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culture et histoire - Page 1670

  • Libre journal de Pascal Lassalle : “Jean-Claude Valla, un destin dans l ‘histoire de la Nouvelle Droite”

    Samedi midi vous êtes pris !

    Pascal Lassalle recevra Alain de Benoist, journaliste et essayiste, Michel Marmin, journaliste et écrivain, Pierre Vial, agrégé d'histoire, fondateur de l'association "Terre et peuple", pour rendre hommage à Jean Claude Valla, ancien secrétaire général du G.R.E.C.E., ancien journaliste au "Figaro-magazine" et à "Magazine-Hebdo", fondateur des "Cahiers libres d'Histoire", à l'occasion de la publication récente de ses mémoires postumes ("Engagements pour la civilisation européenne", Editions Alexipharmaque)
    Cela nous permettra, au prisme de différentes sensibilités, d'aborder notamment quelques pages d'histoire de la "Nouvelle Droite" et des ses initiatives métapolitiques, sans oublier d'évoquer d'autres figures récemment disparues de cette communauté de combat et de pensée.
    Avec comme toujours, les rubriques habituelles ( les chroniques culturelles de votre serviteur ainsi que les rendez-vous politiques et culturels des Parisiens).

    Bonne écoute !

    Libre Journal de Pascal Lassalle

    http://fr.novopress.info/

  • Rien de nouveau sous le triste soleil de la démocratie

    Deux moyens de succès partagent les soins d’un candidat : le zèle de ses amis et la bienveillance du peuple… Mais, dans la candidature, ce nom d’amis souffre une acception plus étendue que dans le reste de la vie : quiconque vous témoigne de la bonne volonté, de la considération, quiconque se montre fréquemment dans votre maison, doit être compté au nombre de vos amis… Quoiqu’il soit nécessaire de se présenter assuré et soutenu d’affections déjà formées et consolidées, on peut néanmoins, dans la candidature même, acquérir des amis nombreux et utiles. Au milieu de tant de désagréments, cette position vous offre du moins l’avantage de pouvoir, sans honte, vous unir d’amitié avec qui vous voulez ; ce que vous ne sauriez faire le reste de la vie… Recherchez d’abord ceux qui sont le plus près de vous, les sénateurs, les chevaliers, et les hommes actifs et accrédités dans les autres ordres de l’État. On trouve dans les tribus urbaines beaucoup d’hommes habiles, beaucoup d’affranchis adroits et influents au forum. Ceux d’entre eux que vous pourrez gagner, soit par vous-même, soit par des amis communs, travaillez de toutes vos forces à vous les concilier ; sollicitez-les, faites-les solliciter ; témoignez-leur qu’ils vous rendent le service le plus important.
    Après avoir suffisamment parlé des moyens de vous assurer des amis, je dois traiter de l’autre partie de la candidature, qui a pour objet la faveur populaire. Elle se compose de la nomenclation (1) de la complaisance, de l’assiduité, de l’affabilité, de la renommée et de l’espoir public… Gagnez ensuite sur vous de paraître agir naturellement dans ce qui est le plus éloigné de votre naturel. Quelque puissant que soit notre caractère, il semble néanmoins, pendant quelques mois que dure la candidature, pouvoir se ployer à des ménagements politiques. Le plus grand risque enfin est d’offenser celui qu’a trompé votre promesse ; mais cet inconvénient est incertain, est éloigné, et ne s’étend qu’à peu de gens, tandis que vous promettez à tous. Par des refus, au contraire, vous indisposez certainement, et dès à présent, un plus grand nombre de personnes…
    Reste la troisième idée : je suis dans Rome. Rome ! cette cité formée du concours des nations, où l’on rencontre tant d’embûches, tant de tromperies, tant de vices de tous genres ; où il faut supporter l’arrogance, l’obstination, la malveillance, l’orgueil, la haine et l’injustice de tant de personnes… Ainsi donc, et plus que jamais, suivez la route que vous avez choisie, excellez dans l’éloquence. À Rome, c’est l’éloquence qui attire et attache les hommes, et les détourne de vous repousser et de vous nuire.
    Quintus Ciceron
    Essai sur la candidature (extraits choisis dans la traduction des Auteurs latins supervisée par Charles Nisart, Firmin-Didot, 1868)
    L’Action Française 2000 du 6 au 19 septembre 2007
    (1) La nomenclation était l’attention d’interpeller chaque citoyen par son nom propre. Des esclaves, que leurs fonctions faisaient appeler nomenclateurs, aidaient sur ce point important la mémoire du candidat !

  • FRAKASS - RAGE !

  • Les Grands Entretiens de Novopress – Lionel Baland “Une réussite populiste, l’exemple de Jörg Haider” (3/3)

    BRUXELLES (NOVOpress) - Polyglotte, Lionel Baland, spécialiste des droites européennes, réalise depuis de nombreuses années un travail minutieux de veille et d’analyse des partis populistes en Europe. Son blog lionelbaland.hautetfort.com propose de nombreuses traductions, souvent inédites pour le public francophone. Il est l’auteur de “Jörg Haider, le phénix” paru en 2012 aux Éditions des Cimes. La première partie de cet entretien est disponible ici. La seconde partie, . Pour la troisième et dernière partie, Lionel Baland revient sur la figure de Jörg Haider. Propos recueillis par Pierre Saint-Servant.

    Lionel Baland, vous étudiez les populismes européens depuis de nombreuses années, pourquoi avoir choisi de traiter dans votre dernier ouvrage de sa dimension autrichienne, c’est à dire du FPÖ et de son leader charismatique Jorg Haider ?

    Lorsque j’étais adolescent, Jörg Haider faisait de temps à autre, lors de ses victoires électorales, la « Une » de la presse. À l’époque, peu de partis patriotiques en Europe engrangeaient des succès. J’ai suivi au fil du temps les exploits électoraux de Jorg Haider. Le samedi 11 octobre 2008, étant sorti en discothèque la veille, je me suis levé tard. J’ai alors appris le décès de cet homme extraordinaire qui a profondément modifié le paysage politique de son pays. Disposant d’un blog consacré à l’actualité des partis patriotiques en Europe, j’avais suivi au cours des semaines précédentes sa campagne électorale pour les élections législatives de 2008. J’ai relaté son décès et les événements politiques qui y ont fait suite.

    Je me suis rendu quelques mois plus tard en Carinthie, le bastion de Jörg Haider dont il a été durant de nombreuses années le gouverneur. Visitant les bureaux de celui qui à l’époque lui avait succédé et qui appartenait à la même famille politique, j’ai été enchanté par l’accueil reçu et la visite des lieux que j’ai pu réaliser avec une des proches collaboratrices de Jörg Haider. Ayant constaté qu’il n’existait pas d’ouvrage en français sur la vie de Jörg Haider, j’ai décidé d’en écrire un. Le fait que je parle le français, néerlandais, allemand et anglais m’a permis de traiter de nombreuses sources. J’ai étendu le sujet de l’ouvrage à l’ensemble de l’histoire de la famille patriotique en Autriche. Au fil de l’écriture, je me suis rendu compte que la presse francophone raconte de nombreuses inepties sur Jörg Haider.

    Le FPÖ n’est pas historiquement un parti de contestation, il a participé à plusieurs gouvernements de coalition, que ce soit avec les socialistes du SPÖ ou avec les conservateurs de l’ÖVP, ce qui est assez rare pour un parti populiste, comment l’expliquer ?

     Le FPÖ est un parti libéral qui a été membre de l’Internationale libérale. Lors de la révolution (allemande) libérale de 1848, les libéraux réclament des mesures libérales (droit d’association, de réunion,..) mais également des mesures sociales. Ils sont anticléricaux. Ils désirent unifier l’ensemble des germanophones au sein d’un État et s’opposent à l’Allemagne des princes, composée de nombreux États. La révolution libérale de 1848 échoue. Pourtant, ce sont les conservateurs, ennemis des libéraux, qui vont réaliser l’unification du pays : Otto von Bismarck forge l’Allemagne.

    Si en Allemagne, le parti libéral FDP n’est plus nationaliste, en Autriche, le parti libéral FPÖ est toujours nationaliste grand-allemand. Au sein du FPÖ, les deux ailes, la libérale et la conservatrice, ont cohabité difficilement.

    En 1986, le FPÖ est au bord de l’anéantissement électoral. Le 13 septembre 1986, lors du congrès d’Innsbruck, Jörg Haider, soutenu par la tendance nationaliste du parti, est élu à la tête du FPÖ face à Norbert Steger qui est défait. Dès la prise du pouvoir au sein du parti par Jörg Haider, le FPÖ commence son ascension électorale qui va durer 15 ans. Lors des élections législatives de 1999, le FPÖ obtient 26,9 % des voix et devient le deuxième parti d’Autriche. Au début de l’année 2000, le FPÖ et le Parti conservateur ÖVP forment un gouvernement. La pression internationale qui pèse alors sur le gouvernement est énorme. Les patriotes participent durant sept années, avec les conservateurs, à la direction du pays.

    En 2008, lors des élections législatives anticipées, les deux partis nationalistes, le FPÖ dirigé par Heinz-Christian Strache et le BZÖ fondé en 2005 par Jörg Haider, gagnent. La formation d’un gouvernement regroupant les deux partis nationalistes et le Parti conservateur est envisagée. Jörg Haider décède dans un accident de voiture. Suite à cet événement, le Parti conservateur et le Parti social-démocrate forment un gouvernement.

    Le début des années 1990 voit un véritable tournant idéologique du FPÖ sous l’influence de Jörg Haider, pouvez-vous nous en expliquer le contexte et sa concrétisation dans le programme du parti ?

    Jörg Haider attaque frontalement les deux partis du système, le SPÖ et l’ÖVP. Il réclame plus de démocratie directe. Jörg Haider exige la fin des privilèges, de la politisation et de la lotisation. Il s’érige contre la mauvaise utilisation de l’industrie étatique et en faveur d’une fiscalité plus juste, ainsi que d’une politique proche du citoyen. Il instrumentalise la question de l’immigration.

    Jörg Haider a très tôt souhaité s’ancrer localement – en Carinthie – avant de conquérir les sièges du pouvoir national, cette stratégie était-elle nouvelle en Autriche ?

    Tout homme politique qui joue un rôle au niveau national sait qu’il doit travailler le terrain au sein de sa circonscription électorale. Jörg Haider est allé beaucoup plus loin dans ce domaine. Lorsqu’il n’était pas actif au niveau national, il quadrillait le terrain en Carinthie. C’est ce qui lui a permis de jouer sur les deux tableaux. Il s’est servi au niveau national de la Carinthie, dont il a été gouverneur, en tant que vitrine de ses réussites. D’autre part, cette situation lui a permis de se retirer, quand il le désirait, de la politique nationale pour ensuite y revenir.

    Des parallèles peuvent-ils être établis entre la stratégie de conquête du pouvoir de Jörg Haider dans les années 1990 et celle conduite par Marine Le Pen actuellement en France ?

    Le FPÖ, dirigé par Heinz-Christian Strache, et le Front National entretiennent des relations. Les deux partis échangent des informations à propos de leurs actions politiques. Le FPÖ bénéficie d’une longue expérience du pouvoir au niveau local, régional et national alors que le Front national a été privé, à l’exception de la gestion de quelques mairies, de tout accès à des exécutifs. Cependant, le système politique et la société sont totalement différents au sein des deux pays et la situation, tant du point de vue du chômage, de l’exclusion sociale, de l’immigration et de la délinquance, est nettement moins grave en Autriche. Jörg Haider en tant que gouverneur de Carinthie était le dirigeant d’un Land, c’est-à-dire d’un État. Il n’existe pas de situation comparable au sein de la France centralisée.

    Si des parallèles peuvent être établis entre l’action politique de Jörg Haider et celle de Jean-Marie Le Pen, il n’y a pas, par contre, vraiment de points communs avec celle de Marine Le Pen. La personne à laquelle Marine Le Pen peut être comparée est Pim Fortuyn, personnage peu connu en France mais qui a joué un rôle au sein de la politique néerlandaise avant d’être assassiné en 2002. Curieusement, le nationalisme aux Pays-Bas a connu un développement similaire à celui de la France.

    Le 11 octobre 2008, Jörg Haider se tue en pleine nuit au volant de sa voiture. Le pouvoir judiciaire et les médias autrichiens invoquent une forte consommation d’alcool et une vitesse excessive. De nombreuses zones sombres entourent cet accident, vous faites partie de ceux qui contestent la thèse officielle, pourquoi ?

    Jörg Haider décède alors que les deux partis nationalistes viennent de gagner les élections et qu’un gouvernement regroupant les conservateurs et les nationalistes peut voir le jour. La Volkswagen Phaeton conduite par Jörg Haider est une des voitures les plus sûres du marché, prévue pour que le conducteur puisse survivre lorsque la voiture heurte un pilier en béton. Or, près de l’endroit de l’accident il n’y a pas d’élément en béton ou en pierre. Les dégâts occasionnés à la voiture ne correspondent pas au lieu de l’accident. Jörg Haider, qui était un homme politique hors du commun et dont toute l’existence a été orientée vers cette activité, savait que s’il était contrôlé par la police avec un fort taux d’alcoolémie, cela signifiait la fin de sa carrière politique. C’est ce qui était d’ailleurs arrivé à un de ses plus proches amis politique, Reinhart Gaugg.

    L’influence politique de Jörg Haider au niveau national et ses relations politiques internationales, la sophistication des méthodes d’attentat, la probable future formation d’un gouvernement englobant les deux partis patriotiques et le Parti conservateur,… sont des éléments qui auraient dû conduire à une enquête poussée. Le parquet de Klagenfurt a très rapidement refermé le dossier et conclu à un accident de la route.

    Quelle est la situation actuelle du populisme autrichien ? A-t-il retrouvé son unité après les scissions qui l’ont secoué dans les années 2000 ?

    Jörg Haider a fondé le BZÖ en 2005. Heinz-Christian Strache a alors pris le contrôle du FPÖ. Les deux partis ont coexisté, le BZÖ occupant une position plus centriste sur l’échiquier politique que le FPÖ. Après le décès de Jörg Haider, une partie importante des membres du BZÖ de Carinthie, le bastion du parti, ont rejoint l’orbite du FPÖ. Le BZÖ existe toujours, mais ne représente plus rien au niveau électoral. Les électeurs du BZÖ ont rejoint massivement le FPÖ. Le président du FPÖ Heinz-Christian Strache, bien qu’ayant été en dispute avec Jörg Haider, est clairement son successeur. Sa méthode consiste à faire du « Haider sans Haider », bien qu’il développe de plus en plus son style propre.

    Le Front National et le FPÖ ont toujours conservé une certaine distance, voire fait preuve de défiance, qu’en est-il aujourd’hui ?

    Jörg Haider et Jean-Marie Le Pen ont évité de se fréquenter. La probable raison de cette situation est le fait que la presse « extrémise » les partis patriotiques étrangers et que Jörg Haider a été présenté d’une manière erronée par les médias francophone. Jean-Marie Le Pen a lui aussi été victime sur le plan international de cette pratique.

    De nos jours, le FPÖ et le Front national entretiennent des relations publiques. Le président du FPÖ s’est rendu à Paris et Marine Le Pen à Vienne.

    Ces deux partis ne pourraient-ils pas grâce à leurs résultats lors des prochaines élections européennes constituer le navire amiral d’une armada populiste en construction ? Que disent les sondages ?

    Le FPÖ et le Front national ont le vent en poupe dans les sondages. Ils sont donnés premier ou deuxième parti de leur pays respectif. Une future alliance est en voie de constitution. Outre le FPÖ et le Front national, le PVV de Geert Wilders (Pays-Bas), le Vlaams Belang (Flandre-Belgique), la Ligue du Nord (Italie), les Démocrates suédois doivent en faire partie. Le Parti du Peuple danois et l’UKIP (Royaume-Uni) ont par contre décliné, pour le moment, l’offre. Ils pourraient peut-être changer d’avis après les élections. Afin de former un groupe au Parlement européen à l’issue du scrutin de mai 2014, les patriotes doivent rassembler 25 députés européens issus de 7 États membres différents. D’autres élus européens pourraient rejoindre ce groupe.

    Lionel Baland, merci.

    http://fr.novopress.info/155512/les-grands-entretiens-novopress-lionel-baland-reussite-populiste-lexemple-jorg-haider-33/#more-155512

  • Le chat, ennemi naturel du libéralisme ! par Jip DE PANAME

     

    Le chat est par essence un ennemi du système. Il est l’anti-efficacité, l’anti-productivité, l’anti-utilitarisme même. En un mot, c’est l’animal le plus anti-libéral qui soit. D’ailleurs la vie d’un chat ressemble à s’y méprendre à celle d’un chômeur d’aujourd’hui. Le chat dort en moyenne dix-sept heures par jour. Ce qui est considérable au vu du nombre d’insomniaques qui hantent la nuit noire de notre société. Il sort principalement la nuit. Comment pourrait-il alors se rendre efficace le jour comme tout bon homo œconomicus qui se respecte ? Le chat ne connaît ni les cadences infernales, ni la concurrence déloyale. Il ne supporte pas les foules anonymes. Il aime sa différence, sa liberté, son indépendance.

    Le chat défend son territoire là où l’homme moderne se targue de n’en avoir aucun. Sans terre, sans patrie, sans racine, sans culture, sans identité, l’homo œconomicus est un nomade sans foi ni loi. Il ne connaît aucune autre attache que celle de son compte en banque. Bassement matérialiste, l’homme moderne est un animal qui manque cruellement de grâce. Il est une bête féroce et égoïste. Le chat a quant à lui conservé toute sa malice ancestrale ainsi que sa grâce légendaire. Contrairement à l’homme moderne, le chat est un animal courageux. Pour assurer sa survie, il n’hésite pas à montrer ses griffes.

    Même ses ennemis, les chiens, ne l’effraient pas, tout juste peuvent-ils le surprendre. Le chat privilégie le duel quand l’homme moderne se rue sur sa proie en bande impavide. Le chat est le remède naturel à notre société. Il soigne les hommes de leurs dépressions et de leurs angoisses. Caresser un chat, c’est reprendre goût à la vie. C’est se sauver soi-même du chaos libéral. C’est se soulager le corps et l’âme. L’ennemi du chat, le système libéral, ne s’y est d’ailleurs pas trompé. Partout où règne en maître le libéralisme, le chat est purement et simplement éradiqué. Pour ne prendre que quelques exemples parmi tant d’autres, Rome, la ville éternelle est devenue en quelques années la proie des promoteurs immobiliers. Elle a en conséquence été nettoyée de fond en comble. Si bien que le vieux forum romain, refuge des chats s’il en est, s’est vidé brutalement de sa substance. Et c’est toute la ville impériale qui a brutalement vendu son âme au plus offrant.

    Et que dire de Venise ? Plus aucun chat pour courir sur les ponts de la Sérénissime. De sombres individus à casquette éructant du globish à longueur d’années, les poches pleines de billets verts, les ont peu à peu remplacés. Lorsque les chats désertent les rues, le chaos resurgit. Non pas le chaos qui précède l’ordre, mais bien plutôt le chaos informe qu’appelle de ses vœux le libéralisme triomphant. Ce chaos qui dévaste tout sur son passage. Privée de ses chats, la ville perd son âme. Elle renonce à son antique statut de cité enracinée. Elle se transforme en un vaste décor à l’usage des touristes ou pire en cité dortoir. Le petit peuple des rues s’efface à la suite de ses chats. Il est rejeté vers la grande banlieue, vaste no man’s land où s’achève toute culture. À sa place, les bobos et leur pseudo-civilisation hygiéniste surgissent de toute part : propreté, sécurité, fausse mixité. Le triptyque du néo-libéralisme se cale dans les cerveaux humains déjà trop abîmés pour pouvoir encore lui résister. Pour ses détracteurs, le chat est sale. Il porte en lui toutes les maladies de l’homme. Autrefois n’était-il pas brûlé en place publique, ce fier compagnon des sorcières, ce chat noir du paganisme antique ?

    Symbole d’une révolte totale contre le monde moderne, le chat s’oppose naturellement à la civilisation du bruit, de la vitesse et de la pollution. Il encourage la lecture, occupation devenue subversive aux yeux de la police de la pensée. Il ronronne rien qu’à cette harmonie subtile que ne connaissent plus les hommes pressés d’aujourd’hui. Ce n’est pas un hasard si le chat est l’animal fétiche de nos poètes, s’il accompagne toujours les éveilleurs de peuple dans leurs quêtes impossibles, s’il incarne encore de nos jours cette sagesse qui fait tant défaut à notre monde moderne et s’il demeure le pur symbole de notre Rébellion…

     

    Jip de Paname

    • Article paru dans Rébellion, n° 32, et mis en ligne sur Cercle non conforme, le 29 septembre 2012.

    http://www.europemaxima.com/

  • Livre: La République des censeurs

    Livre: La République des censeurs
    De nombreux conflits en France sont « identitaires », par exemple sur l’Islam, le communautarisme, le sionisme et l’anti-sionisme, le racisme-sexisme-homophobie. Un des facteurs qui alimente ces conflits est que la notion de liberté d’expression et la séparation correcte privé-public n’est que très rarement comprise et encore plus rarement défendue. On aboutit à un climat généralisé de dénonciation mutuelle et une montée des antagonismes entre communautés.
    Cet ouvrage passera en revue, en les critiquant, les arguments en général avancés pour justifier la censure. Il montrera également qu’aucun critère ne peut être appliqué de façon impartiale (il est facile de donner des exemples de propos « scandaleux » proférés par de grands penseurs et qui sont en pratique non censurables). On tombe inévitablement dans le « deux poids, deux mesures », ce qui ne fait que renforcer la frustration de ceux qui estiment ne pas pouvoir d’exprimer.
    La loi Gayssot sera également abordée dans son caractère exceptionnel, et par conséquent absurde (aucun autre propos sur l’histoire n’est censuré). Elle entraîne des peines de prison effectives et de nombreux abus: Gollnisch par exemple a été poursuivi et suspendu d’enseignement pendant 5 ans pour des propos qui n’avaient rien de « révisionniste », ce qui a d’ailleurs été reconnu par la Cour de Cassation.
    La « lutte contre l’antisémitisme » sert de modèle si on peut dire pour d’autres « luttes »: contre le racisme, le sexisme, l’homophobie, ou l’islamophobie. Comme il n’existe pas de lois explicitement discriminatoires en France (aujourd’hui, contrairement au passé ou à d’autres pays), on ne peut pas « lutter » pour les abolir.
    Ces luttes par conséquent ne peuvent plus viser qu’à changer les mentalités (qui sont, bien sûr, le siège de nombreux préjugés). Mais, comme cela n’est pas simple à réaliser, ces luttes reviennent en pratique à « dénoncer » publiquement les propos jugés scandaleux ainsi que leur auteurs, sans jamais débattre réellement du contenu des propos en question ni accorder le droit à la défense aux auteurs diabolisés.
    Tout cela crée un climat généralisé de dénonciation, qui tourne souvent à la farce, et dont on peut sérieusement douter qu’il contribue de quelque façon positive que ce soit à l’évolution des mentalités.
    Notes
    Jean Bricmont
    Professeur de physique théorique et mathématique, Université de Louvain, Belgique. Auteur de plusieurs articles sur Chomsky, co-directeur du Cahier de L’Herne n° 88 consacré à Noam Chomsky. Il a publié notamment avec Alan Sokal Impostures intellectuelles (1997), À l’ombre des Lumières avec Régis Debray (2003) et Impérialisme humanitaire (2005).
    Publiés à L'Herne :
    Chomsky (Cahiers)
    Raison contre pouvoir, le pari de Pascal (Carnets)

  • Monsieur Peillon, si l’on parlait de l’absentéisme des profs ?

    Le mammouth crève de son obésité, incapable de se remuer, tout juste apte à écraser ce qui s’évertue à bouger sous ses pattes.

    Il y a fort longtemps déjà, avant l’invention de la pilule, un éminent obstétricien avait coutume de dire qu’il existe une profession où les gens maîtrisent à merveille la contraception : les enseignants. En effet, assurait-il, à de très rares exceptions près, les enseignantes n’accouchent jamais durant les vacances d’été, mais dans les deux mois qui précèdent ou ceux qui suivent.

    Les professeurs remplaçants vous confirmeront tous la chose : la titulaire accouche début mai et revient le jour de la sortie des classes pour sa « reprise » après le congé maternité… juste avant les vacances. Quant au remplaçant – si les choses n’ont pas changé –, n’étant pas en poste à la veille des congés, il ne sera pas payé durant l’été. C’est l’une des raisons qui font que lesdits remplaçants, taillables, corvéables et surtout déplaçables à merci, sont si difficiles à trouver.

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  • Vivien Hoch: « Dénoncer la Femenisation de la République »

    Face aux profanations régulières, aux actes de terrorisme, au racisme antichrétien et à l’impunité du groupuscule Femen depuis plus de deux ans, l’AGRIF appelle à une grande manifestation nationale, le samedi 8 février, pour exiger la dissolution du groupuscule terroriste et raciste anti-chrétien des Femen. Vivien Hoch est responsable communication de l’AGRIF et il a accepté de répondre à nos questions sur cette manifestation.

        1) Vivien Hoch, vous êtes responsable communication de l’AGRIF qui organise ce 8 février une manifestation pour la dissolution des Femen. Qu’est-ce qui a motivé le choix d’organiser une manifestation contre ce groupuscule ?

                Ce groupuscule n’est pas une simple organisation anodine de quelques femmes hystériques qui s’ennuient. Il représente beaucoup plus que cela. Les Femen n’existent que pour attaquer avec une extrême violence les chrétiens. Et les violences ne sont pas seulement symboliques, puisqu’elles ont clairement organisé, préparé et commis des actes de violence en réunion contre Civitas, le 18 novembre 2012 ou contre les surveillants de Notre-Dame de Paris… De fait, elles pratiquent un des aspects du racisme que la loi définit comme l’atteinte à des peronnes ou des groupes de personne en raison de leur appartenance à une religion ; que d’ailleurs aucune organisation, sinon l’AGRIF, ne défend sur le plan judiciaire ou encore l’Observatoire de la Christianophobie, sur le plan médiatique.

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