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culture et histoire - Page 591

  • Maurras et le Fascisme [3]

    « Imaginons que Mussolini ait eu la prudence de Franco ...»

    Par Pierre Debray

    C'est une étude historique, idéologique et politique, importante et profonde, que nous publions ici en quelques jours. Elle est de Pierre Debray et date de 1960. Tout y reste parfaitement actuel, sauf les références au communisme - russe, français ou mondial - qui s'est effondré. L'assimilation de l'Action française et du maurrassisme au fascisme reste un fantasme fort répandu des journalistes et de la doxa. Quant au fascisme en soi-même, si l'on commet l'erreur de le décontextualiser de sa stricte identité italienne, il reste pour certains une tentation, notamment parmi les jeunes. On ne le connaît pas sérieusement. Mais il peut-être pour quelques-uns comme une sorte d'idéal rêvé. Cette étude de Pierre Debray dissipe ces rêveries. Elle s'étalera sur une dizaine de jours. Ceux qui en feront la lecture en ressortiront tout simplement politiquement plus compétents. LFAR

    Maurras se gardait bien d’hypothéquer l’avenir. Il préférait conseiller la mesure, alors qu’il en était temps encore. « La solution, donnée par Mussolini, à la question scolaire a limité l’action de l’État aux groupes d’éducation civique et militaire. La liberté de l’école paraît devoir rester intacte tant au point de vue religieux qu’au point de vue moral. L’envoyé du Temps à Rome, M. Gentizon, semble croire que cette solution mesurée sera intenable et que le dictateur sera conduit à usurper de plus en plus l’autonomie des consciences et la liberté des âmes. Nous en sommes moins sûrs que lui. La logique formelle est une chose, la politique réaliste en est une autre. Un homme énergique sait marquer le point au-delà duquel il ne se laissera pas entraîner et sa volonté peut parfaitement suffire à le maintenir dans les confins qu’il s’est donnés. » 

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  • Contre la démocratie représentative, redécouvrir l'anarchisme 2/2

    Citons à cet égard une célèbre apostrophe de Proudhon sur le sort du gouverné, qui semble décrire aussi bien la mobilisation totale des masses soumises des régimes totalitaires du XXe siècle qu'annoncer certains aspects de la vie du citoyen de nos démocraties marchandes et télé-surveillées : « Être gouverné, c'est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, apprécié, censuré, commandé, par des êtres qui n'ont ni le titre, ni la science, ni la vertu. Etre gouverné, c'est être à chaque transaction, à chaque mouvement, noté, enregistré, recensé, tarifé, timbré, toisé, coté, cotisé, patenté, licencié, autorisé, admonesté, empêché, réformé, redressé, corrigé. C'est sous prétexte d'utilité publique et au nom de l'intérêt général être mis à contribution, exercé, rançonné, exploité, monopolisé, concussionné, pressuré, mystifié, volé puis, à la moindre réclamation, au premier mot de plainte, réprimé, amendé, vilipendé, vexé, traqué, houspillé, assommé, désarmé, garrotté, emprisonné, fusillé, mitraillé, jugé, condamné, déporté, sacrifié, vendu, trahi, et pour comble, joué, berné, outragé, déshonoré. »(6)

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  • Contre la démocratie représentative, redécouvrir l'anarchisme 1/2

    Quoi de neuf en ce début de XXIe siècle ? Le mouvement anarchiste. Une myriade d'éditeurs, de revues et de collectifs libertaires témoignent d'une vitalité retrouvée contre le culte de la croissance. Critiques, ils le sont, mais peuvent-ils être des bâtisseurs d'alternatives ?

    Depuis une dizaine d'années, souvent dans le sillage de l'écologie politique radicale, des éditeurs et des groupes militants, aux marges des grands courants de la politique officielle, redécouvrent la richesse d'une tradition anarchiste que les orthodoxies intellectuelles ont longtemps disqualifiée pour délit d'utopisme et d'insoumission. La revue décroissante Entropia ou le collectif anti-industriel espagnol Los Amigos de Ludd évoquent ainsi régulièrement les œuvres de Pierre Kropotkine ou d'Elisée Reclus, et soulignent les convergences historiques du mouvement libertaire - notamment en Espagne et en Russie - avec les réactions populaires contre la société industrielle.

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  • Maurras et le Fascisme [2]

    Par Pierre Debray

    C'est une étude historique, idéologique et politique, importante et profonde, que nous publions ici en quelques jours. Elle est de Pierre Debray et date de 1960. Tout y reste parfaitement actuel, sauf les références au communisme - russe, français ou mondial - qui s'est effondré. L'assimilation de l'Action française et du maurrassisme au fascisme reste un fantasme fort répandu des journalistes et de la doxa. Quant au fascisme en soi-même, si l'on commet l'erreur de le décontextualiser de sa stricte identité italienne, il reste pour certains une tentation, notamment parmi les jeunes. On ne le connaît pas sérieusement. Mais il peut-être pour quelques-uns comme une sorte d'idéal rêvé. Cette étude de Pierre Debray dissipe ces rêveries. Elle s'étalera sur une dizaine de jours. Ceux qui en feront la lecture en ressortiront tout simplement politiquement plus compétents.LFAR

    Un individu ne peut rien de durable ...

    Maurras entendait corriger le fascisme, ou le contenir, par le contrepoids de la force française.

    Le 18 avril 1926, il écrivait prophétiquement de Mussolini : 

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  • Le XVIIIe siècle à travers les âges

    Comme toutes les grandes idées, l'idée des Lumières est parfaitement simple. Les hommes du XVIIIe siècle ont cru que la Raison suffisait à tout dans la destinée humaine. Cet « idéal » ne peut se soutenir aujourd'hui sans une vraie mauvaise foi…

    Après le grand mouvement de redécouverte des savoirs de l’Antiquité à la Renaissance, la Contre-Réforme catholique a su porter la culture européenne à un de ses sommets au XVIIe siècle en mariant ce que l'on appellera les humanités avec les progrès fournis par la théologie chrétienne du Moyen-Âge. Au siècle suivant, le mouvement des Lumières, déiste mais anti-religieux, vient juger que cette synthèse catholique dénature le grand essor récent pris par les sciences. L’obscurantisme religieux aurait fait main basse sur la culture pour maintenir l'homme dans la servitude.

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  • SOYONS FIERS D'ÊTRE DE DROITE - Le Soleil se lève #11 (@Jean-Yves Le Gallou/Bousquet/Gendre/Ferrier)

  • La Petite Histoire – L’épopée de la 2e DB de Leclerc

    Fer de lance de la France Libre, la 2e DB du colonel Leclerc a eu une part active dans la libération de la France. Après des combats valeureux en Afrique, elle est équipée par les Américains puis débarque, sous leur commandement, en 1944. Suscitant l’admiration du général Patton, la 2e DB va faire montre de toute sa valeur au combat. À son actif : un rôle déterminant dans la campagne de Normandie, la libération de Paris mais surtout, la libération de Strasbourg, dont elle avait fait le serment de hisser le drapeau français au sommet de la cathédrale. De l’Afrique au nid d’Aigle d’Hitler, retour sur l’épopée fulgurante de la 2e DB de Leclerc, fierté de la France libre.


    https://www.tvlibertes.com/la-petite-histoire-lepopee-de-la-2e-db-de-leclerc

  • BLITZKRIEG BOP, les mythes de la guerre éclair

    Blitzkrieg bop, les mythes de la guerre éclair.jpeg

    Certains historiens nous encouragent depuis deux décennies à revisiter les mythes de la supériorité militaire allemands et du concept même de blitzkrieg, notamment à l’épreuve de la compagne de France de 1940. Décryptage.

    Le premier mythe à exposer est celui qui, de l'ironie de Liddell Hart sur « l'effondrement rapide de la première armée du monde » aux manuels scolaires les plus récents, sorte de roman national masochiste et inverti, voudrait que l'Armée française n'ait pas combattu et que la bataille de France de mai-juin 1940 se soit résumée à une promenade de santé pour la Wehrmacht. Nul besoin d'historiens, mais un simple rappel des chiffres, pour se convaincre du contraire(et de la dimension acharnée de certains combats, notamment sur la Somme et l'Aisne) du 10 mai au 25 juin, les Français détruisirent près de sept-cents blindés allemands et infligèrent plus de 30 000 pertes à la Wehrmacht(1) au prix de plus de 60 000 tués. Et le 6 juin 1944 n'aurait pas eu lieu sans les 300 000 soldats alliés rembarques à Dunkerque, opération réalisée grâce au sacrifice de deux divisions blindées françaises. Enfin, si le nombre de prisonniers français fut immense - près de deux millions -, c'est non par esprit de capitulation ou par lâcheté, mais par simple obéissance au Maréchal Pétain qui appela à cesser les combats alors que l'Armée se repliait, certes en désordre, mais tout en combattant lorsqu'elle le pouvait.

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