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élections - Page 477

  • Marion Maréchal-Le Pen : "Ceux qui refusent de se saisir du sujet identitaire font une erreur"

    Malgré son départ médiatisé de Béziers, Marion Maréchal-Le Pen "oz" visiblement "sa droite". Après avoir dit se considérer comme "une femme de droite, souverainiste et identitaire" sur BFM TV, elle vient de déclarer sur Europe 1 :

    "J'aimerais appartenir à une vraie droite qui sert la France, et réveiller la droite endormie des Républicains"

    Montrant qu'elle a parfaitement compris quel serait l'enjeu principal de la présidentielle de 2017, elle a déclaré au Monde :

    "Il y a un besoin de racines, ceux qui refusent de se saisir du sujet identitaire font une erreur. Ce qui fait le plus souffrir les Français, c’est quand l’attachement à leur mode de vie, leur culture, est remis en cause (...)

    Le chômage arrive en troisième position des préoccupations des Français, derrière la sécurité et l’identité. Le père de famille a peur que sa fille porte une burqa, il ne se pose pas la question de savoir si elle l’achètera en francs ou en euros."

    Philippe Carhon

  • Le FN ne peut pas gagner sans une force d’appoint, qui se situe incontestablement à droite

    Marine Le Pen mise tout sur une victoire d'Alain Juppé aux primaires et espère l'affronter au deuxième tour dans un "sain duel". Ce scénario pourrait ne pas se produire avec le retour en force, certes hypocrite et mensonger, de Nicolas Sarkozy sur le terrain identitaire et des valeurs comme m'explique Fabien Bouglé dans cette tribune publiée sur Boulevard Voltaire :

    "Le départ théâtralisé de Marion Maréchal-Le Pen et de la délégation Front national de Béziers pourrait avoir des conséquences plus graves qu’il n’y paraît pour le premier parti politique de France. En effet, depuis quelques mois, il apparaît clairement que Florian Philippot, vice-président du Front national, dispose d’une influence telle qu’il fait prévaloir un discours gauchisant au sein de son parti, au détriment de toute la base idéologique droitière à l’origine du parti. Nous avions déjà eu l’occasion d’aborder ce thème dans ces colonnes sur la question du traitement, par le FN, de la question de la famille et du grand mouvement sociétal intervenu dans le cadre de l’adoption de la tristement célèbre loi Taubira.

    Les Journées de Béziers avaient pour objectif de réunir et de rassembler des forces de droite attachées aux valeurs qui, indépendamment de leur courant ou parti politique initial, souhaitaient dialoguer, voir ce qui les unissait et ce qui pouvait les diviser. Assurément, cet objectif a été parfaitement atteint malgré les dénégations des médias aux ordres qui ne veulent pas d’unité à droite, gage d’une victoire sur le très long terme.

    La volte-face et le départ précipité (peut-être à la demande de Marine Le Pen ou de Florian Philippot) du FN de Béziers constitue une erreur politique majeure et regrettable pour le Front national qui aura des conséquences dans les urnes si la logique actuelle de rejet des aspirations des électeurs de droite au profit des électeurs du Front de gauche continue.

    En effet, les élections régionales ont démontré que le FN ne pouvait pas gagner sans force d’appoint complémentaire. Or, ses forces d’appoint se situent incontestablement à droite, et en particulier dans les partisans de la Manif pour tous, qui ressentent un rejet viscéral de Hollande, qui a montré sa volonté de détruire la famille. Le départ de Hollande est, pour eux, une priorité absolue ! Et cela représente des millions d’électeurs.

    Si ces derniers comprennent que Marine Le Pen est incapable de faire perdre François Hollande au deuxième tour par son incapacité à fédérer des forces parfois contradictoires, il n’est pas à exclure que leur voix se porteront dès le premier tour vers Nicolas Sarkozy, et ceci même si ce dernier est parfaitement ambigu sur la loi Taubira, alors même qu’elle aurait pu les gagner si elle montrait sa capacité à attirer vers elle des forces de droite et de gauche convergentes, notamment sur la question de l’exploitation de l’homme par l’homme, point commun entre la lutte contre la GPA et la loi El Khomri

    Ce rejet actuel des partisans d’une ligne droitière du parti fait d’énormes dégâts également au sein d’électeurs fidèles du Front national, et beaucoup n’hésitent plus à faire part de leur vote aux primaires au premier tour en faveur de Jean-Frédéric Poisson qui adopte, ces derniers temps, une ligne beaucoup plus ferme et radicale.

    De son côté, Nicolas Sarkozy a su profiter de cette faille et son discours à Lille ou lors de sa convention sur la culture montre que ce dernier a décidé de jouer une posture très droitière en renouant ainsi avec les valeurs du parti gaulliste et en abordant des thèmes qui avaient pu être développés à Béziers.

    La stratégie politique du vice-président du Front national contraint donc les électeurs de droite à se positionner dans les primaires et à pousser Sarkozy comme candidat par le refus d’Alain Juppé, vu comme Hollande en pire. Cette stratégie politique de Florian Philippot fait qu’il se transforme, finalement, comme le meilleur militant de Nicolas Sarkozy !"

    Philippe Carhon

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Autriche : au nom de l’État de droit, le FPÖ réplique !

    Les soupçons de fraudes et d’irrégularités dans le dépouillement et le décompte des voix seraient confirmés.

    


Il y a deux semaines, nous écrivions déjà pour Boulevard Voltaireque de nombreuses irrégularités frappantes avaient fait surface au lendemain des élections présidentielles autrichiennes, amenant la victoire de l’écologiste d’extrême gauche Alexander Van der Bellen au détriment du populiste Norbert Hofer, du FPÖ populiste d’essence nationale-libérale.

    

Si l’importance du poste de président n’est que secondaire, et principalement d’ordre symbolique, il est toutefois à rappeler que le chancelier de la République fédérale d’Autriche, véritable chef de la politique autrichienne, est nommé par le président lui-même – qui doit tenir compte de la composition du Conseil national, l’équivalent de l’Assemblée nationale française. Et, soit dit en passant : Alexander Van der Bellen a d’ores et déjà annoncé qu’il refuserait de nommer un chancelier du FPÖ le cas échéant, c’est-à-dire en cas de victoire du FPÖ aux législatives de 2018.



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  • Les Républicains ne veulent pas qu'un élu condamné pour corruption soit déclaré obligatoirement inéligible

    Lu ici :

    "Un élu coupable de corruption doit-il automatique être condamné à une peine d’inéligibilité ? C’est la volonté du gouvernement et du rapporteur PS du projet de loi Sapin 2 sur la corruption. Une volonté que n’ont pas partagée les députés LR qui ont déposé un amendement pour supprimer cette peine automatique, dans la soirée du mardi 7 juin.

    Ainsi ont-ils essayé, mais sans succès, de faire supprimer cette peine complémentaire d'inéligibilité obligatoire pour les personnes exerçant une fonction publique en cas de condamnation pénale pour corruption.

    Si les parlementaires du parti de Nicolas Sarkozy ont jugé que "l'exigence d'exemplarité et de transparence de la vie publique, notamment au travers de l'action des responsables publics et des élus, doit être une priorité", ces élus du principal groupe d'opposition ont plaidé qu'"ériger la peine d'inéligibilité en peine complémentaire obligatoire pose la question de sa constitutionnalité", dans l'exposé de leur amendement de suppression.

    (...)L’orateur du groupe LR a dénoncé "l’extrême sévérité" de cette peine :

    "Dans notre droit, les peines complémentaires sont, par principe, facultatives pour le juge. Elles sont incompatibles avec le principe d'individualisation des peines."

    Cet amendement de l’opposition a évidemment été dénoncé par Sébastien Denaja, le député PS rapporteur du texte, pour qui les députés LR prennent "une responsabilité politique majeure". Et d’ajouter :

    "C'est une responsabilité politique majeure que prend le groupe Les Républicains. Je pense qu'il est normal qu'un juge se prononce pour savoir si un élu corrompu peut à nouveau se présenter devant le suffrage universel."

    Plusieurs personnalités politiques sont aujourd'hui poursuivies pour des faits relevant de ces charges :

    "Le président du parti Les Républicains, Nicolas Sarkozy, est lui-même mis en examen dans l'affaire dite des écoutes pour corruption et trafic d'influence. Le député LR Patrick Balkany, cosignataire de l'amendement, a été mis en examen pour fraude fiscale, blanchiment de fraude fiscale, corruption passive et déclaration mensongère de patrimoine.

    Trois mois de prison avec sursis, 20.000 euros d'amende et trois ans d'interdiction de droits civiques ont été requis ce mardi contre le sénateur DVG de l'Hérault Robert Navarro, 64 ans, patron de la puissante fédération socialiste départementale pendant 20 ans. L'ancienne députée PS Sylvie Andrieux, qui siège aujourd'hui avec les non-apparentés, a elle été condamnée en appel pour détournements de fonds publics à quatre ans de prison dont un ferme, une amende de 100.000 euros ainsi qu'à une peine complémentaire d'inéligibilité de cinq ans."

    Philippe Carhon

  • Espagne L'inconnue de Podemos

    Ancrée à gauche, la contestation de l’ « austérité » n'en cultive pas moins une certaine proximité avec le catholicisme.

    Dans plusieurs pays, les habits usés des partis craquent. Des nouveaux surgissent. C'est le cas en Grèce et en Espagne. Christophe Barret, historien, responsable au service éducatif des Archives nationales, est le premier, en France, à consacrer un livre à Podemos. Sa percée fut rapide. Il est issu du Mouvement des Indignés. Sans vraie structure ni organisation, les Indignés enfièvrent Madrid. Le feu couve sous la cendre, attisé par des universitaires qui enseignent à la Complutense à Madrid. Parmi eux : Pablo Iglesias, l'actuel leader du parti et député européen, Inigo Errejon, le véritable penseur, d'autres encore plus proches de Gramsci que de Marx, frottis de la pensée d'Eraesto Laclau et et de son épouse la Belge Chantal Mouffe, de péronisme et de figures révolutionnaires latino-américaines, telles celles d'Hugo Chavez ou d'Evo Morales le Bolivien. Les dirigeants de Podemos se situent résolument à gauche. À leurs yeux les socialistes espagnols - et européens - ont « trahi ». Ils s'affichent hostiles à la monarchie mais, au grand mécontentement de certains de ses amis, Pablo Iglesias accepte, depuis peu, d'être reçu et consulté par le roi, et de lui serrer la main.

    Une proximité... vaticane

    En principe athées, les dirigeants de Podemos ne dissimulent pas leur proximité avec le pape François. C'est un des chapitres les plus intéressants du livre de Christophe Barret, intitulé « Le temps des franciscains ». Le romancier Sergio del Molino dit croire encore « que Pablo Iglesias […] et ses disciples savent très bien ce qu'ils font » ; « ils ont compris que la gauche espagnole est religieuse, que l'Espagne est un pays fait d'un catholicisme populaire qui rechigne à faire confiance à l'Église ». Et voilà qu'avec François ils trouvent un pape "contestataire", un "latino", qui s'inscrit, pensent-ils à tort ou à raison, dans la "théologie de la libération", ou tout au moins dans une pensée qui s'en approche. Les coups de boutoir assénés à la Curie ne font que les conforter dans ce sentiment. Comme la visite de François à Fidel Castro, prélude au rapprochement entre Cuba et les États-Unis. N'est pas passée inaperçue, non plus, la médiation vaticane auprès du Venezuela d'un Nicolas Maduro que les leaders de Podemos ont beaucoup fréquenté. Christophe Barret souligne que « l'esprit le plus radical de Podemos [...] est passionné par le sentiment religieux ». Sans doute plus par lui que par un programme économique qu'Iglesias avouait il y a peu « n'avoir pas eu le temps de bâtir ». Surprenant pour celui et ceux qui font profession de marxisme et de gramscisme. Comme l'écrit Bertrand Renouvin, dont Christophe Barret est un collaborateur proche, la seule perspective sérieuse pour Podemos serait de constituer à terme, sous l'égide du pape François, une démocratie chrétienne progressiste ! Ce qui restera à démontrer. 

    Ch.-H.B.

    ✔︎ Christophe Barret, Podemos - Pour une autre Europe, éditions du Cerf, novembre 2015, 256 pages, 19 euros

    L'Action Française 2000 Du 19 novembre au 2 décembre 2015

  • Espagne L'inconnue de Podemos

    Ancrée à gauche, la contestation de l’ « austérité » n'en cultive pas moins une certaine proximité avec le catholicisme.

    Dans plusieurs pays, les habits usés des partis craquent. Des nouveaux surgissent. C'est le cas en Grèce et en Espagne. Christophe Barret, historien, responsable au service éducatif des Archives nationales, est le premier, en France, à consacrer un livre à Podemos. Sa percée fut rapide. Il est issu du Mouvement des Indignés. Sans vraie structure ni organisation, les Indignés enfièvrent Madrid. Le feu couve sous la cendre, attisé par des universitaires qui enseignent à la Complutense à Madrid. Parmi eux : Pablo Iglesias, l'actuel leader du parti et député européen, Inigo Errejon, le véritable penseur, d'autres encore plus proches de Gramsci que de Marx, frottis de la pensée d'Eraesto Laclau et et de son épouse la Belge Chantal Mouffe, de péronisme et de figures révolutionnaires latino-américaines, telles celles d'Hugo Chavez ou d'Evo Morales le Bolivien. Les dirigeants de Podemos se situent résolument à gauche. À leurs yeux les socialistes espagnols - et européens - ont « trahi ». Ils s'affichent hostiles à la monarchie mais, au grand mécontentement de certains de ses amis, Pablo Iglesias accepte, depuis peu, d'être reçu et consulté par le roi, et de lui serrer la main.

    Une proximité... vaticane

    En principe athées, les dirigeants de Podemos ne dissimulent pas leur proximité avec le pape François. C'est un des chapitres les plus intéressants du livre de Christophe Barret, intitulé « Le temps des franciscains ». Le romancier Sergio del Molino dit croire encore « que Pablo Iglesias […] et ses disciples savent très bien ce qu'ils font » ; « ils ont compris que la gauche espagnole est religieuse, que l'Espagne est un pays fait d'un catholicisme populaire qui rechigne à faire confiance à l'Église ». Et voilà qu'avec François ils trouvent un pape "contestataire", un "latino", qui s'inscrit, pensent-ils à tort ou à raison, dans la "théologie de la libération", ou tout au moins dans une pensée qui s'en approche. Les coups de boutoir assénés à la Curie ne font que les conforter dans ce sentiment. Comme la visite de François à Fidel Castro, prélude au rapprochement entre Cuba et les États-Unis. N'est pas passée inaperçue, non plus, la médiation vaticane auprès du Venezuela d'un Nicolas Maduro que les leaders de Podemos ont beaucoup fréquenté. Christophe Barret souligne que « l'esprit le plus radical de Podemos [...] est passionné par le sentiment religieux ». Sans doute plus par lui que par un programme économique qu'Iglesias avouait il y a peu « n'avoir pas eu le temps de bâtir ». Surprenant pour celui et ceux qui font profession de marxisme et de gramscisme. Comme l'écrit Bertrand Renouvin, dont Christophe Barret est un collaborateur proche, la seule perspective sérieuse pour Podemos serait de constituer à terme, sous l'égide du pape François, une démocratie chrétienne progressiste ! Ce qui restera à démontrer. 

    Ch.-H.B.

    ✔︎ Christophe Barret, Podemos - Pour une autre Europe, éditions du Cerf, novembre 2015, 256 pages, 19 euros

    L'Action Française 2000 Du 19 novembre au 2 décembre 2015

  • Meeting de Sarkozy à Lille : tiens, revoilà l’identité !

    Il n’est toujours pas — officiellement — candidat, mais il a déjà son thème : Nicolas Sarkozy est convaincu que la primaire de droite se jouera sur l’« identité » française.
    On accélère. C’est le tempo adopté par Nicolas Sarkozy lors de son meeting hier soir à la Filature à Saint-André-lez-Lille (Nord). Devant une salle aux rangs quelque peu clairsemés — la faute aux embouteillages, plaide l’entourage de l’ex-chef de l’Etat —, le toujours président des Républicains a dessiné l’axe principal de sa future campagne : l’identité. Ou plus précisément, selon le principal intéressé, « la France ». « La primaire se jouera sur la France, la République, la culture française », assène Nicolas Sarkozy.
    Son discours, qu’il « a écrit lui-même » assurent ses proches qui le présentent comme un acte fondateur de précampagne, s’est appesanti durant près de 45 minutes sur ce thème. Résolument anti-communautariste et contre la société multiculturelle, il est loin, très loin de « l’identité heureuse » défendue par son rival Alain Juppé. Et de dénoncer « l’islam prosélyte et intégriste qui vous dit comment manger, comment vous habiller, quel rapport entretenir avec le sexe opposé ». Sarkozy veut ainsi « fixer les règles d’un nouvel islam de France ». Et de marteler que « La France, c’est un pays chrétien » et les minorités doivent s’y adapter, pas l’inverse. Mais il ne reprend pas le concept « d’assimilation » des étrangers qu’il a développé dans le programme des Républicains sur l’immigration. Pas question en effet de franchir la ligne rouge.
    Hier soir, Sarkozy voulait se poser en rassembleur. Réalisant une « synthèse » des différentes sensibilités de son parti, « de Rachida Dati à François Baroin, en passant par Eric Ciotti ». Ce n’est donc pas un hasard s’il s’adresse à son nouveau soutien, François Baroin, pressenti pour être son Premier ministre et qui l’accompagnait pour la première fois en déplacement depuis son ralliement, pour préciser que « chacun a le droit de vivre sa religion, les musulmans comme les autres ». Pas non plus un hasard s’il se livre à une charge en règle contre le FN et le repli sur soi.
    Il prône la renaissance de la nation
    L’ex-chef de l’Etat en profite toutefois pour se démarquer de ses concurrents à la primaire en s’accaparant, notamment, le créneau de l’autorité et de la renaissance de la nation, menacée selon lui de « disparaître ». La faute aux élites, au politiquement correct et à ces « minorités » où il range pêle-mêle islamistes radicaux, zadistes, casseurs et… CGT. La foule scande « Nicolas président ». Lui ne dévie pas d’un iota de sa stratégie. Pas question de faire acte de candidature, n’en déplaise à ses rivaux.
    Gérard Larcher a-t-il saisi hier la haute autorité de la primaire pour lui demander de clarifier sa situation ? Il tacle : « J’ai été élu président pour cinq ans, et on voudrait m’interdire de présider ? Ils vont finir par me rendre très très populaire. » Mais, pour les militants, pas de suspens, comme le résume ce spectateur conquis : « Il n’a pas besoin de le dire, on sait qu’il est candidat. »

    Valérie Hacot Le Parisien :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuyVuyulpyYhrFEfVI.shtml

  • Autriche : l'élection présidentielle n'est peut-être pas terminée

    En raison des nombreuses irrégularités, trois recours viennent d'être déposés :

    "Le FPÖ a, par la voix de son président HC Strache, annoncé dans sa conférence de presse qu’il contestait officiellement la validité de l’élection présidentielle du 22 mai 2016. Le recours en nullité de 150 pages élaboré par le cabinet d’avocats Böhmdorfer et Schender a en fait été déposé hier soir auprès de la Cour constitutionnelle autrichienne (VfGH). Des infractions à la loi auraient été commises dans 94 des 117 commissions électorales, ont fait savoir HC Strache et les deux avocats Dieter Böhmdorfer, ancien ministre de la Justice, et Rüdiger Schender, ancien député fédéral.

    « Dans 82 districts, les cartes de vote par correspondance ont été pré-triées avant l’arrivée des représentants de la commission électorale avec des cartes d’électeur associées et non associées. Cela concerne 573.275 cartes de votes reçues, dont 31.814 ont été annulées lors du pré-triage. Ce qui justifie d’emblée une certaine méfiance », a fait valoir HC Strache. Dans 11 commissions électorales de district, les enveloppes de votes par correspondance ont été ouvertes avant même que ne débute le dépouillement et, dans certains cas, le bulletin de vote a été enlevé de son enveloppe. Sont concernées 80.953 cartes de votes. Dans quatre commissions électorales de district, les voix des cartes d’électeurs avaient été décomptées avant le début de la session ; ce qui touche 30.295 cartes d’électeurs. Dans sept commissions électorales de district, le dénombrement n’a pas été effectué par les commissions électorales de district, mais par des personnes non autorisées, ce qui affecte 58.374 cartes de vote. »

    Le FPÖ a, sur sa page d’accueil Internet, publié un résumé des points les plus importants du recours, et a retransmis la conférence de presse sur sa page Facebook.

    En réponse à Van der Bellen, Strache martela : « Nous ne sommes pas de mauvais perdants, mais il y va des droits fondamentaux de la démocratie qui doivent être garantis. » « Sans ces pannes et ces irrégularités, Hofer aurait pu être élu », lança-t-il. « Ce qui est formulé [dans le recours] est largement suffisant », ajouta Böhmdorfer, pour qui le recours a toutes les chances d’aboutir. La Cour constitutionnelle serait très rigoureuse sur les questions touchant à la mise sous scellés et au comptage réalisé de façon incontrôlée par des personnes non autorisées.

    En réalité, la Cour constitutionnelle a été saisie de trois recours : l’un par Strache en qualité de mandataire, l’un par le candidat Norbert Hofer et le troisième par Christoph Luisser, avocat de Biedermannsdorf et l’un des 2,22 millions d’électeurs de Norbert Hofer qui s’opposent au résultat de l’élection.

    Trois scénarios seraient favorables au FPÖ : un recomptage des voix, une nouvelle élection soit totale, soit partielle. En raison de l’ampleur des fautes commises, HC Strache tient « pour réalistes de nouvelles élections »."

    Philippe Carhon

  • Le faux tweet d’Ali Juppé, par Caroline Parmentier

    Chard-Ali-Juppé.jpg

    Faux-Tweet-Juppé-Ramadan-300x118.jpg« Un très bon ramadan à tous mes frères et sœurs en islam. Que la paix d’Allah soit sur vous. » L’astuce de ce faux message agrémenté d’une photo de Juppé lancé sur Twitter par un lycéen de 17 ans habitant en Ardèche, c’est qu’il était vraisemblable, de nombreux internautes n’ont même pas flairé le canular.

    Juppé n’a pas ri non plus. Bien que son compte n’ait pas été piraté (l’objet du crime n’a jamais été tweeté par le compte d’Alain Juppé), ce dernier a porté plainte lundi contre cet internaute plaisantin appelé Candide qui détourne régulièrement des tweets politiques. Candide a d’ailleurs déjà fait d’autres montages humoristiques concernant Juppé sans que celui-ci ne s’en offusque.

    L’ennui c’est que par les temps qui courent et à un an de la présidentielle, il fait moins bon être le chantre de la France multiculturelle et communautariste, grande ouverte à l’islam que Juppé a toujours défendue. S’il réagit aussi vivement à ce faux tweet, c’est précisément parce que sa complaisance envers la communauté musulmane est bien réelle et bien connue, lui valant à Bordeaux le surnom d’Ali Juppé et qu’il a besoin de préciser en plus qu’il ne s’est pas converti !

    Mais c’est à double tranchant. Est-il vraiment en train de nous expliquer que l’usurpation d’identité en question est infamante et que faire de lui un membre de la communauté islamique porte atteinte à son honneur ou à sa considération ? De même est-ce déshonorant de souhaiter un bon ramadan à la communauté musulmane, tout le monde ou quasiment tout le monde, Manuel Valls et Anne Hidalgo en tête, le fait. Certes la forme était un peu grosse !

    Mais le terrain est casse-gueule et Candide est un petit malin. Il a précisé à la police que son tweet était « un piège pour les islamophobes » et qu’il se moquait « du cliché véhiculé par l’extrême droite selon lequel Alain Juppé serait très islamophile ». Juppé se mettait donc dans le cas d’attaquer en justice un jeune militant anti-extrême droite et anti-islamophobie pour une plaisanterie qui n’est même pas injurieuse…

    A l’heure où nous écrivons ces lignes la plainte a été retirée. Qu’il le prenne dans son équipe plutôt ! Il rajeunira son image dont les mauvaises langues disent qu’elle est celle d’un candidat d’une autre époque dépassé par les réseaux sociaux (entre autres).

    Caroline Parmentier

    Article paru dans Présent n° 8625 daté du 9 juin 2016

    http://fr.novopress.info/

  • Beatrix von Storch, député AfD : « La crise des migrants a tout changé »

    Minute-2774-Couv-Droite-251x350.jpgL’hebdomadaire Minute publie aujourd’hui un long entretien avec Beatrix von Storch, vice-présidente du parti Alternative für Deutschland (AfD) et député au Parlement européen, où elle siège au sein du groupe Europe de la liberté et de la démocratie directe, co-présidé par le patron de l’Ukip, le Britannique Nigel Farage. Extrait :

    « Ce qui a tout changé [en Allemagne], c’est la crise des migrants, car aujourd’hui chacun peut voir ce qui ne fonctionne pas. La politique de l’euro est plus discrète, la très forte inflation est dissimulée, et les gens n’ont pas encore compris qu’ils vont devoir payer ce qui se passe du fait de l’euro dans les années qui viennent. Il n’y a pas là un moment précis où chacun voit qu’il faut mettre un coup d’arrêt. Mais avec les migrants, c’est autre chose : nous avons eu jusqu’à 10 000 migrants par jour en Allemagne.

    Les médias ont bien sûr essayé de cacher tout ce qui s’est passé, alors que nous avons des problèmes jusque dans certains villages. Il y a des migrants partout, dans les hôtels, dans les centres-villes, c’est une situation folle. Les gens commencent à comprendre et se demandent ce qui se passera s’il est vrai qu’il n’y a pas seulement des réfugiés parmi eux. En ce qui concerne les femmes et les enfants, qui sont vraiment en danger, ils ne se posent pas de question, mais il y a aussi beaucoup de migrants qui ne sont pas des réfugiés.

    On parle d’une proportion d’un pour cent de terroristes, ce qui est énorme. Et ce d’autant qu’on ne sait pas exactement combien de gens sont arrivés en Allemagne. Officiellement, ils sont 1 200 000. Mais il peut bien y avoir 500, 600 ou 700 000 personnes de plus… On n’a même pas une idée de la fourchette.

    http://fr.novopress.info/201566/beatrix-von-storch-depute-afd-crise-migrants-a-change/