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Depuis qu’il s’est fait taper sur les doigts pour avoir voulu associer le nom du vainqueur de Verdun à ceux des autres maréchaux lors des commémorations de la victoire de la Grande Guerre, Emmanuel Macron est en séance de rétropédalage. Pour tenter de sauver la face, M. Macron déclarait hier soir qu’il ne «(croyait) pas à la police de l’Histoire. » Vraiment? De la police de l’Histoire à la police de la pensée il n’y a qu’un pas et celle-ci règne en maître au sein de LREM. Dernier exemple en date, les attaques menées contre la députée en marche de l’Oise, Agnès Thill, qui a eu l’audace d’émettre des réserves sur les bienfaits de l’extension de la PMA aux paires homosexuelles féminines; une mesure défendue par le candidat Macron. Mme Thill a récidivé dans le mauvais goût réactionnaire en dénonçant hier sur twitter l’existence d’un « lobby LGBT à l’Assemblée nationale. » Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux en a frémi d’horreur qualifiant ce jugement de Mme Thill « d’absolument inacceptable. » Pas en reste, le patron (provisoire) du parti macroniste Philippe Grangeon, et celui du groupe des députés LREM Gilles Le Gendre, ont déclaré que les propos d’Agnès Thill « contreviennent aux valeurs » (sic) du parti. Ils ont estimé que « les termes de lobby LGBT relèvent d’une sémantique homophobe » (sic). Faut-il en conclure que ce lobby n’existe pas ou qu’il s’agit de lui trouver une appellation plus politiquement correcte? Attendons les éclaircissements de MM. Grangeon et Le Gendre.
Les méchants, les vilains petits canards, sont nombreux aux yeux des progressistes macronistes. Appartiennent à cette catégorie tous ceux qui comme le disait au mois d’octobre Philippe de Villiers dans Valeurs actuelles, attendaient du président qu’il s’attelle à « une mission vitale : sauver la civilisation française.» Or, « quand j’ai vu la fête de la Musique à l’Élysée, avec les transsexuels en résille, et le doigt d’honneur des Antilles , j’ai compris qu’il n’avait pas compris. » « Il a installé sur les marches de l’Elysée des gens qui ont insulté la fonction. Il a donc perdu sa sacralité ce soir-là » expliquait déjà mois de juin dans Marianne M. de Villiers. Notons au passage pour nous en réjouir que son très enraciné parc d’attraction du Puy-du-Fou vient de battre un nouveau record de fréquentation cette année avec 2,3 millions de visiteurs!
« J’ai entendu notre président dénoncer la lèpre populiste » notait encore M. De Villiers dans VA. Mais « être progressiste, aujourd’hui, c’est être pour l’enfant sans père, pour l’abolition de toute frontière, de tout État, de toute souveraineté, pour le glyphosate, le multiculturalisme qui conduit à des sociétés multidécolorés. »
Sociétés sans âme menacées dans leur pérennité même par leur vieillissement puisque à l’explosion démographique africaine, répond de manière toute aussi préoccupante l’ implosion démographique d’une Europe qui elle, ne fait pas assez d’enfants. Euractiv rapportait le questionnaire sur la «Défense de la famille », les valeurs familiales envoyé dans tous les foyers par le gouvernement hongrois. Et ce n’est pas une question secondaire dans un des pays de l’UE connaissant un des taux de naissance les plus bas (1,34 enfant par femme). « La secrétaire d’État Katalin Novak a déclaré que la Hongrie souhaitait compter sur ses propres ressources internes et ne pas remplacer sa population par des immigrés»…comme le veulent pour l’Europesans le dire ou l’affirment tranquillement un certain nombre de politiciens, de technocrates, de structures euromondialistes.
« Notre avenir, ce sont les enfants hongrois, a déclaré la secrétaire d’État. L’Europe est le continent des berceaux vides, il n’y a pas assez d’enfants. » Le questionnaire demande également aux sondés «si la maternité doit être reconnue comme un emploi à plein temps, si le droit de l’enfant à un père et à une mère doit être inscrit dans la Constitution ou si le développement intellectuel et physique des enfants est une valeur que l’État doit défendre. »
Un questionnaire eurosceptique dénoncé par Jean-Claude Juncker, président de la commission européenne, même si le Fidesz, le parti de Viktor Orban, n’a pas non plus que des amis au sein du Parti Populaire Européen (PPE) auquel sont affiliés ses élus éuropéens. Euractiv indiquait le 8 novembre que «lors de son congrès annuel, le PPE a enjoint le Fidesz à respecter certaines valeurs démocratiques sous peine de risquer l’exclusion. Le Parlement européen a demandé en septembre au Conseil européen d’ouvrir une procédure de sanctions contre la Hongrie en raison des menaces qu’elle fait peser sur les valeurs fondamentales de l’Union. Il s’agit d’une première dans l’histoire des institutions européennes. »
La résolution du PPE, reprenant mot pour moi les éléments de langage de la gauche et de l’extrême gauche, souligne que «l’extrémisme populiste et nationaliste, la désinformation, la discrimination et les menaces contre l’État de droit représentent la plus grande menace visant la liberté et la démocratie en Europe depuis la chute du Rideau de fer. » « Nous soulignons que l’Union européenne est fondée sur les valeurs du respect de la dignité humaine, de la liberté, de la démocratie, de l’égalité, de l’État de droit (…). Nous appelons tous les membres et associations du PPE à respecter, protéger et promouvoir ces principes (…). Le texte insiste aussi sur la « liberté de l’université , référence au refus du gouvernement hongrois de signer un accord avec l’Université d’Europe centrale fondée par le milliardaire américain d’origine hongroise George Soros(…).»
Cette mention indirecte dans ce texte du PPE à l‘université Soros, enjoignant le gouvernement hongrois au laisser-faire laisser-passer, à accepter sur son sol les agissements de ce trouble personnage, est très révélatrice. Elle en dit long au mieux sur la lâcheté, au pire sur l’idéologie antipatriotique qui minent le PPE. Si nous voulions fâcher MM. Le Gendre et Grangeon cités plus haut, nous pourrions même dire qu’il existe certainement un lobby antinational au sein de ce groupe.
Nous l’avions dit , M. Soros n’est pas le « philanthrope » qu’il prétend être. C’est un idéologue planétarien qui poursuit des objectifs politiques proprement détestables qui ne vont pas dans le sens de la paix, du bien être en Europe et plus largement encore de la concorde entre les peuples. M. Soros défend l’avènement de sociétés post nationales en finançant tout ce qui contribue à affaiblir et détruire l’identité européenne, tout enracinement civilisationnel. Espérons avec Bruno Gollnisch que les élections de mai prochain verront un entrée massive d’élus nationaux, populistes, souverainistes. Ce qui devrait dissiper les ambiguïtés entretenues par certains groupes, séparer le bon grain de l’ivraie, rebattre les cartes dans un sens plus favorable à l’Europe des patries et aux peuples européens.
https://gollnisch.com/2018/11/09/police-de-lhistoire-police-de-la-pensee-police-europeiste/
Communiqué du Parti de la France :
Le Parti de la France invite ses élus (ceints de leurs écharpes), militants, adhérents et sympathisants à participer aux cérémonies du 11 novembre dans leur commune en se rendant devant les monuments aux morts ou sur les sites où se dérouleront la commémoration.
Au moment où Emmanuel Macron entend « démilitariser » cette fête de la Victoire en se contentant d'organiser un forum pour la paix et en multipliant les opérations de communication « itinérantes », il est bon que les patriotes rendent hommage aux 1,4 million de morts pour la France de la Grande guerre.
Le 11 novembre doit être et demeurer le jour du souvenir national en communion avec la mémoire éternelle de tous ceux qui se sont battus pour la France. Renoncer à cette mémoire, c’est nier notre terre et abandonner à l’oubli ceux qui en furent les défenseurs. C'est aussi adresser au monde entier un message de faiblesse, d’abdication et de capitulation.
Les nationaux doivent montrer l'exemple et être au premier rang.

Alors comme ça, on célèbre le centenaire de l’armistice de la Grande Guerre et on efface du paysage le maréchal Pétain, le vainqueur de Verdun. De Gaulle, Pompidou, Giscard et Mitterrand ne manqueront pas de fleurir sa tombe à l’Île d’Yeu. L’autre crétin de Jacques Chirac le rayera des cadres comme vient de le faire Emmanuel Macron. Macron est à l’image de nos manuels d’histoire de France où ce n’est pas la réalité des faits qui compte mais l’idée que l’on doit s’en faire. Regarder l’histoire de France par l’autre bout de la lorgnette est indigne d’un chef d’Etat. De Chirac, on le comprend d’autant mieux qu’il était aux ordres des lobbies et notamment du lobby juif. Mais de Macron on aurait pu attendre un peu plus de courage. D’autant que pour les jeunes générations, le nom de Pétain ne dit pas grand-chose. C’eût été pour lui l’occasion de réparer une injustice, celle qui consiste à ne voir en Pétain que l’interlocuteur des Allemands et leur homme lige. Ce qui était loin d’être le cas.
Faut-il rappeler que l’ensemble de la classe politique française en 1940 s’est débinée face à l’ampleur de la défaite en s’empressant de voter les pleins pouvoirs au Maréchal qui, seul parmi les cloportes, croyait encore en la France. Faut-il rappeler que Pétain s’employa à limiter l’asservissement de notre pays aux incessantes demandes allemandes en matière économique et industrielle. Faut-il rappeler que c’est Jean Bichelonne, ministre de l’Industrie, qui empêcha le départ en Allemagne de nos infrastructures industrielles. Ce qui permit à la France, la Libération venue, de relancer, sans coup férir, notre économie. Ce qui ne fut le cas ni de l’Allemagne, ni des pays de l’Est qu’elle avait occupé.
Philippe Pétain fut à la Libération-Epuration ! la victime expiatoire de toutes les lâchetés de notre classe politique, communistes et gaullistes en tête, complices de toujours.

Le renouveau du site d’Action française
Ce n’est un scoop pour personne : l’avenir de la France reste à l’Action française notre préoccupation première et le moins que l’on puisse dire, à cette question angoissante les réponses sont loin d’être rassurantes.
Nos élites ont en effet résolument pris la décision de dissoudre notre nation dans un globalisme funeste, tant elles considèrent cet espace géographique, historique et culturel comme une survivance d’un passé révolu, dont la population anomique et interchangeable compte pour du beurre.
La finance internationale qui nous gouverne en effet, ne souhaite pas s’encombrer de cette plèbe réactionnaire et populiste, tout juste bonne à payer des taxes et des hausses de CSG, pour apurer un déficit public et des intérêts colossaux contractés auprès des banques privées.
Mais ce pouvoir apatride pourrait bien voir sa morgue lui revenir comme un boomerang en pleine figure.
Une « bien pensance » savamment organisée par les médias officiels et relayée par des intellectuels acquis au système moralisateur et répressif qui s’est mis en place progressivement , découvre avec stupeur que cette population méprisable refuse de plus en plus les règles du jeu imposées.
Mieux, d’autres intellectuels issus de tous les horizons politiques et culturels, se dressent par grappes et dénoncent avec force le cercle oligarchique dominant, remettant en cause sa légitimité. Cela au risque de perdre le droit de s’exprimer, voire même d’exercer leur métier.
Il appartient à l’Action française de faciliter la convergence des contestations et de projeter le plus lisiblement possible la restauration de la primauté du bien commun et du bon sens.
C’est ainsi qu’un ministre (de l’intérieur) du système multiculturel du « vivre ensemble », découvre que l’on s’achemine vers le vivre « face à face ». C’est ainsi également, car tous les sujets se tiennent finalement, que l’on découvre que le pape est catholique, que l’on redécouvre le circuit court des producteurs qui se passent de la grande distribution, que la politique d’état a besoin du « temps long » et que ce même état doit contrôler ses finances (sans le recours à la banque). Certains retrouvent même la vertu des frontières…
« Le désespoir en politique est une sottise absolue », d’autant plus que les multiples entreprises de démolition du pays génèrent des « anticorps » au sein même de la nation, malgré les efforts déployés par nos ennemis pour provoquer l’abrutissement du peuple réduit à une masse de consommateurs dociles.
Il nous appartient d’apporter notre pierre et de soutenir de nouvelles élites naissantes en leur offrant encore et toujours l’occasion de prendre des « cures d’altitude mentale » avec nos analyses acérées et sans complaisance. En montrant du doigt les histrions, en récusant les idéologies rebattues et par principe destructrices du réel, nous ferons reculer la trahison programmée et assumée par les théoriciens du libéralisme individualiste.
Pour mieux nous combattre, les bateleurs de foire du système nous accusent naturellement de nous réfugier dans la victimisation et la théorie du complot. Stratégie bien commode pour bâillonner toute forme d’opposition, Il faut y voir en réalité le signe de faiblesse de ceux qui doutent eux même du bien fondé de leur action : « Circulez, y’a rien à voir ». Ils sont en effet tellement englués dans leur échec patent, dans le désastre annoncé qu’ils ne pourront éviter, qu’ils n’ont d’autre possibilité que de se réfugier dans le déni, d’adopter une attitude autistique, en espérant survivre jusqu’aux prochains scrutins.
C’est donc par le jeu de l’intelligence active que nous les saisirons au collet et que nous leur ferons rendre gorge.
Ce site, secondant notre presse écrite, devra traquer l’actualité et faire tomber les masques de la pitoyable commedia Dell’Arte de cette société du spectacle, décrite par le très lucide Guy Debord, tristement animée par l’homo festivus cher à Philippe Murray.
C’est la mission de l’Action française : nous battre pour la vérité et les libertés, contre les fossoyeurs appointés par Bruxelles et les grands réseaux internationaux, afin de préparer la France à accueillir le retour de nos princes capétiens.
Olivier Perceval
Rédacteur en chef
Conférence Suavelos Thomas Ferrier:
"Pourquoi faut-il sauver l'Europe ?" Octobre 2018
Le 5 mai 1988, l’armée française donne l’assaut de la grotte d’Ouvéa, en Nouvelle-Calédonie, où des militants indépendantistes kanaks retenaient des gendarmes en otages. Un épisode toujours présent dans les consciences et qui a suscité de nombreuses polémiques où, comme toujours, la France et l’armée sont mises en cause. Retour sur une page de notre histoire récente qui mérite d’être éclaircie, et vite.
https://www.tvlibertes.com/2018/11/06/26659/petite-histoire-prise-dotages-douvea-a-faute
Les grands médias et les spécialistes de la politique américaine se sont peu ou prou accordés pour le dire, Donald Trump et le camp républicain ont plutôt bien tiré leur épingle du jeu lors des Midterms, les élections de mi-mandats dont les résultats sont tombés hier. Certes, cela était attendu, les Démocrates regagnent la majorité des sièges à la chambre des représentants, ce qui peut laisse craindre au camp Trump le blocage de mesures phares -baisses des impôts pour les classes moyennes, tour de vis dans le domaine de l’accueil de l’immigration, mur anti-migrants... - voire la réactivation de la menace d’empeachment, de la procédure de destitution du président américain. Mais ladite procédure nécessiterait pour aboutir un vote du Sénat avec 60% des voix; or le Sénat est resté hier majoritairement aux mains des Républicains. Le nombre des gouverneurs pro-Trump est lui aussi toujours le plus important. Comme en 2016, le locataire de la Maison Blanche a pu compter principalement sur l’Amérique populaire blanche, rurale, des petites agglomérations; les démocrates se sont eux appuyés sur les minorités et les populations des grosses villes. La différence s’est faite dans les banlieues aisées où les bourgeois ont largement voté contre le parti de l’actuel président américain…
Mais le camp démocrate enregistre des défaites très symboliques de ses vedettes médiatiques. En Floride par exemple , Andrew Gillum, candidat au poste de gouverneur, a mordu la poussière face au républicain Ron De Santis. Au Texas, le sénateur Ted Cruz (ex candidat à la primaire présidentielle républicaine), soutenu ici personnellement par Donald Trump, l’a emporté face à Beto O’Rourke. Le site pro Trump (et pro Likoud) Dreuzinfo ne cache pas sa joie de voir qu’ « Obama a encore perdu »(« quatre des quatre candidats qu’il a soutenus ont perdu l’élection»), mais qu’ «en revanche, les candidats directement soutenus par Trump sont réélus. » Il est rappelé que « la chambre des représentants n’est restée que deux fois dans l’histoire récente du côté du président aux élections de mi-mandat » et qu’ « il n’y a eu que 5 fois au cours des 105 dernières années qu’un président a remporté des sièges au Sénat lors des élections de mi-mandat. » Or, « souvenons-nous que par comparaison, Obama a plus perdu en 2014 que Trump en 2018 : Obama avait perdu les deux chambres. » Bref, Donald Trump resterait plus que jamais un candidat sérieux et bien placé pour sa propre réélection en 2020…
Une échéance qui trotte bien évidemment déjà dans la tête d‘Emmanuel Macron, lequel sait bien que sur sa route les élections européennes de mai prochain seront une étape importante, voire décisive. Son projet européiste n’est-il pas la colonne vertébrale de son action politique comme il n’a cessé de le dire? Ses communicants pour se faire lui ont suggéré de mener une campagne anxyogène visant à pourfendre les méchants populistes-nationalistes. Le couteau entre les dents, ces derniers s’apprêteraient à renverser notre édifice démocratique… celui-là même qui a donné en juin dernier à 45% des électeurs, 4 % des députés à l’ Assemblée nationale... On apprenait ainsi mardi, quel hasard!, que les services antiterroristes avaient de nouveau procédé à six interpellations dans la mouvance de l’ultra-droite, « dans le cadre d’une enquête sur un projet d’action violente aux contours imprécis visant le président Emmanuel Macron», rapporte l’AFP.
Sur le même mode, le clip de campagne pour les européennes du camp macroniste est un modèle du genre, assez sidérant, qui coche toutes les cases de la grossière, primaire et binaire publicité euromondialiste…mais depuis quand la propagande visant les masses s’embarrasse-t-elle de finesse? Ici le message est clair: ce sera moi Jupiter, moi et mes amis éclairés, en marche vers la prospérité promise, la sécurité, la paix progressiste, écologiquement et climatiquement régulée, de l‘Europe de Bruxelles; ou alors ce sera le déluge, les cyclones, la guerre, le chaos généralisé, Salvini, Orban, Le Pen…
Certes, quand Emmanuel Macron entend sortir du manichéisme, s’affranchir des réflexes pavloviens, faire appel à l’intelligence, introduire des nuances, il se fait rabrouer non seulement par l’extrême gauche mais aussi par ses soutiens. Sa semaine de déplacement dans le cadre des commémorations de la fin de la Grande guerre en a apporté un exemple assez frappant. Ce n’est pas à Verdun mardi, - où il a été vivement invectivé par des Français manifestant leur ras-le-bol - ni dans le village des Eparges que le président a choqué. Il y a dit son souhait de voir entrer au Panthéon le normalien, Académicien, homme de lettres et lieutenant pendant la Grande Guerre Maurice Genevoix. » «Mais aussi, à titre collectif rapportait Le Figaro ceux de 14: les Français civils et militaires engagés dans la Grande Guerre, qui ont donné son titre au recueil emblématique de l’écrivain. »
Voilà au moins un grand écrivain, voyageur et poète, qui mérite d’être honoré , non seulement pour ses écrits de guerre – Sous Verdun, Les Eparges, Nuits de guerre…- qui en font un peu le Ersnt Jünger Français, mais aussi pour ses magnifiques romans. Il faut que les jeunes générations lisent des chef-d’oeuvres comme Raboliot, La dernière harde, La Forêt perdue, enracinés dans notre terroir, portant nos mythes fondateurs et faisant appel à notre longue mémoire…
Non, ce qui a valu au Président Macron une avalanche de récriminations c’est son souhait de ne pas occulter Philippe Pétain des commémorations samedi aux Invalides. Le locataire de l’Elysée souhait ici très prosaïquement se placer dans la filiation des propos du Général De Gaulle à l’occasion du soixantième anniversaire de la bataille de Verdun en 1966, voire des autres présidents qui jusqu’à Jacques Chirac firent fleurir sa tombe
Ses propos quels sont-ils? M. Macron a déclaré ces derniers jours que « le Maréchal Pétain a été aussi, pendant la Première Guerre mondiale, un grand soldat » mais qui a « conduit à des choix funestes» pendant la Seconde Guerre mondiale. « J’ai toujours regardé l’histoire de notre pays en face. (…) Je n’occulte aucune page de l’histoire. » Du Crif de Françis Kalifat à Jean-Luc Mélenchon, de LFI aux différentes chapelles de ce qui reste du PS, les représentants peuple de gauche, mais aussi un Meyer Habib, un Roger Karoutchi, et même un Florian Philippot n’ont pas manqué de crier au scandale révisionniste
Résultat indiquait Le Figaro, l’Élysée a fait volte-face en indiquant que « seuls les maréchaux présents aux Invalides – Foch, Lyautey, Franchet d’Esperey, Maunoury et Fayolle – seront honorés samedi. Exit, donc, l’hommage à Philippe Pétain, que le chef de l’État avait pourtant défendu précédemment. » Le phare de la pensée Marlène Schiappa, secrétaire d’État à l’égalité femmes-hommes et à la lutte contre les discriminations a fait part de son soulagement: « le Maréchal Pétain, traître à la patrie, a été condamné à l’indignité nationale. Le Président de la République ne va PAS le célébrer. » En plein rétropédalage Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, a indiqué lui aussi qu’ «aucun hommage ne sera rendu à Pétain samedi. Il n’en a jamais été question » (sic). «Les maréchaux dont l’honneur n’a pas été entaché, ceux-là, et ceux-là seuls, recevront l’hommage de la République(…) Pas Pétain, qui a été frappé d’indignité nationale pour avoir collaboré avec la barbarie nazie de façon odieuse et criminelle. »
Et Le Figaro de citer encore Michel Goya, historien et ancien colonel des troupes de marine: « Cette polémique me paraissait prévisible, mais, par ses propos, Emmanuel Macron ne fait que rappeler l’histoire. Évoquer le général Pétain en parlant de la Première Guerre mondiale me paraît incontournable. Le Pétain de Vichy n’aurait jamais existé sans celui de 1918. Pétain est le général qui a le mieux compris les enjeux de la guerre moderne, ce n’est pas pour rien qu’on lui a confié la bataille de Verdun en 1916, puis le commandement de l’armée française à partir de mai 1917.»
Mais peut-encore dire dans ce climat négationniste que le général Pétain fut aussi un chef humain, dont l’action épargna la vie de centaines de milliers de poilus, un chef de guerre prudent, économe de la vie des hommes (ce qui explique que Clémenceau l’écarta du commandement des troupes alliés en 1918…) dont le rôle fut en effet décisif à Verdun en 1916 et en 1917? Est-il possible, comme l’ont fait un Henri Amouroux, un Dominique Venner, un Eric Zemmour de sortir du portrait à charge? Est-il encore permis d’exprimer les nuances apportées sur l’action du chef de l’Etat français par d’authentiques résistants, de rappeler notamment les tentatives pour protéger nos compatriotes de confession juive, là ou des ânes bâtés paraît-il insoumis comparent Pétain à Hitler?
Les propos mesurés de Bruno Gollnisch sur la place de ce Maréchal de France dans l’Histoire de notre pays restent d’actualité. Il ne s’agit pas de rouvrir un débat qui est l’affaire des historiens. Mais le courage consiste aussi à ne pas accepter le travestissement du passé à la lumière des obsessions, des haines, des lâchetés, des maquillages de certains, ce que M. Macron, disant tout et son contraire , a très timidement esquissé avant de se faire taper sur les doigts et de courber l’échine. D’ailleurs, comment aurait-il pu en être autrement? Il faut être un national pour refuser aussi l’omniprésente propagande de repentance et de culpabilisation des Français, laquelle ne fait que croître au fur et à mesure que cette page sombre de la défaite de 40 et de l’occupation s’éloigne dans le temps.
« (Philippe Pétain) doit avoir la place que mérite la vérité avait déclaré Bruno Gollnisch. La vérité d’un régime corrompu et incapable de dirigeants élus par le Front populaire, qui, dans la catastrophe à laquelle ils ont été incapables de faire face, se sont lamentablement débinés et ont refilé à ce vieillard l’ardoise de leurs erreurs (…). Je dis simplement ceci: il y a des gens de bonne foi qui ont suivi Pétain, il y a des gens de bonne foi qui ont suivi De Gaulle, qu’on arrête de nous emmerder avec toute cette histoire! ».
« Ce dont je suis sûr c’est que les dirigeants actuels sont 100 fois plus coupables, si tant est qu’il l’ait été, que le Maréchal Pétain. Il avait au moins une excuse, celle d’une armée victorieuse et implacable qui campait sur le territoire national. Tandis que les traîtres qui sont aujourd’hui au pouvoir, c’est en toute connaissance de cause qu’ils bradent la France, qu’ils livrent son économie, qu’ils livrent son identité à l’étranger, portant atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat, pour le seul profit de leurs intérêts abjects. » Aux errements mémoriels des uns, aux indignations sélectives des autres, continuons d’opposer notre regard lucide, sur le passé comme sur le présent. C’est cette ludicité-là qui fait que l’opposition nationale est légitime pour conduire demain les destinées du pays et qui fait qu’elle assume toute l’Histoire de France, ses pages sombres comme ses pages lumineuses.
https://gollnisch.com/2018/11/08/errements-memoriels-lucidite-nationale/
Deux visions irrationnelles des élections intermédiaires américaines du 6 novembre cohabitent en Europe. Elles sont alourdies par l'image déformée que nous en recevons. À l'agacement des uns répond la servilité des autres. Essayons ici d'y voir plus clair et d'appliquer la devise transmise par les rois de France, de toujours raison garder.
Le commentaire dominant dans la presse parisienne présente les résultats comme s'ils apparaissaient en demi-teinte. L'expression ne me paraît pas correspondre à la nouvelle situation des États-Unis.
Véritablement en effet de nouvelles couleurs se dessinent désormais. On les distingue beaucoup plus nettes, beaucoup plus contrastées, que s'il s'agissait d'un gris clair d'un côté, d'un blanc cassé de l'autre. Selon les diverses circonscriptions, les rouges républicains et les bleus démocrates se présentent de façon plus intense et plus criarde. Chacun des deux partis s'est rassemblé pour ou contre un président qui en 2016 se situait presque à l'écart de son parti. Or, cette année, par son implication exceptionnelle dans la campagne, il est parvenu à le rassembler, comme s’il le ralliait, tel Henri IV à la bataille d'Ivry, à son panache blond.
La Constitution américaine n'a guère varié, dans les textes comme dans ses échéances électorales, depuis plus de deux siècles. Et elle a presque toujours fonctionné sur la base d'un civisme commun, d'un patriotisme, qui l'a longtemps préservé de l'esprit de division. Pour s'en tenir aux époques les plus proches de nous, les défaites du parti présidentiel aux élections dites de mi-mandat n'ont jamais entravé, bien au contraire, l'avancée du pays.
Ainsi en 1994 sous Bill Clinton, le pouvoir de Washington fut désavoué, de façon cinglante, sur la question de l'assurance maladie monopoliste telle que Hillary Clinton cherchait à l'instituer : il en est résulté un pouvoir international plus fort de la présidence démocrate, d'autant plus hégémonique que la chambre des représentants, républicaine, verrouillait les finances.
De même à l'automne 1946 s'était produit un retournement décisif que trop d’historiens négligent. Produit de la vague anticommuniste naissante, il balaya tous les élus démocrates de gauche de l'ère Roosevelt. Celle-ci avait duré de façon extrêmement longue de 1932 à 1945. Sa clôture permit, avec le soutien des républicains, autrefois isolationnistes, de donner un soutien à ce qui devint au printemps 1947 la doctrine Truman. Bénéficiaires jusque-là des complaisances de Potsdam et Yalta, applaudies sans nuances par le New York Times en 1945, les séides de Staline allaient voir leurs projets contrecarrés, en Grèce, en Iran comme en Corée. À la constitution du Kominform à l'Est, imposée par l'URSS aux pays communistes satellites en septembre 1947[1] allait répondre en 1949 l'Alliance atlantique, qui dure encore, etc.
Tout cela n'a pu fonctionner que dans le cadre d'un consensus civique. Aujourd'hui certaines forces s'emploient à le liquider, qui refusent la légitimité de la présidence et de la majorité sénatoriale.
Or l'autorité de ces deux instances reflète le caractère fédéral de la constitution : deux sénateurs par État au sein de la chambre haute, alors que les 435 membres de la chambre basse sont répartis proportionnellement à la population[2]. Des États comme la Californie ou le Texas comptaient ainsi, en 2016, respectivement 53 et 36 députés, alors que de charmants petits États comme le Wyoming, le Vermont ou le Montana n'en comptent qu'un. Ceci explique que le président et le sénat, maîtres de la politique extérieure, resteront conservateurs jusqu’en 2020, alors qu’à 78 ans, leur adversaire indémodable Nancy Pelosi, en regard, retrouve une nouvelle jeunesse pour briguer la présidence de la Chambre des représentants.
De cela ni les instituts de sondages, ni les commentateurs parisiens, ni les adeptes du centralisme jacobin ne semblent disposés à tenir vraiment compte.
Aristote à qui l'on demandait quelle était la meilleure des constitutions[3] répondait : "dis-moi d'abord pour quel peuple et pour quelle époque". Ceci datant de 325 années avant Jésus-Christ semble à peu près valable à propos de cette constitution américaine, proche des idées de Montesquieu, et pratiquement inchangée elle-même depuis l'an de grâce 1787.
Ceci explique aussi qu'il se révèle si difficile d'en importer les principales dispositions, comme l'élection du chef de l'État au suffrage universel, en Amérique latine ou en France.
Souhaitons donc, ici, aux Américains pour le salut de leur Liberté, qu'ils ne changent ni d'époque, au sens où ils cesseraient de pratiquer leurs vertus civiques, ni de peuple, comme certains semblent le leur suggérer.
JG Malliarakis
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Apostilles
[1] cf. rapport Jdanov "Sur la situation internationale" qui se conclut, page 31, par un appel à "la résistance dans tous les domaines, gouvernemental, politique et idéologique aux plans impérialistes d'expansion et d'agression", désignant l'hégémonisme américain comme ennemi principal.
[2] cf . article Ier, section 2, de la Constitution des États-Unis.
[3] Faut-il rappeler ici que le Stagyrite, précepteur d'Alexandre de Macédoine, était bien loin d'être un inconditionnel du régime athénien appelé "démocratie"? Mais son étude de La Constitution d'Athènes n'a été connue qu'en 1891 grâce à sa publication en Angleterre par Sir Frederic Kenyon, première édition française Au Belles Lettres en 1922.