Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

culture et histoire - Page 1868

  • Les orwelliens, ou la naissance d’une gauche conservatrice

    On se demande d’où sortent tous ces opposants au mariage gay. L’ampleur des manifestations est une surprise, bien souvent aussi pour les acteurs eux-mêmes. La surprise vient d’abord de ce que l’on sous-estime l’importance d’une mouvance conservatrice qui reconnaît la finitude humaine comme pierre d’angle, et n’accepte pas de se lancer tête baissée dans des programmes d’émancipation aveugles.

    Naturellement, on trouve la plupart des catholiques pratiquants dans cette mouvance, puisque le catholicisme assume le mal comme péché du monde, et, même s’il lutte constamment contre lui – ou en tout cas devrait le faire –, il n’attend pas de créer le paradis sur Terre ni ne souhaite singer Dieu. Ce courant se trouve en ce moment en pleine renaissance. Il se rend compte de sa force et il ne craint plus les intimidations médiatiques. Il est donc porteur d’avenir, même si ses faiblesses sont réelles : un manque de conceptualisation, une grande naïveté dans le combat des idées et une diversité de courants internes qui suscite de constantes dissensions.

    En effet, lorsqu’un courant est minoritaire et raillé, il est porté par l’éthique de conviction davantage que par l’éthique de responsabilité, et cherche donc moins à être efficace qu’à être pur : dès qu’apparaît dans cette mouvance un groupe qui réussit quelque chose (par exemple La Manif pour tous), aussitôt il se scinde en groupes querelleurs.

    Mais autre chose se produit de tout à fait nouveau. Depuis le début de ce siècle, une partie des soixante-huitards de gauche sont devenus ce que j’appellerais – car ils n’ont pas encore de nom – des orwelliens. Ce courant, dont les têtes pensantes se placent volontiers sous le patronage du grand Orwell, se compose d’esprits libres. Non pas libres seulement dans le discours, comme les soixante-huitards en général, mais dans la réalité : politiquement, ils sont antitotalitaires, et pas seulement anti-fascistes, ce qui est un progrès considérable pour des socialistes. Et en ce qui concerne les réformes de société, leur ethos émancipateur n’a cependant plus rien à voir avec les idéologies prométhéennes : il est fondé sur la finitude humaine et ses limites. Ces limites s’imposent, d’après eux, aussi bien aux moeurs qu’à l’activité économique.

    Au fond, les orwelliens s’appuient sur l’affirmation suivante : pourquoi faudrait-il appliquer le principe de précaution dans nos relations avec la nature, et jamais dans nos réformes de société ? Ou encore : pourquoi une écologie pour la nature, et pas une écologie pour l’homme ? L’homme aussi a besoin d’une "maison" (oikos), d’un milieu naturel, et de même qu’on ne peut ni ne doit faire n’importe quoi avec la nature, on ne peut ni ne doit non plus faire n’importe quoi avec l’homme.

    Hannah Arendt disait que le totalitarisme consiste à croire que "tout est possible " – eh bien, les réformes de société (le mariage gay, par exemple) qui énoncent que "tout est possible" renferment, répliquent, instruisent une forme de totalitarisme. Autrement dit, dans la marée de mécontents formant les nombreuses manifs pour tous, il y a un courant d’écologistes d’un genre nouveau : ce sont des écologistes de l’homme autant que de la nature.

    Au milieu des défenseurs des ours blancs, des incendiaires d’OGM, des fumeurs de haschisch en sandales, ils sont les seuls à récuser le libéralisme , et pas seulement là où cela les arrange, de même qu’Orwell récusait le totalitarisme à tous égards, et pas seulement dans le cas du fascisme. Ce qu’ils récusent dans le libéralisme, ce n’est pas seulement la toute-puissance de l’argent ou le règne de la violence économique. Leur critique est plus profonde.

    Ce qu’ils reprochent au libéralisme, c’est son individualisme et sa neutralité devant les évolutions sociales même les plus aberrantes, jusqu’à admettre le dépassement de toute limite. S’ils aiment la liberté, celle-ci ne représente pas pour eux la valeur-phare à l’aune de laquelle il faudrait tout calibrer. Ils cherchent la mesure humaine, et comme ils n’ont pas de religion pour la décrire, ils s’en remettent à l’expérience historique et sociale. C’est pourquoi un certain nombre d’entre eux ont été des admirateurs de Tony Blair, l’ex-premier ministre britannique.

    Nous nous trouvons ainsi devant une forme nouvelle de conservatisme de gauche, qui a d’ailleurs abandonné de la gauche son misérabilisme agaçant, son côté jocrisse d’aristocrate en haillons. Ce sont des gens qui récuseront la croissance illimitée, mais qui refuseront aussi la légitimation de la polygamie et de l’inceste, qui nous pend au nez. La liberté doit s’incliner devant la mesure humaine et la décence commune. L’ubris est à bannir partout, même là où cela pourrait limiter nos propres envies.

    Ainsi le refus de ces réformes, qui relèvent du prométhéisme sadien, ne s’inscrit pas seulement dans une pensée chrétienne. Pour la première fois au sein du courant émancipateur, le nouveau n’est pas forcément meilleur. L’écologie a suscité l’émergence d’une gauche conservatrice.

    Chantal Delsol - Le Monde

    http://www.actionfrancaise.net

  • Palme de plomb à Cannes : Abdellatif Kechiche émule de Pierre Bergé ?

    « La vie d’Adèle » une Palme de « plomb » selon des techniciens qui disent avoir été » traités comme des chiens »

    Au lendemain du sacre du réalisateur Abdellatif Kechiche qui a obtenu la Palme d’or, à Cannes, ce dernier est accusé d’avoir imposé des conditions de tournages très difficiles durant « La vie d’Adèle ».

    Sur la radio France Bleu Nord, un technicien a accepté de témoigner.

    Dès lundi, Abdellatif Kechiche qui a obtenu la Palme d’or, à Cannes, est devenu selon des techniciens qui ont participé au film, un réalisateur impitoyable qui imposerait des conditions de tournage très difficiles.

    Le terme de « harcèlement moral » est même employé par Le Monde.

    « cette palme n’était pas « d’or » mais de « plomb »" ( un technicien)

    Des témoignages d’ intermittents du spectacle qui ont participé au tournage ont été recueillis par un membre d’Atocan, l’association des techniciens et ouvriers du cinéma du Pas-de-Calais.

    Selon des techniciens cette palme n’était pas « d’or » mais de « plomb » et l’un d’eux confie avoir entendu « une grande détresse » de la part des gens qui travaillaient sur le film La vie d’Adèle.

    Selon lui ce film est « le contre-exemple de ce qu’on fait en matière de comportement envers une équipe technique » avec notamment des « horaires de convocations données en pleine nuit ».

    Un technicien raconte sur France Bleu Nord, des conditions de tournage pendant cinq mois, de mars à août 2012, du film qui a remporté la Palme d’or 2013.

    Le technicien explique avoir du abandonner le tournage du film comme une demi-douzaine de ses collègues selon lui et parle d’ »une pression permanente ».

    Il cite notament « une équipe de production qui apprend le matin même qu’elle a 150 figurants à gérer » et qu’ »il est arrivé de faire 13 jours de tournage d’affilés ».

    Selon un technicien, « Le réalisateur défend des options d’humanisme, de progrès social mais il fait exactement le contraire en plateau ».

    Il admet une grande « fierté » pour cette Palme d’or mais aussi un certain « dégoût » et dit regretter ses heures de travail où il a beaucoup donné de lui pour finalement « se faire traiter comme des chiens, c’est un cynisme abominable ».

    « Ce n’est pas une palme d’or, c’est un palme de plomb » estime des membres de l’ association de techniciens.

    Le syndicat des professionnels de l’industrie de l’audiovisuel et du cinéma, ( Spiac-CGT) dénonce même dans un communiqué des « manquements au Code du travail ».

    Le Mediascope

    Pour l’instant, aucune réaction de Caroline Fourest, l’égérie des lesbiennes. Pourtant cette palme d’or, film lesbien IMPLIQUANT UNE MINEURE dans le scénario, n’était-elle pas une pied-de-nez au million de Français réac qui étaient descendus dans la rue le même jour ?

    http://www.actionfrancaise.net

  • Les mystères du Soleil

    Ce documentaire propose de découvrir le fonctionnement du soleil et l’origine de l’énergie solaire. Aujourd’hui, les technologies de pointe et les images en haute définition permettent aux scientifiques d’observer minutieusement le soleil. Dans un centre d’observation de la NASA, des spécialistes tentent de comprendre comment apparaissent les tempêtes solaires.

    Ce phénomène assez fréquent inquiète les scientifiques. En effet, les tempêtes solaires peuvent perturber les réseaux électriques et les transmissions.

    http://fortune.fdesouche.com/

  • Dominique Venner, un homme qui a choisi de mourir debout…

    Vous connaissiez Dominique Venner depuis 1962. Au-delà de la peine ou du chagrin, êtes-vous étonné par son geste ? Se place-t-il dans la logique de sa vie, de son combat politique, même si la politique, il avait arrêté d’en faire depuis longtemps ?

    Dans l’immédiat, je suis surtout empli de dégoût en lisant les commentaires qui me tombent sous les yeux. « Suicide d’un ex-OAS », écrivent les uns, tandis que d’autres parlent d’une « figure de l’extrême droite », d’un « opposant violent au mariage gay » ou d’un « islamophobe ». Sans compter les insultes de Frigide Barjot, qui a révélé le fond de sa nature en crachant sur un cadavre. Ces gens-là ne connaissent rien de Dominique Venner. Ils n’ont jamais lu une ligne de son œuvre (plus de cinquante ouvrages et des centaines d’articles). Ils ignorent même qu’après une jeunesse agitée, qu’il avait évoquée dans l’un de ses plus beaux livres – Le Cœur rebelle (1994) -, il avait définitivement rompu avec toute forme d’action politique il y aura bientôt un demi-siècle. Je peux même donner la date exacte, puisque j’étais présent lorsqu’il déclara prendre cette décision : c’était le 2 juillet 1967. À compter de ce jour, Dominique Venner s’était entièrement consacré à l’écriture, d’abord avec des ouvrages sur la chasse et les armes (il était, en ce domaine, un expert reconnu), ensuite avec des travaux d’historien, écrits avec une plume étincelante et dont beaucoup font aujourd’hui autorité. Il était enfin le fondateur de La Nouvelle Revue d’histoire, un bimestriel de haute qualité.

    Je n’ai absolument pas été surpris par son suicide. Je savais depuis longtemps qu’à l’exemple des vieux Romains, et aussi de Cioran, pour ne citer que lui, il admirait la mort volontaire, qu’il y voyait la façon la plus conforme à l’éthique de l’honneur d’en finir avec la vie dans certaines circonstances. Il avait en tête le souvenir de Yukio Mishima, et ce n’est pas un hasard si son prochain livre, à paraître le mois prochain chez Pierre-Guillaume de Roux, s’intitulera Un samouraï d’Occident. On peut dès à présent en mesurer le caractère testamentaire. Je n’ai donc pas été étonné par cette mort exemplaire. Je suis seulement surpris du moment et du lieu.

    Dominique Venner n’avait aucune « phobie ». Il ne cultivait aucun extrémisme. C’était un homme attentif et secret. Au fil des années, le jeune activiste de l’époque de la guerre d’Algérie s’était mué en historien méditatif. Il soulignait volontiers à quel point l’histoire des hommes reste toujours imprévisible et ouverte. Il y voyait motif à ne pas désespérer, car il récusait toute forme de fatalité. Mais il était avant tout un homme de style. Chez les êtres, ce qu’il appréciait le plus était la qualité humaine, laquelle se résumait chez lui à un mot : la tenue. En 2009, il avait consacré à Ernst Jünger un bel essai dans lequel il expliquait que son admiration pour l’auteur de Sur les falaises de marbre tenait d’abord à sa tenue. Dans son univers intérieur, il n’y avait place ni pour les cancans, ni pour la dérision, ni pour les disputes de la politique politicienne qu’il méprisait à juste raison. C’est pour cela qu’il était respecté. Parfois jusqu’à l’excès, il recherchait la tenue, le style, l’équanimité, la hauteur d’âme, la noblesse d’esprit. Ce sont là, malheureusement, des mots dont le sens même échappe sans doute à ceux qui regardent les jeux télévisés et se ruent chez Virgin Megastore pour profiter des soldes…

    Dominique Venner était païen et ne s’en cachait pas. Il aura pourtant choisi une église pour mettre fin à ses jours. Y voyez-vous une contradiction ?

    Je pense qu’il a lui-même répondu à votre question dans la lettre qu’il a laissée derrière lui, en demandant qu’elle soit rendue publique : « Je choisis un lieu hautement symbolique, la cathédrale Notre-Dame de Paris, que je respecte et admire, elle qui fut édifiée par le génie des mes aïeux sur des lieux de culte plus anciens, rappelant nos origines immémoriales. » Lecteur de Sénèque et d’Aristote, Dominique Venner admirait surtout Homère : l’Iliade et l’Odyssée étaient à ses yeux les textes fondateurs d’une tradition européenne qu’il avait reconnue pour sa patrie. Il faut vraiment être Christine Boutin pour s’imaginer qu’il s’est « converti à la dernière seconde » !

    Politiquement, cette mort spectaculaire sera-t-elle utile, tel cet autre sacrifice demeuré célèbre, celui de Jan Palach, en 1969 à Prague, ou celui, plus récent, de ce petit commerçant tunisien ayant en partie déclenché le premier « printemps arabe » ?

    Dominique Venner s’est aussi exprimé sur les raisons de son geste : « Devant des périls immenses, je me sens le devoir d’agir tant que j’en ai encore la force. Je crois nécessaire de me sacrifier pour rompre la léthargie qui nous accable. Alors que tant d’hommes se font les esclaves de leur vie, mon geste incarne une éthique de la volonté. Je me donne la mort pour réveiller les consciences assoupies. » On ne saurait être plus clair. Mais on aurait bien tort de ne pas voir que cette mort volontaire va bien au-delà du contexte limité des débats sur le « Mariage pour tous ». Dominique Venner ne supportait plus, depuis des années, de voir l’Europe sortie de l’histoire, vidée de son énergie, oublieuse d’elle-même. L’Europe, disait-il souvent, est « en dormition ». Il a voulu la réveiller, à la façon d’un Jan Palach en effet, ou en d’autres temps d’un Alain Escoffier. Il a ainsi fait preuve de tenue jusqu’au bout, restant fidèle à l’image qu’il se faisait de ce que doit être l’attitude d’un homme libre. Il a écrit aussi : « J’offre ce qui me reste de vie dans une intention de protestation et de fondation. » Il faut retenir ce mot de fondation, que nous lègue un homme qui a choisi de mourir debout.

    Alain de Benoist, le 23 mai 2013  http://www.voxnr.com

  • Chronique d'album: FTP (Francs-Tireurs-Patriotes) "Rupture de Ban", Patriote productions, 2013.

     Chronique d'album : FTP (Francs-Tireurs-Patriotes) "Rupture de Ban", Patriote productions, 2013.

    FTP.JPGCe groupe parisien, qui m’avait déjà bien plu lors de leur premier album, m’a totalement séduit avec le second.

    Première écoute, livret devant les yeux, un sentiment de maturité me saute aux oreilles et aux yeux…
    Un livret vraiment sympa, bien illustré, et graphiquement harmonieux.  Et pour les adeptes du karaoké, il y a aussi les paroles (et quelles paroles ! Des textes accrocheurs, intelligents, bien écrits, du bon RIF quoi m’sieurs dames !). Musicalement, on est loin, très loin au dessus du premier album. Les FTP ont su évoluer positivement, et transformer l’essai !

    Le premier morceau « Gardiens du désordre » consacré à nos amis les flics résonne comme un cri de révolte. Des paroles scandées sur une musique qui fera pogoter en concert, sans aucun doute.
    Cet album s’ouvre fort (Rassurez-vous, je ne vais pas faire tous les morceaux les uns après les autres, juste mes préférés !).

    « Leçon d’histoire », troisième titre de Rupture de ban.  Je me suis revu en cours d’histoire…
    Le système éducatif y est fortement bien décrit, tout en cynisme et je n’oserais rien dire d’autre, je ne voudrais pas être taxé d’antisémite ! Allez écouter.

    Cinquième titre, « Légitime Défense »… Et là, je trouve que les FTP ont effectué un merveilleux tour de force, en associant un texte chanté de façon posé alors que les paroles sont très fortes, sur une musique lourde, aux élans mélodieux lors des ponts et plus vifs voir même, j’oserais dire, symphoniques.  De ce morceau, je me contenterais de citer le premier vers « Il a pris dix ans ferme pour le viol d’un enfant, mais au bout de deux ans il est en liberté ».

    J’ai aussi un petit faible pour « Lettre à mon fils », texte évoquant le quotidien d’un père prisonnier pour avoir défendu l’Histoire. Une ballade mélancolique, qui trouvera un large écho dans nos milieux.
    Je classerais aussi dans mes titres préférés « Tous pourris », ne serait-ce que pour l’illustration réservée à ce morceau dans le livret. Je vous laisse découvrir.

    Je finirais ce petit tour de mes coups de cœur par la chanson clôturant Rupture de ban, « L’âme du vin », qui n’est rien d’autre que l’entreprise osée de l’adaptation du texte de Charles Baudelaire.
    Et j’ai envie de dire, pari réussie !

    A n’en pas douter,  dès qu’ils passent pas loin d’ici, je serai présent.

    Tolbiac http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

    FTP - Les larmes du drapeau

  • Après la très grande Manif pour tous, pour aller "au coeur de l'essentiel" : le rejet de cette laïcité du Système, supercherie haineuse et sectaire, "guerre d'extermination" de la religion catholique...

    Il nous a paru intéressant de nous livrer à un petit exercice  de "littérature comparée"... Inutile d'ajouter de longs commentaires, ces deux textes - rapprochés - parlent d'eux-mêmes...

    1. Le 8 novembre 1906, Viviani (co-fondateur de "L'Humanité" et président du Conseil lors de la déclaration de la guerre de 1914) prononce ce discours brutal (extraits), à la tribune de l’Assemblée nationale : révélateur !...

    2. Le 25 mai 2013, Michel Rouche*, Chantal Delsol* et Monseigneur Marc Aillet dialoguent avec Samuel Pruvot, dans "Famille chrétienne", sur le thème "L'éveil à la politique des jeunes catholiques - Décomplexés, mystiques et engagés"... : tout aussi révélateur ! On est au "coeur" du problème, et ce problème est "politique" : qui a dit "Politique d'abord !" ?...

    1. Le 8 novembre 1906, Viviani (co-fondateur de "L'Humanité" et président du Conseil lors de la déclaration de la guerre de 1914) prononce ce discours brutal (extraits), à la tribune de l’Assemblée nationale : révélateur !...

    "...Nous sommes chargés de préserver de toute atteinte le patrimoine de la Révolution... Nous nous présentons ici portant en nos mains, en outre des traditions républicaines, ces traditions françaises attestées par des siècles de combat où, peu à peu, l’esprit laïque s’est dérobé aux étreintes de la société religieuse...
    ...Nous sommes face à face avec l’Église catholique...
    ...Au-dessus de ce combat d’un jour, n’est-il pas vrai que se rencontre une fois de plus ce conflit formidable où le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel se disputent des prérogatives souveraines, essayant, en s’arrachant les consciences, de garder jusqu’au bout la direction de l’humanité ?...
    ...La vérité, c’est que se rencontrent ici... la société fondée sur la volonté de l’homme et la société fondée sur la volonté de Dieu...
    ...Les Congrégations et l’Église ne nous menacent pas seulement par leurs agissements, mais par la propagation de la foi...
    ...Nous avons arraché les consciences à la croyance. Lorsqu'un misérable, fatigué du poids du jour, ployait les genoux, nous lui avons dit que derrière les nuages, il n'y avait que des chimères.
    Ensemble, d'un geste magnifique, nous avons éteint dans le ciel des étoiles qu'on ne rallumera plus...
    ...La neutralité fut toujours un mensonge.
    Nous n'avons jamais eu d'autre dessein que de faire une université antireligieuse... de façon active, militante, belliqueuse...
    ...Nous nous sommes attachés dans le passé à une œuvre d'irreligion; nous avons arraché la conscience humaine à la croyance...
    ...Ensemble, et d'un geste magnifique, nous avons éteint dans le ciel des lumières qu'on ne rallumera plus...
    ...Nous ne sommes pas seulement en présence des congrégations, nous sommes en face de l'Eglise Catholique, pour la combattre, pour lui livrer une guerre d'extermination... 

    viviani 1.jpg

    2. Le 25 mai 2013, Michel Rouche*, Chantal Delsol* et Monseigneur Marc Aillet dialoguent avec Samuel Pruvot, dans "Famille chrétienne", sur le thème "L'éveil à la politique des jeunes catholiques - Décomplexés, mystiques et engagés" (extrait)...

    * Michel Rouche est historien et docteuir ès lettres. Professeur émérite à la Sorbonne, il anime l'Institiut de la famille; Chantal Delsol est philosophe, historienne des idées politiques et romancière. Elle est aussi membre de l'Académie des Sciences morales et politiques; Mgr Marc Aillet est évêque de Bayonne depuis 2008. Issu de la Communauté Saint-Martin, il a enseigné la théologie morale au séminaire de Fréjus-Toulon.

    Laïcité.jpg

    Laïcité 1.jpg

    PS/NDLR : Chantal Delsol cite un court extrait de Vincent Peillon : on peut rajouter celui-ci , pris dans "La Révolution française n’est pas terminée" (Seuil, 2008) : 102 ans après, Peillon y dit exactement la même chose que Viviani...
     
    "...La révolution française est l’irruption dans le temps de quelque chose qui n’appartient pas au temps, c’est un commencement absolu, c’est la présence et l’incarnation d’un sens, d’une régénération et d’une expiation du peuple français. 1789, l’année sans pareille, est celle de l’engendrement par un brusque saut de l’histoire d’un homme nouveau. La révolution est un événement méta-historique, c’est-à-dire un événement religieux. La révolution implique l’oubli total de ce qui précède la révolution. Et donc l’école a un rôle fondamental, puisque l’école doit dépouiller l’enfant de toutes ses attaches pré-républicaines pour l’élever jusqu’à devenir citoyen. Et c’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle église avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la loi..." 

    republique ideologique.JPG

    Il faut savoir ce que l'on veut : ou le Système, et alors on n'aura plus, à terme, la France "traditionnelle"; ou "la France traditionnelle", et alors il faut mener une action "étant réellement d'opposition, c'est-à-dire prônant ouvertement la subversion du Système" (Léon Daudet).

    http://lafautearousseau.hautetfort.com

  • Quelles leçons tirer de la loi Taubira ?

    Hilaire de Crémiers, directeur de Politique magazine, analyse les conséquences de la Loi Taubira sur le mariage pour tous et les leçons qu’il faut en tirer sur nos institutions politiques.

    http://www.actionfrancaise.net

  • La république sait très bien se défendre !

    Comme le disait Charles Maurras, la république sait se défendre.
    Même si elle doit assassiner des manifestants comme le 6 février 1936.
    Même si elle doit  assassiner des grévistes avec l’aide de l’armée comme en 1937.
    Même si elle doit laisser assassiner, torturer et massacrer des milliers de Français musulmans ou pas pendant la fin et après la guerre d’Algérie, bel exemple de trahison.
    Et nous voilà en 2013, gazage de vieillards de femmes sans oublier les enfants.
    Arrestation arbitraire de manifestants pacifiques qui se contentent de prier et de rester assis sur une pelouse.

    Pat

  • Les Antigones manifestent contre les Femen à Paris

    COMMUNIQUÉ des Antigones - ATTENTION DERNIERE MINUTE : Le rassemblement des Antigones empêché par un déploiement des forces de police. Manuel Valls fait preuve de complaisance coupable à l'égard des Femen qui quant à elles n'ont jamais fait une seule heure de garde à vue.

    Les Antigones ne sont pas un énième mouvement. C'est un simple rassemblement de femmes. Loin de toute considération politique ou confessionnelle, nous revendiquons notre droit élémentaire et notre devoir fondamental à être des femmes à part entière.
    La femme a sa dignité, celle-ci ne passe pas par l'exhibitionnisme et l'hystérie. Elle passe par notre sagesse, notre calme et notre détermination à bâtir notre avenir. Filles de nos pères, épouses de nos maris, mères de nos fils, nous ne rejetons pas les hommes. Nous sommes au contraire persuadées que c'est avec eux, en complémentarité, que nous construirons notre futur.
     
    Rappelons-nous de l'Antigone de Sophocle. Cette jeune femme a fait des choix, préférant suivre ses valeurs et la légitimité de la loi naturelle plutôt que d'obéir à des injonctions iniques. Nous nous opposons ainsi aux Femen, qui, telles des chiennes de garde, sont aux ordres d'une idéologie qui sape les bases de notre société et bafoue nos valeurs. Les Femen ont poussé le féminisme jusque dans ses retranchements les plus sordides, il est temps que cela cesse.
    Pour cela, Iseul des Antigones a été jusqu'au cœur des Femen, pour les comprendre et les connaître. Elle y a vu un manque total de formation, camouflé par une unité d'action. Et des jeunes femmes françaises, simples pions, piégées et embrigadées par des militantes étrangères et de riches dirigeants voulant imposer des valeurs qui ne sont pas naturelles à notre société.
    Femen est un mouvement liberticide. Car il porte atteinte à la liberté d'expression en interdisant le dialogue. Car il porte atteinte à la liberté de culte, qui est pourtant un droit fondamental dans notre pays. Femen porte également atteinte à la dignité de la femme en voulant faire croire que c'est dénudées que nous nous exprimons le mieux.
    Ces méthodes totalitaires et manipulatrices doivent cesser. 150 femmes, vêtues de robes blanches, sourire aux lèvres et groupées derrière la bannière d'Antigone, se sont rendues samedi 25 mai devant le local des Femen, dans le 18ème arrondissement parisien. Elles ont demandé le retour d'Inna et d'Oksana en Ukraine, l'arrêt de subventions directes ou indirectes à leur mouvement et la fin de l'immunité pour ces femmes qui se revendiquent comme des « terroristes » mais que la Justice de notre pays n'a jamais placé ne serait-ce qu'en garde à vue pour toutes leurs actions.
    Les Antigones
    Pour mémoire : manifestation des Antigones contre les Femen
    P

     lusieurs dizaines de jeunes femmes, qui se sont baptisées "Antigones", se sont réunies samedi après-midi à Paris pour dénoncer les "méthodes totalitaires et manipulatrices" du mouvement féministe radical des Femen à proximité de leur local.

    Les manifestantes, pour la plupart vêtues de jupes blanches, souhaitaient se diriger devant le local des Femen, dans le quartier populaire de la Goutte d'Or, mais elles en ont été empêchées par un impressionnant déploiement de gendarmes mobiles en tenue anti-émeute.

    http://www.francepresseinfos.com/