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culture et histoire - Page 1566

  • Conférence Dextra : La nouvelle opinion publique

     

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    Adrien Abauzit avocat et auteur de « né en 1984″ viendra nous entretenir de la nouvelle opinion publique. Et comment elle a été créé et influencé. Adrien Abauzit avocat et auteur de « né en 1984″ viendra nous entretenir de la nouvelle opinion publique. Et comment elle a été créé et influencé.

    Nous vous attendons nombreux au El Siete, 283 rue Saint Jacques à 19 h 30 !

  • [Vidéo] Quand les Français acclament la monarchie

    Merci au Salon Beige !

    A son arrivée sur la plage de Ouistreham vendredi 6 juin, la reine Elisabeth II a été littéralement ovationnée par la foule des chefs d’Etat, ministres, élus locaux, vétérans, figurants normands qui ont se sont levés et ont applaudi à tout rompre. 

    La France a coupé la tête de son roi il y a plus de deux siècles. Elle n’en reste pas moins admirative de la monarque de 88 ans. Le modèle républicain serait-il usé ?

    La suite ici

  • Présent ne répond pas aux critiques d'Yves Chiron

    Francis Bergeron, animateur du comité de pilotage du quotidien Présent, publie dans le numéro de mercredi un texte (en accès libre), qui a déjà été diffusé sur les réseaux ce week-end. On y lit notamment

    "la signature de trois de nos journalistes n’apparaît plus, actuellement : Jeanne Smits, Olivier Figueras et Rémi Fontaine. Du coup, les plus absurdes supputations courent sur leur sort. En principe, par discrétion nous n’évoquons pas les questions de santé de nos collaborateurs. Mais dans Présent daté de samedi nous avons été obligés, pour la première fois et pour tenter d’enrayer cette folle rumeur, d’indiquer que ces trois piliers du journal font toujours partie de la rédaction. Mais Rémi Fontaine est en arrêt maladie depuis deux mois, Jeanne Smits depuis trois mois et Olivier Figueras depuis quatre mois. Nous leur souhaitons bien évidemment un bon et rapide rétablissement. D’autant que leurs compétences font gravement défaut au journal."

    Que leurs compétences fassent défaut au journal, c'est le moins que l'on puisse écrire... On se demande en effet quelle est cette mystérieuse épidémie qui atteint simultanément 3 plumes historiques de Présent.

    De son côté, Yves Chiron, auteur d'un texte sur les raisons de sa démission du quotidien, ne trouve pas de réponse à ses 2 principales critiques.

    Michel Janva

  • Présent ne répond pas aux critiques d'Yves Chiron

    Francis Bergeron, animateur du comité de pilotage du quotidien Présent, publie dans le numéro de mercredi un texte (en accès libre), qui a déjà été diffusé sur les réseaux ce week-end. On y lit notamment

    "la signature de trois de nos journalistes n’apparaît plus, actuellement : Jeanne Smits, Olivier Figueras et Rémi Fontaine. Du coup, les plus absurdes supputations courent sur leur sort. En principe, par discrétion nous n’évoquons pas les questions de santé de nos collaborateurs. Mais dans Présent daté de samedi nous avons été obligés, pour la première fois et pour tenter d’enrayer cette folle rumeur, d’indiquer que ces trois piliers du journal font toujours partie de la rédaction. Mais Rémi Fontaine est en arrêt maladie depuis deux mois, Jeanne Smits depuis trois mois et Olivier Figueras depuis quatre mois. Nous leur souhaitons bien évidemment un bon et rapide rétablissement. D’autant que leurs compétences font gravement défaut au journal."

    Que leurs compétences fassent défaut au journal, c'est le moins que l'on puisse écrire... On se demande en effet quelle est cette mystérieuse épidémie qui atteint simultanément 3 plumes historiques de Présent.

    De son côté, Yves Chiron, auteur d'un texte sur les raisons de sa démission du quotidien, ne trouve pas de réponse à ses 2 principales critiques.

    Michel Janva

  • Du patriotisme (Julius Evola)

    Un autre point doit être précisé dans un ordre d'idées analogue. Il s'agit de la position à adopter face au nationalisme et à l'idée générique de patrie. Cela est d'autant plus opportun que beaucoup, aujourd'hui, tentant de sauver ce qui peut encore être sauvé, voudraient reprendre une conception sentimentale et, en même temps, naturaliste de la nation, notion étrangère à la tradition politique européenne la plus haute et s'accordant mal avec la conception de l’État dont on a parlé. Abstraction faite que l'idée de patrie est invoquée chez nous, de manière rhétorique et hypocrite, par les factions les plus opposées, et même par les représentants de la subversion rouge, concrètement parlant cette conception n'est pas à la hauteur de l'époque, car d'un côté l'on assiste à la formation de grands blocs supranationaux, tandis que, de l'autre, il apparaît de plus en plus nécessaire de trouver un point de référence européen, capable d'unir, au-delà de l'inévitable particularisme inhérent à la conception naturaliste de nation et, plus encore, au "nationalisme". Mais la question de principe est plus essentielle. Le plan politique, en tant que tel, est celui d'unités surélevées par rapport aux unités se définissant en des termes naturalistes ce qui est aussi le cas de celles auxquelles correspondent les notions génériques de nation, patrie et peuple. Sur ce plan supérieur, ce qui unit et ce qui divise, c'est l'idée, une idée incarnée par une élite et tentant à se concrétiser dans l’État. C'est pour cette raison que la doctrine fasciste - fidèle en cela à la meilleure tradition politique européenne - accorda à l'Idée et à l’État la primauté sur la nation et sur le peuple, et estima que nation et peuple ne prennent un sens, une forme et ne participent à un degré d'existence supérieur qu'à l'intérieur de l’État. Il faut s'en tenir à cette doctrine précisément dans les périodes de crise, comme période actuelle. C'est dans l'Idée que doit être reconnue notre vraie patrie. Ce qui compte aujourd'hui, ce n'est pas le fait d'appartenir à une même terre ou de parler une même langue, c'est le fait de partager la même idée. Telle est la base, le point de départ.

    A l'unité collectiviste de la nation - des enfants de la patrie - sous la forme où elle a prédominé toujours plus à partir de la révolution jacobine, nous opposons quelque chose qui ressemble à un Ordre, des hommes fidèles à des principes, témoin d'une autorité et d'une légitimité supérieures procédant précisément de l'Idée. Bien qu'il soit aujourd'hui souhaitable, à des fins pratiques, d'arriver à une nouvelle solidarité nationale, on ne doit pas s'abaisser à des compromis pour y parvenir ; la condition sans laquelle tout résultat serait illusoire, c'est que se dégage et prenne forme un front défini par l'Idée - en tant qu'idée politique et vision de l'existence. Aujourd’hui précisément, il n'y a pas d'autre voie : il faut que, parmi les ruines, se renouvelle le processus des origines, celui qui, reposant sur des élites et sur un symbole de souveraineté ou d'autorité, unit les peuples à l'intérieur des grands États traditionnels, comme autant de formes naissant de l'informe. Ne pas comprendre ce réalisme de l'idée signifie rester sur un plan qui est, au fond, infrapolitique : le plan du naturalisme et du sentimentalisme, pour ne pas dire carrément de la rhétorique patriotarde. 

    Et au cas où nous voudrions appuyer notre idée sur des traditions nationales également, soyons très attentifs : car il existe toute une "histoire nationale" d'inspiration maçonnique et antitraditionnelle, qui s'est spécialisée dans l’attribution du caractère national italien aux aspects les plus problématiques de notre histoire, à commencer par la révolte des Communes soutenue par le guelfisme. Ainsi est mise en relief une "italianité" tendancieuse, dans laquelle nous ne pouvons ni ne voulons nous reconnaître. Cette "italianité", nous la laissons bien volontiers à ces italiens qui, avec la "libération" et le mouvement des partisans, ont célébré le "deuxième Risorgimento".

    Idée, Ordre, élite, État, hommes de l'Ordre - qu'en ces termes soit maintenue la ligne, tant que cela sera possible.

    notes

    Julius Evola - Orientations - Point 8 - pp. 67 à 71 - aux éditions Pardès

    http://lheurasie.hautetfort.com/archive/2014/06/08/du-patriotisme-julius-evola-5386838.html

  • La philosophie est-elle destinée à tous ? Entretien avec Jean de Rouen

    Jean de Rouen est l’auteur d’Apprendre à penser à l’école du réel, initiation à la philosophie (que nous avions évoqué ici, et qui est disponible ici).

    Nous reproduisons ci-dessous l’entretien qu’il a donné au site NDF :

    Jean de Rouen, pensez-vous, en écrivant une initiation à la philosophie, que la philosophie soit destinée à tous ?

    La philosophie est un exercice naturel à l’intelligence humaine. « Tous les hommes désirent naturellement savoir », observe Aristote en exergue de sa Métaphysique. N’est-ce pas ce dont témoigne le questionnement intarrissable de l’enfant ? L’homme est en effet un « animal raisonnable » : il est donc fondamentalement en quête de sens. Or, c’est précisément la philosophie qui portera à son aboutissement la réflexion qui se trouve en tout homme. D’ailleurs, notre manière de vivre, à elle seule, induit une philosophie : c’est dire à quel point il est difficile d’y échapper.

    Si la philosophie est naturelle à l’intelligence humaine, pourquoi a-t-on souvent l’impression qu’elle est réservée à une élite ?

    Pour chaque réalité naturelle, la philosophie recherche l’explication la plus ultime. En ce sens, la philosophie est la plus élevée des sciences. Elle aborde des vérités universelles, non sensibles, qui ne nous sont pas familières parce qu’elles sont les plus éloignées de notre expérience. Aristote nous avise, dans la Métaphysique, que notre esprit se tient, devant les objets les plus élevés de la philosophie, aveuglés comme les yeux d’une chouette devant le soleil.

     

    Cela explique le découragement que peut ressentir l’intelligence devant une science aussi exigente. Un découragement souvent accru car l’on entend trop souvent affirmer, au regard des contradictions qui subsistent dans le domaine des idées, que l’intelligence n’est finalement pas faite pour atteindre des vérités certaines et définitives. Mais affirmer qu’il n’y a pas de vérité, n’est-ce pas déjà affirmer une vérité ?

    Ne faut-il pas adopter une certaine attitude intellectuelle pour entrer en philosophie ?

    La relation que l’intelligence entretient avec le monde extérieur est le creuset d’où jaillit son questionnement. Lorsque l’intelligence affronte le réel, les interrogations qu’elle formule supposent et révèlent son étonnement face à des réalités qui semblent d’abord lui échapper. Ces réalités sont de tous ordres : anthropolgique, éthique, politique, métaphysique, artistique. Il reste que les choses ne répondent qu’aux questions qu’on leur pose : si ces réalités n’éveillent pas d’abord notre curiosité et ne provoquent pas notre questionnement, nous ne progresserons jamais dans leur connaissance. Il faut donc apprendre à s’émerveiller face au réel ! Cette admiration que nous portons sur les choses maintient l’intelligence en éveil. Ensuite, la philosophie s’emploiera à apporter à nos interrogations la plus haute explication susceptible d’étancher notre soif de connaître.

    N’est-ce pas orgueilleux de se prétendre philosophe ?

    Au contraire ! Etymlogiquement, la philosophie signifie l’amour de la sagesse : or, on est toujours privé de ce à quoi l’on aspire. C’est Pythagore qui sera le premier à utiliser le terme de philosophie : alors que ses contemporains le qualifiaient de sage, il récusa lui-même cette appellation, se présentant plus modestement comme un ami de la sagesse.

    Socrate lui-même, lorsqu’il affirme « Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien », est parfaitement philosophe ! Car il affirme par là qu’il est à la recherche de la vérité : il ne prétend pas la posséder. En ce sens, il est davantage philosophe, c’est-à-dire amoureux de la vérité, que sophiste, c’est-à-dire possesseur du savoir.

    En même temps, pas davantage le savant qui sait déjà ne recherche le savoir, pas davantage l’ignorant qui ignore ce dont il est privé ne le recherche… Le philosophe est donc tout à la fois savant et ignorant : car il ignore et il sait qu’il ignore. Cette prise de conscience est le point de départ de toute recherche philosophique loyale et désintéressée.

    Vous consacrez également, dans votre ouvrage, une partie à la logique et à la méthodologie ? Sont-elles réservées aux étudiants ?

    Non. Pour entamer une démarche philosophique honnête, l’intelligence doit d’abord adopter certaines dispositions dont se font notamment l’écho les exigences méthodologiques auxquelles un étudiant doit faire face.

    Ainsi, pour obtenir les bonnes réponses, il faut d’abord poser les bonnes questions : c’est tout l’art de la problématisation. Celle-ci traduit l’étonnement du philosophe face à un aspect du réel mis en lumière dans le sujet : une bonne problématique suscite une curiosité pour le sujet et rend intellectuellement disponible l’interlocuteur ou le lecteur. Poser un problème, c’est finalement provoquer l’intelligence afin de lui arracher une délibération : lorsqu’elle se heurte à une difficulté et qu’elle s’emploie à la surmonter, elle est alors excitée à développer un discours qui fait progresser la connaissance.

    Une autre exigence dans l’art de penser consiste à conceptualiser, c’est-à-dire définir ce dont on parle avant d’en parler ! Il n’est pas rare, dans une discussion, d’employer les même mots sans leur faire recouvrir la même signification : on ne parle plus alors de la même chose. Dans l’Antiquité grecque, les sophistes tiraient profit des mots mal définis, les vidaient de leur signification intellectuelle, et pouvaient alors affirmer tout et le contraire de tout… Socrate, en réhabilitant le sens de la définition, réhabilitera le sens de la vérité : face aux sophistes, il apparaîtra comme le médecin des intelligences malades et rongées par le scepticisme. La philosophie est sauvée.

    http://www.contre-info.com/la-philosophie-est-elle-destinee-a-tous-entretien-avec-jean-de-rouen#more-32963