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culture et histoire - Page 393

  • Carlistes espagnols et légitimistes français 5/5

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    La nature du soulèvement carliste ne compte guère d’autre précédent que celui des guerres de Vendée et de la Chouannerie mais elle se colore d’une teinte supplémentaire, celle de « l’illustration lyrique » dont on relèvera longtemps les traces dans d’autres révoltes et d’autres guérillas, de la guerre civile de 1936 aux maquis d’Amérique latine des années soixante. Dolorès Ibarruri, la pasionaria du frente popular de 1936 se revendiquera toujours d’un certain atavisme carliste.

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  • Carlistes espagnols et légitimistes français 4/5

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    À la suite de la défection du prince allemand, Prim se tourne vers Amédée de Savoie, fils cadet de Victor-Emmanuel II d’Italie. Ce prince de vingt-cinq ans semble suffisamment âgé pour ne pas paraître tenir le rôle d’un enfant roi à la discrétion de la junte et cependant assez jeune pour laisser à celle-ci les coudées franches. Il présente également l’avantage d’être franc-maçon, comme la plupart des membres du gouvernement et des députés libéraux espagnols du moment. Enfin il incarne la modernité de la jeune Italie unifiée. Le 16 novembre 1870, les Cortès élisent donc Amédée par 191 voix, contre 60 à la République, 27 au duc de Montpensier, qui conserve encore quelques partisans, aucun à Don Carlos. Ses partisans ont voté blanc plutôt que de subir une défaite humiliante dans les urnes : un roi légitime ne concourt pas avec des rois de rencontre.

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  • Passé-Présent n°321 : Une histoire des épurations au XXème siècle

    André Posokhow commente une histoire des différentes épurations qui se sont produites en France au cours du siècle dernier, après en avoir détaillé les prémices notamment en développant différents épisodes du second conflit mondial. L’origine des trois principales épurations retenues sont vichyste (1940), communiste (1944-1948), gaulliste (1962).

    https://www.tvlibertes.com/passe-present-n321-une-histoire-des-epurations-au-xxeme-siecle

  • L’histoire assassinée : les pièges de la mémoire (Jacques Heers)

    Jacques Heers (1924-2013), agrégé d’histoire, fut professeur aux facultés des lettres et aux universités d’Aix-en-Provence, d’Alger, de Caen, de Rouen, de Paris X-Nanterre et de la Sorbonne. Il fut aussi directeur du Département d’études médiévales de Paris-Sorbonne. Il est l’auteur d’une impressionnante liste de livres qui sont autant de références en matière d’histoire du Moyen Âge.

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  • Carlistes espagnols et légitimistes français 2/5

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    Commandées par un chef de guerre tenace, les troupes carlistes contrôlent déjà les territoires ruraux des provinces basques et de la Navarre, terres de fueros, c’est-à-dire d’antiques privilèges d’administration locale, presque d’autonomie, que leurs populations craignent de voir supprimés par les nouveaux dirigeants madrilènes. En revanche, les villes leur échappent. Les bataillons du carlisme se recrutent parmi les hobereaux locaux, la petite paysannerie et, d’une façon plus générale, parmi les couches de la société en voie de marginalisation économique. La bourgeoisie industrielle et commerçante, dont le poids s’accroît, se tient prudemment à l’écart. Don Carlos s’établit à Vergara, dans la province de Guipùzcoa, et choisit un Français, Louis de Penne, comte de Villemur, pour ministre de la Guerre. Quelques centaines de légitimistes franchissent les Pyrénées afin de grossir les bataillons de volontaires.

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  • De Koutiepov à Miller : le combat des Russes blancs 1930-1940 (Nicolas Ross)

    Nicolas Ross est un spécialiste de l’histoire russe et l’auteur de plusieurs ouvrages sur les Russes blancs.

    Ce livre fait suite à son précédent ouvrage Koutiepov, le combat d’un général blanc : de la Russie à l’exil consacré à une figure centrale de l’émigration russe blanche aux côtés du général Wrangel dans les années 1920. Cette Russie blanche en exil n’était pas née d’une fuite, mais d’une résistance.

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  • Carlistes espagnols et légitimistes français 1/5

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    Par Daniel de Montplaisir

    Le nationalisme de la science historique, le plus souvent instinctif, nous prive parfois de rapprochements transfrontaliers qui, pourtant, permettraient de mieux comprendre les enjeux comme les ressorts des événements. C’est ainsi que le carlisme espagnol, dont l’histoire est enseignée aux lycéens espagnols, et qui a fait l’objet de plusieurs ouvrages savants, n’est que très rarement mis en rapport avec le légitimisme français. Or toute histoire comparée montre que, non seulement les deux mouvements furent cousins germains mais au surplus que leurs illusions et leur échec en doivent l’essentiel à ce cousinage.

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  • La Petite Histoire : La bataille de Cocherel – Les victoires inespérées

    Pour ce deuxième épisode de la thématique des victoires inespérées, retour sur une bataille méconnue qui pourtant décida du sort du royaume. En 1364, le roi de Navarre Charles II le Mauvais réunit une armée ainsi que des archers anglais pour tenter de ravir la couronne au jeune Charles V. Pour l’arrêter, ce dernier charge son fidèle Bertrand du Guesclin de se porter au-devant de l’ennemi. À Cocherel, pourtant en sous-nombre et en position désavantageuse, le Dogue de Brocéliande saura triompher avec ruse et intelligence, et ainsi sauver la couronne.

    https://www.tvlibertes.com/la-petite-histoire-la-bataille-de-cocherel-les-victoires-inesperees

  • La marquise du Deffand (1696-1780) : une Voltaire au féminin, par le P. Jean-François Thomas

    Sauf en ce qui regarde l’éclat, la finesse de l’intelligence et la dimension de la culture, notre époque ressemble au XVIII° siècle, alors qu’une élite intellectuelle, entretenue par la bourgeoisie montante et l’aristocratie descendante, donnait le ton aux décisions politiques ou à l’élaboration d’un nouveau type de société. Notre intelligentsia a de petits pieds par rapport au foisonnant milieu des philosophes, des hommes de lettres et de science, des parlementaires, du clergé d’une époque où tout semblait devoir basculer pour mieux durer, sous des formes différentes. Ceux qui préparèrent la Révolution n’étaient pas tous des révolutionnaires et ils engendrèrent un enfant monstrueux qui les eût conduits à l’échafaud s’ils avaient vécu jusque-là.

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