
Au cours des mois de novembre et décembre, Présent a lancé un appel aux dons auprès de ses lecteurs. Les dons défiscalisables à la presse font désormais classiquement partie des cinq sources de revenus de tout organe de presse. Rappelons quelles sont ces sources de revenus, et quelle est la situation de Présent au regard de chacune d’entre elles : les abonnements, les ventes en kiosque, la publicité, les aides légales et les dons des lecteurs.
Les abonnements
L’abonnement est, de loin, la première ressource financière de votre quotidien. 2020 fut pour nous – comme pour la plupart des entreprises françaises, et comme pour tous les Français – une année à marquer d’une pierre noire. Certes, nos abonnés sont restés fidèles au titre, malgré des soubresauts postaux spécialement fréquents, et qui, d’ailleurs, ne sont pas résolus : la Poste fait de plus en plus mal son métier d’origine – elle le reconnaît –, et la pandémie n’a rien arrangé sur ce plan. Dans ce contexte, c’est donc une sorte de petit miracle permanent que nos abonnés nous aient renouvelé régulièrement leur confiance. Ils sont encouragés à le faire grâce au couplage de l’abonnement papier et numérique. Si le journal n’est pas dans la boîte aux lettres en temps et en heure, l’abonné peut néanmoins avoir accès aux pages d’actualité à la date du jour, voire la veille car, dès 13 h 30, le journal daté du lendemain est accessible. A condition d’être équipé d’un ordinateur, bien entendu.
Il a bien choisi le jour et l'heure : c'est au moment précis où le gouvernement de son pays se félicite, à tort ou à raison, d'avoir retrouvé sa pleine souveraineté, que le Britannique George Blake est allé rejoindre l'enfer des traîtres et des agents soviétiques de la guerre froide.

Charles Maurras est un illustre méconnu. On retient de son œuvre des idées générales, transmises par des historiens hostiles ou des vulgarisateurs. Quelques formules suffisent à l'intellectuel qui se targue de culture générale. Il parlera d'empirisme organisateur, de nationalisme intégral, de germanophobie et d'antisémitisme, et la démonstration lui semblera faite de la désuétude et de l'inanité de l'œuvre. Ces méthodes expéditives, que l'on applique également à Gobineau et qui trahissent l'inculture croissante de nos contemporains, n'expliquent rien de l'influence profonde que l'œuvre de Maurras exerça sur des hommes aussi divers que Maurice Blanchot, Jean Paulhan, Paul Valéry, Marcel Proust, Robert Brasillach, Daniel Halévy, Pierre Boutang ou Georges Bernanos, - auquel nous devons aussi la critique la plus forte, sinon féroce, de l'Action française.