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culture et histoire - Page 805

  • Le nationalisme peut conduire à la guerre, mais le pacifisme plus sûrement encore

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    Opposer patriotisme et nationalisme, pacifisme et nationalisme, comme le fait plus ou moins inconsidérément le président Macron, ce sont des mots, des phrases, des idées en l'air et, en dernière analyse, de la propagande. Électorale, rien d’autre. 

    Il y a des personnes paisibles et il y a des personnes agressives. Ces dernières ne disqualifient pas l’universalité des personnes ... 

    Il y a ainsi des nationalismes raisonnables et paisibles, comme il y en a d'exaltés et agressifs. Et il y a des pacifismes qui conduisent à la guerre plus sûrement encore que le nationalisme le plus exalté ... 

    Lorsque Hitler décida de remilitariser la Rhénanie, en mars 1936, contre l'avis de ses généraux, l'Allemagne n'était pas prête à la guerre et il confiera plus tard que si la France était intervenue alors, conformément aux traités et surtout à sa sécurité, l'Allemagne n'eût pas tenu le choc.

    Il avait sciemment parié sur l'inertie de la France, sur le pacifisme idéologique de ses dirigeants et la suite lui donna raison. Pari gagné ! Il avait pourtant joué gros car un échec en Rhénanie aurait sans-doute stoppé l'élan de son régime et la marche â la guerre. Le pacifisme des Blum et consorts y conduisit tout droit, tout autant sinon davantage que la soif de revanche de l’Allemagne et son expansionnisme. 

    Emmanuel Macron aurait raison de faire comme Zemmour, c'est à dire de lire Bainville. Il y verrait comment l'on évite la guerre ou comment l'on y sombre, comment, si l'on ne peut l'éviter, l'on se prépare à la gagner ou à la perdre.  Macron a dit et répété que l'Histoire est tragique. Il devrait aussi savoir que ses épisodes tragiques ont toujours résulté d'une rupture d'équilibre des forces entre puissances rivales. Aucun pacifisme, aucun angélisme naïf ne l'en ont jamais sauvée. 

    Prêcher aux quatre coins du monde que le nationalisme c’est la guerre n'est rien d'autre qu'une sottise. 

    Retrouvez l'ensemble des chroniques En deux mots (106 à ce jour) en cliquant sur le lien suivant ... 

    En deux mots, réflexion sur l'actualité

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/11/19/2-6106607.html

  • Passé-Présent n°216 : Européen d’abord

  • Vive l'Europe - Un entretien inédit avec Izarra et Rouchet - RETOUR PROCHAINEMENT du vrai format

  • JEUDI PROCHAIN 25 NOVEMBRE, L'ÉMISSION SYNTHÈSE SUR RADIO LIBERTÉS AURA DEUX ANS

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  • De la démocratie au totalitarisme

    De la démocratie au totalitarisme

    Le Journal de la peste décrit l’histoire d’une nation, le Canada, mais ce pourrait être la France, qui verse silencieusement dans le totalitarisme, mou puis de plus en plus dur, à tel point que la population endormie ne s’en rend pas compte, et où le personnage principal est l’une des dernières voix médiatiques à tenter de dire l’entière vérité sur ce qui se passe. Ce roman d’anticipation raconte la lutte d’un homme profondément moderne éprouvé dans ses dernières ressources spirituelles et psychologiques, qui, en se perdant, se trouve lui-même.

    Et que dire de la nourriture sociopolitique qui est devenue notre quotidien ? Nous nous sommes habitués aux projets et aux platitudes produits en masse, aux concoctions mi-cuites, douces sur la langue, mais pas nourrissantes. Et que dire de ces commentaires journalistiques intelligents qui mélangent des vérités choisies avec des ingrédients bizarres ? On nous programme pour avaler nombre de gâteaux dans lesquels un cuisinier ou un autre a mêlé des punaises, des boulons et des clous. Doit-on être rassuré quand ils nous disent qu’ils sont diplômés des meilleurs écoles de cuisine ? Faut-il être soulagé lorsqu’ils nous assurent que ce gâteau contient d’excellents ingrédients, aussi bien que d’autres plus discutables ? Et s’ils nous avertissent que depuis quelques temps notre alimentation manque de minéraux, faut-il faire confiance à leur jugement juste parce que c’est vrai que les boulons, les clous et les punaises sont constitués de minéraux ? Oui, nous sommes très affamés. Le gâteau a l’air bon, sent bon et a même bon goût jusqu’à ce qu’on commence vraiment à mastiquer. Mais si nous faisons trop longtemps confiance à ce genre de cuisinier, notre foyer sera plein de dents cassées et d’estomacs en vrac. et à la fin, nous aurons véritablement très faim. Peut-être serait-il plus sage de notre part de chercher un vieux cuisinier qui sait ce que sont la faim et la vraie nourriture.

    Michael O’Brien, également auteur du best-seller Père Elijah, sera en France du 19 au 24 novembre pour promouvoir son dernier roman (le 22 à Port-Marly).

    https://www.lesalonbeige.fr/de-la-democratie-au-totalitarisme/

  • Terres de Mission n°101 : Pèlerinages aux quatre coins du monde

     “Terres de mission” reçoit Sophie Magerand, collaboratrice de l’agence de voyages Odeia. Cette agence, filiale d’un groupe familial, organise des voyages culturels et des pèlerinages dans divers endroits de la planète, de la Terre sainte à l’ancienne Indochine, en passant par la Russie.
    Puis, la séquence “Eglise en marche” est dédiée à la présentation du projet de série vidéo produite par Saint Louis Studios: “Un dîner aux chandelles”, mettant en scène une famille aristocratique au début du XXe siècle.
    Site Saint-Louis Studios : www.saintlouistudios.com

    https://www.tvlibertes.com/2018/11/18/26808/terres-de-mission-n101

  • DIMANCHE 9 DÉCEMBRE : VENEZ NOMBREUX À LA TABLE-RONDE DE TERRE & PEUPLE

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  • Mai 68 contre lui-même

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    Par Philippe Granarolo

    Professeur de Khâgne (h)

    Philosophe 

    Rémi HUGUES, Mai 68 contre lui-même (Edilivre, octobre 2018) 

    Avec Mai 68 contre lui-même, Rémi Hugues vient combler un manque : celui de l’étonnant vide éditorial qui a marqué les cinquante ans de mai 68. Une question, « À qui profite le crime ? », et deux mots, « farce » et « paradoxe », me semblent résumer l’originalité de son ouvrage.

    Répondant à l’injonction de Barjavel *, l’auteur choisit de se situer à une échelle autre qu’hexagonale : en lieu et place de l’approche franco-française retenue par la plupart des commentateurs, il opte pour une analyse géopolitique des événements.

    Pour ce faire, il rappelle des faits économiques oubliés de la plupart : en mars 68, une crise du dollar liée à la crise de l’or relaya une crise historique de la Livre sterling. Le système monétaire élaboré en 1944 à Bretton Woods tremblait sur ses bases tel un château de cartes. Le monde libéral était aux abois, ce qui conduit l’auteur à supposer que mai 68 fut « une rupture réussie avec ce qui perdurait de rapports communautaires et traditionnels, vestiges du précapitalisme, qui conservaient en France encore une place prépondérante » (p. 14).

    Cette formule résume la thèse de Rémi Hugues : mai 68 fut l’œuvre des puissances économiques étrangères pour faire rentrer la France dans le rang au moment où commençait à s’imposer la troisième forme du capitalisme (sa forme ultralibérale), celle qui régit la planète cinquante ans plus tard. On peut cependant regretter qu’aucune enquête approfondie ne soit menée qui pourrait étayer cette hypothèse. Le seul élément concret mis en avant dans l’ouvrage est le rappel de l’étrange interview accordée par la BBC à Daniel Cohn-Bendit le 12 juin 68. Que les événements de mai aient eu pour conséquence un profond recul de la France et son entrée dans la logique ultralibérale à laquelle elle avait jusqu’alors résisté est incontestable : mais cela suffit-il à nous faire accepter comme évident qu’un chef d’orchestre menait la danse en dehors de nos frontières ?

    Se référant régulièrement au modèle de l’analyse marxienne de la révolte de 1848, l’auteur prend appui sur une célèbre formule de Marx affirmant que la farce succède toujours à la tragédie sur la scène de l’histoire. Mais cette admiration justifiée pour la grille marxienne n’entrave-t-elle pas le recours à de nouveaux concepts nécessaires pour éclairer ce qui demeure une énigme ? On accordera néanmoins à l’auteur que la farce s’est poursuivie, puisque depuis cinquante ans les comédies étudiantes se sont succédé sans toutefois déclencher un nouveau mai 68.

    Le mixte de communisme totalitaire et d’anarchisme hédoniste propre à mai 68 demeure cinquante ans après un composé inexpliqué. Que les événements de mai, mis en route par des adolescents qui se présentaient comme les ennemis radicaux de la société de consommation, aient contribué à la victoire  définitive  de  celle-ci,  est  un  bien  étrange paradoxe **. Il fallait sans doute que le PC soit mis au pas pour qu’une troisième forme de capitalisme s’impose en France comme elle avait commencé à le faire dans le monde anglo-saxon.

    L’énigme est loin d’être résolue. Mais l’essai de Rémi Hugues a le mérite d’éclairer pour la première fois de nombreuses zones d’ombre. Il pourrait servir de point de départ à l’analyse historique plus ambitieuse que nous attendons et que l’auteur sera peut-être l’un des plus habilités à conduire.   

    *  C’est à René Barjavel qu’est confié le soin d’ouvrir cette enquête. L’auteur du Grand secret y pointait du doigt les grandes puissances qui haïssaient la France de l’époque, au premier chef le monde anglo-saxon, Angleterre et États-Unis, sans écarter pour autant la Chine. 

    ** Le 24 février 2018 s’est tenu à La Garde un colloque dont j’étais l’organisateur sur le thème « Révolution(s) » (colloque qui fit exception au vide que j’évoquais au début de mon texte). La vidéo de mon exposé « À propos d’un grand écart jamais surmonté - mai 68 », qui est en harmonie avec de nombreux arguments développés par Rémi Hugues, peut être visionnée sur YouTube à l’adresse suivante :https://www.youtube.com/watch?v=0iTu-iOEkao&t=479s

    Docteur d’Etat ès Lettres et agrégé en philosophie, Philippe Granarolo est professeur honoraire de Khâgne au lycée Dumont d’Urville de Toulon et membre de l’Académie du Var. Spécialiste de Nietzsche, il est l’auteur de plusieurs ouvrages, notamment Nietzsche : cinq scénarios pour le futur (Les Belles Lettres, 2014), Le manifeste des esprits libres (L’Harmattan, 2017) et dernièrement Les carnets méditerranéens de Friedrich Nietzsche. Nous vous conseillons son site internet. Suivre surTwitter : @PGranarolo

    iphilo.fr

    L'ouvrage de Rémi Hugues ...

    (Cliquer sur l'image)

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    Retrouvez la série d'articles de Rémi Hugues pour Lafautearousseau en cliquant sur le lien suivant ... 

    Dossier spécial Mai 68

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/11/17/livres-histoire-mai-68-contre-lui-meme-6105710.html