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culture et histoire - Page 788

  • 1 an de prison ferme et mandat d’arrêt contre Alain Soral

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    Source Breizh info cliquez ici

    1 an de prison ferme et mandat d’arrêt contre Alain Soral. Telle est la peine infligée à l’essayiste, polémiste et animateur du site Egalité et Réconciliation, ce lundi 15 avril 2019.

    Voici ce que l’on peu lire sur le site d’Egalité et Réconciliation à ce sujet :

    Affaire Shoah où t’es ? : après avoir été condamné à 10 000 euros d’amende pour « contestation de crime contre l’Humanité », Alain Soral est cette fois condamné à un an de prison ferme avec mandat d’arrêt pour « contestation de l’existence de la Shoah » ! Rappel : il est bien question d’un simple dessin de caricature relayé sur E&R !

    Le 27 mars 2019, Alain Soral était définitivement condamné à 10 000 euros d’amende avec possibilité d’emprisonnement en cas de non-paiement pour avoir diffusé en avril 2016 un dessin de caricature sur le site internet d’Égalité & Réconciliation ! Malgré le fait qu’Alain Soral ne soit ni l’auteur du dessin ni le directeur de la publication du site internet d’E&R, c’est bien lui qui est condamné pour « injure en raison de sa race, de sa religion ou de son origine » et « contestation de crime contre l’Humanité ».

    Dans cette même affaire Shoah où t’es ?, le parquet de Paris a jugé Alain Soral et son avocat Damien Viguier pour « contestation de l’existence de la Shoah ». Le motif ? Avoir publié en novembre 2017 sur le site d’E&R les conclusions de Maître Damien Viguier au sortir de la première instance. Le parquet a alors requis six mois de prison ferme contre Alain Soral et 15 000 euros d’amende contre Damien Viguier. Mais le jugement du 15 avril 2019 est plus sévère pour le président d’E&R : un an de prison ferme assorti d’un mandat d’arrêt. Damien Viguier est quant à lui condamné à 5 000 euros d’amende pour « complicité ».

    Rappel : la partie civile principale dans cette affaire est la LICRA. L’Union des étudiants juifs de France (UEJF), Avocats sans frontières (ASF), le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), J’accuse ! et l’Action internationale pour la justice (AIPJ), le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) et SOS Racisme étaient également partie civile.

    Le compte rendu de Damien Viguier :

    Le 4 mars 2019 se déroulait devant la treizième chambre du tribunal de Paris l’audience du procès fait au titre de la loi Gayssot à Damien Viguier et Alain Soral. Le tribunal présidé par Mme Cécile Legidan assistée de Mesdames Jocelyne Palenne et Christine Huertas, Florence Gilbert étant au Parquet, a rendu son jugement ce lundi 15 avril 2019.

    Alain Soral était poursuivi à l’initiative du Parquet sur signalement de la LICRA en tant que directeur de la publication du site Égalité & Réconciliation pour la publication d’un article qui faisait le compte-rendu de l’affaire du dessin pastiche de la couverture de Charlie Hebdo « Papa où t’es ? » et reproduisait les conclusions prises par son avocat devant la Cour d’appel de Paris, conclusions qui contenaient les propos poursuivis. Alain Soral pouvait bénéficier de l’immunité journalistique et Maître Viguier de l’immunité du plaideur. Aucun des prévenus n’avait pu prendre connaissance du dossier, le 4 mars ayant été annoncé comme une formalité de fixation du calendrier de procédure. Au fond l’accusation restait très imprécise.

    Le Parquet avait requis six mois d’emprisonnement ferme pour Alain Soral et 15 000 euros d’amende pour son avocat. La LICRA, J’accuse, l’UEJF et le MRAP s’étaient portées partie civile.

    Les prévenus ont été reconnu coupable de « contestation de l’existence de crime contre l’humanité » et condamnés, pour Alain Soral à un an d’emprisonnement ferme avec mandat d’arrêt, et pour Damien Viguier à 5 000 euros d’amende.

    Les parties civiles obtiennent 6 000 euros et la publication du jugement dans la presse.

    Alain Soral et Damien Viguier ont fait appel.

    NDLR SN : on peut être ou ne pas être d'accord avec Alain Soral. Ses prises de positions sont, parfois, bien éloignées des nôtres. Quoi qu'il en soit, l'essayiste ne manque pas de talent et, même si nous ne l'avons pas attendu pour prendre conscience de certaines réalités, nous ne pouvons que nous réjouir de l'inclure dans le camp anti-mondialiste. La répression dont il est victime relève, à nos yeux, du processus de suppression de la liberté de penser en dehors des clous imposés par le Système et cela est insupportable.

    S.N

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/04/16/1-an-de-prison-ferme-et-mandat-d-arret-contre-alain-soral-6144293.html

  • Edition Spéciale : Notre-Dame de Paris – Journal du mardi 16 avril 2019

    La France est en deuil. Lundi soir, un incendie d’origine inconnue est survenue dans les combles de la majestueuse Cathédrale Notre-Dame de Paris. Après des heures de lutte acharnée contre les flammes, les sapeurs pompiers sont parvenus à sauver la structure. L’essentiel du trésor de la Cathédrale a été mis à l’abri. Le drame a insufflé un élan de communion en France et dans le Monde.

    https://www.tvlibertes.com/edition-speciale-notre-dame-de-paris-journal-du-mardi-16-avril-2019

  • Passé-Présent n°235 : La vérité sur la résistance communiste entre 1939 et 1945

    Invité par Philippe Conrad, André Posokhow, spécialiste de la réinformation télévisuelle, revient sur un documentaire historique intitulé : Nous étions des combattants », diffusé sur RMC Découverte, le 11/01/2019.
    Cette émission, glorifiant la résistance communiste au cours de la seconde guerre mondiale, évacue totalement la résistance intérieure qui a pourtant été extrêmement importante et antérieure à celle des communistes qui, pendant les vingt-deux premiers mois du conflit, ont adopté une situation de complaisance avec l’ennemi, liés par le pacte germano-soviétique du 23/08/1939.
    Le reportage ne fait pas cas, par exemple, de la politique de trahison suscitée par Moscou : sabotage des usines, propagande auprès des soldats, actes criminels, ralentissement de la production, et ce jusqu’en juin 1941 date à partir de laquelle la résistance communiste s’organisa, tout d’abord en guérilla urbaine contre l’occupant, puis plus tard dans les maquis.
    Ce documentaire, dans le choix des images, celui des intervenants, dans la nature du commentaire, reste lacunaire, aussi André Posokhow rétablit des faits parfois peu soulignés, souvent occultés, afin de tendre à une meilleure objectivité historique.

    https://www.tvlibertes.com/passe-present-n235-la-verite-sur-la-resistance-communiste-entre-1939-et-1945

  • La catastrophe et l’espérance

    rodin-le-penseur.jpgUne tragédie nationale. Il avait fallu près de deux cents ans pour la  construire, Notre-Dame a été ravagée hier  en quelques heures par un terrible incendie  qui  l’a partiellement détruite. Un édifice religieux arrimé au cœur de Paris depuis huit siècles, érigé en une époque ou la France  se couvrait d’un «blanc manteau d’églises» (Raoul Glaber) et de cathédrales dans nos villages et nos  villes. Monument de la capitale le plus visité, emblématique du génie gothique et des merveilles de l’Occident chrétien, Notre Dame c’est pour les Français comme pour les étrangers  un des symboles  de notre pays, de son patrimoine (Dominique Venner ne s’y était pas trompé).  L’incarnation  du génie opiniâtre de nos  artisans,   les maîtres verrier, tailleurs de pierre, charpentiers et autres  sculpteurs  du Moyen-âge , popularisés par les romans du Bourguignon Henri Vincenot;  toute cette foule d’anonymes qui ne présentaient pas comme des artistes… L’émotion  est aujourd’hui  mondiale et les images de la grande flèche  de Notre-Dame s’écroulant dans les flammes  ont fait le tour de la planète faisant écho  au célèbre roman de Victor Hugo  dans lequel il  livrait la cathédrale à l’incendie .

    Il faudra certainement des années, voire des décennies  de travaux pour la voir renaitre  et certains  dommages  sont bien évidemment irréparables. D’ores et déjà, le groupe LVMH et la famille Arnault ont annoncé respectivement un «don» de 200 millions d’euros et de 100 millions d’euros en faveur du fonds dédié à la reconstruction de Notre-Dame. Quant à Emmanuel Macron, reportant sine die ses annonces prévues (et forcément décevantes) concluant la séance (d’enfumage) du Grand débat, il s’est aussitôt (et logiquement) drapé dans le rôle du consolateur de la nation qui réparera les dégâts…

    Les médias ont été nombreux à rappeler ces dernières heures quelques tristes précédents qui se sont soldés par des reconstructions réussies : le terrible incendie qui ravagea la cathédrale de Nantes en 1972 (un ouvrier avait oublié de fermer un chalumeau)  ou encore le bombardement par les allemands en  septembre 1914 de la merveilleuse cathédrale de Reims

    Certes, au cours de sa longue histoire, de la terrible  rage  iconoclaste des fanatiques lors des  guerres de religion en passant par la fureur des extrémistes  de la révolution française et plus prés de nous , les bombardements  allemands de la première guerre mondiale et anglo-américains  de la seconde, la France a connu bien des destructions, des pillages des saccages  de son patrimoine artistiques.  Depuis quelques décennies maintenant,   nos édifices religieux sont de nouveau victimes d’actes de vandalisme, souvent dans l’indifférence  médiatique

     Les Français sont viscéralement attachés à leur patrimoine  et même dans un pays profondément déchristianisé,  cette terrible destruction d’un joyau comme Notre-Dame à Pâques,  en ce début de semaine sainte, au cœur de l’année liturgique , prend une résonnance particulière. France fille aîné de ‘Eglise, « qu’as-tu fait des promesses de ton baptême? » questionnait Jean-Paul II en juin 1980  lors  de son homélie au Bourget. France que fais-tu pour rester fidèle à ton génie en ce début de millénaire, en cette  période  de sombres menaces sur  notre  identité,  nos  spécificités  culturelles,  notre  souveraineté, notre  cohésion en tant que peuple libre ?  Croyants ou non, beaucoup de nos compatriotes voient dans la catastrophe qui frappe Notre-Dame  comme un signe du destin, un  avertissement.

    Alors oui, affirme Bruno Gollnisch, il y a le feu à la maison France, mais comme à Notre-Dame,  les murs porteurs sont toujours debout, la voûte n’est pas tombée. L’espoir est là.  Reconstruire, rebâtir est possible L’invincible espérance n’est pas morte, c’est aussi ce message de résurrection  qui est porté  par  Marine et le Rassemblement National.

    https://gollnisch.com/2019/04/16/la-catastrophe-et-lesperance/

  • Reconstruire

    6a00d8341c715453ef0240a47cc60f200d-320wi.jpgLes mots du président de la République, marqués par une émotion certaine, allaient pour une fois droit au cœur. Notre-Dame de Paris doit être regardée comme une institution nationale. Elle transcende les siècles, elle dépasse à de nombreux égards les régimes et les affrontements politiques. Sa dernière profanation remontait à la révolution jacobine que nous appelons française, et dont la pensée unique se glorifie. Or, il fallut attendre 40 ans, jusqu'en 1831, sous le règne de Louis-Philippe, pour que la restauration en fût entreprise durablement.

    Par conséquent, à la mesure de nos efforts nous devons la rebâtir[1]. Le chef de l'État ne pouvait pas s'exprimer au conditionnel, il employa donc le futur de l'indicatif : nous la rebâtirons. Son rôle, en cet instant et en ce lieu de rassemblement ne pouvait consister en une évocation des questions qui se posent. Elles demeurent pourtant et on doit espérer que l'enquête confiée à la Brigade Criminelle aboutisse à une explication rationnelle.

    Hormis la date, en effet, on ne peut pas se contenter de mettre l'horrible événement de cet incendie au seul débit du hasard, ou de la seule providence divine, à laquelle je crois en tant que chrétien, mais certainement pas dans cette affaire, ni non plus sur une intervention diabolique – à moins bien sûr de tenir la médiocrité humaine, plus encore que la méchanceté terroriste, pour la pire expression du péché.

    Nul doute que le suivi de l'affaire par les services et les moyens de communication officiels alimentera, au-delà des non-dits comme des rumeurs, dans les semaines à venir les interrogations de l'opinion éclairée. L'horreur naturelle du vide donnera à nos princes un choix dont ils prendront très vite conscience : tout ce qui demeurera inexpliqué ou simplement occulté donnera naissance à des sentiments de complots. On put ainsi entendre, dès cette angoissante et funèbre soirée du 15 avril, un intervenant, manifestement désireux de minimiser le caractère sacral particulier de Notre-Dame de Paris, aligner culturellement l'événement sur ceux du 11 septembre à New York et sur la destruction des bouddhas de Bamiyan en Afghanistan. Intéressante comparaison, en dehors du fait que la destruction des tours et le saccage des statues reçurent très vite une explication, et que l'absence d'information à Paris conduirait à des suggestions d'amalgames.

    L'intervention courageuse de plusieurs centaines de pompiers, soldats du feu, au péril de leurs vies, est parvenue en plusieurs heures à sauver une partie de la carcasse. Nous devons les en féliciter et en profiter pour manifester un peu plus de reconnaissance envers ceux qui, dans leur cas, comme dans celui des soignants, des prêtres, des policiers ou des enseignants dignes de ce nom, consacrent leur existence au service des autres et ne reçoivent pas toujours la considération de la société.

    Les serviteurs de la vérité devront prendre le relais. On a entendu ainsi de la bouche de l'archevêque de Paris, un témoignage d'autant plus émouvant qu'il se situe en ce début de la semaine sainte des catholiques et que le premier message d'amitié lui est venu du grand rabbin. On ne manquera pas d'attendre l'évocation, certainement à venir, des réactions compassionnelles au nom du grand-orient ou de la mosquée.

    Ne parlons même pas, car elles me semblent surtout méprisables, de ceux qui se réjouissent de pouvoir une fois encore bouffer du curé. Ces pauvres petits démons, dans tout édifice gothique qui se respecte, apparaissent sous les traits des gargouilles. Laissons-les croupir dans leur marasme et pensons d'abord à rebâtir, non seulement la cathédrale, mais la société française et la civilisation européenne.

    JG Malliarakis 

    Apostilles

    [1] Une collecte est officiellement ouverte. Tout Français devrait avoir à cœur d'y contribuer, même symboliquement. Elle sera accessible le mardi 16 avril à partir de midi sur le site www.fondation-patrimoine.org. Bravo à la Fondation Pinault dont on annonce une grosse donation. Mais n'oublions qu'un enfant qui donne un petit euro fait autant qu'un milliardaire qui donne un million.

    https://www.insolent.fr/2019/04/reconstruire.html

  • Incendie de Notre-Dame-de-Paris, involontaire ou criminel, accident ou négligence ?

      Après le temps de l’émotion, il faut laisser place à la réflexion. Cet immense incendie de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris soulève de nombreuses questions quand à ses origines : criminelles, accidentelles, dues à de l’incompétence, de la négligence…?

    Après les profanations à la Basilique des Rois de Saint-Denis par un Pakistanais de 41 ans, arrivé en France deux mois auparavant, après l’incendie volontaire à l’église Saint-Sulpice et les multiples profanations quotidiennes des églises de France, Macron et le gouvernement doivent sérieusement enquêter sur une possible origine criminelle derrière cet incendie. LCI évoque d’ailleurs deux départs de feu.

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  • Les populations européennes ont survécu au dernier âge de glace : nous avons 55.000 ans d’histoire

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     HISTOIRE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
    En comparant le génome vieux de 36.000 ans d’un homme dont les ossements fossilisés ont été mis à jour à Kostenki en Russie, et les résultats de précédentes recherches, des scientifiques ont découvert une continuité génétique chez les populations eurasiennes depuis leurs origines. Selon Marta Mirazón Lahr, de l’Université de Cambridge au Royaume-Uni, et principale coauteure de la recherche, cela prouve que l’homme a survécu aux périodes glaciaires les plus sévères en Europe.

    Elle affirme, « Il y a eu une continuité génétique des populations européennes depuis le haut paléolithique (- 55.000 ans) jusqu’au mésolithique (entre 10.000 et 5.000 ans avant l’ère chrétienne) et ce pendant une période de grande glaciation ».

    Si vous souhaitez lire cette recherche, elle a été publiée dans la revue américaine Science.

    http://fr.novopress.info/

  • Un n° hors-série de la revue Livr'arbitres consacré à l'Europe et à ses frontières

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    A l'occasion du colloque de l’Institut Iliade, Europe : l’heure des frontières, qui s'est tenu à Paris le 6 avril, la revue littéraire non conforme Livr’Arbitres a réalisé un hors série regroupant une grande partie des interventions de la journée. Ce numéro hors-série exceptionnel est disponible à la Nouvelle Librairie ou sur le site de la revue cliquez là.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

     
     
  • Livre : Le Grand Remplacement : réalité ou intox, de Jean-Paul Gourévitch

    2363712889.jpgL’ami Jean-Paul Gourévitch est indubitablement l’homme des crêtes, l’alpiniste des cimes imprenables, le funambule des arêtes improbables, l’escaladeur des pics effilés. Prenant garde de s’abîmer sur les versants, notre homme fait preuve d’une prudence de Sioux lorsqu’il s’aventure sur les sentes escarpées du politiquement incorrect. Sa gageure, qui n’est pas son moindre talent, est de ne jamais offrir à ronger, à ses zélateurs comme à ses éventuels contempteurs, l’os mythique des certitudes définitives et des convictions arrêtées. Bref, la pondération érigée au rang des beaux-arts rhétoriques.

    Son dernier essai, Le Grand Remplacement : réalité ou intox, outre son titre forcément « accrocheur » – mais pouvait-il faire autrement, eu égard au sujet traité ? – ne déroge pas à ses devanciers traitant de thématiques similaires ou connexes, tels L’Islamo-business, vivier du terrorisme ? (Pierre-Guillaume de Roux, 2016) ou Les Véritables Enjeux des migrations (Le Rocher, 2017). L’auteur se propose, rien de moins, que d’explorer ce « concept » ou « phénomène » dont la paternité du syntagme revient à l’écrivain Renaud Camus.

    Assurément, le terrain se révèle miné d’emblée, tant l’expression dégage, tout au moins aux narines de la gauche soi-disant antiraciste (comme chez les libéraux prétendument de « droite ») une intenable odeur de soufre. L’historienne Valérie Igounet, dans Le Monde du 18 mars, n’avait pas de mal à écrire que si le manifeste intitulé The Great Replacement, publié en ligne par Brenton Tarrant, l’auteur de l’attentat de Christchurch, le 15 mars dernier, en Nouvelle-Zélande, « ne fait pas la moindre référence explicite à Renaud Camus, l’inventeur de l’expression en français, c’est bien pourtant à ce dernier qu’il convient d’en attribuer la paternité. Ou du moins sa remise au goût du jour, puisque l’expression « grand remplacement » avait déjà été utilisée par les nationalistes français à la fin du XIXe siècle, notamment par Maurice Barrès ». À peu de frais, le décor de l’extrême droite « raciste » (pléonasme) est donc planté, lors même que Jean-Paul Gourévitch consacre un important chapitre à l’histoire d’une fiction romanesque (depuis Jules Verne à Jean Raspail, en passant par le capitaine Danrit) devenue récemment une théorie politique.

    À cette aune, Gourévitch démontre, nonobstant, un vrai courage (ne fait-il pas état de menaces et de pressions ?) même s’il est à peu près prévisible que son livre sera littéralement immolé sur les bûchers dressés par les Torquemada médiatiques et autres Savonarole de la doxa dominante (excepté une intéressante émission diffusée quasi nuitamment sur France Inter, le 27 mars, où l’auteur était convié et a pu avancer ses chiffres et formuler des précisions sans être interrompu). Il fustige, d’ailleurs, à bon droit, le « déni de réalité » des « médias mainstream », autant adeptes de l’entre-soi que du novlangue.

    Notre expert international des migrations et des diasporas œuvrant au sein du très actif Partenariat eurafricain s’est donc confronté à l’ouvrage éponyme (4e édition) de Renaud Camus par qui le scandale est finalement arrivé et auquel on doit un certain nombre de concepts dont la réunion forme une thèse cohérente, sans préjudice de désaccords, d’anathèmes ou d’éventuelles accusations de « complotisme » : le « Grand Remplacement » ne serait qu’un avatar du « remplacisme global » ou mondialisé, processus reposant préalablement sur la « grande déculturation » des peuples par « l’industrie de l’Hébétude » qui impliquerait la « décivilisation »générale de la France et de l’Europe.

    Selon l’auteur, néanmoins, les tenants du Grand Remplacement doivent accumuler trois preuves : démontrer qu’il est quantitativement, qualitativement et institutionnellement significatif. Refusant de « trancher », l’essayiste s’en remet alors au jugement du lecteur.

    Aristide Leucate

    https://www.bvoltaire.fr/livre-le-grand-remplacement-realite-ou-intox-de-jean-paul-gourevitch/