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culture et histoire - Page 759

  • Face aux experts et aux artifices, développer sa culture générale

    Face aux experts et aux artifices, développer sa culture générale

    Marion Maréchal, directrice de l’ISSEP, évoque l’importance de la culture générale :

    […] La culture générale n’est pas une simple accumulation de connaissances. Elle est la « tête bien faite », autrement dit, l’intelligence transversale capable de rassembler des informations, apte à puiser dans différentes matières sans être enfermée dans un domaine d’expertise et disposée à confronter le présent au passé pour en tirer des leçons, une analyse, un jugement.

    Il ne s’agit ici pas de quantitatif mais de qualitatif. Il ne s’agit pas d’« avoir » mais bien d’« être ». La culture générale n’est pas faite pour briller en société, elle aide à penser, à vivre, elle façonne la personne et sa façon d’appréhender le monde. Qui a lu Balzac, qui a entendu Chopin, qui a admiré les statues du Bernin, qui a vibré au récit de la bataille de Patay ne perçoit pas les murmures du monde de la même manière.

    A l’heure où la gouvernance et l’administration des choses ont remplacé le gouvernement des peuples, où le langage et la pratique managériale ont remplacé la Politique, il est important de rappeler que la capacité à conduire des Hommes émane moins de techniques toutes-faites de management que d’une bonne connaissance des tréfonds de l’âme humaine (à ce titre, la qualification désuète d’Humanités pour désigner la culture générale prenait tout son sens) et d’une réelle capacité de discernement. Le Général de Gaulle résumait parfaitement ces bénéfices dans son ouvrage Au fil de l’épée : « La véritable école du commandement est celle de la culture générale. Par elle, la pensée est mise à même de s’exercer avec ordre, de discerner dans les choses l’essentiel de l’accessoire, (…) de s’élever à ce degré où les ensembles apparaissent sans préjudice des nuances. Pas un illustre capitaine qui n’eût le goût et le sentiment du patrimoine et de l’esprit humain. Au fond des victoires d’Alexandre, on retrouve toujours Aristote…

    Dans un monde où les expertises sont rapidement obsolètes, où l’intelligence artificielle commence à concurrencer l’intelligence humaine, où les professionnels sont amenés à changer plusieurs fois, non pas de postes, mais de métiers, il est indispensable de comprendre rapidement, de savoir construire un raisonnement, de développer son esprit critique. Telle sont les véritables compétences attachées à la « mobilité » si souvent citée comme nouvel impératif dans le monde du travail.

    Un futur dirigeant politique ne peut se dispenser de s’enraciner dans une culture et une histoire pour s’imprégner de l’inconscient du peuple, de sa mentalité et de ses moeurs en vue de lui donner un cap auquel il adhérera. Comme le disait André Charlier dans l’une de ses lettres adressée à ses élèves: « l’âme d’une maison, comme celle d’un peuple, est faite de beaucoup de fidélités silencieuses ». S’inscrire dans le temps long c’est accepter d’être le dépositaire de ces fidélités qui nous dépassent. C’est en comprendre la valeur et la fragilité, car la fraternité humaine est un sentiment que l’on ne peut imposer ou décréter. Il est le fruit mûr du temps et d’échanges séculaires qui façonnent la reconnaissance de soi en l’autre au point de se sentir responsable de lui.

    Le politique qui s’amuse à déstructurer cette fraternité par méconnaissance, inadvertance ou pire, par lâcheté ou cynisme est terriblement coupable. S’attaquer à ce legs est la pire des trahisons car il constitue le socle de notre société et la condition de son harmonie.

    Rechercher une culture générale est un exercice d’humilité.

    Effleurer l’immensité des savoirs qui nous ont précédés permet de mesurer à quel point nous ne savons rien ou si peu. Cet exercice aide à se prémunir contre la grande vanité frappant chaque génération, qui consiste à se croire bien supérieure dans la morale et l’esprit à la précédente. Tous ces savoirs nous invitent à pratiquer la prudence, cette vertu que la philosophie grecque puis la doctrine chrétienne présentent comme cardinale. […]

  • JEUDI 25 AVRIL : ROGER HOLEINDRE À L'ÉMISSION "SYNTHÈSE" SUR RADIO LIBERTÉS

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  • Paris samedi 11 mai 2019 • Colloque : Vers la désunion européenne ?

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    Thème

    La montée des populismes, formule préférée des éditorialistes en mal d'analyses subtiles, cache des réalités très différentes mais qui convergent. Les Européens veulent moins d'Union européenne et plus de nations européennes. Moins de discours moralisants, plus d'actions efficaces. Moins de sentiments, plus de puissance. Moins de proclamations, plus de preuves. L'influence de la Chine, les relations avec les États-Unis, la question de l'immigration, la politique de l'Allemagne, autant de sujets où l'Union européenne, balbutie, se montre incapable de décider, fait la preuve de son impuissance et donc de son incompétence.

    Peut-elle se contenter de détester les expressions populaires, de disqualifier les gouvernements illibéraux, de traiter tous ses opposants comme la France traite ses Gilets jaunes ? Et ne pourrait-elle pas courir le risque du concert des nations européennes plutôt que de courir le risque de la désunion ?

    Programme

    Détails à venir.

    Infos pratiques

    Samedi 11 mai 2019 à partir de 14 heures
    Espace Charenton : 327, rue de Charenton 75012 Paris

    Tarifs

    Pour assister au colloque :

     adhérents : 10 euros

     non adhérents : 12 euros

    Pour assister au colloque et au banquet qui suivra :

     adhérents : 25 euros

     non adhérents : 30 euros

    Pour vous associer au développement de la Restauration nationale, vous pouvez choisir le tarif « soutien » : il vous donne la possibilité de déterminer vous-même le montant de votre participation.

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    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Les Brigandes viennent de sortir un nouvel album : CONTRE LE TEMPS

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    12 nouvelles chansons, 20,00 € (+ 5,00 € de port)

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  • La Petite Histoire : Notre-Dame : histoire d’une miraculée

    Dans l’histoire de Notre-Dame de Paris, l’incendie du 15 avril 2019 est sans précédent. Certes, la majestueuse cathédrale a connu de formidables heures de gloire, de la couronne du Christ déposée par saint Louis au Te Deum de la Libération, en passant par le sacre de Napoléon Ier. Mais sa longue histoire est aussi faite de turpitudes : saccages, profanation, abandon… jusqu’au terrible incendie du 15 avril. Malgré tout, Notre-Dame est toujours debout, déjà prête à illuminer à nouveau Paris. Fluctuat nec mergitur !

    https://www.tvlibertes.com/la-petite-histoire-notre-dame-histoire-dune-miraculee

  • L'effet Notre Dame

    6a00d8341c715453ef0240a47d3c97200d-320wi.jpgL'inspirateur des erreurs communes nous murmure, qu'après un événement comme l'incendie de Notre Dame, rien ne redeviendra comme avant. Cette illusion d'optique réapparaît dans chaque circonstance analogue, durant les quelques jours de sidération et de chagrin. On chante Mémoire éternelle à la fin des liturgies et des offices des morts. Et, trop souvent, on s'empresse de n'y plus penser.

    Qu'on se souvienne, pour ne citer qu'un seul exemple, des attentats islamo-terroristes de 2015, à la suite desquels le public parisien manifesta quelques jours son enthousiasme pour nos courageux policiers. On a même pu lire dans tel journal allemand très sérieux l'éloge de la grandeur de peuple français. Bientôt, tout est redevenu comme avant. Le jeu des gendarmes et des voleurs attire plus de monde dans la deuxième catégorie. Et les bons esprits médiatiques accordent toujours plus de crédit à la version des voyous, des gauchistes et des casseurs qu'à celle des forces de l'ordre.

    Reste cependant, d'abord, certains souvenirs. Ils s'enfouissent au profond des mémoires. Mais ils n'en demeurent pas moins autant de marqueurs importants pour le futur.  À la commémoration du bicentenaire de la révolution de 1789, a correspondu un courant d'intérêt renouvelé pour sa dimension historique. Un nombre non négligeable de nos compatriotes, en cette occasion, aura pu mesurer le caractère sanglant et funeste de cette séquence. N'a-t-elle pas été trop souvent saluée et enseignée comme la fondatrice indépassable de nos républiques, pourtant malencontreuses, successivement apparues en 1792, 1848, 1873, 1946 et 1958, maintes fois traversées par des révisions chaotiques.

    Par le feu dramatique ayant embrasé ce 15 avril la grande église de nos rois, le grand public a pu soudain se souvenir qu'elle n'a été réhabilitée, reconstruite sous la direction de Viollet le Duc, chantée par un Victor Hugo, lui-même encore royaliste, qu'après 40 ans de déréliction, de profanation et d'abandon.

    De nombreuses réactions publiques mériteraient d'être citées et, nous devons l'espérer, pourront bientôt se trouver rassemblées. Évoquons seulement ici celle d'un Fabrice Luchini[1] : "On pourrait presque penser à un signe…" et il ajoute "Charles Péguy et sa passion chrétienne nous ont plongés dans une communion dont je ne mesurais pas la puissance. Notre Dame de Paris, c’est un symbole d’Occident. Même si on n’est pas chrétien, même si nous ne sommes plus chrétiens : la France est chrétienne. C’est un fait. Moi-même je suis frappé en plein cœur. Hébété. Quelque chose de supérieur est venu perturber les calendriers."

    Dans les messages privés et commentaires reçus, le rédacteur de cette chronique trouve celui d'un de ses plus vieux amis. Réfléchissant à cette idée de "reconstruire", titre de L'Insolent du 16 avril[2] juge le mot inapproprié. En effet, tout le monde s'en est vite rendu compte, l'édifice ne sera que difficilement "rebâti" à l'identique et l'on entend déjà certains vieux progressistes parler de quelque chose de plus moderne. En réalité on sait par exemple, qu'en dépit du merveilleux mouvement de petites municipalités retrouvant leurs vieux fûts de chênes centenaires, même les matériaux n'existent plus à disposition d'architectes et d'artisans qui n'arrivent guère à la cheville de ceux du Moyen Âge. Or, ce lieu que nous avons admiré en notre temps, ne correspondait qu'en partie à la cathédrale construite sur 107 ans entre le XIIe et le XIIIe siècle commencée sous Louis le Pieux pour être achevée sous saint Louis. Le vandalisme des jacobins, puis le style tant décrié des Restaurateurs étaient passés par là.

    L'éternel retour deviendrait la plus désespérante des idées, Nietzsche sait le faire comprendre dans son écriture poétique, s'il ne s'agissait que d'une réapparition à l'identique.

    "Reconstruire", dans l'esprit du rédacteur, cela s'applique à la société française et à la civilisation européenne. En quelques heures, des sommes privées considérables ont été souscrites, que la cause du patrimoine, étouffée par la fiscalité, ne parvenait pas à réunir jusque-là. Ce simple rassemblement arithmétique des moyens matériels de notre pays montre qu'il existe une vie en dehors de l'étatisme.

    La rumeur d'une intention présidentielle, qui pourrait se voir bientôt confirmée, d'une suppression salutaire de l'Ena, vient ici comme une cerise sur le gâteau. Sauf si l'idée devait sombrer dans quelque réforme aggravante, cette réponse à la crise des gilets jaunes pourrait nous donner, elle aussi, une raison d'espérer.

    Retroussons donc nos manches en sachant que rien ne nous sera donné sans effort.

    JG Malliarakis  

    Apostilles

    [1] Publiée par Le Figaro, Figarovox, le 16 avril.
    [2] cf. L'Insolent du 16 avril 2019.

  • Mieux que rebâtir, cesser de détruire

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    Par Périco Légasse

    (…) Combien de trésors sont-ils à ce jour menacés de disparition lorsque plus de 80 % de la bio-diversité a été sacrifiée sur l’autel du profit industriel ? Laisserons- nous encore longtemps se déliter les patrimoines naturels et culturels qui constituent le ferment de la civilisation sous prétexte que la croissance néolibérale a besoin d’actions fraîches pour nourrir le monde ? Nos schémas économiques financiarisent la consommation, en détruisant la ressource planétaire et l’environnement, sous prétexte qu’il ne peut y avoir de progrès sans conquête de parts de marché. Combien de Notre-Dame agricoles, maritimes, minérales, forestières, phréatiques, sociales, animales ou végétales a-t-il fallu immoler pour que le libre-échange globalisé continue à enrichir sa Bourse ? Au-delà des éléphants et des rhinocéros d’Afrique, emblèmes parmi les emblèmes du massacre auquel nous assistons sans rien faire, au-delà de cette faune et de cette flore menacées de disparition parce que les traités commerciaux sont bien plus efficaces que les traités sur le climat, les institutions européennes peuvent-elles enfin prendre les mesures dé nitives pour sauver, autre emblème, nos abeilles. Depuis la fin 2017, on estime à 60 %, voire 90 % dans certains cas, le taux de mortalité des butineuses. Chaque ruche qui disparaît n’est-elle pas, en soi, une petite Notre-Dame réduite en cendres ? Ravagés par la pêche industrielle à outrance, nos océans se vident et 20 % des espèces de l’Atlantique sont en voie d’extinction parce que les Etats voyous se moquent des moratoires. Quand il n’y aura plus d’anchois, d’espadons ou d’aigle fins, n’est-ce pas autant de Notre-Dame océanes qui auront été englouties par la folie humaine ?

    Dans notre beau pays, la ruralité se meurt, des artisans mettent la clé sous la porte, des commerces de proximité disparaissent, des écoles et des postes ferment, des champs sont en friche, des villages s’éteignent et, là aussi, nos élus regardent à côté. Un cordon- nier qui tire le rideau, un boulanger qui débranche son pétrin, un instituteur qui donne sa dernière leçon, un facteur qui effectue son ultime tournée, une gare que l’on désaffecte, n’est-ce pas une Notre- Dame qui s’effondre par mépris ou insouciance des pouvoirs publics ? Lorsqu’une fromagerie ne peut plus se procurer de lait parce que le dernier éleveur du canton a déposé son bilan, quand il ne s’est pas suicidé, lorsqu’un menuisier démonte son atelier parce que aucun repreneur ne lui succède, lorsqu’un patron pêcheur envoie son bateau à la casse parce que la jeunesse n’a plus le pied marin, n’est-ce pas une Notre-Dame de plus qui crève du fait d’une gouvernance qui ne surveille que le CAC40?

    (…) Combien de Notre-Dame va-t-on encore laisser brûler en regardant ailleurs ? Lâcheté de la classe politique, cécité et surdité de la haute administration, compromissions d’élus sans foi ni loi, médias absents, pression permanente des lobbies, trahison des engagements électoraux (et si l’ENA disparaît, les énarques sont encore aux manettes pour des décennies), il est des jours où la démocratie française prend des allures de charpente médiévale saturées de fils électriques défaillants. Que les larmes partagées par un peuple enfin conscient des périls qui pèsent sur la nation, en voyant ce qui n’est qu’un symbole, mais quel symbole, s’effondrer sous ses yeux, se rassemblent en un grand fleuve citoyen, plein d’espoir et de ferveur, pour rebâtir ce que nous avons de plus précieux, notre République.

    Oui, la maison France brûle, il est donc plus que temps de la regarder bien en face.

    Source : Marianne 19-25/04/2019

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  • L'incendie de Notre-Dame révèle la profondeur abyssale de l'inculture journalistique

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    Julien Michel La Lettre patriote cliquez ici

    Ils ne savent rien. Ils ne comprennent rien. Ils n’ont plus aucune culture. Tout ce qui est éminemment français leur échappe, ne les intéresse pas. Alors pensez, une cathédrale qui brûle, et qui n’a même pas la politesse de s’écrouler pour faire de l’audience…

    La prime revient à Bénédicte Le Chatelier, une présentatrice de LCI (ici en illustration), qui a enchaîné les perles. Juste après minuit et demi, pour lancer l’historien Franck Ferrand au téléphone, elle expliquait doctement que “Notre Dame n’est pas un lieu religieux, mais [que] les catholiques continuent de se l’approprier” ! Salauds de Cathos ! S’approprier une cathédrale, c’est-y-pas honteux ?

    Ensuite, durant la nuit, la même journaliste est allée de surprise en surprise. Ah bon, il y a cinq messes par jour ? Ah bon, on y fait des ordinations ? Ah bon, il y a des baptêmes ? Que d’étonnement ! C’était une instant avant qu’elle ne rebaptise Mgr Aupetit “Mgr Auprêtre” et s’interroge à haute voix “mais le bourdon, en fait, il est accroché à une poutre en bois ?” Non, il lévite, c’est magique.

    Mais la pauvrette n’est pas la seule. Tous les invités, tous les journalistes, un par un, y sont allés de leur boulette, de leur bourde, de leur approximation.

    Ca pourrait être drôle, amusant même, si ce n’était le révélateur de l’incroyable déracinement de ces générations d’incultes.

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  • 1 an de prison ferme et mandat d’arrêt contre Alain Soral

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    Source Breizh info cliquez ici

    1 an de prison ferme et mandat d’arrêt contre Alain Soral. Telle est la peine infligée à l’essayiste, polémiste et animateur du site Egalité et Réconciliation, ce lundi 15 avril 2019.

    Voici ce que l’on peu lire sur le site d’Egalité et Réconciliation à ce sujet :

    Affaire Shoah où t’es ? : après avoir été condamné à 10 000 euros d’amende pour « contestation de crime contre l’Humanité », Alain Soral est cette fois condamné à un an de prison ferme avec mandat d’arrêt pour « contestation de l’existence de la Shoah » ! Rappel : il est bien question d’un simple dessin de caricature relayé sur E&R !

    Le 27 mars 2019, Alain Soral était définitivement condamné à 10 000 euros d’amende avec possibilité d’emprisonnement en cas de non-paiement pour avoir diffusé en avril 2016 un dessin de caricature sur le site internet d’Égalité & Réconciliation ! Malgré le fait qu’Alain Soral ne soit ni l’auteur du dessin ni le directeur de la publication du site internet d’E&R, c’est bien lui qui est condamné pour « injure en raison de sa race, de sa religion ou de son origine » et « contestation de crime contre l’Humanité ».

    Dans cette même affaire Shoah où t’es ?, le parquet de Paris a jugé Alain Soral et son avocat Damien Viguier pour « contestation de l’existence de la Shoah ». Le motif ? Avoir publié en novembre 2017 sur le site d’E&R les conclusions de Maître Damien Viguier au sortir de la première instance. Le parquet a alors requis six mois de prison ferme contre Alain Soral et 15 000 euros d’amende contre Damien Viguier. Mais le jugement du 15 avril 2019 est plus sévère pour le président d’E&R : un an de prison ferme assorti d’un mandat d’arrêt. Damien Viguier est quant à lui condamné à 5 000 euros d’amende pour « complicité ».

    Rappel : la partie civile principale dans cette affaire est la LICRA. L’Union des étudiants juifs de France (UEJF), Avocats sans frontières (ASF), le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), J’accuse ! et l’Action internationale pour la justice (AIPJ), le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) et SOS Racisme étaient également partie civile.

    Le compte rendu de Damien Viguier :

    Le 4 mars 2019 se déroulait devant la treizième chambre du tribunal de Paris l’audience du procès fait au titre de la loi Gayssot à Damien Viguier et Alain Soral. Le tribunal présidé par Mme Cécile Legidan assistée de Mesdames Jocelyne Palenne et Christine Huertas, Florence Gilbert étant au Parquet, a rendu son jugement ce lundi 15 avril 2019.

    Alain Soral était poursuivi à l’initiative du Parquet sur signalement de la LICRA en tant que directeur de la publication du site Égalité & Réconciliation pour la publication d’un article qui faisait le compte-rendu de l’affaire du dessin pastiche de la couverture de Charlie Hebdo « Papa où t’es ? » et reproduisait les conclusions prises par son avocat devant la Cour d’appel de Paris, conclusions qui contenaient les propos poursuivis. Alain Soral pouvait bénéficier de l’immunité journalistique et Maître Viguier de l’immunité du plaideur. Aucun des prévenus n’avait pu prendre connaissance du dossier, le 4 mars ayant été annoncé comme une formalité de fixation du calendrier de procédure. Au fond l’accusation restait très imprécise.

    Le Parquet avait requis six mois d’emprisonnement ferme pour Alain Soral et 15 000 euros d’amende pour son avocat. La LICRA, J’accuse, l’UEJF et le MRAP s’étaient portées partie civile.

    Les prévenus ont été reconnu coupable de « contestation de l’existence de crime contre l’humanité » et condamnés, pour Alain Soral à un an d’emprisonnement ferme avec mandat d’arrêt, et pour Damien Viguier à 5 000 euros d’amende.

    Les parties civiles obtiennent 6 000 euros et la publication du jugement dans la presse.

    Alain Soral et Damien Viguier ont fait appel.

    NDLR SN : on peut être ou ne pas être d'accord avec Alain Soral. Ses prises de positions sont, parfois, bien éloignées des nôtres. Quoi qu'il en soit, l'essayiste ne manque pas de talent et, même si nous ne l'avons pas attendu pour prendre conscience de certaines réalités, nous ne pouvons que nous réjouir de l'inclure dans le camp anti-mondialiste. La répression dont il est victime relève, à nos yeux, du processus de suppression de la liberté de penser en dehors des clous imposés par le Système et cela est insupportable.

    S.N

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/04/16/1-an-de-prison-ferme-et-mandat-d-arret-contre-alain-soral-6144293.html