culture et histoire - Page 398
-
Patrick Buisson : l'ombre de la droite
-
Le chapelet des tranchées : hommes et femmes de Dieu dans la guerre (Catherine Bertrand-Gannerie)

Après 28 ans de carrière d’officier dans la Marine, Catherine Bertrand-Gannerie se consacre à l’écriture et est déjà l’auteur de plusieurs ouvrages historiques ainsi que de romans pour la jeunesse.
C’est sous cette forme d’un roman pour la jeunesse, accessible à partir de 7 ans mais qui peut se lire à tout âge, que Catherine Bertrand-Gannerie rend un bel hommage à ces très nombreux prêtres et religieux qui ont servi pendant la Première guerre mondiale en tant qu’aumôniers ou combattants, ainsi que ces religieuses qui ont aussi œuvré en tant qu’infirmières ou ambulancières durant ce conflit sanglant.
-
“La voie bretonne”

« La tradition spirituelle et intellectuelle de l’emsav a été brisée » : diagnostic d’Olier Mordrel, pionnier et vétéran de cinquante ans de combat breton. Dans son dernier livre : La voie bretonne. Qui a déraciné ce mouvement ? Quelques état-majors. Marxistes d’après 1968, libertaires, autogestionnaires, “maos”. Ou simplement communistes, comme l’UDB à laquelle milite le musicien Cochevelou, dit Stivell.
-
#98 - Jean-Christian Petitfils pour son livre intitulé "Henri IV"
-
Lénine, l’inventeur du totalitarisme (Stéphane Courtois)

Stéphane Courtois, historien, directeur de recherche honoraire au CNRS, est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages consacrés au communisme.
Avec la chute du Mur de Berlin, l’implosion de l’URSS et l’ouverture de ses archives, l’accès à de très nombreuses sources a montré le rôle moteur de Lénine dans la mise en place de tous les éléments constitutifs d’un régime totalitaire. C’était le début du basculement de l’image du » grand » et » bon » Lénine vers le » vrai » Lénine, en particulier sur la question de la Terreur. Il devenait de plus en plus clair que Staline s’était montré un fidèle héritier de son mentor, dont il avait su recueillir les enseignements en matière de conquête du pouvoir et surtout de maintien au pouvoir par l’extension de la dictature.
-
Fabriquer l’ennemi allemand de l’humanité : propagande alliée pendant et après la Première Guerre mondiale 2/2

Il faut placer l’Allemagne devant un « parlement mondial et moral »
Si les Allemands se montraient incapables de faire leur devoir, c’est-à-dire d’abattre par eux-mêmes le régime impérial, alors il fallait bien que leurs ennemis prennent cette tâche nécessaire en charge. En janvier 1918, Bloch critique le Président américain Woodrow Wilson, lorsque celui-ci suggéra de faire la différence entre les diverses factions politiques allemandes afin d’aboutir éventuellement à des négociations de paix. L’Allemagne, prétendait Bloch, « n’est rien d’autre d’un seul et unique camp militaire (…), une nation égocentrique, agitée par la fringale de puissance la plus brutale et la plus élémentaire qui soit ». Il ajoutait : « les nuances qui peuvent exister entre Hindenburg et le social-démocrate Scheidemann sont tout au plus de nature ‘tactique’ ». L’alternative à la défaite allemande ne serait rien d’autre qu’une « défaite de l’humanité », entrainant une « dépression générale de celle-ci ».
-
Fabriquer l’ennemi allemand de l’humanité : propagande alliée pendant et après la Première Guerre mondiale 1/2

Le postulat de la “singularité” allemande sert à marquer certains épisodes bien précis de l’histoire germanique ; récemment, on le retrouve dans une décision du Tribunal Fédéral Constitutionnel (Bundesverfassungsgericht) concernant le paragraphe 130 du Code pénal. Il a acquis le statut de l’évidence et pourtant… Déjà, immédiatement après la première guerre mondiale, ce postulat avait été bel et bien établi, figé dans ses contours : bon nombre d’horreurs de guerre commises par les Allemands n’existaient en fait que dans la seule propagande alliée puis, graduellement, revêtaient un statut d’évidence, admis par tous. Au niveau de la propagande, l’image du barbare singulier était donc bien assise dans les esprits, comme l’histoire des mains tranchées des garçonnets belges. Mais au niveau politique, elle était également devenue un “topos” incontesté.
-
NOS HÉROS VENDÉENS : Gaspard de Bernard de Marigny. Ép. 2/2 [BONUS]
-
Djihad 1914-1918 (Jean-Yves Le Naour)

Jean-Yves Le Naour, historien, est un spécialiste de la Première Guerre mondiale à laquelle il a consacré plusieurs ouvrages.
Il nous revient avec un livre consacré à un projet méconnu de l’empereur d’Allemagne Guillaume II : reproduire « l’alliance impie » de 1536 entre le roi chrétien François Ier et le sultan Soliman le Magnifique. En 1898, le Kaiser Guillaume II se rend à Constantinople pour y rencontrer le sultan Abdulhamid II, isolé diplomatiquement depuis qu’il a laissé se perpétrer des massacres de centaines de milliers d’Arméniens de 1894 à 1897.
-
Conseil de lecture.
La philosophe Chantal Delsol est de retour avec un très intéressant ouvrage :
Le dernier essai de Chantal Delsol ressemble à une longue complainte mais qui n’est pas de celles que l’on aurait lu sous la plume de Voltaire. La philosophe déploie une rhétorique de la déploration pour décrire la fin de « la chrétienté », qui n’est pas la fin du christianisme mais celle de son incarnation temporelle : une « marche à l’abîme », une « chute » où « tout se [défait] », tandis que « d’autres religions ont envahi la scène ».
