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culture et histoire - Page 1146

  • La véritable urgence : retrouver le sens de Dieu

    Après le succès de Dieu ou rien (Fayard, 2015), le cardinal Robert Sarah publie début octobre un nouveau livre avec Nicolas Diat : La Force du silence. Il est interrogé dans La Nef de ce mois. Extraits :

    6a00d83451619c69e201b7c89ae078970b-250wi.jpg"[...] Il est temps de retrouver l'ordre véritable des priorités. Il est temps de remettre Dieu au centre de nos préoccupations, au centre de notre agir et de notre vie, à la seule place qu’Il doit occuper. Ainsi, notre cheminement chrétien pourra graviter autour de ce Roc, se structurer dans la lumière de la foi et se nourrir dans la prière, qui est un moment de rencontre silencieuse et intime où l’homme se tient face à face avec Dieu pour l’adorer et lui exprimer son amour filial.

    Ne nous trompons pas. La véritable urgence est ici : retrouver le sens de Dieu. Or le Père ne se laisse approcher que dans le silence. Ce dont l'Église a le plus besoin aujourd'hui, ce n'est pas d'une réforme administrative, d'un programme pastoral de plus, d’un changement structurel. Le programme existe déjà : c’est celui de toujours, tiré de l’Evangile et de la tradition vivante. Il est centré sur le Christ lui-même que nous devons connaître, aimer, imiter, pour vivre en Lui et par Lui, transformer notre monde qui se dégrade car les hommes vivent comme si Dieu n’existait pas. Comme prêtre, comme pasteur, comme Préfet, comme Cardinal, ma priorité est de dire que Dieu seul peut combler le cœur de l'homme.

    6a00d83451619c69e201b8d224b57e970c-250wi.jpgJe crois que nous sommes victimes de la superficialité, de l’égoïsme et de l'esprit mondain que répand la société médiatique. Nous nous perdons dans des luttes d'influences, des conflits de personnes, dans un activisme narcissique et vain. Nous nous gonflons d’orgueil, de prétention, prisonnier d’une volonté de puissance. Pour des titres, des charges professionnelles ou ecclésiastiques, nous acceptons de viles compromissions. Mais tout cela passe comme la fumée. Dans mon nouveau livre, j'ai voulu inviter les chrétiens et les hommes de bonne volonté à entrer dans le silence ; sans lui, nous sommes dans l'illusion. La seule réalité qui mérite notre attention, c'est Dieu lui-même, et Dieu est silencieux. Il attend notre silence pour se révéler.

    Retrouver le sens du silence est donc une priorité, une nécessité, une urgence. Le silence est plus important que toute autre œuvre humaine. Car il exprime Dieu. La véritable révolution vient du silence, elle nous conduit vers Dieu et les autres pour nous mettre humblement à leur service. [...]

    Dans le monde moderne, l'homme silencieux devient celui qui ne sait pas se défendre. Il est un « sous-homme » face au soi-disant fort qui écrase et noie l'autre dans les flots de ses discours. L'homme silencieux est un homme en trop. C'est la raison profonde des crimes abominables ou du mépris et de la haine des modernes contre ces êtres silencieux que sont les enfants non nés, les malades ou les personnes en fin de vie. Ces hommes sont les prophètes magnifiques du silence. Avec eux, je ne crains pas d'affirmer que les prêtres de la modernité, qui déclarent une forme de guerre au silence, ont perdu la bataille. Car nous pouvons rester silencieux au milieu des plus grands fatras, des agitations abjectes, au milieu des vacarmes et des hurlements de ces machines infernales qui invitent à l'activisme en nous arrachant à toute dimension transcendante et à toute vie intérieure. [...]

    La liturgie est malade. Le symptôme le plus frappant de cette maladie est l'omniprésence du micro. Il est devenu si indispensable qu'on se demande comment on a pu célébrer avant son invention ! Le bruit du dehors, et nos propres bruits intérieurs, nous rendent étrangers à nous-mêmes. Dans le bruit, l’homme ne peut que déchoir dans la banalité : nous sommes superficiels dans ce que nous disons, nous prononçons des discours creux, où l’on parle et parle encore… jusqu’à ce qu’on trouve quelque chose à dire, une sorte de « mélimélo » irresponsable fait de blagues et de mots qui tuent. Nous sommes superficiels aussi dans ce que nous faisons : nous vivons dans une banalité, prétendument logique et morale, sans rien y trouver d’anormal. Nous sortons souvent de nos liturgies bruyantes et superficielles sans y avoir rencontré Dieu et la paix intérieure qu’il veut nous offrir.

    Michel Janva

  • Chronique de livre: Varg Vikernes « Magie et religion en ancienne Scandinavie »

    1795136784.jpgVarg Vikernes, Magie et religion en ancienne Scandinavie

    (Editions du Rubicon, 2016)

    Connu avant tout pour son projet musical Burzum (dont les premiers albums ont été l'une des drogues de ma jeunesse), Varg Vikernes est aussi l'auteur de quelques livres dont le dernier en date, Sorcery and religion in ancien Scandinavia,vient d'être traduit en français. C'est grâce aux bons soins des éditions du Rubicon, réputées pour la qualité de leurs parutions (Casapound ; une terrible beauté est née et La jeunesse au pouvoir notamment) que le public francophone peut enfin découvrir les écrits du plus sulfureux des musiciens de (Black) Metal. Sulfureux ? Oui, Vikernes l'est indubitablement par son rejet du monde moderne et sa défense de l'Europe, tant culturellement que racialement.

    Vikernes étudie depuis des années la mythologie, le folklore (dont les contes de fées qui sont « les histoires païennes qui ont le plus longtemps perduré en Europe ») et les traditions nordiques. Il livre dans Magie et religion en ancienne Scandinavie le résultat de ses recherches et analyses personnelles. Loin d'être une simple synthèse sur le sujet, cette étude se singularise par son originalité, loin des canons universitaires. Le lecteur est mis en garde dès le début : il lui faudra « ouvrir son esprit et accepter l'inexactitude de ce qu'il connaît déjà ». Il devra par ailleurs avoir de sérieuses notions de mythologie nordique car un novice pourrait se retrouver noyé sous la profusion des informations contenues dans certaines parties du livre.

    Si, comme son titre l'indique, Magie et religion en ancienne Scandinavie, se focalise sur les croyances et la culture du nord de l'Europe, Varg Vikernes considère que « toutes les tribus de l'Europe antique avaient initialement la même religion ». A cet égard, on lira avec attention les pages où sont décrites les évolutions des croyances de l'homme du néolithique. A la base, celui-ci « ignorait presque tout du monde dans lequel il vivait ». Il observa la nature et essaya progressivement de comprendre les forces et esprits qui composaient celle-ci. C'est ce qui lui permit peu à peu de passer de l'animisme puis de la magie à une religion à proprement parler. La religion, c'est le moment où l'homme commence à prier les esprits pour leur demander de l'aide; il ne tente plus de les contrôler par la magie (même si celle-ci perdura sous certaines formes). Dès lors, « les esprits de la nature, omniprésents et impersonnels, devinrent des divinités anthropomorphes » auxquelles on donna des noms. Ces derniers divergent selon les endroits car c'est à cette époque que se développèrent des langues légèrement différentes d'une région à l'autre de notre continent (le terme indo-européen n'est, curieusement, pas employé).

    Etudiant nombre de composants de l'ancienne religion nordique (des fêtes aux runes en passant par la Völuspá dont l'interprétation courante est, selon lui, « incorrecte »), Vikernes entend avant tout, par cet ouvrage, aider les Européens conscients à comprendre leur héritage et à retrouver leurs racines car : « Tous les peuples d'Europe ont les mêmes racines. Nous venons des mêmes. Nous sommes les mêmes. »

    « La magie et la religion de l’Europe antique sont les fondements sur lesquels notre culture et notre civilisation se sont édifiées. Nous en voyons les traces tout autour de nous, dans chaque chose que nous faisons, construisons et dont nous nous entourons, ainsi qu’en nous-mêmes. Il est temps de nous en rendre compte et d’en prendre la juste mesure. »

    Pour l'auteur, étudier les anciennes croyances européennes sert en outre à nous remémorer une chose fondamentale: notre culture est basée sur l'honneur. « De toutes nos anciennes croyances, il s'agit peut-être de celle que nous devons nous rappeler et mettre en valeur aujourd'hui, et qu'il nous faut porter avec nous pour l'avenir. » On ne saurait lui donner tort... à qui ce mot (cette conception de la vie) parle-t-il encore ?

    Rüdiger / C.N.C.

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/archive/2016/10/03/chronique-de-livre-varg-vikernes-magie-et-religion-en-ancie-5855793.html

  • La Xe Journée de Synthèse nationale en photos (1ère série) :

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  • Discours de Serge Ayoub à la 10ème jounée nationale et identitaire

  • Guerre culturelle, « le balancier revient plutôt dans le bon sens »

    Un peu moins de 40% des 8,3 millions d’électeurs Hongrois se sont rendus ce dimanche aux urnes pour participer au referendum sur l’accueil des « réfugiés », et répondre par  oui ou par non à la question suivante: « Voulez-vous que l’Union européenne décrète une relocalisation obligatoire de citoyens non hongrois en Hongrie sans l’approbation du Parlement hongrois? ». Selon l’opposition, des nationalistes de Jobbik aux partis de gauche en passant par l’UE et les officines immigrationnistes, c’est un échec personnel pour le Premier ministre hongrois Viktor Orban, à l’origine de cette consultation populaire, puisque le quorum légal de 50% de participants n’a pas été atteint. Pour autant,  les électeurs qui se sont déplacés ont voté NON à l’arrivée de migrants à 98%. M. Orban a logiquement déclaré que l’Europe ne pourrait « pas ignorer la volonté des électeurs » et « imposer sa volonté à la Hongrie ». Dimitris Avramopoulos, commissaire aux migrations de l’UE, ne l’entend pas de cette oreille. Il avait de toute façon « prévenu », dixit  Le Monde, que « le référendum n’aurait aucun impact juridique sur les engagements adoptés: Les États membres ont la responsabilité légale d’appliquer les décisions prises. Mais alors que le plan de répartition de 160 000 demandeurs d’asile entre les 28 États membres, adopté il y a un an, est à l’arrêt, les responsables européens craignaient que ce référendum ne porte un nouveau coup à l’UE »…

    Sur le site de l’Obs, Jacques Rupnik, directeur de recherches à Sciences Po, spécialiste de l’Europe centrale, ex conseiller du président tchèque Vaclav Havel, a pointé  le clivage existant  entre d’un côté les tenants de l’idéologie dominante bruxelloise et, de l’autre, les partisans de l’Europe des nations, les pays dits du  groupe de Visegrad (Hongrie, Pologne, Slovaquie, République tchèque). Ceux-ci, « sur le plan culturel », « rejettent l’idéologie européiste sans frontière, le libéralisme politique (l’Etat de droit: la séparation des pouvoirs, la cour constitutionnelle, l’indépendance des médias - mais ces choses là sont-elles bien établies en France? NDLR-), économique (ils prônent un patriotisme économique relatif car ils se portent bien) et sociétal (ils s’opposent au multiculturalisme, au mariage gay, à l’avortement comme en Pologne). L’idée est de défendre la nation, l’identité, la tradition, les valeurs religieuses. C’est donc véritablement une guerre culturelle, qui ne se joue plus vraiment sur la ligne droite/gauche mais sur ces autres clivages, pour instaurer un modèle de démocratie non libérale, comme l’appellent les Américains. »

    Il y a deux mois Gabriel Robin sur Boulevard Voltaire affirmait que « Quand Viktor Orbán protège ses frontières, il respecte à la lettre les accords de Schengen initiaux. Plus encore : il protège les autres pays d’Europe. En avril dernier, le Premier ministre hongrois déclarait fort justement que l’Europe ne pouvait devenir le nouveau logis de millions de nécessiteux à travers le monde. Mieux : il le faisait aux côtés de Helmut Kohl dans une déclaration commune. »

    Désormais,  « la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie sont en train de faire la démonstration qu’une autre Europe est peut-être possible. Une Europe soucieuse de l’identité de ses peuples, garante des libertés souveraines des nations qui la constituent et protectrice vis-à-vis des menaces extérieures, présentes et à venir. Demain, si Norbert Hofer gagne l’élection présidentielle autrichienne (…), il ne sera pas exclu que le V4  s’élargisse pour devenir une sorte de néo-Empire austro-hongrois. Après demain, une France émancipée d’une classe politique déconnectée pourrait s’associer à ces pays pour contrer l’influence néfaste de l’Allemagne de Merkel. »

    Influence néfaste qui sévit aussi au sein de l’église catholique expliquait Jacques de Guillebon, aux lecteurs du site Causeur en fin de semaine, revenant sur la campagne de propagande menée par La Croix pour dissuader ses lecteurs de voter FN, et dont nous nous faisions l’écho jeudi.

    Certes,  Jacques de Guillebon, né en 1978,  n’est pas en odeur de sainteté chez les prescripteurs du bon goût médiatique. L’inénarrable Bruno Roger-Petit (dans Challenges) a fustigé à de nombreuses reprises ce « philosophe chrétien intégriste post-maurrassien » (sic), éditorialiste dans la  revue mensuelle catholique La Nef, « intellectuel catholique ultra qui serait devenu (l’ami et l’) inspirateur de Marion Maréchal-Le Pen. »

    Dans son édito pour  Causeur,  M. de Guillebon rappelle « la longue tradition de défiance des structures ecclésiales françaises vis-à-vis de ce qu’elles qualifient d’extrême droite« ; « de la condamnation de l’Action française en 1926″,  au « compagnonnage de route  avec un Parti communiste français, pourtant fermement condamné par l’encyclique Divini Redemptoris de Pie XI en 37″, « aux années 80, quand derrière le cardinal Decourtray, archevêque de Lyon et primat des Gaules, les prélats se levèrent comme un seul homme pour fustiger la xénophobie et le rejet de l’étranger décelés dans le programme du Front National. C’était, étrangement, l’année de la création de SOS Racisme.« 

    Un étrangeté qui n’en est pas vraiment une ajouterons-nous, mais bien une chasse en meute contre le FN à laquelle ont pris part aux côtés des partis du Systéme, des loges maçonniques, les officines immigrationnistes, les groupuscules d’extréme gauche et autres associations mondialistes et communautaires, des évêques dits progressistes.

    En juin 2011, nous l’évoquions sur notre blogue, le site du journal chrétien social La Vie, mettait en ligne un article de Jean Mercier dont le titre était emprunté à l’historien Émile Poulat:  « le FN est né hors de l’Eglise et y restera à jamais » (sic). Il énumérait les noms de quelques-unes des figures militantes de l’antifrontisme épiscopal. « Albert Decourtray (…) lançant publiquement dés 1985 ses anathèmes contre la droite nationale ; Jean Balland l’archevêque de Reims, en août 1992, qui interdit l’accès des militants FN à sa cathédrale ; Albert Rouet l’évêque de Poitiers qui en 1998 refuse le baptême à un lepéniste. Mgr Kratz l’évêque auxiliaire de Strasbourg qui en 2005 demande sa démission à une enseignante de religion, candidate FN pour les législatives; la quinzaine d’évêques qui appellent à ne pas voter pour un parti qui fait l’apologie du racisme et de l’exclusion; le cardinal  Jean-Marie Lustiger, qui ne cessera de dénoncer le néopaganisme du FN. »

    Dans Causeur, Jacques de Guillebon note avec justesse qu’ « Ironie de l’histoire, ou plus sûrement, lâcheté de responsables et d’évêques soucieux de leurs bonnes relations avec les gouvernements et les partis républicainement corrects, depuis le Ralliement de Léon XIII, ce sont toujours les mouvances supposées réactionnaires et fortement catholiques qui ont subi les foudres de l’Eglise en France. » « Bizarrement encore, lesdits évêques reprochaient concomitamment au Front National d’avoir fait célébrer une messe dans un meeting, et d’être néo-païen. Quand l’extrême droite  est catholique, ils la condamnent ; par contre, quand elle est païenne, ils la condamnent, comme dirait Péguy. »

    « Au long des décennies suivantes, tout allait bien : le fascisme ne passerait pas, et le Front National demeurait infréquentable, l’on en parlait dans les salons de la banlieue ouest comme de la lèpre sous l’Empire romain. Et soudain tout s’est enrayé. La vieille garde des comiques troupiers Bernard Antony et Bruno Gollnisch a commencé de s’effacer (Pourquoi M. de Guillebon se sent-il obligé d’utiliser cette formule méprisante? Aucun ecclésiastique, favorable ou non, de droite ou de gauche, n’a jamais considéré Bernard Antony et  Bruno Gollnisch comme des comiques troupiers. On peut dire au contraire qu’ils ont  été pris très au sérieux, y compris par les plus hostiles…NDLR), remplacée par Marion Le Pen dont la séduction qu’elle exerce sur les catholiques n’a cessé de grandir. On l’a vu dans chaque Manif pour tous, à la messe, chanter les racines et la culture chrétiennes de la France, enfin être invitée à débattre par un diocèse. Scandale. L’antique discours du cordon sanitaire commence à balbutier. La peur monte, on ne sait plus quoi répondre quand une Marion Le Pen demande à un Hervé Mariton au nom de quoi son parti, qui dit-elle cherche à appliquer la doctrine sociale de l’Eglise, serait plus condamnable que tous les autres qui, par exemple, encouragent l’avortement ou le mariage gay. Pis : les enquêtes démontrent que le vote pour le Front National chez les catholiques pratiquants est passé de 4% en 2012 à 24% aux régionales de 2015. Du jamais vu. »

    Du jamais vu qui ne fait que confirmer, à la lumière des évolutions menaçantes, des événements récents,  la justesse des combats, des analyses portées historiquement par le Front National,  justesse  qui est perçue par les catholiques français, comme par nos autres compatriotes. En juin 2010,  interrogé sur le Forum Catholique, Bruno Gollnisch expliquait:  « Je ne préjuge pas de la mauvaise foi des hommes d’Eglise en général et des évêques en particulier. Certains sont sans doute sincères dans leur hostilité à notre égard, nourrie par la désinformation. D’autres sont assurément condamnables, portant des jugements téméraires et nous calomniant, parfois de façon insupportable (…).  J’ai des contacts avec des hommes d’Eglise ; ils sont de nature très divers. J’ai pu constater des évolutions favorables chez plusieurs d’entre eux. En particulier mon ancien évêque de Lyon, feu le cardinal Decourtray (décédé en 1994, NDLR), que j’ai rencontré trois fois, et chez lequel j’avais noté une nette évolution. Je crois que d’une façon générale le balancier revient plutôt dans le bon sens, mais beaucoup reste à faire… »

    Et d’ajouter encore à l’adresse des catholiques: « Le Front National reconnaît la valeur de l’apport du christianisme à la Civilisation française. Il l’honore de multiples façons (Jeanne d’Arc, commémoration du baptême de Clovis, etc. ) Il n’est cependant pas un parti confessionnel. Il y a des non-catholiques au FN, et même certainement des gens hostiles à la religion en général ou au catholicisme en particulier. Mais y-a-t-il une autre formation politique qui soit plus proche de la défense du droit naturel ? D’évidence, Non ! Dans ces conditions, les catholiques qui souhaitent s’engager en politique devraient lui apporter leur concours, quelles qu’en soient les imperfections. Il est évident que, s’ils désertent le combat politique, ils ne pourront se plaindre de ce que leur influence diminue ! » Ils sont nombreux à l’avoir compris et à nous rejoindre pour gagner ce  qui est aussi en effet, et ô combien,  une guerre culturelle.

    http://gollnisch.com/2016/10/03/guerre-culturelle-balancier-revient-plutot-sens/