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élections - Page 480

  • RENTRÉE PLEINE DE CONTRADICTIONS POUR JUPPÉ

    Ce samedi 27 août dès 14 h30, à Chatoux (78), Alain Juppé a tenu un discours de plus d’une heure, officialisant sa rentrée politique et son engagement dans la course à la primaire de Droite et du Centre en Novembre. Les médias annoncent déjà le maire de Bordeaux comme étant le favori de cette primaire.

    En bon tribun qu’il est, il a naturellement surfé sur la colère légitime des français, leurs inquiétudes, tout en ayant en fin de chaque phrase, un discours rassurant pour l’électorat issu de l’immigration, l’électorat acquis à 85% par les socialistes. Que de contradictions sur chaque sujet sensible ! Un coup d’estocade, un passage de pommade. Difficile d’y voir clair finalement dans toutes les mesures qu’il annonce vouloir prendre en cas de victoire à la présidentielle 2017.

    Tentons de décortiquer quelques unes de ses promesses (sans en être) de début de campagne.

    Terrorisme

    En accord avec la majorité des français, Alain Juppé dénonce l’ingérence du gouvernement en matière de sécurité intérieure et de prévention des risques terroristes sur notre sol. Ainsi, il évoque le laxisme judiciaire français ayant permis des attentats de la part de récidivistes, de Fichés S, de détenteurs de bracelet électronique… (Bon, jusque là ok …)

    Mais immédiatement, il précise qu’il est farouchement opposé à un Guantanamo à la française, signifiant que les Fichés S ne peuvent être mis à l’écart de la société tant qu’ils n’ont pas effectivement agi.
    Alors nous attendons que les plus de 20.000 fichés S agissent ? Elles sont où les mesures différentes du gouvernement actuel ? 

    Europe

    La France est belle, la France mérite notre amour et nous devons protéger son patrimoine, sa culture… (pas ses frontières apparemment) et nous devons nous unir pour lui redonner sa force et sa grandeur. (Tout candidat pas trop bête ne peut que tenir ce discours)

    Mais sans même avoir le temps de reprendre son souffle, Alain Juppé déclare que nous devons nous fondre dans le moule européen et obéir gentiment à l’Allemagne.
    Nous devons donc être grands mais pas trop, de manière à continuer de lécher les bottes de Fraü Merkel et lui laisser dicter à la France sa conduite ?

    Immigration

    Juppé est pro-migrants. Obéir aux quotas imposés par Bruxelles et Berlin lui semble si naturel, qu’en aucun moment il ne dénonce cette immigration forcée. De même qu’il n’a en aucun moment prononcé les mots « frontière », « clandestins », « migrants économiques » ni évoqué la possibilité de mettre un frein à l’invasion (mot évidemment banni de son vocabulaire).

    Cependant, mener une campagne sans évoquer ce sujet sensible est suicidaire. Aussi s’est-il obligé d’en parler quelques secondes. Et c’est sur un ton très solennel qu’Alain Juppé annonce des mesures sur l’immigration, des mesures sans en être, des pseudo-mesures qui n’apportent aucun véritable changement. On traite la forme et non le fond. Ainsi prévoit-il de faciliter les demandes d’asile en écourtant la procédure (ça veut quand même dire faciliter l’immigration) mais de durcir le droit au sol en ne l’accordant qu’à des enfants nés en France ayant au moins l’un de ses deux parents résidant régulièrement en France. Pour sûr, ça va décourager du monde ! Désolée, je pars rire !

    Islam

    Burkini, attentats, halal, apprentissage de l’arabe en CP, … autant de sujets inquiétants qui gravitent autour de l’islam, problématique récurrente en France. Impossible de passer à côté pour un candidat. Encore une fois Alain Juppé emploie un ton grave et déterminé, annonce des mesures satisfaisantes, tout en ayant une attitude contraire. Des promesses non tenues durant un mandat, c’est une chose déjà moche, mais annoncer des mesures tout en faisant déjà le contraire, c’est carrément grotesque et dangereux.

    Le candidat favori de la Droite et du Centre s’engage à faire adopter une charte républicaine aux imams, imposer les prêches en langue française dans les mosquées et surveiller le financement de ces lieux de culte. Bravoooooooo ! Quand Monsieur Ménard proposait ceci, il s’est grassement fait insulter.

    Mais voilà le HIC ! En tant que maire de Bordeaux, il défend le projet de construction d’une des plus grandes mosquées d’Europe sur sa ville. Ce projet naissant est défendu depuis le 21 mars 2005. La mosquée de l’imam Tareq Oubrou (décoré de la légion d’honneur) peut voir le jour grâce à la mise à disposition d’un terrain de plus de 2.000 m2, gentiment proposé par la municipalité. Elle accueillera plus de 4.000 fidèles simultanément et comportera 25 salles de classes, des bibliothèques (pas de bible, ni d’Histoire d’Ô !), des centres de conférences, espaces culturels… Le tout financé un peu par les fidèles et majoritairement par l’Azerbaïdjan et le Qatar ! De plus, l’Etat français sera tenu de lui verser de fortes sommes au titre de subventions pour ses espaces culturels. Ainsi se financent les mosquées en France, ainsi sera financée celle d’Ali Juppé !

    Les jeunesses Juppéennes

    Alain Juppé s’est principalement adressé à un public militant jeune et son discours tout entier a gravité autour de cette idée d’une France jeune et combative, tournée vers un avenir meilleur, cherchant à « réinventer le bonheur » (si, si ! Il a dit ça). L’allusion humoristique aux Pokémons, la chemise semi-ouverte, l’absence de cravate, un petit échange avec une demoiselle nommée « Marine »… un véritable éducateur !

    Les technologies nouvelles, les énergies renouvelables, les progressions scientifiques… Alain Juppé est en train de réinventer la pilule du bonheur menant vers une utopie insouciante où les cerveaux ne fuiront plus et où la concurrence n’existera plus. Exit ces jeunes qui cherchent un premier emploi, mais que l’on embauche pas… Exit tous les maux sociaux, d’un coup de baguette magique !

    Eh bien Monsieur Juppé, il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter bonne chance dans l’arène, avec un discours aussi peu engagé, il vous sera difficile de rassembler la majorité des voix ! A moins que les français ne soient des veaux ?

    Sam
    http://france-en-colere.fr/rentree-pleine-de-contradictions-juppe#Uv0HKDBBzlEi9PEA.99

  • La résurrection politique des catholiques

    Les catholiques pratiquants sont de plus en plus (et majoritairement) réfractaires à l’immigration en général et à l’islam en particulier.
    Une récente note de l’IFOP a provoqué l’émoi chez les commentateurs : les catholiques pratiquants sont de plus en plus (et majoritairement) réfractaires à l’immigration en général, et à l’islam en particulier. Cela confirme leur radicalisation politique. Ainsi, leur tropisme droitier reste-t-il inchangé. Mais alors qu’ils étaient presque totalement fermés au FN dans les années 1990, leur vote en sa faveur s’est accru de manière spectaculaire ces dernières années (même s’il reste encore, dans cette catégorie sociale, en deçà des scores nationaux de ce parti).

    Les catholiques pratiquants sortent, depuis une dizaine d’années, de leur torpeur. Pendant des décennies, ils avaient été absents du débat politique en raison d’un double phénomène de dissolution : affaiblissement numérique (effondrement des vocations sacerdotales et de la pratique des fidèles) combiné à un affadissement doctrinal (ralliement, démocratie chrétienne). Or, les mirages idéologiques qui les paralysaient sont en train de s’évaporer :

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  • Les gueux et le milliardaire

    On sait ce qu’il en coûte en Europe de proposer des référendums ou de laisser des partis populistes se présenter aux élections : du récent Brexit d’Outre-manche à l’élection présidentielle autrichienne qui se rejouera en automne… en passant par la France où le Front national caracole en tête des urnes, les médias ont beau médire, les politiciens ont beau affoler, les candidats « hors Système » ou plutôt « anti-Système » sont là et bien là !

    L’exemple de Donald Trump dans l’actuel course présidentielle aux USA le confirme. Pas un jour sans que les médias (surtout français, mais pas que !) ne s’affolent d’un de ses bons mots ou d’une de ses tirades sacrilèges, annonçant aussitôt soit sa dégringolade dans les sondages, soit qu’il est lâché par des ténors du  GOP (en anglais : Grand Old Party). Seulement… rien n’y fait, il est toujours dans la course et plus que jamais.

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  • Si on assiste au même cataclysme qu'avec le Brexit ça donne envie d'essayer

    La haute finance a peur de l'élection de Donald Trump et annonce l'apocalypse : 

    "Si l'homme d'affaires Donald Trump est élu à la Maison Blanche en novembre,l'économie mondiale pourrait tomber en récession, affirment des experts de Citigroup dans une note hier. Dans cet avis, les chercheurs, menés par l'économiste en chef Willem Buiter, estiment que l'élection présidentielle est une source majeure d'incertitude pour l'économie mondiale. «Notre hypothèse de base est une victoire d'Hillary Clinton et principalement une continuité dans les politiques» économiques, dit la note soulignant qu'avec l'élection de la candidate démocrate on assisterait à une expansion budgétaire. Mais la victoire du promoteur immobilier new-yorkais en revanche réserverait des jours plus sombres pour l'économie, promettent ces experts.

    Vu l'amplification des incertitudes et le durcissement des conditions de financement, «une victoire de Trump pourrait abaisser la croissance du Produit intérieur brut (PIB) mondial de 0,7 à 0,8» point de pourcentage, disent les économistes du groupe bancaire. Cela entraînerait l'évolution du PIB dans le territoire de la récession, selon ces experts qui définissent celle-ci comme une croissance de 2% ou moins sur le globe."

    Il y aura des pluies de sauterelles, Los Angeles sera engloutie et les Twins Towers seront détruites.... ah non ça c'est déjà fait.

    Michel Janva

  • François Baroin Premier ministre de Sarkozy ? Pas vraiment une droitisation

    Dans un entretien au Figaro, Nicolas Sarkozy confirme que François Baroin devrait être son premier ministre s'il était élu président en mai 2017:

    «C'est le mieux placé». "J'ai une très grande confiance en lui".

    François Baroin est le président des maires de France, qui voulait interdire les crèches de Noël dans tous les lieux publics. Maire de Troyes, il préfère s'attaquer aux crèches qu'aux mosquées où prêchent des imâms dangereux comme Abdelilah Ziad.

    Par ailleurs, dans son dernier livre, Nicolas Sarkozy affirme vouloir réduire drastiquement le nombre d'immigrés entrant en France :

    Capture d’écran 2016-08-24 à 22.43.33

    Il promet aussi un "Schengen II" pour mieux contrôler les étrangers extracommunautaires.

    Pourtant, François Baroin déclarait en juin dernier au président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker :

    « Je veux vous porter le message de tous les maires de France, qui seront aux côtés de l’Etat dans sa mission régalienne d’accueillir les naufragés de la vie [c’est ainsi que François Baroin désigne les immigrés clandestins ! Ndlr] et de les aider à se reconstruire. »

    « Monsieur le président de la Commission européenne, pouvez-vous nous indiquer la marche à suivre ? Quelle est l’étape actuellement suivie et quelle méthode retenue ? » « C’est donc bien dans une inscription dans la durée de l’accompagnement de ces populations qu’il faut définir des politiques publiques partagées »...

    Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Présidentielles 2017 : Marine Le Pen en embuscade ?

    Le Front national, quoi qu’on en dise et qu’on puisse en penser, demeure à peu près en ordre de marche.

    C’est à croire qu’ils le font exprès. Qu’ils s’acquittent d’un pari conclu ivres morts. Qu’ils rejouent le très beau film de Harold Ramis, Un jour sans fin, dans lequel tout recommence et se répète. Qu’ils ont juré de manière concomitante la mort de la droite et l’agonie de la gauche. Bref, qu’ils soient bêtes à manger du foin, sachant que la botte ne leur fera pas la semaine.

    Ainsi Nicolas Sarkozy vient-il de sortir un livre, Tout pour la France. Dans le registre, Michel Polnareff était autrement plus convaincant lorsque chantant « Tout, tout pour ma chérie ». Peu importe, cela fera les gros titres du Figaro Magazine et de Valeurs actuelles, tant l’électeur de droite aime se faire plumer. Mieux : plus il se fait mettre et plus il en redemande. Comme quoi la sodomie, plaisir d’ordre privé entre adultes consentants, peut être à la fois passive et bougrement active lorsque consistant à mordre l’oreiller au-delà du raisonnable. Les goûts et les douleurs, cela ne se discute pas.

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  • Une élection présidentielle sans intérêt ?

    En cette fin du mois d’août, les candidatures à la prochaine élection présidentielle vérifient la fameuse citation du fondateur de la Cinquième République qui expliquait, avec un œil farceur et sur un ton amusé, que ce qui marquerait l’après-De Gaulle ce ne serait pas le vide mais bien plutôt le trop-plein ! Bon connaisseur des mœurs politiques et républicaines, il savait ne pas se tromper, et l’actuelle inflation du nombre des postulants à la magistrature suprême de l’Etat, une fois de plus, lui donne raison…

    Mais s’il y a pléthore de candidats, le vide est pourtant là, non dans la quantité mais dans la qualité des discours. Une affiche royaliste de 1995 expliquait que la présidentielle était « le choc des partis, le vide des idées », et elle reste d’une cruelle actualité ! Bien sûr, il y a bien des propositions et des débats intéressants mais c’est bien plutôt sur les marges et dans les bouches des « petits candidats », moins pressés par l’obligation de gagner que par celle de se faire entendre, y compris par l’intelligence pour certains.

    Tout royaliste que je sois, je me suis toujours passionné pour l’élection présidentielle, et cela depuis 1974, même si, cette année-là, je n’en comprenais pas encore tous les enjeux et toutes les arcanes. 1974, c’est d’ailleurs un de mes premiers souvenirs de royalisme quand, un dimanche de printemps, alors que nous nous rendions en autocar pour une compétition d’escrime, mes camarades de fleuret et moi avions aperçu, à la sortie de Rennes, des affiches fleurdelysées et retenu le nom d’un certain Renouvin (qui rimait avec Chauvin, me fit remarquer un ami, ce qui me permit ainsi de mémoriser ce nom qui m’était, à cette heure, inconnu), dont nous croyions alors naïvement qu’il postulait pour monter sur le trône, ce qui n’était évidemment pas le sens de cette candidature originale, ce que je ne compris que quelques années ensuite !

    Ainsi, je n’ai rien perdu des multiples débats sur les propositions et programmes des uns et des autres, et cela depuis 1981, ce qui ne m’empêchait pas, néanmoins et quelles que soient mes sympathies pour l’un ou pour l’autre, de glisser, les jours d’élection au poste suprême, le même bulletin manuscrit, décoré par mes soins, sur lequel est inscrit un triomphal « Vive le Roi ! ».

    Or, cet été, je n’éprouve plus cette sorte d’excitation qui me saisissait lorsque je me plongeais jadis dans les articles de presse ou les tribunes des candidats encore potentiels avant que d’être « réels ». C’est plutôt de la lassitude qui m’envahit, et il semble que je ne sois pas le seul à connaître cet étrange sentiment désabusé. Est-ce l’effet de la « vieillissure » ? Peut-être, mais j’en doute : à écouter les discussions dans les bistrots du matin, le comptoir du café étant « le parlement du peuple » comme le disait joliment le royaliste Honoré de Balzac, ce sentiment est général et partagé ! J’ai bien noté la référence louangeuse de Mme Duflot à l’encyclique « Laudato si » du pape François, la rencontre intéressante de M. Macron avec Philippe de Villiers et ses propos sur « les histoires de France », l’attachement de M. Montebourg aux « sources du gaullisme social », et tout cela ne me laisse pas indifférent, mais, pourtant, je crains que toutes ces idées brassées et lancées dans le feu de la bataille ne soient consumées par la terrible et froide mécanique des intérêts de partis et d’autres acteurs plus discrets et non moins puissants. Malheur de la République, peut-on soupirer, qui éteint toutes les ardeurs et n’entend que les envies, confirmées par le suffrage d’électeurs trop « prudents » (prudes, diraient certains, « politiquement parlant », bien sûr) et peu enclins, le plus souvent, à bouleverser, au-delà du premier tour, la scène institutionnelle…

    Le spectacle de l’élection présidentielle n’est aujourd’hui qu’un simulacre coûteux, une sorte de « combat de chefs » qui n’en sont pas vraiment, en définitive : à bien le regarder, il me confirme, a contrario, dans mon royalisme institutionnel !

    Aussi, plutôt que de m’intéresser aux petits jeux des primaires de la Droite et de la Gauche (je parle des avants-premier tour, bien sûr…), c’est à réfléchir sur ce que pourrait être et faire une Monarchie active aujourd’hui que je vais passer les prochains mois, sans oublier d’écouter les bruits alentours mais sans leur accorder une importance qu’ils ne méritent pas vraiment…

    En somme, mener une campagne royaliste au cœur de la présidentielle !

    http://nouvelle-chouannerie.com/

  • 2017 : Valls craint une élimination de la gauche «dès le premier tour»

    Dans un entretien fleuve accordé à L’Express, le premier ministre s’alarme des divisions de son camp. Il dénonce notamment la «violence» des propos des anciens ministres Hamon, Duflot et Montebourg.

    Ses mots sont toujours aussi durs. Figure du réformisme à gauche, Manuel Valls ne manque jamais de mots lorsqu’il s’agit de porter un regard critique sur l’état de sa famille politique. Ainsi, après avoir jugé début juillet qu’une partie de son camp avait «vingt ans de retard», le premier ministre exhorte aujourd’hui la gauche à «être consciente qu’elle peut être éliminée dès le premier tour» de l’élection présidentielle de 2017. «J’en appelle donc à la responsabilité de chacun», lance-t-il dans une interview à paraître jeudi dans L’Express.

    En cause notamment: la profusion des candidatures, symbolisée par l’entrée en lice cette semaine des frondeurs Benoît Hamon Arnaud Montebourg, et de l’écologiste Cécile Duflot. «J’ai moi-même été candidat à la primaire du PS, quand nous étions dans l’opposition en 2011, donc je ne contesterai à personne le droit de se lancer. Mais chacun doit réfléchir au rôle qu’il entend jouer. Il faut une grand esprit de responsabilité. Il faut être à la hauteur des enjeux, pour la gauche bien sûr, mais d’abord pour la France», prévient-il.
    «Je suis chef du gouvernement, loyal envers le président»

    Le chef du gouvernement s’étonne de voir trois anciens ministres clés de François Hollande (respectivement: Éducation nationale, Économie et Logement) se lancer dans la course à la présidentielle. «Pourquoi, après avoir été solidaires et participé à l’action gouvernementale, une telle violence dans les mots, qui ne sert ni leur démarche, ni la gauche? Le moment oblige à beaucoup de gravité, de rigueur intellectuelle. La primaire n’est pas un congrès du PS, la présidentielle non plus», assène l’hôte de Matignon.

    Enfin, interrogé sur ses ambitions personnelles dans le cas où le chef de l’État devait renoncer à se présenter, Manuel Valls botte en touche. «Je ne peux pas répondre à cette question». «Si je répondais à cette question, je jouerais un autre rôle que le mien. Je suis chef du gouvernement, loyal envers le président, totalement engagé dans ma mission. Et je ne prépare pas l’avenir avec des “si”. Je respecte le calendrier que le chef de l’Etat s’est fixé», balaie-t-il, sans révéler s’il envisage ou non participer à la primaire à gauche.

    Arthur Berdah

    Le Figaro

    http://www.voxnr.com/989/2017-valls-craint-elimination-de-gauche-premier-tour