
La décision inattendue d'organiser des négociations entre Vladimir Poutine et Donald Trump, qui plus est sur le territoire américain (dans l'État d'Alaska), a provoqué une réaction ambiguë parmi les alliés de Washington, notamment européens.
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La décision inattendue d'organiser des négociations entre Vladimir Poutine et Donald Trump, qui plus est sur le territoire américain (dans l'État d'Alaska), a provoqué une réaction ambiguë parmi les alliés de Washington, notamment européens.

Par Elena Fritz
Source: https://www.compact-online.de/trump-und-putin-warum-gerad...
L'Alaska, justement, pourrait-on dire en référence à un titre de film célèbre. Le lieu du sommet entre Trump et Poutine n'a pas seulement été choisi pour sa valeur symbolique, il revêt également une dimension stratégique.
Dans l'édition COMPACT « Vladimir Poutine : l'histoire de la Russie », vous en apprendrez davantage sur son agenda géopolitique ancré dans l'histoire, traduit en allemand. Pour en savoir plus: https://www.compact-shop.de/shop/sonderausgaben/edition-1....

par Ricardo Martins
Autrefois symbole de paix et de prospérité, l’Union européenne s’engage désormais dans une nouvelle ère de militarisation et de pénurie. Derrière la rhétorique sécuritaire se dessine un projet de plus en plus façonné par la pression américaine, les dépenses de défense, et une trahison silencieuse de ses propres citoyens.
Pendant sept décennies, le projet européen s’est présenté comme un phare de paix, de prospérité et de protection sociale. Conçue dans les cendres de la Seconde Guerre mondiale, l’Union européenne (UE) est apparue comme un mécanisme visant à lier d’anciens ennemis par le commerce, des institutions communes et la promesse qu’une interdépendance économique empêcherait le retour des guerres.

Aucun changement en direction de Kherson. L'évacuation des civils de l'île de Korabel se poursuit. Les forces armées russes surveillent les mouvements de l'ennemi le long de la rive droite. Les forces armées ukrainiennes ont bombardé la rive gauche à 57 reprises, tandis que l'intensité du recours aux drones s'est sensiblement accrue.

par RT France
Annonçant la fin du financement américain en Ukraine, JD Vance a souligné la volonté de Washington de parvenir à un règlement fondé sur la réalité sur le terrain. Donald Trump rencontrera Vladimir Poutine le 15 août en Alaska – étape que la Maison-Blanche considère comme essentielle dans la recherche d’un accord de paix.

«Trump n’est absolument pas digne de confiance et les Américains sont incapables de respecter un accord. Peu importe l’accord que vous signez avec eux, il ne vaut même pas le papier sur lequel il est écrit».
Je pense que l'objectif du président Poutine, en rencontrant Donald Trump, est d'obtenir l'engagement des États-Unis à mettre fin à leur soutien à l'Ukraine. Est-ce un objectif réaliste ? Non. Mais c'est un objectif légitime, car Poutine ne veut pas que la guerre dégénère en une conflagration mondiale. Je pense également que Trump et son équipe de conseillers à la sécurité nationale, aveuglés par l'illusion, croient sincèrement que la Russie a subi des pertes massives et est au bord du désastre économique. Comme je l'ai souligné dans de précédents articles, ces deux hypothèses sont totalement erronées.

J’ai lu le texte de François Soulard, « Le remodelage stratégique de l’Amérique latine », en ligne sur son site, dans la lumière dorée d’une fin d’été bretonne, le vent rabattant sur la vitre les effluves iodées du port. Ce chercheur français vivant en Argentine, dont l’acuité tranche avec le brouillard des lieux communs, s’attaque à ce qui demeure la grande cécité contemporaine : l’architecture stratégique qui a remodelé l’Amérique latine depuis plus d’un siècle, et que l’on ne peut comprendre qu’en se dégageant des cadres rassurants de la géopolitique traditionnelle. Son propos, exigeant, appelle à un véritable aggiornamento intellectuel, un dépoussiérage profond des grilles de lecture pour saisir la nature nouvelle des rapports de force.

Pourquoi l’Alaska ? Parce que cet Etat, vendu par les Russes aux Américains en 1867, est proche de la Russie et parce que les États-Unis ne reconnaissent pas la juridiction de la Cour pénale internationale (CPI), qui a lancé un mandat d’arrêt international contre Poutine suite à l’invasion russe de l’Ukraine.
Il y a un postulat incontournable que les Européens évacuent bien naïvement : Poutine ne rendra jamais les cinq régions que son armée a conquises au prix de lourds sacrifices, contre une coalition de 50 nations russophobes. Ce n’est donc pas aux vaincus, Ukraine et Otan, d’imposer leurs conditions de paix au vainqueur.