Suite à ma dernière note, un de mes interlocuteurs semble me reprocher (courtoisement, et dans l’esprit de la « noble dispute ») de considérer que l’Occident est responsable de la montée en puissance de la Chine communiste et de minimiser les possibilités propres du grand pays asiatique qui, aujourd’hui, est devenu la grande préoccupation des États-Unis : en fait, et la précision s’impose, c’est la conjonction des deux phénomènes qui permet de saisir la situation présente, et le soutien de quelques autres éléments. Mais négliger les responsabilités de l’Occident dans ce processus débuté il y a une quarantaine d’années serait, plus qu’une erreur, ce serait une faute. Et je rappelle que Deng Xiao Ping, qui avait une conception du monde et de son avenir éminemment chinoise et communiste, a souligné lui-même ce que j’évoquais dans la note précédente (1) !
géopolitique - Page 516
-
La puissance chinoise contemporaine. Partie 2 : Quand l'Etat communiste pratique le "Politique d'abord".
-
Le co-fondateur de Pink Floyd, Roger Waters, accuse Biden de jeter de l’huile sur le feu en Ukraine – et ça fait grincer des dents!
-
N'est-ce qu'un tigre de papier ?
La visite à Taïwan, ce 2 août, de la présidente de la chambre des représentants américaine a entraîné, sans surprise, une réaction furieuse de la Chine communiste. Celle-ci a entrepris des manœuvres aériennes et navales, particulièrement menaçantes, simulant une attaque de l'île, autour et dans le détroit de Formose. Or, cette séquence était supposée se terminait le 7 août.
Elle n'a donné lieu, à l'heure où ces lignes sont écrites, à aucun incident, sinon une contre-démonstration de la part de forces taïwanaises préparées et réactives.
-
[Point de vue] Démission de la responsable d’Amnesty International en Ukraine : question de partialité
L'audition du général Burkhard, chef d'état-major des armées, par la Commission de la défense nationale et des forces armées de l'Assemblée nationale, est sortie, dans sa version expurgée, il y a quelques jours.
Le général, habitué de la guerre de l'information, y confirme ce que la guerre en Ukraine nous fait toucher du doigt : les confrontations de demain utiliseront tous les champs de bataille, y compris, comme souvent, celui de l'information. On semble avoir oublié cette évidence dans le camp du Bien, que ce soit au sein des pays occidentaux ou dans les rangs des organisations non gouvernementales.
-
[Tribune] Le son du canon au Kosovo : comment l’OTAN déstabilise l’Europe

-
Guerre d’Ukraine – Jours 159-162 – L’administration Biden n’a pas assez de la Russie à affronter. Maintenant il lui faut aussi la Chine! par Edouard Husson
-
La puissance chinoise contemporaine. Partie 1 : Quand le libéralisme occidental nourrit le communisme chinois.
La République populaire de Chine existe en tant qu’État constitué depuis la victoire de Mao Tsé Toung sur les troupes « nationalistes » de Tchang Kaï Chek en 1949. La France l’a reconnue diplomatiquement en janvier 1964, par la bouche du général de Gaulle, à la grande colère des Etats-Unis : « Du fait que depuis quinze ans, la Chine presque toute entière est rassemblée sous un gouvernement qui lui applique sa loi et, qu’au dehors, elle se manifeste comme une puissance souveraine et indépendante, (…) le poids de l’évidence et de celui de la raison grandissant jour après jour, la République française a jugé, pour sa part, le moment venu de placer ses rapports avec la République populaire de Chine sur un plan normal, autrement dit diplomatique. » Dans cette reconnaissance, la morale et l’idéologie n’ont pas cours : de Gaulle ne se faisait aucune illusion sur la réalité totalitaire du communisme chinois, et il n’était pas communiste lui-même, seuls comptaient pour lui l’équilibre international d’une part, et l’indépendance française d’autre part, en dehors de toute autre considération.
-
Dédollarisation : Russie et Turquie vont commercer en roubles

Ce 5 août, Poutine et Erdogan ont mené une nouvelle rencontre pour officialiser des négociations économiques, énergétiques et diplomatiques menées en coulisses depuis des semaines.
-
Moldavie et Transnistrie, entre guerre et paix

Les peuples sont plus complexes que la réalité politique qui est censée les représenter. Ce qui vaut pour la plupart des pays européens aussi, notamment la France. Ainsi ce reportage fait en Moldavie, cette bande de terre « irréelle » coincée entre la Roumanie et l’Ukraine avec une surréaliste Transnistrie. Tous ces peuples parlent russe mais posent la question de leur identité, certains pro-russes d’autres non. Mais ils sont plutôt lucides sur le conflit ukrainien.
Rappelons que la Moldavie est un petit pays de 2,6 millions d’habitants, capitale Chisinäu, que la langue officielle est le roumain mais que tout le monde (ou presque) parle russe. Quant à la Transnistrie, c’est une bande de terre de 10 km de large sur 405 km de long, une population de 500 000 habitants et qui n’est reconnue par personne. Capitale Tiraspol. Ici, la présence russe est très forte.
Lire la suite ICI
Reportage de Marine de Tilly pour Le Figaro magazine (6/8/2022).
-
Zelensky : Comptes offshore et Wagnergate – les affaires secrètes du président





