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culture et histoire - Page 755

  • L'École du misérabilisme

    6a00d8341c715453ef0240a4b8df00200b-320wi.jpgDernière invention du laïcisme scolaire : la lutte pour la quasi-gratuité des cantines scolaires. De longue date il est acquis que l'État ne dispense plus seulement l'instruction publique : il administre l'Éducation nationale. Cette machine à formater le peuple fonctionne avec un succès que l'on ne mesure pas assez souvent.

    Or, éduquer suppose évidemment nourrir.

    Sur son blog hébergé par Mediapart, Jean-Paul Delahaye[1] relaye à cet égard la nouvelle posture adoptée par le Comité national d'action laïque. On l'avait oubliée cette bonne vieille nuisance, filiale du grand-orient de France. L'obédience toujours largement marxiste, s'est toujours acharnée à maintenir les liens entre socialistes et communistes. Coupée de la maçonnerie anglo-saxonne et des loges déistes dites régulières, depuis qu'en 1877 elle s'est proclamée athée, elle représente aujourd'hui encore, en gros, la moitié des francs-maçons français, 50 000 sur 100 000. Son grand œuvre permanent, son projet, à toujours consisté à construire une forme de socialisme maçonnique[2].

    Le Comité national d'action laïque est apparu officiellement en 1953 pour lutter contre la meilleure loi favorisant la liberté des familles éducatrices, la loi Barrangé votée en 1951 sous la Quatrième république.

    Au commencement de la Cinquième république, le gouvernement de Michel Debré avait imaginé, et mis au point en 1960, un système considéré comme analogue mais sous contrôle étatique. On institua ainsi le secteur privé sous contrat, sous-traitant du public.

    L'ancienne école libre devint de la sorte prisonnière des subventions de l'État. Mais, quand même ceci entraîna, de la part du CNAL, une vague de mobilisations. Se retrouvèrent dans la rue, sans succès à l'époque, tous les marcheurs professionnels, du PCF aux radicaux-socialistes.

    En 1983, sous Mitterrand, la gauche étant revenue au pouvoir tenta la réforme Savary. Celle-ci était soutenue par nos chers laïcistes. Mais elle fut alors enrayée par l'énorme mobilisation de centaines de milliers de familles françaises attachées à un enseignement de qualité et, osons écrire ici un gros mot : largement catholique.

    Une fois de plus, d'ailleurs, au lieu d'aller plus loin en position de force, au lieu d'exiger le retour au libre choix des familles, la hiérarchie se précipita à l'époque sur un compromis sauvegardant sa part de marché.

    Enfin en 1994, grâce des manifestations pourtant bien moins nombreuses et moins familiales, les laïcistes, c'est-à-dire les partis de gauche, le grand-orient et le CNAL, obtinrent leur revanche en empêchant la mise en place de la timide loi Bourg-Broc, imaginée par le gouvernement Balladur pour mettre à jour la loi Falloux de 1850.

    Aujourd'hui, on s'apprête à fonder une nouvelle croisade du politiquement correct laïc et obligatoire.

    Les prémisses de cette campagne laissent rêveur. Delahaye, cité plus haut résume ainsi l'argumentation : "Quand la puissance publique ne remplit pas son obligation de gratuité, écrit-il, elle aggrave les problèmes des élèves pauvres."

    En avant par conséquent vers plus de gratuité, autrement dit plus de subvention, plus de redistribution, c'est-à-dire plus de misérabilisme dans le discours public et médiatique. On nous parlera au nom des plus démunis, auxquels d'ailleurs on ne donne jamais, ou le moins possible, la parole.

    En matière scolaire et éducative comme pour le reste, pourtant, il paraît dommage qu'en France on ne connaisse pas ce proverbe français : ce qui n'est pas cher ne vaut pas cher.

    Ceux qui connaissent le bon cœur du peuple italien savent, ou croient savoir, qu'on obtient à peu près tout de ses responsables de tout niveau quand on invoque les enfants. En Angleterre, les choses marchent un peu différemment : on peut administrer une bonne fessée aux petits garnements mais malheur à celui qui mettrait en cause la place affective des animaux de compagnie.

    Depuis Victor Hugo, en France, ce sont plutôt les Misérables que l'on suppose détenir par essence les voies de la vérité et de la justice. Cette dérive post-quarante-huitarde des lubies romantiques n'en finit pas d'empoisonner toute réflexion.

    Il n'en a pas toujours été ainsi. Certes depuis Ambroise de Milan (340-397) beaucoup de commentateurs, notamment chez les auteurs catholiques, se sont employés à confondre les pauvres et les justes. Mais, au contraire, dans les écoles de pensées, et notamment dans les religions marquées par l'idée de prédestination[3], sans nécessairement croire que l'argent fait le bonheur, on a pu avoir tendance à identifier la prospérité à l'élection divine, et la misère au châtiment des réprouvés.

    Disons le d'emblée l'excès des deux idées a conduit dans l'histoire à des aveuglements également liberticides. La justice et la liberté suivent d'étroits sentiers de montagne où il convient de ne tomber dans aucun des deux ravins.

    Cependant, dans la patrie de Robespierre, de Bourdieu et du modèle social que le monde nous envie, règne de nos jours sans partage la revendication égalitaire. Étranglant sans retenue ses deux compagnes officielles, liberté qu'elle liquide et la fraternité qu'elle feint, son principe s'impose en absolu. La remettre en cause expose aux excommunications majeures. On se trouve en face d'un vrai tabou. Mais si l'égalitarisme ne marche jamais et nulle part dans la pratique, la volonté égalitaire relève de l'Utopie ordinaire. Et celle-ci ne peut conduire qu'à toujours plus d'intervention systématique de l'administration et toujours plus de répression. Nos diaboliques forcenés de l'égalitarisme n'y renonceront jamais. Tout économiste peut le remarquer : "on sait depuis longtemps que la gratuité est toujours, d’une façon ou d’une autre, une façon de mieux vendre"[4] Qu'importe, promesse de services sans contrepartie, le mot gratuit sonne de façon magique. Interdit de le contester.

    JG Malliarakis

    Apostilles
    [1] cf. "Ce que l’insuffisance de gratuité à l’école fait à la scolarité des élèves pauvres"
    [2] cf. "Socialisme maçonnique", par AG Michel.
    [3] À tort ou à raison les bons esprits et les faux lettrés en chargent les calvinistes, qui s'en défendent, et les musulmans supposés adeptes du fatalisme.
    [4] cf. article "Le mythe de la gratuité", par Olivier Babeau, in L'Opinion 28 mars 2018.

    https://www.insolent.fr

  • Passé-Présent n°245 : le 1er tour du monde avec Magellan

    Philippe Conrad nous conte la vie aventureuse du navigateur portugais Fernand de Magellan (1480-1521).

    Il y a 500 ans, partait d’Espagne une expédition maritime dans le but de réaliser le premier tour du monde de la Terre. Malgré de multiples embûches (rébellions, famine, scorbut) l’un des cinq navires chargés de rapporter en Europe des épices depuis la route de l’ouest, parviendra à rallier San-Lucar, en 1522. Même si Magellan ne figurera pas parmi les survivants de ce premier tour du monde, son nom restera dans les mémoires pour en avoir été l’instigateur.

    Anne Sicard évoque la fin tragique du Prince Impérial. (3è partie)

    1er juin 1879 : Louis-Napoléon Bonaparte accompagne une mission de reconnaissance non loin du site de la Blood River. Sans éclaireur, faiblement armée, la patrouille est, de plus, mal commandée. Anne Sicard nous fait revivre les derniers moments du Prince.

    Philippe Conrad accueille Sylvain Gouguenheim maître d’oeuvre d’un ouvrage collectif : Les empires médiévaux (Ed. Perrin – 396 p. – 24,50 €).

    Spécialiste de l’histoire médiévale, le Professeur Gouguenheim a dirigé un livre de caractère universel, puisque retraçant la saga des différents empires qui traversèrent le Moyen-Age (carolingien, byzantin, romain-germanique, normand, vénitien, indonésien, chinois).

    https://www.tvlibertes.com/passe-present-n245-le-1er-tour-du-monde-avec-magellan

  • Têtes à Clash n°52 : Marion Maréchal, le début de quelque chose ?

    Franck Tanguy reçoit Gabrielle Cluzelle, Jean-Louis Masson, Xavier Moreau et François Samson. Ils débattent de l’actualité de Marion Maréchal, du regain de popularité pour l’exécutif et du bateau à migrants Sea-Watch 3.

    https://www.tvlibertes.com/tetes-a-clash-n52-marion-marechal-le-debut-de-quelque-chose

  • Ces socialistes qui votèrent les pleins pouvoirs à Pétain

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    Richard Ferrand vient de rendre hommage, à Vichy, aux 80 parlementaires qui refusèrent les pleins pouvoirs constitutionnels au maréchal Pétain, le 10 juillet 1940, il y a 79 ans jour pour jour. Évidemment, la récupération politique marche à plein, mais cela n’a rien d’étonnant. « Car en politique, il faut savoir dire non : non au populisme et à l’antiparlementarisme, facilités d’un jour et calamités du lendemain », a déclaré le président de l’Assemblée nationale, oubliant que le 10 juillet 1940, les calamités étaient bien là et qu’on ne pouvait probablement pas imaginer alors qu’il pourrait en advenir de bien pires dans les mois et les années qui suivirent. L’Histoire est toujours plus facile à refaire une fois qu’elle s’est accomplie.

    Il est de bon ton de souligner que la majorité de ces 80 parlementaires (députés et sénateurs) étaient de gauche. En revanche, on insiste moins sur le fait que parmi les 357 députés qui votèrent les pleins pouvoirs, une majorité était de gauche et que le Sénat était un fief radical. Les parlementaires SFIO (ancêtre du Parti socialiste actuel) étaient 126 : 36 votèrent contre, 90 pour. M. Ferrand, ancien socialiste, se garde bien de l’évoquer. Il est tellement plus facile de hurler au « populisme » sans se soucier, du reste, d’anachronisme. Avec un manichéisme tellement confortable, on fait de ces parlementaires qui votèrent les pleins pouvoirs au vainqueur de Verdun des lâches, des salauds, des collabos. Pourtant, la réalité est bien plus complexe.

    Restons, d’ailleurs, sur ces parlementaires socialistes qui accordèrent leur confiance à Pétain. Certains basculèrent carrément dans la collaboration. Ce fut le cas du député de Vaucluse Pierre Vaillandet (1888-1971), qui avait été avant-guerre militant dans le Syndicat national des instituteurs ainsi qu’à la Ligue des droits de l’homme. Proche de Marcel Déat, il quitta Paris le 15 août 1944 pour l’Allemagne. Il sera condamné par contumace en 1946 à la dégradation nationale, à la confiscation de ses biens. On pourrait aussi évoquer Marcel Régis (1892-1986), député socialiste d’Alger, ancien vice-président de la Ligue internationale contre l’antisémitisme (LICA, ancêtre de la LICRA), qui déclara à propos de Léon Blum : « Quand ce juif sera à la morgue, il sera au seul logis qui convient. » On pourrait encore citer Georges Barthélémy (1897-1944), député de la Seine. C’est lui qui avait déclaré, en 1936, à l’occasion des Olympiades populaires, que le sport constituait « le meilleur moyen d’arrêter la dégénérescence physique et morale de la race ». Farouche anticommuniste, en février 1940, après la signature du pacte germano-soviétique, il déclarait à la Chambre vouloir envoyer à la guillotine les députés communistes, le peloton d’exécution étant leur faire trop d’honneur. Le 10 juillet 1944, il mourra mitraillé devant la mairie de Puteaux.

    Néanmoins, de nombreux parlementaires socialistes, qui avaient voté les pleins pouvoirs à Philippe Pétain, entrèrent ensuite dans la Résistance. On pourrait citer André Naphle (1903-1941), député de la Gironde, fusillé pour faits de Résistance. Ou encore Henri Martin (1903-1945), député de la Marne, déporté à Mauthausen et mort cinq jours à peine après la libération du camp.

    La plupart des parlementaires socialistes qui avaient voté les pleins pouvoirs furent frappés d’inéligibilité après la guerre et exclus de la SFIO, sauf ceux qui purent présenter des titres de Résistance. Certains se retrouvèrent sous la IVe République dans le Parti socialiste démocratique (PSD) fondé par Paul Faure (1878-1960) et poursuivirent une carrière politique. Parmi eux, on trouve un certain Charles Spinasse (1893-1979), député de Corrèze, ministre de l’Économie sous le Front populaire et fondateur, en 1941, à Paris, de l’hebdomadaire Le Rouge et le Bleu« revue de la pensée socialiste française », revue publiée avec l’autorisation de la censure allemande… En 1967, à l’occasion des élections législatives, Charles Spinasse contribua à l’implantation locale d’un jeune loup de la politique nommé… Jacques Chirac. Pas simple, le socialisme, en France. Richard Ferrand en conviendra…

    Georges Michel

  • Les grandes impostures (1) : « Le nationalisme, c’est la guerre »

    3703153683.jpgFranck Timmermans  

    Membre du Bureau politique du Parti de la France

    « Le nationalisme, c’est la guerre » (François Mitterrand en janvier 1995, repris par Juppé en 2016 et Macron en mai 2019).

    Il y a comme une filiation entre ces trois-là et nul doute que vous l’aurez établie par la simple chronologie, l’étude des faits qui explique souvent tout. En 1995, c’était le dernier discours de Mitterrand, c’était au Parlement européen et ce n’était pas un hasard. Après l’ovation des eurodéputés énamourés, le Président rencontra à la préfecture de Strasbourg Le Pen et Hersant en grande conversation et dit à JMLP « Bonjour M. Le Pen, je vous ai bien eu tout à l’heure. (...) vous ne vous êtes pas senti visé ? » lequel répond : « Non, M. le Président ! Vous savez très bien que beaucoup de guerres n’ont rien à voir avec le nationalisme ; il y a des guerres de religion, des guerres pour le pétrole, etc ». Mitterrand l’admet à mi-mots : « Ah, c’est un grand sujet que la cause des guerres ; on n’a pas le temps d’en parler maintenant dans ce salon (...) Je le regrette d’ailleurs mais on va se revoir bientôt ? Je l’espère. À vous d’en décider. » Plus qu’une invitation, une invite ! Reste à savoir si les mémoires du sollicité en diront plus. Quoi qu’il en soit, Le Pen avait fort bien répondu (on dit « taclé » en novlangue…) mais c’est Carl Lang qui le fit dans le numéro du 1er février 95 de la Lettre de JMLP, avec d’excellents arguments. Sans doute, le Président du FN avait-il eu entre-temps l’occasion d’en débattre et il se dispensa donc élégamment d’un épilogue de trop dans son journal.

    Resituons le contexte de 95 : nous sommes à 5 mois des élections présidentielles ; le Premier Ministre Balladur est en disgrâce pour avoir usurpé en août 1994 des prérogatives réservées à l’Élysée en l’absence de Mitterrand malade. La réaction prostatataire dudit est sans appel et son soutien discret à Chirac est dès lors acquis puisqu’il est hors de question d’adouber Jospin comme successeur du Pharaon. Le PS peut sombrer, après lui le déluge ! Ce discours dès le début janvier résonne comme une charge. J’aurais tendance à la considérer comme celle du chef autoproclamé du Front républicain d’alors, comme également un message de soutien indirect à Chirac, le candidat le plus viscéralement antilepéniste qui soit. Aucune équivoque ne doit profiter à Balladur qui a eu l’audace d’être conciliant avec le FN et qui pourrait même être tenté par un rapprochement, qui sait ? La chronologie parle encore : c’est le lendemain précisément, le 18 janvier, que Balladur a choisi depuis longtemps pour annoncer sa candidature à l’élection présidentielle. Et ce n’est pas un hasard si Mitterrand essaye dès la veille de lui voler la vedette et de cadrer le vrai débat. Voilà pour la forme florentine des tactiques. Sur le fond, ses divers successeurs ou disciples aiment donc à reprendre la formule. Pourtant, le Président jarnacais fit preuve d’un abus d’amalgame et sa grande culture d’essence maurrassienne n’en dévoile que davantage encore la manœuvre ! Mitterrand, pour la circonstance et les besoins de sa cause, se plut donc à confondre « nationalisme » et « impérialismes expansionnistes ». La diatribe est trop forte et générale pour se limiter à la seule 2e guerre mondiale, et il y aurait beaucoup à dire sur ses origines ainsi que sur les idéologies et protagonistes réellement en cause. Et il ne faut pas oublier ces pays de gouvernements « nationalistes » qui préservèrent leurs populations des affres de la guerre (Argentine, Portugal, Espagne, Turquie, etc). Au sujet de la 1ère Guerre mondiale, à qui donc faisait-il le reproche du « nationalisme », à l’assassin de l’Archiduc présenté comme tel, puis plus tard déifié par Tito ? À celui de Jaurès qui était un cinglé manipulé ? Ou aux Habsbourg, aux familles impériales toutes confondues et tant honnies par les loges et les Gauches réunies ? En France, ce sont bien des Radsocs comme Poincaré, Briand et Clémenceau qui étaient au pouvoir, ce n’est pas l’Action française, et ce fut bien Poincaré qui poussa la Russie à la guerre pour mieux encercler les empires centraux. Pour Mitterrand, qui sont les nationalistes fauteurs de guerre en 1870 ? Napoléon le « petit » comme disait Hugo ? Les Versaillais et Adolphe Thiers qui rétablirent la République ? Ou les communards avec parmi eux le Colonel Louis Rossel ? Le Nationalisme a trop bon dos, celui d’un fusible.

    Mitterrand le savait pourtant bien, utiliser le manichéisme dans l’analyse des guerres c’est autant la réserver à la seule propagande du vainqueur ! Notre Nationalisme a trop à cœur l’économie du sang des Français pour être belliciste ! Le Nationalisme politique réagit toutes les fois où le peuple et la Nation sont en danger, qu’il soit économique, social, identitaire ou militaire, et aujourd’hui culturel, religieux et démographique. Son action est celle de défenses immunitaires. Si nous étions des provocateurs, nous aurions eu depuis longtemps l’occasion de mettre le feu aux poudres. Je dirais même que si le combat national avait été tout autre, les risques de guerre civile dès 1985 auraient pu conduire notre Pays au chaos et dans les bras du communisme. Le Pen a eu raison de répondre à Mitterrand. Aux religions et au pétrole, nous pourrions ajouter les guerres provoquées par les officines de pays qui n’avaient à l’époque rien de nationalistes, la CIA et le KGB, responsables de guerres civiles en Afrique et en Asie pour leurs besoins respectifs ; celles provoquées dès 1918 par le Communisme qui aura semé la mort de 85 millions d’hommes partout où il s’est installé ! Les guerres civiles aussi, comme en France et en Amérique, et dont les causes ne doivent rien au nationalisme, nous le savons bien. Les guerres de succession, les guerres économiques par FMI interposé, les blocus affameurs, les guerres ethniques et tribales, les guerres sporadiques dues au terrorisme, et même en 1969 une guerre du football qui opposa le Salvador au Honduras ! Demain, ce sera peut-être la guerre de l’eau, la guerre de l’air, la guerre du Dollar, celle des Réseaux internet ou celle des USA contre la Chine. Notre monde est fou. Et Mitterrand avait un sacré culot pour viser le FN en 1995, le premier parti politique à dire NON à la guerre en Irak dès 1990 !

    Mais il avait ses raisons, toutes politiciennes. Et c’est là une circonstance aggravante pour un Président que d’utiliser un subterfuge pour ostraciser cyniquement une partie de l’électorat !

    En 1995, Mitterrand avait l’excuse de l’âge, de la maladie et de l’orgueil pour scénariser sa sortie. En 2019, il n’y a pas d’excuses, il n’y a qu’un misérable spéculateur qui exacerbe les tensions d’un pays acculé au désastre par la faute du même Front républicain depuis 40 ans.

  • L'Historisme "Jacques Doriot et le PPF" de Bernard Henri Lejeune à nouveau disponible

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    Réédité pour le premier, et édité pour le second par Synthèse nationale en deux tomes il y a cinq ans, ces deux ouvrages consacrés au chef du Parti populaire français étaient épuisés depuis. La vie et le combat de Jacques Doriot suscitant toujours autant d'intérêts. Régulièrement, nous étions contactés par des amis à la recherche de ces documents devenus presque introuvables.

    Une bonne nouvelle, ils ressortent réunis en un seul volume dans la collection Les Bouquins de Synthèse nationale dans les jours qui viennent.

    Ne tardez pas à commander ce livre qui, 80 ans après la formidable épopée qu'il traite de manière non conformiste, ne manquera pas de vous donner une autre image de ce chef de parti qui a marqué l'Histoire...

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  • [RADIO THERMOPYLES] Sécession, Reconquête et Optimisme Héroïque

  • Conférence géopolitique d'Éric Zemmour, invité du Multipolar World Institute de Bruxelles

    Alexandre del Valle recevait Éric Zemmour sur le thème de « l’Europe et le retour des Nations ». au Multipolar World Institute de Bruxelles.

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  • Journal du chaos

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  • Dijon (21) : découverte de pièces de monnaie « rarissimes » datant du Moyen Âge

    C’est un véritable trésor, qui a été exhumé en janvier dernier : un dépôt métallique consistant en une série de 34 monnaies, dont 10 en or, le reste en argent. Il était contenu dans une petite boîte modeste en bronze dont quelques vestiges subsistent. Il a été trouvé à l’occasion d’un diagnostic archéologique réalisé avant la construction d’un immeuble. Les monnaies seront présentées à Dijon le 15 juin, lors des Journées nationales de l’archéologie. Et, à terme, elles seront exposées au musée archéologique de Dijon.

    […] Ce dépôt est d’un grand intérêt numismatique. […] Les monnaies présentent une certaine homogénéité. Chronologiquement, leur année d’émission les place dans la deuxième moitié du XVe siècle. La plus ancienne est une monnaie en or du Brabant (actuelle Belgique), émise entre 1432 et 1467. La plus récente est une monnaie en or d’Innocent VIII, Pape de 1484 à 1492.

    « À cette époque, le roi de France Charles VIII, avait interdit les monnaies étrangères dont il espérait récupérer le métal précieux pour financer ses guerres, rappelle Stéphane Alix. Toutes ces pièces, fabriquées en argent pur ou présentant un taux d’or très élevé, avaient donc été cachées pour leur valeur métallique. »

    La plupart semblent avoir très peu circulé. La majorité de ces pièces a été émise hors de Bourgogne, dans les états du Saint-Empire (Brabant, duché de Savoie, Palatinat) et les principautés italiennes (Milan, États pontificaux, Ferrare, Venise). Une seule pièce du royaume de France a été identifiée (Louis XI). On retrouve une grande proportion de monnaies italiennes, en particulier des pièces lourdes appelées testons, en argent milanais des Sforza.

    Ces monnaies témoignent souvent, en particulier chez les princes italiens, d’une forte personnalisation de l’iconographie, héritée pour partie des codes de l’Empire romain. Ce renouveau iconographique participe des styles de la Renaissance italienne. Il s’agit également souvent de pièces lourdes, qui montrent la puissance de ces seigneurs et leur volonté d’en faire des monnaies de référence. […]

    L’ensemble constitue également un précieux témoignage sur la fréquentation du lieu à la fin du XVe siècle. L’origine des monnaies, la relative richesse du lot – peut-être des économies familiales réalisées petit à petit, sur une période d’une quinzaine d’années – renvoient à la sphère sociale marchande, au monde du négoce européen. Les lieux d’émission couvrent des territoires qui jouent un rôle moteur dans le commerce européen de l’époque ou qui sont en connexion avec le monde bourguignon (Brabant, Italie du Nord).

    Le pendentif associé au dépôt évoque, lui, la sphère privée du couple. Caractéristique des médaillons de mariage de la fin du Moyen Âge, il arbore les monogrammes V et C réunis par une cordelière en or. À l’image des nombreux bijoux reproduits sur les portraits de l’époque, il comprenait sans doute une perle suspendue. Plus modeste que les parures affichées dans les cours princières ou ducales, ce monogramme montre un glissement de l’usage depuis la noblesse vers une frange moins prestigieuse de l’aristocratie ou de la bourgeoisie aisée.

    « Les circonstances précises du dépôt demeurent incertaines, mais cette poignée de monnaies reflète cette fin de siècle à Dijon », estime Stéphane Alix. C’est en effet l’époque de la chute de Charles le Téméraire, de l’annexion du duché de Bourgogne et de l’arrivée des troupes du roi de France dans les murs de Dijon alors que, par-delà les Alpes, se fait entendre le bruit des guerres d’Italie.

    La Croix

    http://www.fdesouche.com/1216417-dijonv-21-decouverte-de-pieces-de-monnaie-rarissimes-datant-du-moyen-age