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culture et histoire - Page 1866

  • Les exercices d’admiration de Christopher Gérard

    Dans le langage courant, le quolibet est un propos plaisant, ironique ou injurieux, lancé à quelqu’un. En fin lettré pétri par les classiques gréco-romains, Christopher Gérard utilise ici le mot dans son acception étymologique. Le sous-titre est plus explicite puisqu’il s’agit d’un « journal de lectures ». L’exercice n’est pas nouveau. Il y a peu, Bruno de Cessole sortait Le Défilé des réfractaires, une approbation très remarquée pour des écrivains originaux.

     

    Ancien directeur de la revue de réflexions païennes Antaïos et désormais heureux auteur de cinq romans ou récits (Maugis, Porte Louise, Vogelsang, etc.), Christopher Gérard tient à exprimer avec ce recueil son admiration pour soixante-huit hommes (et femmes) de plume placé dans un strict ordre alphabétique. En païen conséquent, il fait commencer son journal par un « Hymne à Apollon » suivi d’un exorde percutant. Quolibets se comprend comme « une déclaration d’amitié à mes maîtres et à mes lecteurs (p. 11) ».

     

    Par un style clair, ciselé et concis (souvent en une page, parfois deux, rarement plus et ce, malgré quelques exceptions), Christopher Gérard éprouve sa dette envers des romanciers, des poète ou des penseur. Il est évident qu’il ne se réfère à aucune vedette de l’industrie littéraire qui produit à la chaîne des bouquins vite lus et vite oubliés. Dans cette liste subjective d’écrivains salués, on y trouve, outre des individus « sulfureux » (Pierre Drieu La Rochelle, Arnaud Bordes, Bruno Favrit, Jean Parvulesco, Dominique de Roux, Vladimir Volkoff, Dominique Venner ou Hervé Juvin), des écrivains renommés (Guy Dupré, Marcel Conche, Jean Clair, Renaud Camus, Ernst Jünger, Philippe Muray…) et d’autres, guère connus (Corinne Hoex, Jean-Baptiste Baronian, Yves-William Delzenne ou Jaan Kross). On peut néanmoins regretter l’absence de Cioran, de Houellebecq ou de François Augiéras. Tant pis !

     

    En revanche, Christopher Gérard aime toujours charger, sabre au clair, contre les horreurs de notre sordide époque. Avec une belle imprécation, il condamne « les traits post-historiques, c’est-à-dire post-humains de l’homo festivus […] : demande obsessionnelle de protection, effacement des identités, moralisme pleurnichard allié à un libertarisme cynique, démence maniaco-légalitaire, sans oublier [… le] “ mélangisme ” – le métissage accéléré comme arme de désintégration des communautés vivantes (p. 171) ». Insouciant de scandaliser les belles âmes humanitaristes et renonçant de ce fait à la vaine vaine gloriole médiatique, il ose affirmer que « la négation dogmatique des réalités ethniques et culturelles, l’obsédant mantra en faveur d’un métissage rédempteur (le métis ayant pour certains pris la place du prolétaire), l’anesthésie programmée de notre système immunitaire par, notamment, la démolition pierre par pierre de l’école comme des autres services publics, cadenassent notre parole, et même notre imaginaire (p. 185) ».

     

    Lire Quolibets devient alors une excellente thérapie contre « l’idéologie matérialiste et égalitaire qui fonde l’actuel système techno-marchand. Hostile à toute quête du divin et allergique à toute verticalité, l’inconscient collectif moderne se trouve ainsi modelé par une caste marchande propulsée au sommet et qui, par un phénomène d’inversion des valeurs, domine sans partage (p. 13) ». On n’y vend pas ici sa plume au plus offrant; on la troque volontiers pour une belle rapière d’encre afin de faire face à l’ignominie présente. Christopher Gérard est bien un franc-tireur des belles lettres.

     

    Georges Feltin-Tracol http://www.europemaxima.com/

     

    • Christopher Gérard, Quolibets. Journal de lectures, L’Âge d’Homme, Lausanne, 2013, 224 p., 14 €.

  • Du génocide au mémoricide et le roman de Charette

    Le film tourné à Grand Champ, dans le Morbihan, est enfin disponible ; c'est un DVD d'une durée de 155 minutes, remarquablement réalisé par un cinéaste professionnel. En plus de la qualité des intervenants, Reynald Secher et Philippe de Villiers, le Souvenir Chouan de Bretagne vous propose une production de haute qualité que méritent largement les deux acteurs de cette soirée. Reynald Secher présente son thème favori : "Vendée, du Génocide au Mémoricide" avec sa conviction bien connue. Philippe de Villiers entre dans le personnage de François Athanase Charette de La Contrie qui nous raconte le roman que fut sa vie. Connu comme homme politique convaincu, Philippe de Villiers nous révèle ses très grandes qualités d'acteur au service de l'Histoire et d'un personnage emblématique, avec humour et émotion.

    Ce DVD est l'unique compte-rendu d'un parcours de conférences qui s'est terminé le 17 avril dans le Morbihan. Il est la chance pour ceux qui n'ont pu y assister ; mais il est aussi, pour ceux qui y ont assisté, la façon de conserver dans leur vidéothèque un moment rare.

    Son prix est de 13,55€ (port compris). Adresse de commande: Souvenir Chouan de Bretagne 2 rue de Solferino, 44130 Fay de Bretagne France.

    Michel Janva   http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Eglise orthodoxe à Paris : plainte contre le ministre de la culture

    Manuel Yanowsky, l'architecte choisi pour construire la grande église orthodoxe russe quai Branly, à Paris, estimant avoir été injustement écarté de ce projet prestigieux pour des raisons politiques, alors qu'il avait gagné en mars 2011 un concours officiel, a décidé de porter plainte contre Aurélie Filippetti pour "abus d'autorité publique". Me Louis Fauquet, l'avocat de l'architecte, explique :

    "Elle a donné des instructions aux Architectes des bâtiments de France (ABF) et à la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) d'Ile-de-France pour qu'ils rendent des avis négatifs sur la demande de permis de construire".

    A l'appui de ses accusations contre Aurélie Filippetti, l'avocat a joint à sa plainte l'enregistrement clandestin d'une réunion de travail tenue le 16 octobre 2012 à l'ambassade de Russie. Alexandre Orlov, l'ambassadeur, y déclare notamment :

    "Nous avons parlé avec les personnes concernées qui nous ont avoué avoir reçu des instructions de faire un avis défavorable".

    Selon Me Fauquet,

    "Aurélie Filippetti a surtout voulu faire plaisir à son ami Bertrand Delanoë, opposé depuis le début au projet de Manuel Yanowsky".

    Le maire de Paris n'a jamais caché son hostilité à l'encontre de cette église, élément central d'un grand centre spirituel et culturel orthodoxe édifié à la place du siège de Meteo France, vendu 60 millions d'euros à la Fédération de Russie en mars 2010. Estimant que le maire a mené une campagne de déstabilisation contre lui, l'architecte assigne également Bertrand Delanoë pour "violation des obligations contractuelles découlant du concours auquel la ville de Paris avait participé", et lui réclame 10 millions d'euros.

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Charles Maurras et le nationalisme de l'Action française du marquis de ROUX

    La doctrine d'Action française est si forte que ses détracteurs, plutôt que d'en discuter les thèses, ont souvent préféré se fabriquer une idée de l'Action française à laquelle ils ont attribué des idées philosophiques et religieuses qu'elle n'a jamais professées. C'est cette malhonnêteté intellectuelle que dénonce le marquis de Roux, grand avocat des causes nationales, dans un petit mais substantiel ouvrage paru en 1927 sous le titre Charles Maurras et le nationalisme de l'Action française. Sa lecture reste indispensable à quiconque veut se débroussailler l'esprit des idées toutes faites et des calomnies sans cesse déversées sur notre école de pensée.
    L'intérêt national
    L'essentiel s'y trouve, à commencer par l'affirmation que l'Action française n'est pas un parti : elle se refuse « à ce rôle de faction organisée qui dominerait l'État. Elle déclare à l'avance que le roi, restauré par elle, devra gouverner avec le concours de tous et en employant les plus compétents ». De même elle met en garde contre tout parlementarisme, « même tempéré par la couronne », car c'est toujours un gouvernement de partis.
    Première condition pour être d'Action française : « éliminer de la discussion politique nos goûts, penchants ou répugnances, partis-pris de sentiment ou habitudes d'esprit ». Alors, s'étant ainsi libéré, savoir s'appuyer sur l'expérience historique montrant ce qui réussit ou échoue, ce qui produit des effets heureux ou malheureux : c'est « l'empirisme organisateur ». La première leçon de l'observation objective des faits est que « les intérêts particuliers doivent être non sacrifiés mais subordonnés à l'intérêt général » qui est pour nous Français « l'intérêt national », lequel requiert le bienfait de « l'autorité ».
    Celle-ci doit être désignée de façon qu'elle puisse « réaliser l'unité du commandement, avoir l'indépendance, la durée et la continuité » et que « l'intérêt de celui qui l'exerce coïncide avec l'intérêt de ceux sur qui et pour qui elle s'exerce ». C'est la monarchie héréditaire. Une monarchie respectueuse de la foi catholique, dont toute l'Histoire atteste les bienfaits. Une monarchie en outre assez forte pour ne pas avoir besoin d'entretenir une clientèle de fonctionnaires, donc pour décentraliser, faire revivre les petites « républiques locales » et les organisations professionnelles.
    Au bout de ce résumé de la méthode propre à notre mouvement, le marquis de Roux précise que les royalistes d'Action française n'ont pas à attendre la restauration pour servir : « Ils ne sont royalistes que parce qu'ils sont patriotes : ils se sentiraient donc inexcusables de ne pas défendre de tout leur pouvoir l'héritage en l'absence de l'héritier. » Langage toujours actuel.
    Définitions
    Restent alors à bien définir trois locutions que la mauvaise foi a si souvent travesties : Le « nationalisme intégral » est « celui qui sacrifie au bien de la nation les préjugés révolutionnaires », donc celui qui conclut « à la monarchie » ; le « politique d'abord » exprime tout simplement la « priorité (et non la primauté) du moyen politique », étant bien entendu qu'il s'agit ici de l'ordre des moyens purement humains ; le « par tous les moyens » veut dire tous les moyens légaux ou illégaux, mais honnêtes et avouables, comme par exemple, même sans avoir encore la force de remplacer le mauvais législateur, tout mettre en oeuvre pour faire échec à une mauvaise loi.
    Il faut lire attentivement les pages où le marquis de Roux parle de la nécessaire collaboration des croyants et des incroyants. Il en précise les conditions : se réunir au nom de l'intérêt national, dans un but donc temporel, qui ne suppose ni interconfesionnalisme, ni spiritualisme syncrétiste, ni libéralisme mettant toutes les religions sur le même plan.
    Voilà donc l'Action française telle qu'elle est, telle qu'elle se définit, telle que l'honnêteté commande de la considérer, qu'on l'approuve ou non. On a malheureusement voulu en faire un mouvement aux préoccupations philosophiques ou religieuses suspectes. Les diffamations de prétendus bien-pensants, démocrates chrétiens pour la plupart, aboutirent en 1926 à la mise à l’index de L’Action Française par Rome. C’est à eux que répond le marquis de Roux.
    Le bienfait catholique
    D'abord l'agnosticisme de Maurras. Notre maître avait eu en effet le malheur de perdre la foi au sortir de l'adolescence, mais il en souffrait et restait assoiffé de vérité. « Ce n'est pas assez dire, écrit le marquis, de constater que la politique de Maurras ne se déduit pas de son agnosticisme. Loin d'en découler elle est psychologiquement une réaction contre lui. » Nul danger de paganisme, ou de panthéisme, ou d'immoralité à fréquenter Maurras ; sa façon de dénoncer les faux dieux que le monde moderne fait souvent passer pour le vrai a ramené plus d'un de ses amis à retrouver la foi de leur enfance (à commencer par Henri Vaugeois). Et si Maurras a montré qu'il existe « une physique politique qui étudie légitimement les conditions et les résultats de nos activités d'un point de vue qui n'est pas celui de la morale », il a toujours reconnu que la morale reprend ses droits « pour nous dicter notre devoir d'état de citoyen ». Il va même plus loin, reconnaissant que « non seulement l'obligation morale, mais l'obligation juridique n'a de sens et de force que par référence de l'Absolu ». Tout à l'opposé de la morale kantienne, Maurras pense que « transformer en accord les oppositions de l'intérêt et du devoir c'est le chef-d'oeuvre de la politique », en quoi il se trouve en plein accord avec les plus grands politiques catholiques qui avaient avant lui étudié les institutions secourables à la faiblesse humaine. Accord qui se manifeste éminemment dans le domaine de la doctrine sociale de l'Église, si bien exposée et approfondie par le marquis de La Tour du Pin et que l'Action française a faite sienne.
    Universalité
    Dans sa critique de la démocratie, dans son anti-libéralisme et dans sa conception du catholicisme, Maurras a toujours insisté « sur l'universalité du bienfait catholique, sur la situation privilégiée qui est due entre toutes les confessions, entre tous les cultes, à l'Église catholique sur la terre de France et sur toute la terre habitée ». On sait en effet où la "séparation" de la république d'avec la foi qui a fait la France nous mène aujourd'hui...
    Ce sens catholique de l'universalité, d'un juste et d'un bien communs à l'humanité inspire aussi le nationalisme de l'Action française, pour lequel « le génie national correspond aux façons qui nous sont le plus naturelles et faciles de nous élever à un type supérieur d'humanité ».
    Ce ne sont là que quelques exemples de la richesse de l'ouvrage du marquis de Roux. Un livre que le temps n'en nullement démodé, qui confirme les adhérents dans leur choix et qui guérit les hésitants de leurs états d'âme.
    Michel FROMENTOUX L’Action Française 2000 du 1er au 14 décembre 2005
    * Marquis de Roux : Charles Maurras et le nationalisme de l'Action française. Éd. Grasset, 1927.

  • Notre mission : réveiller les consciences anesthésiées par Mai 68

    De Mgr Olivier de Germay, évêque d'Ajaccio :

    Germay"[...] Aujourd’hui, il est clair que le fruit de Mai 68 a déçu. Par bien des côtés, notre société ressemble à un éternel adolescent qui n’a pas assumé son rapport à la loi et qui pense encore que la liberté s’acquiert dans la transgression. Et des transgressions, nous en avons eu depuis 45 ans ! Elles sont venues progressivement, et leur banalisation a eu pour effet d’anesthésier les consciences. Il serait injuste de parler d’anesthésie générale car, dans certains domaines, le sens du respect de la personne humaine a progressé. L’attention plus grande portée aux personnes handicapées, l’ouverture à d’autres cultures, l’abolition de la peine de mort, par exemple, sont des signes positifs.

    Mais dans d’autres domaines, des idéologies ont produit une sorte d’hypnose collective. Citons simplement les 220 000 avortements annuels passant inaperçus, les expérimentations sur les embryons, la banalisation des divorces, le tout nouveau « mariage pour tous » et bientôt peut-être l’autorisation de la GPA.

    Dans ce contexte, le mouvement de contestation qui est apparu sonne comme le début d’un réveil des consciences. J’avoue être très impressionné par les images de ces « veilleurs » - jeunes pour la plupart - exprimant pacifiquement leur opposition à toutes ces dérives. Ils ne jettent pas des pavés sur les forces de l’ordre, mais ils entendent lutter contre l’aveuglement dont est frappée notre société. Ils veulent réveiller les consciences.

    Tel est bien notre rôle de chrétiens. Nous sommes dans le monde mais pas du monde, comme dit Jésus (cf. Jn 17,15.16), et il nous faut certainement apprendre aujourd’hui à nous situer d’une manière nouvelle dans un monde qui n’est plus chrétien. Nous ne pourrons pas toujours éviter que des lois contraires à la dignité de la personne soient votées, mais nous devons aider nos concitoyens à décrypter les présupposés idéologiques qui se cachent sous certains projets de lois apparemment très généreux.

    Nous ne pourrions le faire si notre souci premier était d’être bien vus du monde. Nous risquerions alors de penser et d’agir comme le monde, ainsi que le disait récemment le Pape François aux évêques italiens. Mais nous ne serions pas plus fidèles à l’Evangile si nous tombions dans la tentation de mépriser ce monde ou de le fuir avec l’illusion de construire, à part, un monde « moralement pur ».

    Et surtout, nous ne pourrons jouer ce rôle si nous ne nous efforçons pas de vivre en cohérence avec les valeurs que nous défendons. Qu’il s’agisse du respect de l’immigré, du mariage, de l’enfant à naitre ou de notre rapport à l’argent, l’Evangile nous appelle à faire des choix radicaux et parfois crucifiants. Mais peut-être est-ce là la grâce de notre époque : nous redécouvrons qu’être chrétien, ce n’est pas être attaché à un modèle culturel, c’est faire le choix un peu fou de renoncer à soi-même pour mener une vie nouvelle. Pacifiquement, vivons en enfants de lumière ; éveillons !"

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Pèlerinage national

    Depuis 1947 a lieu chaque année en juin un pèlerinage national des dévôts de sainte Clotilde venus de toute la France. Il est venu s’ajouter à la fête locale de sainte Clotilde (3 juin) célébrée depuis des siècles dans la paroisse de Vivières. Le pèlerinage national de Vivières est organisé et animé spirituellement par la confrérie sainte Clotilde.

    Le pèlerinage à Vivières a désormais lieu chaque année l’avant dernier dimanche de juin.

    Le prochain pèlerinage a lieu le dimanche 23 juin 2013.

    La France et la Chrétienté ont besoin de nos prières et de l’intercession de sainte Clotilde. Soyons donc nombreux à nous rendre le 23 juin à Vivières, derrière les bannières de la Confrérie sainte Clotilde et celles du Centre Charlier, soutien fidèle et apprécié de notre pèlerinage depuis plus de 25 ans.

    Nous lançons un appel à la générosité de tous les membres et amis de la Confrérie Sainte Clotilde afin d’assurer les honoraires des messes pour la France le 3 de chaque mois et pour couvrir les frais de secrétariat – d’avance merci ! Devenez membre de la Confrérie en demandant votre inscription à Pierre MAIRE.

    Pierre MAIRE, 85, rue Petit, 75019 PARIS, 06 80 72 72 77

    La suite ici

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  • Grèce - L'Aube dorée rend hommage aux derniers défenseurs de Constantinople (le 30 mai dernier)

    Le parti ultranationaliste grec l’Aube dorée a rendu hommage à la mémoire des derniers défenseurs de Constantinople, tombée le 29 mai 1453, et, selon les nationalistes grecs, toujours occupée par les Turcs.

    http://alter-natife.blogspot.fr/

  • Ecole : la neutralité n’existe pas

     Philosophe, directeur du Collège supérieur de Lyon, Jean-Noël Dumont déclare à Famille chrétienne :

    "Il y a une proclamation plus explicite de l’originalité de la mission des écoles catholiques. Pendant longtemps, le discours était axé sur la participation au service public, sans expliquer vraiment l’originalité du projet éducatif. À cause d’une conception mutilante de la laïcité, qui consiste à s’aligner et à prôner la neutralité. [...] Ce concept de neutralité n’est pas très heureux, surtout si on considère que l’enseignement est inséparable de l’éducation, qui est toujours une proposition de sens. Il y a une manière chrétienne ou pas d’enseigner les maths ou de faire un cours sur Madame Bovary. On peut verser dans le scientisme, la pensée positiviste ou bien rester ouvert à la contemplation, on peut ouvrir au mystère de l’homme ou le réduire complètement. La neutralité n’existe pas, on ferait bien mieux de l’avouer, y compris et surtout à l’école publique. Sous la IIIe République, l’école publique était nationaliste, revancharde et anticléricale. Aujourd’hui, elle véhicule une idéologie individualiste libertaire : celle qui fait de l’épanouissement personnel l’objectif suprême, transformant toute aspiration en droit, et rendant impossible toute référence à un ordre symbolique. [...]

    La phraséologie du ministre de l’Éducation reflète bien l’idée de rééducation du peuple : « arracher l’enfant à ses préjugés » a pu dire Vincent Peillon, comme si toute conviction reçue des parents était un préjugé… [...]

    L’école catholique n’est catholique que si elle est libre. Pour nous en sortir, commençons aussi par distinguer neutralité et objectivité. L’objectivité est justement de ne pas se prétendre neutre. Elle consiste, pour celui qui parle, à expliciter ce qui est à la source de son propos, à ne pas présupposer de complicité avec son auditoire, et donc, à se rendre accessible à tous.

    Certains accusent la loi Debré, qui a établi le contrat d’association avec l’État, d’avoir mécaniquement affaibli l’identité des écoles catholiques. Que pensez-vous de cette affirmation ?

    Il y a eu une mauvaise coïncidence entre la loi Debré qui a apporté plus de moyens, d’ouverture, de compétence, et la crise de l’Église (moins de religieux dans les écoles, désaffection pour le christianisme). La mauvaise réponse a été de vouloir reprendre tout ça en main de manière centralisée. Il faut toujours repartir des établissements scolaires. On manque de confiance dans la liberté des baptisés, leur capacité d’initiative et de responsabilité là où ils se trouvent. Comme toute institution, l’Église peut avoir la tentation de faire à la place des personnes, d’entrer dans une rivalité mimétique avec l’État. Or, les logiques de pouvoir hiérarchiques et centralisées sont asséchantes. L’Église aide, accompagne, inspire, entretient les établissements dans des relations fraternelles. Les grandes initiatives viennent toujours des personnes : les saint François d’Assise, Jeanne d’Arc et Mère Teresa ne sont pas issus d’une décision centrale. Il faut se garder du réflexe centralisateur qui croit qu’on peut vérifier le spirituel par l’administratif. [...]"

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/