous refusaient en réalité sur le théâtre des opérations. En un mot, l’intervention au Mali, puis au Centrafrique, vous offrait l’opportunité de provoquer la renégociation de ce pacte auquel vous aviez si imprudemment souscrit. Et, là, la position de la France aurait été très forte. Vous aviez la possibilité de confronter Mme Angela Merkel à ses contradictions. A nouveau, vous vous êtes contenté de bonnes paroles et de gestes symboliques.

    La troisième opportunité perdue se situe entre ce printemps et la désastreuse décision de suspendre la livraison du « Mistral » à la Russie. La France avait la possibilité, de par son histoire mais aussi sa position internationale particulière, en ne s’associant pas à la deuxième, ni à la troisième, vague des sanctions, d’ouvrir un véritable dialogue avec la Russie. Nicolas Sarkozy, votre prédécesseur, avait compris cela. Il l’avait mis en pratique en août 2008 lorsqu’éclata la crise entre la Géorgie et la Russie. En décidant de vous aligner sur les Etats-Unis et sur l’Union Européenne, vous avez, au contraire signifié la disparition de la France. J’en souffre bien sûr pour mon pays, mais ceci n’est en rien essentiel. Cette disparition d’une politique étrangère indépendante implique aussi que la confrontation entre les États-Unis et leurs alliés et la Russie peut se poursuivre au détriment de la notion d’Europe, qui est la première, mais non la seule, victime de cet affrontement. Il en a résulté une guerre en Europe. La France s’est déshonorée en soutenant implicitement les héritiers idéologiques du nazisme et en apportant sa caution au projet de nationalisme « ethnique » d’une partie de la classe politique ukrainienne.

    Faiblesses d’une politique, faiblesse d’un homme

    Ces occasions perdues, si elles avaient été utilisées différemment, auraient pu vous permettre de reprendre la main. Vous avez décidé de choisir de ne pas choisir. Vous vous êtes refusé à la construction d’un rapport de force, que ce soit en politique économique ou en politique internationale. Il en va de même en politique intérieure.

    Dans une note publiée sur ce carnet il y a à peu près un an, j’analysais vos choix possibles1. Je prédisais qu’en nommant Manuel Valls comme Premier-Ministre, ce que vous vous êtes résolus à faire ce printemps, vous choisissiez une impasse. Je cite mes propres mots de l’époque : « La seconde possibilité est un remaniement ministériel avec le choix de Manuel Valls, le Ministre de l’Intérieur, comme Premier Ministre. François Hollande chercherait à capitaliser sur la popularité actuelle de Valls. Mais, ce faisant, il prend le risque de l’user prématurément. D’ailleurs, le choix de Manuel Valls n’a de cohérence que s’il s’accompagne d’une ouverture vers le centre-droit. Mais, le centre est en France comme le mythique « triangle des Bermudes » : quand on l’atteint, on disparaît. Ce gouvernement Valls pourrait faire illusion pour une période de 6 mois à un an, mais après la France se retrouverait dans un état pire qu’aujourd’hui. Un gouvernement Valls serait un chiffon rouge devant le Front de Gauche et une partie de la Gauche socialiste alors que, dans le même temps, les forces d’appoint centristes seraient probablement insuffisantes. La pays irait de crise sociales en crises politiques, avec à la clef une probable dissolution de l’Assemblée dans un délai d’un an. » C’est très exactement la situation où nous sommes, et la dissolution surviendra sans doute au printemps 2015. En nommant Manuel Valls vous avez nommé un ambitieux qui comprend, et c’est évident, qu’il doit rompre symboliquement avec vous et vous faire porter le fardeau de cette rupture. De provocations en petites phrases il vous forcera à se séparer de lui, s’étant entre-temps construit l’image d’un homme du « centre », de responsable, et de soumis aux diktats du MEDEF. En attendant, vous aurez foulé aux pieds tous vos engagements, et vous aurez déçu même les plus aveugles de ceux qui vous soutiennent.

    On mesure que les faiblesses de votre politique, ses hésitations multiples, ses nombreux reniements, ne font que traduire une faiblesse plus personnelle, que vous masquez tant sous l’apparence d’un boute-en-train débonnaire que sous le masque d’une personne dure aux faibles et soumise aux puissants. Cette faiblesse, c’est l’incapacité à prendre des décisions qui coûtent, c’est la volonté de toujours ménager la chèvre et le chou. Mais l’on ne sait que trop qui mange qui dans ce genre de situation. Cette incapacité à trancher, à savoir qui véritablement vous voulez être, est votre Némésis. Ce qui n’est en somme qu’un problème de caractère devient désormais un problème politique pour tous les français. Peu m’importe que vous soyez hué et vilipendé. Mais, ce qui importe à des millions de personnes c’est que votre action précipite notre pays, et à travers lui l’Europe, dans une crise sans égale. La protection sociale, héritage d’un siècle de luttes, est en train d’être détruite sous vos yeux et avec, si ce n’est votre consentement, du moins votre indifférence.

    Partir dignement

    Au point où nous en sommes, la seule question qui peut encore être posée est celle des conditions de votre départ. Ce sera votre choix, et ce sera le dernier. Plusieurs possibilités s’offrent à vous, de la dissolution qui susciterait une autre majorité et donnerait le pouvoir véritable au Premier-Ministre issu de la nouvelle assemblée à une possible démission. Mais, désormais, votre impopularité et le rejet général dont vous êtes l’objet sont devenus des problèmes pour les institutions de la République. Vous abimez votre fonction, vous abimez la République et, en fin de compte, vous abimez la France.

    Prenez garde de ne pas rester, une fois encore, dans cet « entre-deux » que vous affectionnez tant. Les français sont à bout. Si vous tergiversez, ils vous le feront savoir, et ceci risque d’être bien plus déplaisant que la lecture de cette lettre.

    Jacques Sapir

    Notes : 

    Sapir J., « Le choix de François Hollande », publiée sur le carnet Russeurope », 1er Novembre 2013, http://russeurope.hypotheses.org/1652 [↩]

    Source : 

    Russeurope :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/d_france/EuEFZpZyAVUVoeymco.shtml