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élections - Page 473

  • Après la victoire du Brexit

    Impossible de reprendre cette chronique sans aborder la question de ce qu'on appelle le Brexit. Après des prévisions qui alternativement, et jusqu'à la dernière minute du 23 juin, envisageaient, sondages et paris à l'appui, la victoire de chacun des deux camps, il semble, qu'au fond, personne n'ait sérieusement envisagé les conséquences de la victoire du "leave".

    À vrai dire, même l'hypothèse inverse eût entraîné d'autres complications, notamment en raison des accords particuliers par lesquels depuis 43 ans la Grande Bretagne s'était assurée, habilement, un statut à part : au sein du marché commun, d'abord, auquel elle avait adhéré du bout des lèvres entre 1971 et 1973, puis à partir de 1991, date de la négociation oubliée de Maastricht, à laquelle elle avait participé pour fonder l'union européenne.

    Après un solstice de juin, où pour la première fois depuis 70 ans, la pleine lune coïncidait avec l'apogée du soleil dans l'hémisphère nord, la grande affaire se focalise donc désormais sur le choix qui était proposé par leur gouvernement aux Anglais, aux Écossais, aux Gallois, aux Irlandais du nord, du moins ceux d'entre eux qui résident dans le Royaume Uni, entre le maintien dans l'Union européenne et le retrait.

    L'Angleterre a choisi de quitter, non seulement l'Union, mais probablement aussi de manière irrémédiable, de récuser un processus dit de construction européenne, à quoi elle n'a sans doute jamais cru.

    Tout avait été dit, tout avait été entendu, en France, depuis des semaines, à propos des deux hypothèses.

    Et, une fois de plus, a été invoqué comme un mantra, le souvenir, très abusivement enjolivé, de celui qui se montra, pendant quelque 30 ans le plus grand commun diviseur du peuple français. Sa mémoire, dûment ravalée par la légende, est désormais présentée comme unificatrice. Et de nous rappeler, opportunément, son opposition à l'entrée de la Grande Bretagne dans ce qui ne se présentait alors que comme un marché commun.

    Tout cela appelle, bien sûr, de nombreuses rectifications.

    D'abord parce que, dans un ensemble comme l'Union européenne qui prit, avec le contreseing britannique en 1991, la succession du Marché commun, l'entrée et la sortie ne se présentent pas comme deux opérations symétriques. A priori même l'idée d'un retrait contrariait la philosophie des traités, qui envisageait, depuis le préambule du traité de Rome de 1957, une "union sans cesse plus étroite entre les peuples européens", ce dont les Britanniques ne veulent pas. MM. Cameron et Osborne qui ont fait, en ce printemps 2016, campagne pour le maintien avaient ainsi affirmé à l'automne 2015, de façon très explicite, leur opposition à cette formule. Est-ce donc à dire que s'ils l'avaient emporté le 23 juin ils se seraient ralliés à ce qu'ils rejetaient auparavant ?

    Rappelons que, pour le moment si, du point de vue politique, la victoire des brexiteurs est tombée sans appel, du point de vue juridique, diplomatique, et même institutionnel interne au Royaume uni, il ne s'est encore rien passé. Même la démission, annoncée dès ce 24 juin, par le Premier ministre en compagnie de son épouse devant le 10 Downing Street ne demeure encore que virtuelle. Il se réserve la marge, très large, d'un calendrier dépendant d'un congrès conservateur qu'on se garde bien de convoquer en urgence. On pourrait donc bien prendre le temps de faire évoluer la situation.

    Et on le prendra d'autant plus que tout reste à faire, qu'il s'agisse des 55 accords commerciaux, financiers, consulaires, etc. à renégocier, ou de points aussi épineux que les statuts futurs de l'Écosse ou de l'Irlande, ceci pour ne rien dire des bases extraterritoriales que Londres possède encore à Chypre ou du séculaire contentieux anglo-espagnol à Gibraltar.

    Est-ce à dire aussi que ceux qui, sur le continent, reprochent à l'Angleterre et à ses dirigeants la pratique du double langage sont décidés pour leur part à avancer, sans elle, dans le sens d'une Europe confédérale ? nous n'en sommes aucunement assurés.

    À entendre les propos des hommes politiques français, des éditorialistes des gros journaux ou des radioteurs de toutes couleurs, à voir les déchaînements des chauvinismes sportifs on retire plutôt l'impression inverse.

    Au lendemain de ce vote, il conviendra pourtant, sur le Continent, de se parler enfin franchement.

    Nos dirigeants auront-ils le courage et la force de repenser l'union en la situant sur les terrains militaire, monétaire, diplomatique, et plus seulement commerciaux ? Auront-ils même le désir de ne demander désormais à personne, et par conséquent ni aux Américains ni aux Russes, pour parler clair, de nous protéger ou d'arbitrer nos querelles de voisinage ? Auront-ils le cran de refuser la dissolution de l'identité européenne ?

    Il y a sans aucun doute lieu de s'interroger, dans cette perspective, sur la politique de Mme Merkel, car tout tourne autour d'elle.

    Son secret espoir était de s'accorder avec David Cameron, substituant un condominium anglo-allemand, plus efficace, au couple franco-allemand que Hollande a démonétisé. Pour se sentir moins seule on remarquera que, tout de suite, c'est une réunion à trois, avec l'Italien Renzi qu'elle convoque.

    Un point faible paralysera la chancelière dans sa relation avec plusieurs pays du continent. Il résulte hélas de ses propres allers et retours, assez consternants, au cours de l'année 2015 sur la question migratoire. Tout au long de leur campagne, cette affaire aura été brandie par les brexiteurs plus inquiets, semble-t-il, de la libre circulation des Polonais que de l'implantation des Pakistanais.

    Oui, par conséquent, tout reste à faire, et surtout, pour ce qui est de la France, à balayer devant notre porte.

    http://www.insolent.fr/

  • France droitisée ou France radicalisée ?

    Avec le Brexit anglais, une autre digue vient encore de sauter. Grande jacquerie à venir ?

    La France se droitise, lit-on dans les gazettes. Ça reste à démontrer. Une fois n’est pas coutume, le sémillant Frédéric Lefebvre, naguère première gâchette de Nicolas Sarkozy, trouve les mots justes : « La France ne se droitise pas, elle se radicalise. » Ça, voilà qui est démontré depuis belle lurette ; enfin, depuis au moins le début du quinquennat hollandesque.

    Et, ce coup-ci, c’est plutôt la droite qui s’y colle en premier avec la Manif pour tous. Et pas n’importe quelle droite, s’agissant de cette France bien élevée qu’on n’avait pas vue arpenter le trottoir depuis 1984, grande époque des manifestations en faveur de l’école privée. Si les gros bataillons de cette dernière sont gentiment rentrés chez eux, ou dans la défunte UMP pour s’y faire plumer une fois encore, une frange d’irréductibles s’est radicalisée davantage : le mouvement des Veilleurs et leurs épigones partis fonder la remarquable revue Limite, prônant décroissance économique, écologie à la fois humaine et… radicale.

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  • Marine Le Pen : un référendum doit avoir lieu tout de suite dans tous les pays européens

    Marine Le Pen déclare à Présent :

    " C’est un grand jour pour la liberté en Europe. Je me suis engagée depuis déjà quatre ans à organiser un référendum en France sur ce sujet si je suis élue présidente de la République. Je pense maintenant que ce référendum doit avoir lieu tout de suite. Dans tous les pays européens. La seule décision raisonnable que doit prendre l’Union européenne aujourd’hui même, c’est d’annoncer qu’un référendum aura lieu dans chacun des pays de l’UE. Parce qu’on ne peut plus continuer à forcer des peuples, à les enfermer contre leur volonté. On s’est éloigné au fur et à mesure, gravement, du processus démocratique. Ça a été particulièrement vrai en France il faut le dire, à cause du référendum de 2005 où la parole des Français a été trahie. Maintenant, si l’Union européenne accepte de se regarder dans le miroir, il faut qu’il y ait un référendum dans chacun des pays de l’Union européenne et moi je réclame un référendum en France. [...]"

    Michel Janva

  • Victoire du Brexit : De l'effondrement de l'Union Européenne à la débâcle de l'oligarchie

  • BREXIT : POUR LA SOUVERAINETÉ ET LE DROIT DES PEUPLES À DISPOSER D’EUX-MÊMES

    Carl Lang, Président du Parti de la France

    A l’issue du vote historique des électeurs du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord qui viennent de décider de quitter l’Union européenne, Le Parti de la France réaffirme son attachement au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et au respect du principe de souveraineté nationale.

    Brexit : Pour la souveraineté et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes

    Certaines réactions d’hystérie politique et médiatique à l’encontre des peuples du Royaume-Uni sont une intolérable ingérence dans les affaires intérieures d’un royaume souverain.

    C’est d’ailleurs au nom de ce même principe de souveraineté que les peuples d’Ecosse et d’Irlande du Nord appellent à nouveau aujourd’hui à la sortie du Royaume-Uni au motif qu’ils ont voté non à la sortie de l’Union européenne.

    En application de l’article 50 du Traité de Lisbonne, le gouvernement du Royaume-Uni va devoir engager avec les instances européennes le processus de négociation afin de fixer les modalités du retrait ainsi que de leurs relations futures. Ce seront les conditions du divorce qui devront être approuvées par le Parlement européen avant d’être officielles. Tout ne fait que commencer.

    Le grand coup de pied dans la fourmilière européenne donné par ce vote de Brexit est l’occasion de ré-ouvrir le nécessaire débat sur les politiques et les institutions européennes qui sont aujourd’hui calamiteuses.

    Le Parti de la France rappelle sa volonté de construire une nouvelle Europe des nations souveraines et des peuples libres, une Europe qui défende l’identité et les valeurs européennes et chrétiennes de civilisation, une Europe libérée de la tutelle de l’OTAN, une Europe refusant la Turquie en son sein et établissant un partenariat privilégié, économique, politique et de sécurité avec la Russie.

    Si le Royaume-Uni conformément à son histoire et à sa géographie a choisi de couper le lien continental en privilégiant le Commonwealth et l’axe atlantique avec les USA, l’occasion nous est donnée de refondre le projet européen autour de notre bloc continental de civilisation.

    Etant aujourd’hui libérés de nos obligations européennes vis-à-vis du Royaume Uni, Le Parti de la France demande au gouvernement français de dénoncer immédiatement le traité du Touquet signé le 4 février 2003 qui transforme de fait Calais en ville frontière de la Grande Bretagne et les douaniers et policiers français en garde-frontières britanniques. Il appartient désormais au gouvernement britannique de gérer sur le territoire britannique le flux des dizaines de milliers de migrants qui souhaitent rejoindre la Grande-Bretagne. Il en va de l’intérêt national français et il serait temps, sur cette question devenue insupportable des migrants, que le gouvernement français défende les intérêts de la France.

     
  • Nicolas Sarkozy nous refait le coup du "nouveau traité européen"

    Après les non français et hollandais au traité constitutionnel européen (TCE), Nicolas Sarkozy avait sorti de son chapeau un "mini traité" qui n'était autre que le TCE, rebaptisé "mini traité" ou "Traité de Lisbonne", qu'il a fait adopter de force, sans consulter les peuples.

    A la suite du Brexit, il ressort le même artifice :

    "L'heure est à la lucidité, à l'énergie et au leadership [...] la lucidité commande de dire que ce sentiment de rejet est partagé par beaucoup de Français et beaucoup d'autres Européens. Ce qu'a dit le peuple britannique, d'autres peuples en Europe peuvent le dire. Nous ne pouvons, nous ne devons l'ignorer". "L'Europe peut fonctionner sans les Britanniques et nous avons d'ailleurs du temps pour repenser notre relation avec notre voisin. En revanche, l'Europe désormais à 27 ne peut plus fonctionner de cette manière".

    Sic : de la manière dont le Traité de Lisbonne la fait fonctionner...

     "La question de sa refondation profonde est donc urgente". "Je demande qu'une réunion de chefs d'État et de gouvernement européens prenne la décision d'élaborer un nouveau traité qui montrera aux peuples de notre continent que l'Europe est décidée à reprendre son destin en main".

    Ou comment s'asseoir une nouvelle fois sur ce que veulent les peuples.

    Demandons donc un référendum sur ce sujet.

    Michel Janva

  • Le Royaume Uni inflige à la dictature européenne sa première blessure

    D'autres pays pourraient suivre l'exemple du Royaume-Uni :

    "Et si finalement le Brexit n'était que la première secousse d'un séisme politique qui pourrait ébranler pendant encore longtemps l'Union européenne ? (...) Ce scrutin est aussi le symptôme d'un mal plus profond qu'a parfaitement résumé l'ancien ministre des Affaires Etrangères Hubert Védrine sur Europe 1 : "Le vrai problème en Europe, c'est le décrochage des peuples par rapport à la construction européenne." Car le cas britannique n'est pas isolé.

    Les Pays-Bas. Après le "Brexit", aura-t-on droit au "Nexit" (...) ? C'est en tout cas ce que promet Geert Wilders, le sulfureux leader du Parti pour la liberté, classé à l'extrême droite, s'il venait à devenir Premier ministre. Et il n'en est pas si loin, puisqu'il caracole en tête de toutes les enquêtes d'opinion. Après l'annonce de la victoire du "oui" au référendum britannique, il a donc pris la parole renforcé dans ses convictions et demandé la tenue d'un référendum sur le maintien des Pays-Bas dans l'UE : "Si je deviens Premier ministre, il y aura un référendum aux Pays-Bas. Nous voulons être en charge de notre propre pays, notre propre monnaie, nos propres frontières, et avec notre propre politique d'immigration" (...) 

    Le Danemark. C'est l'autre place forte de l'euroscepticisme dans le nord de l'Europe. Les Danois ont déjà prouvé qu'ils se méfiaient de l'Union européenne en 2015, en votant à 53% contre le renforcement de leur coopération en matière de police et de sécurité. "C'est un non net. Je respecte totalement la décision des Danois" qui "ont eu peur de perdre le contrôle" de leur destinée, avait déclaré le Premier ministre danois Lars Lokke Rasmussen à l'époque. 

    La Suède. La Suède, alliée historique du Royaume-Uni au sein de l'UE, est très sensible aux résultats du Brexit. C'est du moins ce que semble indiquer un sondage, publié le 20 avril dernier, et qui affirme que 36% des Suédois voudraient quitter l'UE en cas de Brexit contre 32% partisans d'un maintien (...)

    La Finlande. Autre pays nordique concerné : la Finlande. Si Helsinki n'a jamais agité directement la menace d'une sortie de l'UE, le gouvernement a déjà envisagé une sortie de la zone euro en pleine crise de la monnaie unique en 2012. A l'époque, la BCE envisageait d'autoriser l'achat d'obligations par le Mécanisme Européen de Stabilité Financière. Une proposition pas vraiment du goût de la ministre des Finances Jutta Urapilainen : "La Finlande ne s'accrochera pas à l'euro à n'importe quel prix et nous sommes prêts à tous les scénarios, y compris à abandonner la monnaie unique."

    Selon un sondage paru en février 2016, 53% des Français souhaiteraient être consultés par référendum sur le maintien du pays dans l'UE. Un chiffre significatif quand on sait que de nombreux partis, à la droite de la droite (FN, Debout la France) ou à gauche de la gauche (Front de Gauche) prônent a minima une sortie de l'euro. Ou une sortie complète de l'UE, comme le souhaite Marine Le Pen." 

    Victoire de la liberté ! Comme je le demande depuis des années, il faut maintenant le même référendum en France et dans les pays de l'UE MLP

    Du au : Il est désormais temps d'importer la démocratie dans notre pays. Les Français doivent avoir le droit de choisir !

    Le mur de Maastricht est tombé. Il faut un référendum en France.

    Philippe Carhon

  • Trump, Le Pen, Farage : les « populistes » gouverneront-ils un jour ?

    Trump, Farage, Le Pen, Grillo ou Orban sont partout qualifiés de « populistes ». Pour Vincent Coussedière – auteur du livre Eloge du populisme –, interrogé par le FigaroVox, ce mot-valise est souvent une facilité langagière pour ne pas affronter la chute d’un système partisan à bout de souffle.

    Je crois qu’il est de plus en plus évident que la répétition du terme de « populiste » masque une détresse et une incompréhension profonde des commentateurs politiques. Une paresse aussi, parce qu’il est plus facile de répéter « populisme », « populisme » que d’aller voir sur place pour chercher à comprendre ce qui se passe et pour se documenter sur une offre politique émergente. Qui s’intéresse véritablement dans les médias politiques à ces différents mouvements, en dehors des élections, où l’on assiste toujours à la même ignorance hystérique des commentateurs ?

    (…)

    Ce qu’il y a de commun entre ces mouvements, ce n’est pas leur « idéologie », ces mouvements étant assez pragmatiques, même si, pour donner un peu de « liant » à ce pragmatisme, ils proposent parfois une forme de syncrétisme idéologique. Sur ce plan « idéologique » on constate en réalité d’énormes différences.
    Ce qu’il y a de commun entre les mouvements populistes, c’est bien davantage la situation politique des peuples qui les font émerger. On peut résumer très simplement cette situation: les peuples politiques européens (et le peuple américain est peut-être moins éloigné d’eux qu’on ne le croit) se trouvent confrontés à des défis démographiques, culturels et économiques dramatiques, et à une offre politique partisane vieillie dont les clivages ne sont plus en prise sur la réalité et la profondeur de la crise.

    http://fr.novopress.info/202025/trump-pen-farage-populistes-gouverneront-jour/

  • Marine Le Pen: Brexit, casseurs, Loi travail, UE, élections autrichiennes…

    Marine Le Pen s’exprime sur l’actualité: Elle expose son opposition à la loi du Travail-El-Khomri, les raisons bien plus importantes de la France de sortir de l’UE que la Grande Bretagne puisque la France, à la différence du Royaume-uni fait partie de Schengen et est enfermée dans la zone euro. Elle parle de la différence de traitement entre la Manif pour tous et les casseurs autour des manifestations de la CGT, elle s’est rendue auprès de M. Hofer en Autriche et revient sur les tricheries concernant cette élection. Le tout face à un journaliste peu amène.

     

    http://www.medias-presse.info/marine-le-pen-brexit-casseurs-loi-travail-ue-elections-autrichiennes/56835