
Cet article est reproduit intégralement à partir du site d’origine AR GEDOUR, le blog des actualités spirituelles et culturelles bretonnes, avec l’aimable autorisation de l’auteur.
Mardi de Pâques 1917, la Bretagne vient de perdre une de ses plus belles figures bretonnes, un de ses plus grands poètes, une de ses plus belles élites, Jean-Pierre Calloc’h, tué par un éclat d’obus sur le front de la Somme ; il avait 29 ans, c’était il y a cent ans …
Né le 21 juillet 1888 sur l’île morbihannaise de Groix, il en sera le chantre indépassable, se faisant connaitre sous le nom de Bleimor (loup de mer). Cet attachement à sa terre natale, il va le chanter dans son admirable « Me zo ganet e kreiz er Mor » (Je suis né au milieu de la mer), qui plus qu’un chant, en est presque un cantique qui dans une dévotion filiale, pleine de reconnaissance, rend hommage à l’humble vie de pécheur de son père : « un matelot, traîneur de filet, qui a vécu une vie obscure et sans gloire – Le pauvre dont personne ne chante ses gloires », de « sa mère aux cheveux blancs qui travaille pour gagner le pain ».