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culture et histoire - Page 806

  • Rencontre avec Bernard Plouvier : « Aspects méconnus du IIIe Reich au crible du non-conformisme »

    760254652.jpgEntretien avec Bernard Plouvier, auteur du « Aspects méconnus du IIIe Reich au crible du non-conformisme » (éditions Dualpha).

    (Propos recueillis par Fabrice Dutilleul)

    Que peut-on écrire encore sur le IIIe Reich et son fondateur-naufrageur qui n’ait pas déjà été présenté mille fois ?

    Depuis trente ans, l’historiographie est encombrée – sauf exception – de biographies fort conventionnelles, au point que l’on se demande pourquoi on en publie toujours de nouvelles, qui ne servent qu’à paraphraser les précédentes, ainsi que d’études lamentant tel aspect de la Shoah ou alimentant la perversion complotiste de lectorats opposés (marxistes, anarchistes, négationnistes, contempteurs de la Maçonnerie, voire les dépisteurs du « Satanisme »).

    En revanche, rien ou presque n’est fait pour appréhender et présenter la véritable histoire d’Adolf Hitler, les conditions de son accès – très démocratique – au pouvoir, sa politique financière, économique et sociale réellement innovante, enfin certains aspects trop méconnus du Reich en guerre, notamment l’ampleur des trahisons d’une certaine « élite », dépourvue du sens de l’honneur national, mais fort bien pourvue en instinct de conservation, ou encore la très tardive mobilisation de l’économie du Reich au service de son effort de guerre.

    Qu’apporte ce volume ?

    Un corpus, forcément un peu disparate, de 21 études qui complètent mes livres précédents sur cette période.

    Si ce petit volume est bien accueilli, un second suivra, indépendamment des ouvrages prévus sur L’Illusion italienne (si l’on préfère sur l’inexistence du trop fameux « Axe Rome-Berlin »), sur L’Économie et la technologie de guerre du IIIe Reich, sur Les Causes économiques de la IIe Guerre mondiale et sur les Crimes de guerre des Alliés occidentaux durant la IIe Guerre mondiale (les crimes des Soviétiques sont, dans l’ensemble, fort bien connus).

    En bref, un point de vue résolument non-conformiste !

    C’est évident.

    À quoi peut servir une énième resucée, dégoulinante de sentiments sirupeux et de grotesques phrases à la sauce psychanalytique, de tout ce qu’écrivent les auteurs universitaires, académiques et mondains ? Il est exact que le public aime qu’on le conforte dans sa douce quiétude, née de la certitude de « connaître la vérité ».

    Le public qui aime ce genre de littérature et en redemande est saturé de titres qui, année après année, n’apportent rien de neuf, mais alimentent la pompe des réparations-dédommagements et celle de la distribution des prix, sinécures et distinctions.

    En revanche, il doit bien exister un lectorat un peu plus exigeant, qui tente de fuir le manichéisme ambiant d’une historiographie née de la propagande de guerre des vainqueurs.

    C’est à ce public que s’adresse cet ouvrage et surtout pas à celles et ceux qui sont satisfaits du brouet traditionnel, si reposant par sa simplicité.

    Sommaire :

    A – Aspects originaux de la préhistoire du nazisme et du IIIe Reich

    1 – Richard Wagner, le génie à la fausse réputation d’antiju­daïs­me

    2 – Des symboles et des hommes : le Swastika

    3 – L’improbable dialogue des adolescents Ludwig Wittgenstein et Adolf Hitler

    4 – L’hystérie médiatique à propos des rééditions de Mein Kampf

    5 – Aux origines du Parti National-Socialiste : la querelle entre Otto Dickel et Adolf Hitler

    B – Six études sur le IIIe Reich

    1 – Modernisme et Totalitarisme

    2 – Quand les économistes innovaient efficacement

    3 – Adolf Hitler et le monde rural

    4 – L’étude calme, méthodique, raisonnée de l’eugénisme

    5 – Des viols racistes et de la télégonie

    6 – Adolf Hitler et le sionisme : un problème très complexe

    C – Des collaborateurs trop mal connus ou surévalués

    1 – Robert Ley, un chef nazi efficace et très calomnié

    2 – Le Sphinx du IIIe Reich : Martin Bormann

    3 – Heinrich Hoffmann, le photographe maudit

    4 – Baldur von Schirach, le faux dur

    5 – Les secrétaires du Führer

    6 – Le Dr Mengele

    D – Études de guerre

    1 – De l’utilité des guerres

    2 – La destruction de Guernica y Luno, les 26 et 27 avril 1937, par un bombardement nazi et par un dynamitage marxiste

    3 – De l’été 42 au printemps 43. Stalingrad et Koursk : la fin du projet grandiose d’Adolf Hitler par l’effet des trahisons et des erreurs de tactique de nombreux généraux… ou la nécessaire réécriture de la guerre à l’Est

    4 – La tentative d’attentat de l’ingénieur Kummerow sur « le petit Docteur »

    Les mots de la fin

    1 – Vous avez dit révisionnisme historique ?

    2 – Le populisme doit se dissocier du négationnisme

    Aspects méconnus du IIIe Reich au crible du non-conformisme de Bernard Plouvier, éditions Dualpha, collection « Vérités pour l’Histoire », dirigée par Philippe Randa, 280 pages, 31 euros. Pour commander ce live, cliquez ici.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/02/08/aspects-meconnus-du-iiie-reich-au-crible-du-non-conformisme-6127290.html

  • L'émission "Synthèse" sur Radio Libertés avec Alain Escada, Président de Civitas

    1908849638.jpgEcoutez

    l'émission

    cliquez ici

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Le quotidien historique « Nation Hongroise » de la droite renaît et apparaît de nouveau en kiosque

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    EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
    Le quotidien iconique Magyar Nemzet fondé en août 1938 pour combattre l’influence allemande et les dérives de l’influence du gouvernement sur les médias privés fut fermé aux lendemains des législatives du printemps 2018. Ce journal a connu un basculement majeur dans l’opposition le 6 février 2015 suite à la prise de position de son propriétaire de l’époque, Lajos Simicska (un sympathisant de Viktor Orban) qui déclarait une « guerre totale » au gouvernement après une taxe envisagée de 5% sur les médias privés.

    C’est ainsi à une date symbolique que le journal apparaît de nouveau en kiosque, réaffirmant « son attachement aux valeurs conservatrices, aux traditions centre-européennes et aux intérêts nationaux ».

    Décriée par tous les titres d’oppositions, Magyar Nemzet est assimilé à une « prise de guerre » avec laquelle Viktor Orban s’affiche d’ailleurs sur Facebook.

    https://fr.novopress.info/

  • La conférence de François Bousquet aux Amis franciliens de Synthèse nationale

    La Nouvelle Librairie 6, rue de Médicis 75006 Paris

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    En savoir plus cliquez là

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/02/07/la-conference-de-francois-bousquet-aux-amis-franciliens-de-s-6127045.html

  • Perles de Culture n°199 : un portrait flamboyant de Robert Brasillach

    L’équipe cinéma vous conseille « L’incroyable histoire du facteur cheval », « Doubles vies », « Green book », « Colette » et « La dernière folie de Claire Darling ». On apprend ensuite à regarder un tableau avec Sophie Roubertie puis on découvre un nouvel écrivain, François Jonquères, secrétaire général du Prix des Hussards, qui nous offre un portrait flamboyant de Robert Brasillach.

    https://www.tvlibertes.com/robert-brasillach-perles-de-culture-n199

  • Sur la parution de son nouveau livre, "Contre le libéralisme, la société n'est pas un marché", Alain de Benoist répond à Breizh info

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    Contre le libéralisme, la société n’est pas un marché. Voici le nouvel ouvrage d’Alain de Benoist, présenté ci-dessous par son éditeur, les éditions du Rocher. Pour en parler nous avons interrogé son auteur.

    Propos recueillis par Yann Vallerie cliquez ici

    Breizh-info.com. Vous publiez un nouvel ouvrage intitulé « Contre le Libéralisme – la société n’est pas un marché ». Pourquoi est-ce important de préciser dès l’introduction que c’est à une critique de l’idéologie libérale que vous vous livrez, et pas à un plaidoyer pour la bureaucratie ou à attaque contre la liberté d’entreprendre, de circuler, d’agir, de penser, au libre arbitre ?

    Alain de Benoist :  Ceux qui me connaissent auront du mal, je crois, à m’imaginer en adversaire du libre arbitre ou en défenseur de la bureaucratie ! Si j’ai pris la peine d’expliquer, dès le début de mon livre, qu’il faut d’abord s’attaquer aux fondements théoriques de l’idéologie libérale, c’est d’abord parce que celle-ci ne peut être attribuée à un seul auteur. Le « marxisme » est tout entier sorti de la pensée de Marx, mais le libéralisme a de multiples « pères fondateurs », ce qui fait qu’il s’est présenté, depuis deux siècles, sous des aspects parfois très différents. La distinction traditionnelle entre libéralisme politique, libéralisme économique et libéralisme philosophique a encore obscurci les choses au lieu de les éclairer.

    Je pense, comme John Milbank, que le libéralisme est d’abord une « erreur anthropologique », en clair que sa conception de l’homme est erronée. Or, c’est bien cette anthropologie que l’on retrouve à la base de toutes les formes de libéralisme : l’idée d’un homme qui n’est pas naturellement social et politique, mais qui cherche en permanence à maximiser son intérêt privé, le domaine économique étant celui dans lequel il est censé pouvoir le mieux jouir de sa liberté. L’homme libéral, c’est l’Homo œconomicus, un être autosuffisant, propriétaire de lui-même, indifférent par nature à toute notion de bien commun. C’est ce qui m’a amené à identifier les deux composantes fondamentales de l’anthropologie libérale : l’individualisme et l’économisme.

    Breizh-info.com. Vous dites que le libéralisme est l’idéologie de la classe dominante. Défendre l’idéologie libérale serait donc assimilable à du conservatisme bourgeois selon vous ?

    Alain de Benoist :  L’idéologie dominante est toujours celle de la classe dominante. Aujourd’hui, la classe dominante ne se réduit nullement aux bourgeois conservateurs. C’est une classe transnationale, parfaitement accordée au capitalisme déterritorialisé, qui se veut à la fois « efficiente » et « progressiste ». Elle œuvre à la transformation de la planète en un immense marché, mais adhère en même temps à l’idéologie des droits de l’homme et à l’idéologie du progrès. Cette classe s’est progressivement coupée du peuple, avec toutes les conséquences que l’on sait. La bourgeoisie qui se veut à la fois conservatrice et libérale s’accroche à une position intenable. Dans les faits, elle ne peut s’affirmer libérale qu’aux dépens de son conservatisme et ne peut s’affirmer conservatrice qu’aux dépens de son libéralisme.

    Je donne dans mon livre quelques exemples de cette inconséquence. Comment prétendre réguler l’immigration tout en adhérant au principe libéral de libre circulation des personnes, des capitaux et des marchandises ? Comment interdire l’usage des stupéfiants sans contrevenir à l’idée libérale que chacun doit être laissé entièrement libre de ce qu’il entend faire de lui-même ? Comment défendre les identités des peuples et des cultures si l’on ne voit en eux, comme les libéraux, que de simples agrégats d’atomes individuels ? Comment conserver des « valeurs traditionnelles » que l’illimitation du système capitaliste s’applique partout à supprimer ?

    Breizh-info.com. En quoi le libéralisme est-il incompatible avec la démocratie participative, alors qu’il se marie parfaitement avec la démocratie représentative ?

    Alain de Benoist :  D’un point de vue libéral, l’avantage de la démocratie représentative est qu’elle substitue la souveraineté parlementaire à la souveraineté populaire : comme l’avait bien vu Rousseau, dans ce système le peuple n’est souverain que le jour du vote ; dès le lendemain, ce sont les représentants qu’il a élus qui ont le pouvoir de décider. Le problème, aujourd’hui, est que la démocratie représentative ne représente plus rien. D’où la défiance généralisée envers un système oligarchique complètement coupé des aspirations populaires.

    Mais il ne faut pas s’y tromper : le libéralisme, dans la mesure même où il prône la soumission du politique aux forces impersonnelles du marché, est en fait hostile à toute forme de souveraineté. Plus exactement, la seule souveraineté qu’il reconnaisse est celle de l’individu. Les nations et les peuples n’ont pas d’existence en tant que tels. Comme l’écrit le très libéral Bertrand Lemennicier, la nation n’est qu’un « concept sans contrepartie dans la réalité ». Toute identité collective relève donc du fantasme. L’individualisme méthodologique, hostile à toute forme de holisme, est alors le seul moyen d’analyser une société dont Margaret Thatcher disait sans rire qu’elle « n’existe pas ».

    Dans la mesure où la démocratie participative permet de redonner le pouvoir au peuple, s’apparentant par là à la liberté des Anciens qui, par opposition à celle des Modernes, consistait à donner aux citoyens la possibilité de participer activement à la vie publique (et non de s’en désintéresser pour se réfugier dans le privé), elle ne peut que se heurter à l’opposition des libéraux.

    Breizh-info.com. Pour faire écho à l’actualité, diriez vous qu’aujourd’hui, Emmanuel Macron est le parfaite figure de l’idéologie libérale ? Pour quelles raisons ? 

    Alain de Benoist : Disons qu’il en est l’une des figures emblématiques. On sait que ce sont les milieux financiers qui ont permis à Macron d’arriver au pouvoir et qu’une fois élu, celui-ci s’est empressé de former un gouvernement dont la principale caractéristique est d’associer des libéraux de droite et des libéraux de gauche. Cela a au moins permis de constater que, comme l’a dit et répété Jean-Claude Michéa, libéralisme économique « de droite » et libéralisme sociétal « de gauche » ne sont finalement que deux formes dérivées de la même idéologie – et qu’ils se complètent parfaitement. Mais cela a aussi permis de comprendre que le clivage droite-gauche est en train de disparaître pour être remplacé par un autre, certainement plus fondamental : libéraux et antilibéraux. Durant tout le XIXesiècle, jusqu’à l’apparition du socialisme, les conservateurs ont été les principaux adversaires des libéraux. On va y revenir.

    Breizh-info.com. Quels antidotes, quelles alternatives existent ou restent à inventer pour que nos sociétés triomphent de ce libéralisme ?

    Alain de Benoist :  Il n’y a évidemment pas de recette miracle. Il y a en revanche une situation générale qui évolue de plus en plus vite, et qui fait désormais bien apparaître les limites du système actuel, qu’il s’agit du système politique de la démocratie libérale ou du système économique d’une Forme-Capital confrontée à l’immense menace d’une dévalorisation générale de la valeur. L’avenir est au local, aux circuits courts, à la renaissance des communautés humaines, à la démocratie directe, à l’abandon des valeurs exclusivement marchandes. L’antidote aura été trouvé quand les citoyens auront découvert qu’ils ne sont pas seulement des consommateurs, et que la vie peut être plus belle dès lors qu’on répudie un monde où rien n’a plus de valeur, mais où tout a un prix.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/02/05/sur-la-parution-de-son-nouveau-livre-contre-le-liberalisme-l-6126543.html

  • Passé Présent n°225 – Histoire du canal de Suez

    Philippe Conrad revient sur l’histoire du canal de Suez à l’occasion des 150 ans de son inauguration.

    https://www.tvlibertes.com/passe-present-n225-histoire-du-canal-de-suez

  • Vive L'Europe : Hervé Van Laethem, président du mouvement belge NATION (Conversano, février 2019)

  • La culture de la repentance affaiblit le mental de la nation

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    Ligne Droite cliquez ici

    Depuis quelques décennies maintenant, les dirigeants de la France, devenus des adeptes de la repentance collective, recherchent dans son passé tous les épisodes susceptibles d’être utilisés pour la culpabiliser. Une telle démarche ne peut qu’altérer notre identité, développer la haine collective de soi et désagréger la communauté nationale. Profondément malsaine, la pratique incessante de la repentance affaiblit le mental de la nation.

    Repentance tous azimuts

    Tel est bien l’exercice insolite auquel se livrent les responsables du Système en se penchant de façon négative sur différentes périodes de notre histoire nationale. Il y a d’abord les événements tragiques de la Seconde Guerre mondiale dans lesquels notre pays en est arrivé à se considérer lui-même comme complice de la persécution des juifs. De même, notre nation en est venue à juger la colonisation comme un épisode moralement condamnable, M. Macron allant jusqu’à déclarer pendant sa campagne électorale que des crimes contre l’humanité ont été commis à cette occasion. De plus, notre pays s’est laissé stigmatiser à propos de l’esclavage aussi bien pour le commerce triangulaire que pour la pratique qui en a été faite dans les Antilles. Et, bien sûr, la liste n’est pas close, d’autres sujets donneront certainement de nouveaux motifs de se battre la coulpe et, s’il n’y a plus rien à trouver dans la période récente, il suffira de remonter plus loin dans le passé, jusqu’aux croisades par exemple.

    Repentance officielle

    Mais le plus consternant dans ce phénomène est qu’il n’a rien de spontané. Il ne vient pas du peuple, il est certes porté par certains groupes et relayé par les médias mais il est surtout pris en charge par l’État. La plupart de ces événements font l’objet d’une reconnaissance officielle : des monuments ont été érigés, des lois ont été votées, des commémorations annuelles instituées, des demandes de pardon ont été formulées, des indemnités versées. La repentance est officielle et assumée par l’État au nom du peuple tout entier.

    Les Français pas pires que les autres

    Or, cette démarche est profondément malsaine. D’abord, elle stigmatise injustement la France et les Français. Car, les hommes ne sont pas des saints et dans l’histoire de l’humanité tous les peuples ont connu des périodes fastes et des périodes plus sombres. Or, personne ne peut raisonnablement affirmer que les Français et les Européens auraient été moralement plus condamnables que les autres peuples du monde. Sur la question de l’esclavage par exemple, seuls les Européens ont réellement mis fin à cette pratique qui, en revanche n’a pas disparu en Asie et dans les pays musulmans. Pourquoi, dès lors, les nations d’Europe et elles seules s’adonnent-elles à ce curieux exercice d’autoflagellation ?

    Nul n’est coupable pour ses parents

    Cette manie repose par ailleurs sur une atteinte aux droits fondamentaux des personnes. Nul ne peut en effet être considéré comme responsable des méfaits commis par un parent ou par un ascendant, une notion d’ailleurs propre aux valeurs européennes. Or, la repentance consiste précisément à exiger des générations actuelles qu’elles entrent en contrition pour ce qu’auraient commis les générations précédentes. Dans cet esprit, d’ailleurs, n’est-il pas révoltant que ces exercices de repentance gagnent les écoles où des enseignants culpabilisent nos enfants en déposant sur leurs épaules un fardeau qu’ils n’ont aucune raison de porter ?

    La manie de la repentance érode notre identité

    Le résultat est que cette culture de la repentance affecte gravement le mental de la nation. D’abord, elle porte atteinte à notre identité. Celle-ci est déjà mise en cause par l’invasion migratoire, l’influence culturelle américaine et les attaques contre nos valeurs de civilisation, mais le processus de repentance ne peut qu’accélérer l’érosion identitaire que connaît notre pays. Comment nos compatriotes pourraient-ils en effet rester attachés à la France, si on leur rappelle sans cesse à quel point elle est coupable ?

    « Pour les ethnologues, toutes les civilisations se valent, mais on ne fait durer la sienne qu’en la considérant comme supérieure aux autres », écrivait Claude Lévi-Strauss. Si donc on installe les Français dans l’idée qu’ils sont plus mauvais que les autres peuples, comment pourraient-ils faire durer leur culture et leur civilisation ? La repentance est un acide qui ne peut que corrompre le moral de la nation.

    La pratique de la repentance, symptôme d’une pathologie mentale

    Elle procède d’ailleurs d’une démarche psychotique. Que dirait-on en effet d’un homme qui se sentirait coupable des crimes commis par un ascendant ? Les thérapeutes diagnostiqueraient une maladie mentale et s’emploieraient à lui expliquer qu’il n’est en rien concerné. On lui prodiguerait le conseil d’invoquer plutôt la mémoire de ses ancêtres les plus prestigieux.

    Il n’en va pas différemment d’une nation. Pour la France, tout se passe comme si les responsables et activistes de la repentance étaient atteints d’une pathologique mentale. Et c’est particulièrement vrai pour les dirigeants politiques dont la mission devrait consister au contraire à favoriser la fierté nationale.

    L’attitude normale et saine consiste en effet à laisser dans l’ombre ce qui doit y être et à exalter et valoriser les périodes les plus glorieuses de notre passé collectif.

    La France n’en manque pas.

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