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Europe et Union européenne - Page 1165

  • L'immigration est la première préoccupation des Suisses

     

    L’immigration est le thème de préoccupation numéro un des Suisses, selon le sondage annuel Vimentis dévoilé lundi. L’étude montre aussi que l’UDC n’aurait rien à gagner avec une élection du Conseil fédéral par le peuple.

    La thématique de l’immigration se détache clairement en tête des préoccupations des Suisses. Ainsi, 34% des participants au sondage en ligne annuel, mené par l’association Vimentis, perçoivent un grand besoin d’agir, contre 20% en 2011. En revanche, la répartition inégale des revenus ne préoccupe plus que 9% des sondés, contre 24% l’an dernier.

    C’est dans les domaines de l’armée et des impôts que les participants voient le moins la nécessité d’agir. Par ailleurs, une élection du Conseil fédéral par le peuple, pour laquelle s’engage l’UDC, ne permettrait pas au parti agrarien de briguer le siège qu’il revendique. Une socialiste pour Johann Schneider-Ammann

    En effet, six conseillers fédéraux sur sept seraient réélus. Seul Johann Schneider-Ammann devrait céder sa place à Pascale Bruderer (PS).

    Doris Leuthard et Alain Berset arrivent en tête, avec tous deux 55 % des suffrages. Ils sont suivis dans l’ordre par Eveline Widmer Schlumpf, Simonetta Sommaruga et Didier Burkhalter. Ueli Maurer sauve son siège de justesse.

    En résumé, le PS aurait donc 3 conseiller fédéraux, et l’UDC n’obtiendrait pas le deuxième ministre qu’elle réclame. Notons que les politiciens ont un certain potentiel d’amélioration : 51 % des sondés ne sont pas satisfaits de la politique suisse.

    Peu de variations par rapport à l’an dernier

    Les réponses aux 49 questions posées ne comportent en général pas pas de grandes variations par rapport aux dernières années. Les résultats correspondent pour la plupart aux positions établies.

    Ce sondage a été mené sur internet auprès d’environ 20’000 participants de toute la Suisse du 1er octobre au 30 novembre 2012.

    La marge d’erreur est de +/- 2,5%, les résultats "pouvant être dits représentatifs", selon Vimentis.

    RTS InfoSuisse

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  • Mythologie des Iles Britanniques

    ANALYSE : Geoffrey ASHE, Kelten, Druiden und König Arthur. Mythologie der Britischen Inseln, Walter Verlag, Olten/Freiburg im Breisgau,1992, 391 pages, DM 72, ISBN 3-530-02363-1 (titre anglais : Mythology of the British Isles, Methuen, London, 1990).

    Véritable encyclopédie du monde celtique-britannique des mégalithes à César et de Boadicée à l’épopée du Beowulf, richement illustré de gravures peu connues et de photos inédites, ce livre de Geoffrey Ashe est incontournable pour ceux qui veulent aborder ce domaine vaste et varié de notre passé. Geoffrey Ashe est un expert du cycle arthurien, enseigne dans diverses universités américaines et est un des co-fondateurs du Camelot Research Committee, qui organise les fouilles à Cadbury Castle dans le Somerset. Nous avons sélectionné quelques thématiques de cet ouvrage pour les lecteurs d’Antaios et mis l’accent sur l’Atlantique, le Grand Océan, dans les mythologies britanniques:

    1.     Les ley lines :

    Alfred Watkins, un meunier anglais, avait découvert que les monuments préhistoriques (menhir, mégalithes, tombaux monumentaux) ou que des monuments ayant pris le relais de tels sites (églises, chapelles) se trouvaient dans des alignements parfaits, permettant aux voyageurs de s’orienter et d’emprunter toujours le chemin le plus court d’un point à un autre. En anglais, ces alignements ont reçu le nom de ley lines. A la suite des découvertes de Watkins, bon nombre d’archéologues professionnels ou amateurs ont répertorié des alignements, dont la longueur moyenne était de 15 km et qui comportaient au moins quatre sites. Ce système de repérage dans la plus ancienne Europe correspond à un système chinois, le Feng-Shui. Leur existence prouve aussi un enracinement très lointain de la culture dans le territoire britannique et la valeur de la civilisation mégalithique de la frange littorale atlantique de notre continent.

    2. Gwyn et le peuple des fées :

    Le peuple des fées, dans l’imaginaire britannique, habite un autre monde ou un monde souterrain. Les fées ne sont pas toujours les êtres minuscules, jolis, graciles comme des papillons que l’on dessine dans les contes illustrés pour enfants. Ce peuple d’ailleurs et du sous-sol n’est pas homogène : il y a les Elfes, les Pixies, les Goblins, les Portunes, etc. Les uns sont d’une beauté éblouissante, les autres d’une laideur cauchemardesque. Les fées avaient des rois et des reines, dont le plus ancien était Gwyn ap Nudd, démonisé ultérieurement par les missionnaires chrétiens. Pourtant, Gwyn ne disparaît pas de l’imaginaire des Gallois, qui disent aux prêtres qu’il a reçu la mission de Dieu de contenir les démons d’Annwfn (“le monde d’en-dessous”), d’exercer un pouvoir “vicarial” sur eux et de les empêcher ainsi de précipiter le monde dans la destruction. Mais, ajoute Ashe, l’élément le plus significatif dans le culte des fées est une horreur de tout ce qui est lié au fer. Est-ce une réminiscence des ères où il n’y avait pas encore domination de ce métal ? Les fées et les mondes souterrains de la mythologie britannique semblent représenter “ceux d’avant le fer”. Elfes, fées et pixies vivent dans des grottes ou dans des tombes-tumuli, proches des morts, non pas les morts de ceux qui y vivent maintenant, mais ceux des peuples et des époques antérieurs. Gwyn (= Le Blanc) est le fils de Nudd ou Nodon, dont le culte était encore célébré au IIIe siècle de l’ère chrétienne, où le peuple de la Britannia romaine lui a construit un temple à Lydney dans la Forêt de Dean. Nodon, dernier grand dieu celtique, détient une multitude de fonctions : il est le dieu de l’eau et des chiens, il est pêcheur et chasseur, il est guérisseur, il retrouve les objets perdus. Il fait penser au Saint-Hubert et au Saint-Antoine de la dévotion populaire de nos campagnes, qui sont sans nul doute ses avatars christianisés.

    3.     Le Dieu d’au-delà des eaux et le “Paradis de l’Ouest” :

    Ashe nous explique que les Iles Britanniques étaient le bout du monde pour les Grecs et les Romains. Les habitants de ces Iles savaient, eux, qu’au-delà de l’Océan se trouvaient d’autres îles (Shetland, Féroé, Islande), des glaces et, plus loin encore, un continent au climat plus clément, où vivait un Dieu en exil. Ce Dieu avait été démis de ses fonctions par un Dieu plus jeune, qui l’a traité avec respect, se bornant à l’éloigner et à neutraliser son action sur le monde. Ce Dieu dort dans une montagne d’or. Tous les 30 ans, disent les légendes, quand la planète Saturne entre dans la constellation du Taureau, des bandes de pèlerins franchissent les eaux pour visiter une grande baie bordée d’îles et y recueillir un savoir ésotérique, concernant les étoiles et bien d’autres domaines de la nature et du cosmos. Plutarque rapporte ces faits que lui aurait signalés un certain Demetrius, en poste en Britannia vers l’an 80 de l’ère chrétienne. Ashe estime que Plutarque a sans doute hellénisé le récit de Demetrius, en attribuant à ce Dieu exilé d’au-delà des grandes eaux les traits de Chronos, renversé par Zeus. Quoi qu’il en soit, la description de la baie bordée d’îles par Plutarque, constate Ashe, correspond à l’embouchure du Saint-Laurent. Des compagnons perdus d’Hercule, poussés vers l’Ouest par les vents et les courants, s’y seraient installés. Est-ce là un indice de l’installation d’éléments européens en Amérique depuis la nuit des temps, confirmée par la récente découverte de momies d’homines europei vieilles de 10.000 ans dans l’Etat de Washington, près du Pacifique ?

    Dans un ex-cursus (pp. 321-327), Ashe revient sur le “paradis de l’Ouest”, thématique récurrente dans les plus anciens récits britanniques. Dans les récits du barde gallois Taliesin, évoquant un voyage vers “Avalon” et repris par Geoffrey dans sa Vita Merlini, on conte le voyage du Roi Arthur, blessé, vers le Pays d’Avalun, accompagné de jeunes femmes qui connaissent les arts de guérir. Ashe note que ces récits, issus de l’œuvre de Taliesin, et retravaillés par Geoffroy, Wace et Layamon, plusieurs personnages mi-mythologiques mi-historiques laissent supposer que les Irlandais connaissaient les routes de l’Atlantique et, partiellement, les côtes nord-américaines. Le personnage clef qui permet de tirer de telles conclusions est le timonier de l’embarcation qui mène Arthur vers Avalon, Barinthus, “qui connaît les eaux et les étoiles du ciel” (donc les courants marins, les lieux où ils entraînent les embarcations et la carte stellaire du ciel qui permet aux audacieux timoniers de se guider). L’Insula pomorum , Avallach, Ablach ou Emain Ablach, Tir na nOg et Mag Mon sont autant de noms pour désigner des espaces paradisiaques (insulaires ou continentaux) où règne l’abondance, où les fruits se cueillent sans effort et où la nature offre des céréales sans qu’il ne faille se briser l’échine pour cultiver les champs. Bon nombre de ces îles ou terres sont peuplées de femmes entourées d’une aura de magie blanche et prodiguant bien-être et bonheur.

    Trois récits irlandais revêtent une importance capitale dans la mythologie du “Paradis de l’Ouest” : Le voyage de Bran, Le voyage de Mael Duin et, à l’ère chrétienne, la Navigatio Sancti Brendani. Dans Le voyage de Bran, le héros, Bran, est une forme humanisée d’un dieu celtique qui entreprend un voyage sur mer à bord de trois bateaux, avec chacun neuf hommes d’équipage. En chemin, ils rencontrent le dieu celtique de la mer, Manannan, qui leur indique la direction de nombreuses îles dont Emain Ablach (Avalon). La version de Geoffroy précise que ces îles peuvent être atteintes “dans certaines conditions” (sans doute liées à la météorologie et aux courants marins). Les embarcations décrites étaient vraisemblablement des curraghs (ou coracles), construits à l’aide de peaux de bœuf huilées tendues sur une armature de bois et mus par des rames et des voiles. On en possède des traces archéologiques. Dans Le voyage de Mael Duin, le récit de l’odyssée des marins irlandais dans 29 îles prend une tournure plus fantastique.

    Il est toutefois attesté historiquement que les utilisateurs les plus acharnés des curraghs étaient les moines irlandais qui, surtout à partir du VIe siècle, quittent souvent l’Irlande en groupes compacts pour des “pèlerinages maritimes”, moins par engouement missionnaire que par volonté de découvrir des terres de repli en cas de persécution. Sont-ils les héritiers de ces pèlerins païens qui s’embarquaient tous les 30 ans quand Saturne entrait dans la constellation du Taureau ? Ainsi, on sait avec certitude que les moines marins atteignent les Orcades (Orkneys) en 579, les Shetlands en 620, les Féroé en 670 et l’Islande en 795. Un certain Cormac aurait été poussé par les vents vers le Grand Nord arctique. La Navigatio Sancti Brendani, texte rédigé entre 900 et 920, relate les voyages de Saint-Brendan, moine navigateur irlandais du VIe siècle. Mais le récit du Xe siècle mêle à des descriptions historiques des éléments des cycles mythologiques, notamment le personnage de Barinthus, qui vient chez Brendan à Ardfert dans le Kerry. Celui-ci parle au moine navigateur d’un voyage qu’il a entrepris vers l’Ouest, dans le “Pays promis aux saints”. Ce pays serait le Paradis des chrétiens et non plus l’Avalon des païens. Mais comme la tradition orientale chrétienne situait ce Paradis à l’Est d’Israël, en Asie, on peut supposer que Brendan, figure historique, voulait déjà atteindre cette Asie paradisiaque en empruntant le chemin de l’Ouest. Brendan savait donc que la Terre était ronde, tout comme Vergilius (Fergill), le moine irlandais, évangélisateur de la Bavière et de l’Autriche, condamné à l’oubli par les Papes de Rome pour avoir professé cette “doctrine diabolique” de la sphéricité de la Terre. Barinthus, dont le nom est directement tiré de la mythologie, est sans nul doute un prédécesseur inconnu de Brendan. Le récit ajoute que Brendan prend alors la mer avec dix-sept compagnons, sur les conseils de ce Barinthus. Rien ne permet d’affirmer avec certitude que Brendan ait mis pied sur le continent américain. Le voyage aurait duré plusieurs années. Ils auraient abordé un continent et l’auraient exploré. Un ange leur serait apparu et leur aurait dit qu’ils se trouvaient aux abords du Paradis et, qu’un jour, cette terre accueillerait des persécutés, s’ouvrirait à tous les peuples chrétiens, mais que Brendan, obéissant serviteur de Dieu devait rebrousser chemin avec ses compagnons, car il était trop tôt pour révéler à l’œkoumène l’existence de ce paradis à portée des audacieux. On voit aussi à quelles interprétations messianiques ces paroles de l’“Ange” peuvent conduire… Ashe nous explique que le récit de Brendan nous permet d’affirmer avec certitude que l’expédition du moine capitaine a effectivement exploré les Féroé et l’Islande. Le récit ne décrit pas d’icebergs ni de banquises (alors que Le voyage de Mael Duin en décrit, avec des détails monstrueux jusqu’au grotesque). Toutes les autres terres décrites peuvent être St. Kilda, Rockall, le Groenland (en été) et les bancs de Terre-Neuve (New Foundland). Deux passages, admet Ashe, très prudent et très scientifique, pourraient faire croire à des descriptions des Bahamas et de la Jamaïque.

    Au moyen âge, la Navigatio Sancti Brendani était jugée suffisamment crédible pour que l’on mentionne sur les cartes les «Terres de Brendan». Elles ont intrigué un certain Christophe Colomb. On connaît la suite. Quand la route de la soie et des épices a été coupée par les Ottomans, qui prennent Byzance en 1453, l’Europe, Portugais en tête, cherche une issue à son dramatique enclavement, veut retrouver la route de l’Asie à tout prix, y compris en affrontant les flots tumultueux de l’Atlantique : le récit de Brendan a-t-il éveillé les attentions ? Reste la figure de Barinthus : est-il un marin mythique ou celui qui personnifie des lignées et des lignées de pèlerins de la mer, de la préhistoire jusqu’aux moines irlandais ? La découverte de l’Homme de Kennewick, dans l’Etat de Washington près du Pacifique, prouve en effet que ni Brendan ni Eric le Rouge ni Colomb n’ont été les premiers Européens à mettre le pied sur le continent américain. La découverte de cet Homme de Kennewick est postérieure aux recherches d’Ashe. Les textes ne nous communiquent que d’infimes bribes du savoir des marins irlandais, sans doute transmis oralement de génération en génération, certainement jusqu’aux marins normands et bretons qui connaissaient très vraisemblablement les bancs de Terre-Neuve.

    4.     Ascendances wotanique et arthurienne des rois anglais :

    Durant le haut moyen âge, immédiatement après l’installation des Angles, des Jutes et des Saxons sur le sol de l’ancienne Britannia romaine, l’Angleterre actuelle était une “heptarchie” de sept royaumes germaniques. Cette heptarchie est présidée par le Bretwalda (l’organisateur de la Britannia), un de ces rois, que l’on choisi à tour de rôle, selon une tournante. Ces rois, non chrétiens, se réclamaient d’une ascendance divine, wotanique en l’occurrence. L’office du Bretwalda est marqué par cette référence wotanique. La fonction de chef de la heptarchie est entourée d’une aura de mystère, très probablement liée aux cultes du dieu borgne à la lance magique. Le Bretwalda devait avoir des contacts sur le continent, pour lier sa fonction religieuse à une tradition antérieure, transmise par les Germains de la terre ferme à leurs cousins devenus britanniques après la chute de l’Empire romain. En Britannia toutefois, les Saxons, les Angles et les Jutes se mêlent aux Celtes britanniques. Ainsi Cerdic, fondateur de la dynastie ouest-saxonne (Wessex), affirmait une ascendance wotanique, mais son nom indique aussi des origines celtiques. Cerdic est donc un Celto-Saxon, incarnation de la fusion à l’œuvre en Britannia. Les ancêtres païens des rois d’Angleterre procèdent donc d’une double filiation, à la fois germanique et celtique, plongeant leurs origines dans les deux héritages mythologiques.

    Nous n’avons sélectionné que quelques thèmes du riche et volumineux ouvrage d’Ashe. Son œuvre, rappelons-le, embrasse l’ensemble de la mythologie britannique, dans toute sa complexité et tous ses aspects.

    (article paru sous le pseudonyme de "Detlev BAUMANN" dans la revue "Antaios").

    http://robertsteuckers.blogspot.fr/

  • Les Serbes sont persécutés ? On s’en fiche !

    C’est le genre d’info qui passe inaperçue. L’ambassadeur de Serbie en Russie s’exprimait à propos des négociations d’adhésion de son pays à l’Union européenne. Il a expliqué que Belgrade était disposée à accorder une plus large autonomie au Kosovo mais qu’il ne reconnaîtrait en aucun cas son indépendance.

    L’occasion de rappeler que le Kosovo n’est pas reconnu par l’ensemble de la communauté internationale et n’est toujours pas membre des Nations Unies. Bien au contraire, ce « pays », cet État tout à fait artificiel, reste une zone de très haute tension au cœur même de l’Europe. Une terre musulmane où la minorité serbe fait l’objet de discriminations, d’incessantes vexations, souvent violentes. De récentes profanations de tombes orthodoxes à l’explosif se sont déroulées dans l’indifférence générale de la communauté internationale. Comme si la barbarie devait toujours être mise sur le dos du même camp…

    Patrick Weber - La suite sur Boulevard Voltaire

    http://www.actionfrancaise.net

  • Hongrie : un nationaliste donne son avis lors d'une manif d'étudiants gauchistes.

    http://lionelbaland.hautetfort.com/

  • “Stratégie de la tension” en Grèce: nouvel attentat contre l’Aube dorée

     

    “Stratégie de la tension”  en Grèce: nouvel attentat contre l’Aube dorée

     

    ATHENES (NOVOpress) - Mercredi 13 février, une bombe a explosé dans la permanence de l’Aube dorée au Pirée (ci-dessus), causant d’importants dégâts matériels mais sans faire de blessés. Il s’agit de la deuxième attaque récente contre l’Aube dorée en Attique. Début décembre, une bombe avait dévasté la permanence du parti à Aspropyrgos à l’ouest d’Athènes. L’attentat avait été revendiqué par un supposé « Front antifasciste » qui avait envoyé le communiqué suivant : « Nous avons décidé de frapper les bureaux de l’Aube dorée car nous croyons qu’il faut frapper les fascistes avant qu’ils ne nous frappent ».

     

     

     

    Jeudi soir, malgré la pluie, plusieurs milliers de nationalistes grecs se sont réunis pour protester contre cet attentat, autour du secrétaire général de l’Aube dorée, Nicholas G. Michaloliakos, et des députés du parti. Après un discours de Michaloliakos, qui a souligné que l’Aube dorée ne se laisserait pas impressionner par la violence, les manifestants ont entonné l’hymne du parti avant de se disperser pacifiquement.

    Un militant d’Aube dorée qui anime l’émission grecque de Radio Bandiera Nera (la web-radio de Casapound), a fourni vendredi un intéressant point de situation sur le forum italien Vivamafarka. Selon lui, « la Grèce vit depuis plusieurs mois une situation identique à celle des années 70 en Italie, à savoir une situation de grande gêne de la population, effrayée et conditionnée, non seulement par les privations, mais par une violence croissante de l’extrême gauche qui est certainement “pilotée” d’en haut ».

    Beaucoup voudraient faire apparaître l’Aube dorée comme un parti qui commet des actes de violence sans motif. L’Aube dorée fait donc tous ses efforts pour empêcher « que des militants, entraînés par l’enthousiasme et par la jeunesse, tombent dans ce piège en réagissant aux provocations qui leur sont faites tous les jours, de manière toujours plus violente ».

    « Les grèves continuelles, la faim, le chômage, le crise générale, a conclu l’animateur de RBN Hellas, sont certainement les problèmes les plus évidents aujourd’hui en Grèce, mais le plus grand danger selon moi est la stratégie de la tension : les attentats, les vols, les violences, les pillages, qui sont ensuite utilisés par “ceux qu’on sait” dans le but de légitimer le recours à des mesures de répression drastiques. Ils veulent épouvanter les gens, ils voudraient nous faire passer pour les méchants, pour ensuite se présenter eux-mêmes comme les sauveurs de la patrie ».

    Crédit photo : Aube dorée.

    http://fr.novopress.info

  • Olivier Delamarche : « Ce n’est pas une guerre des monnaies, ce sont les monnaies qui s’effondrent »

    Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 19 février 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur.

    « Le Japon est en récession pour le troisième trimestre consécutif. Les États-Unis ont annoncé un PIB négatif alors que Mr Bernanke n’a pas freiné la planche à billets. Il n’est absolument rien sorti du G20. »

  • Bruno Gollnisch reçu par le nouveau Gouverneur de Tôkyô

    Communiqué de Presse de Bruno Gollnisch

    2013-02-19-Bruno-Gollnisch-Naoki-Inose-300x225.jpgAprès avoir présenté au Parlement japonais, dans le cadre de la délégation européenne chargée des relations avec ce pays, la position des groupes politiques hostiles à l’évolution actuelle de l’Union européenne et favorables au maintien des identités nationales, Bruno Gollnisch s’est rendu à Fukushima, site de la centrale nucléaire endommagée, et sur d’autres sites ravagés par le tremblement de terre et le tsunami il y a deux ans.

    Après le départ de la délégation du Parlement européen, il a participé à un séminaire de droit international à Kyoto.

    Il sera reçu ce mardi 19 février à 15h en privé par M. Inosé, nouveau gouverneur de Tôkyô, adjoint et successeur du charismatique Ishihara, connu pour ses convictions nationalistes, récemment élu député.

    À l’ordre du jour de la discussion : la candidature de Tôkyô aux Jeux Olympiques ; l’acquisition par la Communauté urbaine de Tôkyô des îles Senkaku revendiquées par la Chine ; les remarquables performances de l’agglomération en matière de transports publics, circulation automobile, et lutte contre la pollution, contrastant avec la dégradation constante de la qualité de la vie à Paris, Lyon et Marseille.

    M. Inosé a prévu de convier la télévision métropolitaine à la fin de l’entretien.

    http://www.gollnisch.com/

  • La Turquie dans l’Europe c’est pour demain ?

    Fort d’une toute petite embellie dans les sondages ( ?) directement liée à l’intervention au Mali, François Hollande s’est cru en capacité de se saisir de la question de l’adhésion de la Turquie dans l’UE. Une hypothèse rejetée par  une très large majorité de Français. Alors qu’un déplacement à Ankara de M. Hollande est programmé dans les prochains mois, le 12 février, en marge d’une conférence sur la sécurité en Libye, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, a confirmé à son homologue turc, Ahmet Davutoglu,  que « La France va renforcer son soutien aux négociations d’adhésion de la Turquie » . « Nous souhaitons avoir des relations très positives avec la Turquie (…) la France est favorable à ce qu’on ouvre la discussion sur ce qu’on appelle le chapitre 22 » (sur les 35 répertoriés). «Ce chapitre, rapporte l’Afp, porte notamment sur la redistribution des aides de l’UE aux régions et sur la contribution du pays-candidat aux fonds régionaux. »

    Pour le moment cette fameuse adhésion ouverte officiellement en 2005 et en faveur de laquelle les Etats-Unis pèsent de tout leur poids, bloque sur la question du respect des droits de l’homme, des libertés, de Chypre, Etat non reconnu par Ankara et dont la moitié du territoire est occupée militairement par la Turquie depuis l’invasion de 1975.

    Alors que l’UE est confrontée à la violente crise économique que l’on sait, cette adhésion turque, pays de 95 millions d’habitants à l’horizon 2050, dont 44% de la population est actuellement comprise dans la tranche d’âge des 0-24 ans, aurait un coût assez faramineux.

    L’enseignant et géopoliticien Pierre Verluise indiquait sur le site du Huffington Post, qu’ « au vu des données Eurostat pour 2011, la Turquie se place à 52% du PIB par habitant en Standard de pouvoir d’achat (SPA) de l’UE-27. Ce qui la met au dessus de la Bulgarie (45) et de la Roumanie (49) mais en dessous de la Lettonie (58), de la Pologne (65) et très loin de la France (107) et de l‘Allemagne (120), sans parler du Luxembourg (274). »

    « Combien d’années faudrait-il à la Turquie pour dépasser 75% du niveau de vie moyen dans l’UE? La question peut sembler incongrue mais elle fait sens: aussi longtemps qu’une région de l’Europe communautaire reste en dessous de ce seuil, elle a effectivement droit à des fonds structurels conséquents. Ces derniers constituent actuellement le deuxième poste du budget de l’UE. »

    M Verluise élabore des scenarii au terme desquels Ankara dépasserait ce fameux seuil de 75% entre 2029 et 2057. Si la Turquie était admise avant d’atteindre ce chiffre et selon le rapport d’un établissement allemand indépendant, le Gefra (Gesellschaft für Finanz und Regionalanalysen), que nous citions en 2011, « l’Etat turc ne recevrait pas moins de 124,9 milliards d’euros au titre des fonds structurels européens soit un tiers du montant total de ces fonds ». « Les fonds structurels (prévus) pour les exercices 2007 à 2013 (forment un total) de 350 milliards d’euros ».

    Le rapport du Gefra soulignait également que la Turquie a déjà perçu des contribuables français et européens « un total de 3 milliards d’euros au titre d’aides diverses entre 2007 et 2010 ». « 781 millions (ont été encore versés à Ankara en 2011) et 900 autres millions (ont été) engagés pour 2012. »

    Bien sûr, s’agissant de la Turquie, les questions financières ne sont qu’une (petite) partie du problème. Le quotidien israélien Haaretz a indiqué que l’Etat hébreu vient de fournir à la Turquie des systèmes de combat électroniques. Une coopération militaire entre Tel-Aviv et Ankara officiellement suspendue depuis l’interception  par Tsahal de la « flottille de la liberté » en route vers Gaza en mai 2010, qui avait entraîné la mort de plusieurs citoyens turcs.

    Mais dans le même temps, le ministère syrien des Affaires étrangères a dénoncé vendredi dans un message adressé à l’ONU le rôle « destructeur de la Turquie » dans la guerre de déstabilisation qui ensanglante la Syrie. La diplomatie syrienne a ainsi accusé Ankara de « pressions » « sur des composantes de l’opposition syrienne pour qu’elle refuse le plan politique proposé le 9 janvier par le président Bachar el-Assad ».

    « La Turquie a transformé son territoire (…) pour abriter, entraîner, financer et infiltrer les groupes terroristes armés, y compris le réseau Al-Qaïda, et principalement le front al-Nosra. » Cette structure, au nombre des brigades internationales islamistes financées par le Qatar et l’Arabie Saoudite qui sévissent en Syrie, regroupe de nombreux terroristes djihadistes venus de l’étranger.

    Si Bachar el-Assad a affirmé lundi dans le journal libanais as-Safir, « (sa) certitude de gagner» face aux fous d’Allah et à leurs alliés de circonstance de l’Otan, le Premier ministre turc Recep Tayip Erdogan reste confiant dans la capacité de son pays à intégrer l’UE.

    Or, Bruno Gollnisch le relevait déjà en 2003 dans son livre d’entretien « La réaction c’est la vie !», si l’on intègre la Turquie dans l’UE, nous assisterons au nom de la liberté de circulation et d’établissement des citoyens des pays membres de l’UE,  à un exode massif des Turcs vers nos contrées

    « La Turquie est assurément un grand pays  assure Bruno Gollnisch, nous devons avoir avec cette nation les meilleurs relations possibles ». « La France a d’ailleurs été la première à avoir de bonnes relations avec la Turquie, les premiers traités entre les deux pays ont été conclus il y a cinq siècles entre François 1er et Soliman Le Magnifique ; ils ont servi ensuite de modèle aux relations entre les pays de l’Orient et ceux du monde occidental. »

    Il n’en reste pas moins que la Turquie « n’est pas un pays européen », « ni géographiquement », « ni culturellement», « ni ethniquement », « ni linguistiquement », « ni religieusement. »

    « Si l’on intègre la Turquie, cela veut dire que cette Union n’est pas européenne, et plus exactement qu’elle n’est en réalité, ce que je crois hélas être l’intention de ses promoteurs, qu’une espèce d’étape géographique ou de secteur d un nouveau pouvoir mondial qui se met en place ». « Si on fait entrer la Turquie demain, on fera entrer Israël, le Maghreb et d’autres plus tard. »

    Surtout Bruno Gollnisch pose la question majeure, celle en effet de l’identité européenne…en contradiction avec le projet euromondialiste bruxellois. Qu’est-ce que l’Europe ?

    « Si l’Europe se définit par l’adhésion à des valeurs communes laïques, qui sont celles en gros de l’individualisme libéral et des droits de l’homme, alors effectivement à ce compte, il n’y a pas de raison de pas l’étendre jusqu’au Zaïre,  le jour où ce pays pratiquera la démocratie parlementaire ! C’est là qu’on voit bien (…) que dans l’esprit (des partisans d’une Europe ouverte et mondialisée, NDLR ), l’Europe n’est qu’une espèce de plate-forme commune, qui a vocation à s’étendre de plus en plus, dans laquelle, à condition de respecter une règle sacrée qui est celle de l’ouverture et du métissage, n’importe quel pays pourra finir par entrer .» Encore faut-il que nos compatriotes soient pleinement conscients de cet enjeu.

    http://www.gollnisch.com

  • Jean Luc Mordoh sur la sortie de l’Union européenne

    Jean-Luc Mordoch, entrepreneur, a été reçu au Cercle Aristote, pour nous parler de sa pièce de théâtre : Comment sortir de l’Europe sans sortir de table"


    Jean Luc Mordoh sur la sortie de l'Union... par webtele-libre

    http://www.actionfrancaise.net

  • Les vraies raisons de la création de l'euro

    Hier considéré comme l'instrument de la puissance économique de l'Europe, l'euro menace de disparaître à grand fracas. Mais à qui devait profiter la monnaie unique ?
    Le 17 décembre 2004, Jean-François Copé, ministre délégué au Budget et à la Réforme budgétaire du gouvernement Raffarin publiait une « fiche n° 2 » intitulée « L'Europe à 25, une chance pour l'économie française », présentant les avantages de l'élargissement de l'Union aux pays d'Europe centrale et orientale.
    On y lisait que « L'Europe à 25 suscite des craintes, instrumentalisées par certains responsables politiques : la crainte des délocalisations ; la crainte du coût engendré par l'adhésion des nouveaux États membres. L'Europe à 25 est en réalité une chance pour l'économie française, une formidable opportunité pour nos entreprises. »
    La France y était présentée comme « la 5e puissance industrielle du monde », avec une production industrielle augmentant en volume de 2,5 % par an depuis 1980. On y apprenait aussi que « L'Irlande, l'Espagne, le Portugal et la Grèce ont rattrapé leur retard grâce à leur adhésion et constituent aujourd'hui des débouchés importants pour les entreprises françaises. »
    Quant aux délocalisations, rien à craindre : le gouvernement avait « pris des mesures pour conforter notre industrie » avec le lancement des « pôles de compétitivité » et « par un financement ambitieux », notamment sous forme d'exonérations d'impôt sur les sociétés et d'allégements de charges sociales.
    « À vingt-cinq, concluait la fiche, la politique commerciale commune donnera à l'Union davantage de poids pour défendre ses intérêts dans les négociations multilatérales, notamment sur les sujets sensibles comme l'agriculture ou l'audiovisuel. »
    On a vu ce que valaient ces promesses et le projet qui les sous-tendait d'une société postmoderne, sans histoire, racines, peuples, ni frontières, où les capitaux, les hommes, les services et les biens pourraient circuler sans limite et sans entrave. En quelques années, la communauté (européenne, conçue à l'origine pour garantir à ses États membres une protection économique et douanière efficace face à la concurrence des autres grandes nations, se transforma en vaste champ dérégulé ouvert aux quatre vents de la mondialisation.
    Quelles furent les arguments mensongers avancés pour imposer la monnaie unique ? En premier lieu, la théorie des zones monétaires optimales, élaborée dans les années soixante par les économistes Robert Mundell, Ronald Me Kinnon et Peter Kenen. Comme l'explique l'économiste Jean-Jacques Rosa dans son livre L'euro, comment s'en débarrasser ? « L'idée est simple : puisque la monnaie est le support de la politique monétaire et que cette dernière est utile pour stabiliser la conjoncture, permettant ainsi d'augmenter le taux de croissance parce que, bien utilisée, elle réduit la gravité des récessions, une monnaie unique sera indiquée lorsque différentes économies nationales ont des conjonctures synchronisées, tant pour l'activité réelle que pour l'inflation ».
    « Si tel est bien le cas et seulement alors, une monnaie partagée présente l'avantage, par rapport à des monnaies indépendantes utilisées sur des espaces plus réduits, d'abaisser les coûts de transaction dans les échanges internationaux », ajoute Jean-Jacques Rosa.

    Une raison d'être avant tout politique

    Or, ces conditions ne furent jamais remplies par les pays candidats à l'intégration dans la zone euro, ni même par les pays du pacte fondateur de 1957, qui présentaient dès cette époque des structures économiques, sociales, culturelles et légales radicalement différentes. Et elles le furent encore moins à mesure que la zone euro s'étendit à de nouveaux pays.
    On s'entêta malgré tout à faire entrer ces pays dans cette tunique jamais ajustée aux besoins des États et des peuples qui s'y portaient candidats, en recourant aux sortilèges des grandes institutions financières internationales et des financiers mondiaux pour l'ajuster.
    C'est ainsi que l'État grec fit appel à la bonne fée Goldman Sachs, qui maquilla ses comptes pour lui permettre de prétendre à participer au bal costumé de la zone euro. Mais le pacte avait son revers : l'endettement et la remise des clés du coffre aux grands argentiers de Goldman Sachs. Le miracle ne dura qu'un temps. À mesure qu'elle dansait et que les liquidités étaient versées par les banques sous la houlette bienveillante de la Banque Centrale Européenne et de la Fed (réserve fédérale des États-Unis), le costume de la princesse grecque se déchirait. Car les grands argentiers ne manquèrent pas de lui rappeler les termes du pacte. La même banque d'affaires Goldman Sachs qui lui avait permis de déguiser frauduleusement ses comptes pour rentrer incognito dans l'euro, la dénonça auprès de ses partenaires européens comme vilaine tricheuse. Ayant participé directement au maquillage des comptes de la Grèce, la banque était bien placée pour en connaître la réalité. Elle anticipa donc. Après avoir aidé frauduleusement la Grèce à entrer dans la zone euro, elle aida légalement les marchés à l'en faire sortir, en dénonçant soudain son excessif endettement et sa réticence à se plier aux desiderata de ses nouveaux bailleurs de fonds.
    L'exemple grec met en lumière le mensonge énorme que fut l'euro, qui ne présenta d'avantages économiques ni pour les peuples, ni pour les entreprises, ni pour les Etats. Les Etats pauvres purent certes profiter un temps d'une monnaie forte et, à grand coup d'aides régionales européennes et de subventions publiques de l'UE, mener un train de vie qui ne correspondait pas à leurs moyens réels. Mais ce fut au prix d'une effroyable augmentation de la dette et d'un gigantesque mensonge collectif, que les Grecs commencent seulement à payer.
    Si l'euro n'eut jamais de vertu économique pour les peuples qui le subirent, c'est que sa raison d'être était avant tout politique : justifier la construction européenne et accélérer le processus d'intégration. « Il s'agit d'obliger les Européens réticents à construire finalement un super État, par l'artifice technique de l'union monétaire qui les contraindrait tôt ou tard à accepter aussi une union budgétaire et donc un État fédéral. Ce dernier serait la deuxième, ou peut-être même la première puissance mondiale, ce qui ne saurait déplaire fondamentalement à la classe politico-administrative de ses pays membres », écrit Jean-Jacques Rosa.

    Une confiscation subreptice du pouvoir

    Mais cette justification politique n'est elle-même que le paravent d'une motivation occulte, qui renvoie in fine à la structuration même du pouvoir au sein des sociétés capitalistes. La mise en place de l'euro a été le fruit de la coopération et de la convergence d'intérêts de trois catégories d'acteurs : les patrons des grands groupes industriels, les banquiers et les États.
    Les grands groupes industriels y voyaient l'occasion de se constituer en cartels puissants, capables d'imposer aux responsables de l'Union européenne des systèmes législatifs et des normes industrielles qui les protégeraient de la concurrence, tant des multinationales étrangères que des petites entreprises européennes, les garantiraient contre les risques de change toujours coûteux dans le cas d'économies tournées vers l'exportation, et leur permettraient d'accéder à des sources de crédit beaucoup plus importantes que celles qu'ils auraient trouvées dans le cadre de marchés bancaires et financiers centrés sur les seuls territoires nationaux. En outre, ils pourraient emprunter sans compter en s'adossant sur la solidité de l'État allemand.
    Les banquiers y trouvaient l'occasion d'accroître leurs volumes de prêts et de créer sans risque immédiat des montagnes de dettes toujours plus importantes. Et les États, un moyen d'accéder pour un montant d'intérêt plus faible - du moins au départ - à d'abondantes ressources de crédit et, par là, de se refinancer dans un contexte de faible croissance et de difficulté croissante à collecter l'impôt.
    La convergence objective de ces trois intérêts déboucha sur la mise en place d'une monnaie qui ne fut jamais conçue pour Servir les peuples ni soutenir le développement des économies nationales. Valéry Giscard d'Estaing devait lui-même déclarer en 1997 dans une interview au Herald Tribune : « Je ne vois pas à quoi l'euro va servir sinon à perturber gravement le monde des affaires. Chaque fois que je pose la question de savoir si c'est une bonne chose de réaliser la monnaie commune, j'entends toujours la même réponse : il faut le faire parce que nous ne pouvons pas nous permettre le luxe d'être laissés de côté. (...) Je n'ai jamais entendu sur ce problème que de mauvais arguments ».
    Mais la monnaie unique permettait, à la fois, de réaliser une fusion des marchés nationaux dans un vaste marché intérieur favorable aux grandes entreprises européennes et multilatérales ; d'octroyer du pouvoir à des banquiers dont les marges de manœuvre augmentaient à mesure que s'accélérait le processus d'intégration européenne, de perte de souveraineté des États et de création au niveau supranational de structures d'irresponsabilité collective ; et de créer des superstructures technocratiques européennes offrant aux hommes politiques européens en fin de parcours une sinécure à l'abri des regards indiscrets.
    Ainsi s'est opérée une translation subreptice du pouvoir dont quelques hommes politiques seulement ont perçu la gravité, tel Vaclav Klaus. L'ancien Premier ministre tchèque a déclaré : « L'Europe a eu des changements irrévocables pendant que la majorité des Européens, inconscients ou peu intéressés par l'enjeu, ne faisait pas suffisamment attention. La coopération intergouvernementale des différents pays, tendant à supprimer les barrières aux mouvements des hommes, biens, monnaie et idées, a été convertie, lentement mais sûrement, en la formation d'un État européen supranational visant à centraliser le pouvoir à Bruxelles, à l'élimination des états-nations européens et à la socialisation de l'Europe. Etant donné la douce négligence de la majorité des Européens, une minorité d'activistes pro-européens et une bureaucratie européenne possèdent les clefs du pouvoir. »      
    Daniel Aman monde & vie du 10 décembre 2011