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économie et finance - Page 622

  • Le capitalisme néolibéral en procès (article paru dans L’Action Française 2000, 19 mars 2015)

    Alors que le gouvernement dit socialiste vient d’utiliser le 49.3 pour “flexibiliser” le marché du travail, il est important de saisir la réalité – présente et future – de cet énième avatar du système capitaliste qu’il est convenu d’appeler le “néolibéralisme”. Pour ce faire, le Cercle Henri Lagrange propose deux ouvrages : Brève histoire du néolibéralisme de David Harvey et un livre écrit à cinq mains, Le capitalisme a-t-il un avenir ?

     

    Le néolibéralisme en acte

    Les historiens des idées n’auront pas leur compte en lisant la Brève histoire du néolibéralisme de David Harvey. L’objectif du géographe marxiste n’est pas d’exposer la doctrine des disciples de Friedrich Hayek, contempteurs de l’ingérence étatique et ardents défenseurs du libre-échange. S’il les évoque ici ou là, l’essentiel de son livre est ailleurs. Comme l’écrit François Denord, son préfacier, ce « qui intéresse ce matériali ste, c’est le néolibéralisme “réellement existant”, celui qui [...] façonne le monde dans lequel nous vivons ». L’histoire du néolibéralisme réel que nous relate Harvey commence dans les années soixante-dix. Il rappelle qu’à cette époque, à différents endroits du globe, un certain nombre d’États rompent avec les modèles keynésiens hérités de la Seconde Guerre mondiale. Qu’il s’agisse de Pinochet au Chili, Thatcher au Royaume-Uni ou Reagan aux États-Unis, tous mènent une même politique : lutte contre les syndicats, flexibilisation du marché du travail, privatisations, réduction d’impôts, ouverture aux capitaux étrangers, démantèlement de l’État-providence. Les États collectivistes ne sont d’ailleurs pas en reste, et Harvey consacre un chapitre entier à la néolibéralisation de la Chine sous l’ère Xiaoping. Il montre ensuite qu’à partir de la fin des années quatre-vingt, le paradigme néolibéral va progressivement s’étendre au monde, quoique en empruntant des voies diverses. Certains États vont l’adopter spontanément, tandis que d’autres vont s’y voir contraints par suite d’une guerre d‘ingérence humanitaire (Irak) ou d’un réajustement structurel imposé par le FMI. À la fin, le bilan dressé par l’auteur est sans appel : il n’est plus un État aujourd’hui qui ne soit néolibéral, ou ne soit en passe de le devenir.

    La notion d’“État néolibéral” semblera peut-être paradoxale puisque Hayek, Friedman et les autres enseignaient au contraire le retrait de l’État de la sphère économique. Mais c’est précisément l’un des intérêts du livre que de montrer les distorsions que la praxis néolibérale fait subir à la doxa. Pour garantir la propriété du capital ou la libre concurrence, privatiser les biens communs ou contenir les mouvements sociaux, bref pour créer un climat propice aux affaires, il est impossible de se passer de la violence légale. C’est pourquoi, dit Harvey, « le néolibéralisme [réel] ne condamne pas l’État », mais s’appuie sur lui en réorientant sa fonction. En même temps, l’auteur souligne que les praticiens néolibéraux n’ont jamais été intéressés par la réalisation de l’utopie hayekienne. C’est d’ailleurs là le fond de son propos. Le néolibéralisme, écrit-il, c’est « l’échec d’un discours utopique dissimulant la réussite d’un projet de restauration du pouvoir de la classe dominante ». Mises en difficulté par la crise des années soixante-dix, les élites économiques ont en effet trouvé chez Hayek de quoi doter leurs aspirations d’un habillage scientifique. Pendant que la théorie convainquait les gouvernants des bienfaits d’une politique néolibérale et suggérait aux travailleurs d’abandonner toute forme de lutte collective, puisque les lendemains chanteraient d’eux-mêmes, le processus d’accumulation capitalistique, bien réel quant à lui, pouvait repartir de plus belle. Il ne s’est pas arrêté depuis.

    Louis Narot

    David Harvey, Brève histoire du néolibéralisme, editions Les Prairies ordinaires, 320 pages, 20 euros.

    Vers la fin du capitalisme ?

    Il n’est nul besoin d’être devin pour apercevoir dans les récents déboires de l’économie mondiale les signes annonciateurs de grands bouleversements à venir. Alors que prospèrent un peu partout en Europe des partis politiques anti-austérité et que s’élèvent un nombre toujours grandissant de voix opposées aux dogmes néolibéraux de l’hyperclasse mondialisée, il semblerait que le capitalisme connaisse une crise de légitimité inédite. Où situer les origines de cette crise ? Le capitalisme y survivra-t-il ? Quelle société émergera des ruines de l’ancien monde ? Autant de questions auxquelles se proposent de répondre cinq des plus éminents chercheurs en sciences politiques réunis pour la première fois dans un même ouvrage, Le capitalisme a-t-il un avenir ? Si le constat de l’essoufflement du capitalisme semble faire l’unanimité parmi les auteurs, leurs avis n’en divergent pas moins quant aux mesures à mettre en œuvre afin d’éviter la catastrophe. Là où Wallerstein et Collins se font les avocats d’un socialisme marxisant fondé sur la planification économique, l’encadrement strict de la finance et la redistribution des profits, les sociaux-démocrates Mann et Calhoun plaident de leur côté pour un sauvetage du système à coup de réformes d’inspiration keynésienne. Autre point de divergence : les seconds, contrairement aux premiers, ne souscrivent pas à l’hypothèse d’une vulnérabilité structurelle du capitalisme. Sa faiblesse se situerait plutôt, selon eux, du côté des effets délétères de son empreinte écologique.

    Le lecteur retiendra surtout la contribution d’Immanuel Wallerstein pour la fécondité de son approche systématique du capitalisme, qui appréhende celui-ci à la manière d’un “système-monde” unifié et répondant de ce fait à certaines lois qui en déterminent les modes d’apparition, de développement et de déclin. Ceux qui s’intéressent plus particulièrement à la question de la place de la technique dans nos sociétés modernes feront quant à eux leur miel des inquiétantes prédictions de Randal Collins au sujet des menaces que fait peser sur les emplois des classes moyennes le développement incontrôlé des technologies de pointe. Pour lui, la mise en concurrence globale des travailleurs permise par les progrès des techniques de communication et le remplacement progressif des employés du tertiaire par des intelligences artificielles sonneront le glas du capitalisme à moyen terme. En effet, la hausse vertigineuse du chômage privera la production des débouchés indispensables à la pérennité du système. Reste alors à savoir si la transition post-capitaliste se fera de manière pacifique, au travers d’une réappropriation démocratique par les citoyens des leviers de leur souveraineté, ou de manière autoritaire, par le déploiement de politiques de répression et de surveillance au service d’une oligarchie transnationale soucieuse de maintenir son hégémonie. Une question qui semble n’avoir jamais été autant d’actualité.

    Antoine Lecot

    Immanuel Wallerstein, Randall Collins, Michael Mann, Georgi Derluguian, Craig Calhoun, Le capitalisme a-t-il un avenir ?, La Découverte, 200 pages, 20 euros.

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Le-capitalisme-neoliberal-en

  • La ville de Balkany (UMP) a dépensé 5 millions d'euros en frais d'avocats

    La note est salée. Selon Le Point, la mairie de Levallois-Perret, dirigée par Patrick Balkany, a dépensé, en seulement quatre ans, près de 5 millions d'euros en frais d'avocats. A l'issue d'un nouvel appel d'offres, le cabinet Claude & Sarkozy a été reconduit, avec deux autres cabinets. Seul problème, entre-temps, l'avocat Me Claude (associé de Sarkozy donc) a été mis en examen pour "blanchiment de fraude fiscale". Il est soupçonné d'avoir aidé Balkany à concevoir des montages offshore pour cacher au fisc l'achat d'une villa à Marrakech. 
    Au-delà de ce mélange des genres, pourquoi la ville de Balkany dépense-t-elle autant d'argent en frais d'avocat ? Car l'autre cabinet qui a remporté l'appel d'offres est le cabinet Lagarde... "qui est aussi l'avocat du couple Balkany dans différentes procédure les visant", précise Le Point. 
    Du coup, l'opposition de Levallois-Perret s'interroge : "On se demande qui paie quoi, s'indigne l'opposant Arnaud de Courson, interrogé par Le Point. Ce n'est pas aux contribuables de payer la défense de Balkany mis en examen pour blanchiment de corruption et fraude fiscale. Afin d'éviter tout soupçon, le cabinet aurait dû se désister". 
    Sur le plan judiciaire, Balkany devrait voir son immunité parlementaire bientôt levée. Ce qui permettrait par exemple aux juges de le mettre, enfin, en examen. 

  • Comment vos élus locaux financent la construction des mosquées

    Extrait de l'interview du sénateur UDI de l’Eure, Hervé Maurey, rapporteur d'un projet sur la question des financements des lieux de culte par les collectivités locales :

    1442180326"Aujourd’hui, nous n’avons aucune information - et je dis bien aucune - sur la manière dont les lieux de culte qui se construisent sont financés, en premier lieu les mosquées. Parce qu’aucune règle de transparence n’a jamais été posée. Avec des règles, nous saurions qui finance et nous pourrions aussi comprendre pourquoi et dans quel but. Nous avons besoin de savoir si certains doutes sont fondés ou non.Des financements de lieux de culte ont déjà interpellé Tracfin, les services du ministère des Finances qui surveillent les éventuels blanchiments d’argent.

    Ces baux emphytéotiques sont une bombe à retardement. Le principe du bail emphytéotique est que le propriétaire met à disposition le terrain pour un nombre déterminé d’années. Au terme du bail, l’édifice construit appartient au propriétaire du terrain. Dans un proche avenir, les municipalités vont ainsi devenir les propriétaires d’une série d’églises catholiques construites avant guerre, comme c’est le cas pour une trentaine d’entre elles à Paris. Ce sont des bâtiments qui ont des coûts d’entretien élevés.Aujourd’hui, ce sont les églises catholiques mais demain, nous aurons les mêmes problèmes avec les mosquées. A Montreuil, la mosquée est ainsi édifiée sur un terrain municipal grâce à un bail emphytéotique.

    La jurisprudence du Conseil d’Etat a autorisé les communes à financer des équipements ou des parties d’équipements à vocation culturelle et non pas cultuelle. Mais c’est souvent dans le même bâtiment. La frontière entre le cultuel et le culturel est assez ténue. Nous suggérons qu’il y ait un décret du Conseil d’Etat qui délimite tout cela. Dans certains cas, il y a une hypocrisie dans la distinction et la partie culturelle a pu être injectée pour que la totalité de l’édifice puisse être subventionnée."

    Pour en savoir plus sur ce qui se passe près de chez vous.

    Addendum : Jean-Marie Bockel vient d'annoncer que le rapport vient d'être adopté à l'unanimité au Sénat avec notamment l'article 6 : "Aider et sécuriser les élus locaux en définissant explicitement, par décret en Conseil d'Etat, les types de dépenses municipales pouvant relever du culturel et celles pouvant relever du cultuel".

    Le financement officiel de l'islam en France, c'est maintenant !

    Philippe Carhon

  • CDV - Entretien avec Pierre Jovanovic à Bruxelles - Actualité économique

  • 480 SDF sont morts dans la rue en 2014

    En 2014, un collectif d’association a recensé 480 personnes mortes dans la rue en 2014. Des victimes dont le décès aurait pu être évité selon l’organisation qui appelle le gouvernement et les élus à se mobiliser.

    Il y a encore 50 ou 60.000 personnes qui vivent dans la rue. Est-ce qu’on ne peut pas faire quelque chose? Il y a des places d’hébergements à ouvrir et du logement à développer“, estime Christophe Louis, du collectif “les morts de la rue“.

    http://fortune.fdesouche.com/

  • Politique & Eco n°35 : La Grèce avenir de l’Europe et de la France ?

  • La générosité des banques envers un quotidien communiste

    Lu dans Présent :

    "le quotidien communiste La Marseillaise, qui assurait la propagande du Parti sur Marseille et les six départements de la région, a déposé son bilan et a été placé en redressement judiciaire. Le journal ne tirait plus qu’à 32 000 exemplaires mais comptait tout de même encore 205 salariés. On apprend incidemment que les dépenses de voyages représentaient 625 000 € par an, et les locations de voitures 90 000 €. Autrement dit un journal condamné à la liquidation. [...]

    Pourtant deux repreneurs se disputent le titre : un sous-marin du Parti communiste, d’une part, et un gauchiste, soutenu par quelques personnalités locales, de l’autre. Mais le plus extraordinaire c’est que les deux repreneurs ont trouvé un soutien auprès de deux institutions bancaires de poids : la Caisse des dépôts, et la Société Marseillaise de Crédit.La Caisse des dépôts prêterait 2 millions d’euros au projet de reprise communiste, avec en garantie… ledit Parti communiste. Quant au projet gauchiste, il pourrait compter sur un prêt d’1,5 million d’euros, venant des deux banques.

    Quand on connaît la frilosité habituelle des banques, on ne peut que s’étonner de leur soudaine envie de jouer les business angels rouges, au profit de telles feuilles, et avec la garantie financière d’un tel parti. On croyait les banques spécialement réfractaires aux créances toxiques, depuis 2008. Ce n’est apparemment pas le cas du côté de la Canebière."

    Ce que les communistes ont retenu de Marx, c'est la notion de capital.

    Michel Janva  http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • TVL : Pierre Jovanovic, les effets dévastateurs de la planche à billet américaine.

  • L'économie française a détruit 74 000 postes en 2014, selon l'Insee

    Malgré une stabilisation au quatrième trimestre grâce à l'intérim, l'année a été plus morose que prévu pour l'emploi salarié.
    L'économie française a détruit 74 000 postes (- 0,5 %) en 2014 dans le secteur marchand, malgré une stabilisation au 4e trimestre grâce à l'intérim, selon des données définitives moins bonnes que prévu publiées mercredi par l'Insee. Au dernier trimestre, le secteur marchand a connu 1 300 suppressions nettes d'emploi (- 0,0 %). Dans son estimation publiée en février, l'Institut national de la statistique était plus pessimiste pour le 4e trimestre (- 5 100 emplois) mais plus optimiste pour le chiffre annuel (- 67 600 emplois). Entre-temps, l'organisme a révisé à la hausse les destructions du 3e trimestre, à 59 900 contre 55 200 précédemment.
    Sur le dernier trimestre, en revanche, l'emploi temporaire a permis de limiter les dégâts. Selon les chiffres définitifs, l'intérim a créé au 4e trimestre 24 100 emplois (+ 4,7 %), effaçant une baisse de même ampleur sur la période précédente. Ces bons chiffres ont permis de compenser de nouvelles baisses dans les secteurs de l'industrie (- 10 400 postes, - 0,3 %) et de la construction (- 17 700, - 1,3 %). De son côté, le secteur tertiaire hors intérim s'est stabilisé : 2 700 postes créés (+ 0,0 %). Même tendance sur l'année, où seuls les secteurs tertiaires (+ 0,1 %) et de l'intérim (+ 0,1 %) sont dans le vert. L'industrie (- 1,2 %) et la construction (- 3,5 %) ont continué de se dégrader.
    Tendances lourdes
    Il s'agit de tendances lourdes. Dans l'industrie, la situation s'est détériorée sans discontinuer depuis 2001, le secteur ayant perdu en quatorze ans un quart de ses effectifs, soit près d'un million d'emplois. La construction, quant à elle, a rayé de la carte 160 000 emplois (- 10,6 %) depuis le 3e trimestre 2008. En 2014, c'est la faible croissance qui est responsable des mauvais résultats. Le produit intérieur brut (PIB) n'a progressé que de 0,4 % l'année dernière, comme en 2013. Mais le gouvernement est plus optimiste pour 2015. Il espère dépasser sa prévision de 1 % de croissance et, "à partir de 1 %, on recrée de l'emploi", assurait en février Michel Sapin, ministre des Finances, lors de la publication des chiffres provisoires.
    L'Insee s'attend, elle aussi, à une amélioration, notamment grâce aux effets du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) et des autres mesures du pacte de responsabilité. Mi-décembre, l'institut évaluait leur impact à 80 000 emplois sauvés ou créés en 2015. Insuffisant toutefois pour faire repasser le secteur marchand dans le vert puisque l'Insee table sur 11 000 suppressions nettes de poste au premier semestre de 2015. Mais le gouvernement compte notamment sur les emplois aidés pour faire mentir les pronostics. Il a donné la consigne d'accélérer les signatures de nouveaux contrats aidés en ce début d'année, sans toutefois dépasser les 445 000 contrats prévus en 2015, a indiqué une source gouvernementale, confirmant une information des Échos. Coût de l'opération : 170 millions d'euros supplémentaires.

    fp via le Point :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EukypZluuVybUFWbSW.shtml

  • RSI : Racket Sans Interruption

    Artisans, commerçants, « petits patrons ». Ils ont défilé dans les rues de Paris le 9 mars contre le RSI, le Régime Social des Indépendants. Venus de toute la France, ces travailleurs indépendants qui représentent près de 5 millions de personnes en France se disent victimes, depuis sa création en 2006, d’un « racket organisé » par l’état. Le RSI qui assure la protection sociale des travailleurs non salariés, serait responsable selon eux, de la faillite de dizaines de milliers de très petites entreprises en France. Il faut dire que le niveau de leurs cotisations sociales atteint 55% de leurs bénéfices. Récemment, dans une interview, le vice Président du Medef avouait que deux chefs d’entreprise se suicidait chaque jour en France… Réinformation TV a suivi la manifestation à Paris.

    Michel Janva