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En Pologne dans la ville d'Elk - Réaction énergique de la population après le meurtre d'un Polonais
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Suède : des migrants se plaignent de leurs conditions de vie et de la difficulté à trouver une petite amie

Anne Dolhein pour Reinformation.tv : On n’y pense pas assez. Les Syriens qui ont fui la guerre pour venir grossir les rangs des demandeurs d’asile et des clandestins dans les pays européens, rassemblés dans des centres, objets de surveillance, ont du mal à trouver du travail, une petite amie, et n’ont même pas une maison à eux. En Suède, plusieurs d’entre ont décidé de parler de leur mal-être. Les migrants se plaignent de leurs conditions de vie. Leurs difficultés sont même telles qu’ils se sentent « tués une seconde fois »… Ces lamentations sur un rêve qui s’écroule témoignent des attentes démesurées des migrants qui considèrent que tout leur est dû, et aussi des motivations réelles de leur « fuite » : il semblerait que le souvenir des privations, des dangers, des bombes ne compensent pas les inconforts qu’ils trouvent dans un pays aussi développé que la Suède, et dont ils attendaient tout – monts et merveilles, et de l’argent de poche pour en profiter. Voilà qui donne à réfléchir.
Premier point : les migrants présents en Suède sont largement financés par les Suédois eux-mêmes, leurs allocations, leurs logements, leurs traitements médicaux étant financés par le contribuable local.
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« Farid Fillon » : attention au retour de boomerang !
Le risque est grand, aussi, que le hashtag #MaïmounaLePen fleurisse, subitement et peu subtilement, sur les réseaux sociaux.
Marine Le Pen a fait sa rentrée politique mardi matin, sur RMC, au micro de Jean-Jacques Bourdin.
Et, rapidement, la question de Farid Fillon, dernière pomme de discorde au FN, est venue sur le tapis. Florian Philippot avait parlé de « liberté d’expression », Louis Aliot et Gilbert Collard avaient jugé le surnom « minable ». Marine Le Pen convient qu’il est « désagréable » et il ne vient pas du FN « évidemment » mais, selon elle, il relève bien de la « liberté d’expression », suivant, en cela comme pour le reste, l’avis de son bras droit.
La mansuétude du très policé et pondéré Florian Philippot peut sembler, du reste, étonnante. Ordinairement très hostile aux médias alternatifs auxquels il n’accorde aucune interview — privilégiant systématiquement la presse mainstream — et très méfiant avec les réseaux sociaux — sur lesquels il ne bénéficie pas, il faut bien le dire, d’une grande popularité —, il ne trouve soudain rien à redire à la propagation, par leur biais, de ce sobriquet peu finaud, assorti en général d’un montage photo d’un goût douteux.
C’est que, n’étant point sot, il a compris — et la candidate du FN avec lui — qu’il s’agit, là, d’une arme de destruction massive. Elle a fait ses preuves avec Alain Juppé, qu’elle a, du propre aveu de l’infortuné candidat, pulvérisé.
Elle est reconnue comme telle par l’équipe de François Fillon qui clame urbi et orbi la prendre « très au sérieux » et tout mettre en œuvre pour la contrer… encourageant, par là, les snipers à redoubler d’intensité.Elle a, en sus, l’avantage d’être manipulée par des cyber-supplétifs zélés, prêts à tenir lieu, pour la cause, de chair à canon du FN, même si celui-ci, en Ponce Pilate madré, s’en lave les mains : « Pas de chez nous, évidemment » mais, que voulez-vous, c’est la « liberté d’expression ». Le fait est qu’appeler son prochain « Farid » n’est pas, par essence, insultant, sauf à considérer que porter un prénom à telles consonances est infamant.
Elle est, enfin, éminemment emblématique de la campagne électorale moderne : pas très subtile — mais après les élections américaines, qui prétendrait que les élections se gagnent aujourd’hui « subtilement » ? —, affligeante pour l’élite mais parlante pour le peuple — une petite image valant cent longs discours, comment mieux résumer en deux mots la collusion supposée de Fillon avec l’islam depuis l’inauguration de la grande mosquée d’Argenteuil et sa rencontre avec le sulfureux imam de Stains ? Sans doute, le hashtag #leVraiFillon, volontiers utilisé par Gilbert Collard, est-il plus digne mais, en soi, il ne dit rien — et à fort buzz ajouté : la Blitzkrieg dont rêve Valls, c’est, en somme, celle-là.
Mais c’est aussi une arme à double (triple ?) détente : après avoir servi François Fillon, elle s’est retournée contre lui. Et elle peut encore jouer des tours.
Alors que Le Monde titrait hier « Les identitaires investissent le FN », le journal révèle aujourd’hui que certains conseillers de Marine Le Pen l’encouragent — après avoir déclaré l’islam « compatible avec la République » — à « s’adresser aussi aux habitants des quartiers populaires issus de l’immigration ». Il est vrai que, pour ratisser large, la tentation est grande de ménager la carpe et le lapin, et d’aller braconner sur les terres des cités où le grand bourgeois sarthois Fillon aura le plus grand mal à percer. Mais le risque est grand, aussi, que le hashtag #MaïmounaLePen fleurisse, subitement et peu subtilement, sur les réseaux sociaux.
http://www.bvoltaire.fr/gabriellecluzel/farid-fillon-attention-au-retour-de-boomerang,304074
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Journal du mardi 3 janvier 2017 - Société / Oummaloc : un site de location communautaire
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Des liens avérés entre associations caritatives et terrorisme islamique

Ainsi que le révélait le Telegraph dimanche, le nombre de signalements à la police par l’autorité de surveillance des organisations caritatives au Royaume-Uni (Charity Commission) de possibles liens entre des ONG et le terrorisme est passé de 234 à 630 entre 2013 et 2016. Quatre nouvelles enquêtes ont été ouvertes entre 2015 et 2016 pour utilisation d’organisations caritatives pour des projets […]
https://present.fr/2017/01/03/liens-averes-entre-associations-caritatives-terrorisme-islamique/
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Renaud Camus - Le grand remplacement
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Udo Ulfkotte, journaliste allemand: « L’Allemagne s’est détruite afin de ne pas paraître raciste »
Christian Hofer, ressortissant suisse, expert (publications, multimedia, événements)
♦ Nous parlions déjà de ce journaliste ici et ici.
Merkel et la gauche suisse ont procédé à la même attaque contre leur pays: la violation de nos lois. Ce sont ces traîtres qui poussent à la guerre et à la haine tout en osant encore se positionner en « représentants des valeurs morales ».
Enfin, on notera encore le totalitarisme qui s’impose sous le paravent de « justice » afin de faire taire ce journaliste. Cela rappelle le procès qui a été fait à Monsieur Alain Jean Mairet.
Les signaux inquiétants étaient déjà présents il y a quelques années lorsque certaines villes allemandes ont renommé les marchés de Noël en « marchés de la fête de l’hiver » et avaient décidé d’interdire les illuminations de la natalité pour ne pas offenser les musulmans. Udo Ulfkotte, journaliste et écrivain allemand, avait déjà répertorié ces alertes dans son livre Mekka Deutschland (Kopp, pp. 256, 19,95 euros). Une enquête détaillée sur les cas de soumission culturelle dans l’Allemagne islamisée d’aujourd’hui.
Déjà rédacteur adjoint du Frankfurter Allgemeine Zeitung, invité dans de nombreux pays musulmans, et à présent éditeur du magazine Whistleblower, Ulfkotte est considéré comme une sorte de Houellebecq allemand pour avoir dénoncé la crise de civilisation de son pays et révélé les risques d’une conquête, à la fois violente et sournoise de la part de l’islam. Prophétie qui s’est tragiquement confirmée dans les faits ces derniers jours.
Ulfkotte, nous commençons par les événements de Berlin. Le terroriste, Anis Amri, était suspecté depuis longtemps par la police allemande d’être un terroriste potentiel. Toutefois, il n’a jamais été expulsé et au contraire il a reçu un permis de séjour temporaire. Il y a donc des responsabilités de la part des forces de sécurité de votre pays ?
L’Allemagne a environ 7’000 islamistes suspectés de terrorisme. Pour les contrôler 24 heures sur 24, il faudrait 20 hommes du service du renseignement pour chaque cas d’entre eux. Cela signifie qu’il faudrait 140’000 policiers dédiés à cette seule fonction. Mais en même temps, l’Allemagne est mise sur la touche concernant les informations les plus importantes sur le terrorisme car les services secrets britanniques n’ont plus confiance en Merkel, après la rupture entre la Grande-Bretagne et cette Europe conduite par l’Allemagne.
Amri se serait radicalisé en Rhénanie-Westphalie, la région de Cologne. Comment est-ce possible que l’une des zones les plus riches d’Allemagne soit devenue la fabrique de l’extrémisme islamique et le port franc pour les agressions des migrants ?
Pour le comprendre, on doit se souvenir de l’histoire du 20e siècle de l’Allemagne. Notre pays ne veut plus être considéré comme étant raciste et discriminer les étrangers à cause de leur ethnie ou de leur religion. Pour cette raison, on a imposé une culture d’accueil pour tous, même pour les fanatiques islamiques. Et les effets se voient : durant les derniers mois, nous avons fermé 900 églises, dans le même temps, nous sommes en train de construire 3’000 nouvelles mosquées. Mohammed est devenu le nom le plus populaire pour les nouveau–nés dans de nombreuses villes allemandes.
Pendant ce temps, les mariages islamiques avec des épouses mineures sont toujours plus nombreux. Et nous n’incriminons pas les musulmans qui violentent les femmes s’ils les épousent par la suite. Nous appelons cela le respect pour les traditions islamiques. Pour moi, c’est une forme d’imbécilité choquante.
Quelles sont les responsabilités de la classe politique ? L’année dernière, Angela Merkel a permis l’arrivée d’un million de migrants…
La chancelière a violé les lois allemandes qui empêchaient d’ouvrir les frontières à tous et de lâcher un million de migrants sans contrôle. C’est elle la véritable responsable. Certes, en ce moment personne n’a la force de contester le leadership de Merkel, même pas la droite AfD. Mais le pays est au bord d’une guerre civile, car tant de gens n’en peuvent plus de la soumission.
Lorsque vous étiez correspondant en Afghanistan, vous vous êtes converti à l’islam, sauvé puis reconverti au christianisme une fois retourné en Europe. Qu’est-ce qui vous a poussé à embrasser la foi de Mahomet ?
La peur de mourir. C’était en 1992 dans la ville de Herat, les moudjahidines m’ont forcé à me convertir sinon ils m’auraient fusillé. J’ai pu vérifier personnellement l’hospitalité des « musulmans pacifiques ».
Est-ce qu’on vous a accusé d’islamophobie pour la publication de « Mekka Deutschland »?
Ils ne peuvent pas m’accuser de racisme car dans le livre il y a 1’000 notes de bas de pages qui mentionnent des sources dignes de foi et confirment tout ce que j’écris.
Mais un procureur a ouvert une enquête à mon encontre parce que dans l’un de mes articles, j’aurais révélé des informations liées au secret et je serais coupable d’incitation à la haine.
Il m’accuse en particulier d’avoir écrit « rapefuges », c’est-à-dire les cas de réfugiés qui violentent les femmes et les enfants.
Et qu’avez-vous fait ? Avez-vous arrêté d’écrire ?
Bien au contraire. J’ai recueilli d’autres éléments et j’en ai fait un journal dans lequel je raconte, jour après jour, toutes les violences sexuelles commises de la part des migrants en Allemagne en 2016. Le livre sortira fin janvier 2017 et pourrait me coûter un procès. Voilà ce qu’est devenue l’Allemagne : une République bananière dans laquelle on empêche même la liberté l’expression.
Christian Hofer 26/12/2016
Source : Les Observateurs.ch
Traduction : Schwarze Rose pour Les Observateurs.ch
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2017, en toute simplicité #3 : « Schengen, c'est quoi ? »
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Sur la liste des grands événements politiques de 2016 : la multiplication et la banalisation des attentats islamistes
Mathieu Bock-Côté retrace l'année 2016 avec FigaroVox. Extraits :
"[...] À la liste des grands événements politiques de 2016, on me permettra d'ajouter la multiplication et la banalisation des attentats islamistes - on pourrait parler aussi plus largement de l'agression contre la civilisation européenne. L'année 2016 a commencé à Cologne et s'est terminée à Berlin. Les agressions sexuelles massives de Cologne nous ont rappelé qu'il existe une telle chose qu'un choc des cultures et l'asservissement des femmes représente une forme archaïque de prise de possession d'un territoire par une bande qui se sent animée par un esprit conquérant. Il y a eu autour de ces agressions un effrayant déni: on a tout fait pour en nier la signification politique. Certaines féministes, souvent occupées à traquer l'intention la plus malveillante qui soit dans un compliment masculin un peu insistant ou maladroit, ont décidé de détourner le regard. De peur de stigmatiser les réfugiés ou les musulmans, elles ont fait semblant de ne rien voir. Elles se sont déshonorées.
Mais je le disais, les attentats se sont multipliés et banalisés cette année. Nice, Bruxelles, Saint-Étienne-du-Rouvray, Orlando, Berlin. Chaque fois, c'est un carnage, mais c'est un carnage auquel nous nous habituons. Qu'est-ce qu'un mois sans attentat? Une anomalie. Au fond d'eux-mêmes, bien des Occidentaux ont accepté la normalité des attentats les plus sordides. Nous avons intériorisé la présence dans nos vies de la violence islamiste, même si nous ne savons toujours pas quelles conséquences en tirer. Nous ne savons pas non plus ce que voudrait dire gagner cette guerre contre l'islam radical. Alors nous la menons dans la confusion: on parle avec raison d'une nouvelle époque, mais les repères nous manquent pour nous y orienter. Cela prend du temps, prendre pied dans un nouveau monde.
Et sur le plan intellectuel et culturel?
Un événement intellectuel, me demandez-vous? Je vous parlerais alors franchement, et avec admiration, du renouveau conservateur de la pensée politique française. Je suis impressionné par la qualité des ouvrages qui d'une manière ou d'une autre, la construisent, la déploient ou la rendent possible: ils ne se réclament pas tous de la même vision des choses mais ils témoignent pour la plupart d'une commune sensibilité par rapport à l'époque. Et ces ouvrages viennent à la fois d'intellectuels bien installés dans la vie publique et de nouvelles figures qui impressionnent par leur vigueur et leur intelligence. J'en nomme quelques-uns, tous parus en 2016: Un quinquennat pour rien, d'Éric Zemmour, L'âme française, de Denis Tillinac, La cause du peuple, de Patrick Buisson, Les cloches sonneront-elles encore demain?, de Philippe de Villiers, Écrits historiques de combat, de Jean Sévillia, Malaise dans la démocratie, de Jean-Pierre Le Goff, La haine du monde, de Chantal Delsol, Le retour du peuple, de Vincent Coussedière, La compagnie des ombres, de Michel de Jaeghere, Chrétien et moderne, de Philippe d'Iribarne, Vous avez dit conservateur, de Laetitia Strauch-Bonart, Éloge de la pensée de droite, de Marc Crapez, La guerre à droite aura bien lieu, de Guillaume Bernard, Bienvenue dans le pire des mondes, de Natacha Polony et du Comité Orwell, Adieu mademoiselle, d'Eugénie Bastié, sans oublier votre excellent ouvrage Les nouveaux enfants du siècle, cher Alexandre Devecchio! Et j'attends avec impatience le livre à venir de Guillaume Perrault sur le conservatisme français! Il ne s'agit pas de mettre tous ces ouvrages dans le même sac, loin de là, mais chacun à sa manière décrypte l'idéologie dominante et contribue à la réhabilitation d'une anthropologie de la finitude et d'une philosophie politique plus classique. J'étudie depuis plusieurs année le conservatisme dans ses différents visages en Occident, et ce renouveau conservateur français me semble d'une formidable fécondité philosophique. [...]
Les nations ont une trajectoire propre, elles ne se laissent pas réduire au rôle que le système de la mondialisation leur avait réservé: le cas de la Russie est ici fascinant. [...] Avec le Brexit, les Britanniques ont cherché à restaurer leur souveraineté nationale. [...] Maintenant, les autres nations d'Europe se demandent aussi comment restaurer leur souveraineté sans jeter tout simplement aux poubelles un cadre politique commun à la civilisation européenne. Reste à voir qui pourra porter cela politiquement. Cela ne va pas de soi, et les candidats ne sont pas si nombreux. Dans le cas de Trump, nous avons surtout assisté à un grand référendum antisystème. [...] Mais le vote pour Trump était aussi un vote politique: sa candidature se serait épuisée si elle n'avait aucune dimension programmatique. Même s'il ne l'a pas dit ainsi, il s'est emparé de grands pans du vieux programme paléoconservateur de Pat Buchanan [photo]. Il tenait en deux points: nationalisme culturel et nationalisme économique. Autrement dit, critique de l'immigration et protectionnisme économique. L'enjeu de l'immigration qui lui a permis de décoller dans les sondages. Le protectionnisme économique lui a permis de mobiliser un vote ouvrier et populaire que l'on considérait généralement acquis aux démocrates. [...]
Comment analysez-vous le déroulement et le résultat de la primaire à droite? La victoire de François Fillon traduit-elle une percée conservatrice ou un grand soir libéral?
Dans le texte qu'il consacre à la mort de Caton dans Le treizième César, Montherlant écrit une phrase terrible: «Il regarde à droite, il regarde à gauche, il regarde en haut, il regarde en bas, et il ne trouve que l'horrible. C'est quelquefois la tragédie d'un peuple, à un moment donné: il n'y a personne». [...]
On se doute bien que Fillon ne se lancera pas dans de nouvelles innovations sociétales à la Taubira, mais suffit-il de ralentir la catastrophe ou de prendre une pause dans la marche vers le paradis postmoderne pour devenir le héraut des conservateurs? Une bonne partie de la droite a finalement des espérances assez limitées: elle veut accueillir les innovations sociétales à son rythme, sans qu'on la brusque, mais ne s'imagine pas renverser le sens de l'histoire. Est-ce qu'il y a chez François Fillon quelque chose comme un programme de reconquête culturelle? Dans quelle mesure croit-il pouvoir regagner du terrain sur la gauche, sur les grandes questions sociétales ou identitaires? Quel avenir pour la droite conservatrice avec Fillon? Sera-t-il celui qui traduira politiquement ses idées ou sera-t-il plutôt celui qui emploiera la rhétorique conservatrice sans jamais aller au-delà des mots? [...]
L'année 2017 sera une année d'élection présidentielle en France. Quels en seront les enjeux?
La question identitaire sera présente, on n'y échappera pas, car c'est à travers elle que l'époque pose celle des nations. Elle se décline autour de nombreux thèmes: immigration, frontières, Europe, laïcité, place de l'islam, assimilation. Comment y échapper? On s'entête, dans certains milieux qui semblent incapables de sortir d'un matérialisme à courte vue, à ne pas prendre au sérieux la question identitaire, qui serait secondaire par rapport aux enjeux économiques. Pourtant, à travers elle, l'individu redevient un animal politique. Il ne s'agit plus, aujourd'hui, de gérer raisonnablement une société qui ne va pas trop mal, mais de défendre l'existence même de la nation française et de la civilisation française. Par temps calmes, la politique gère des intérêts potentiellement réconciliables et consensuels: dans les temps tragiques, elle canalise aussi les passions et des visions du monde.
La question de la réforme libérale du modèle social français se posera aussi, quoi qu'on en pense. Car François Fillon a beau ne pas avoir été élu à cause de son programme libéral, il ne l'a pas empêché de gagner la primaire non plus. Peut-être est-ce qu'une partie de la France croit aux vertus d'une thérapie de choc libérale? Chose certaine, ce morceau de programme pourrait contribuer à reconstituer, au moins partiellement, le temps de l'élection, le clivage gauche-droite dans sa forme la plus classique: la gauche présentera Fillon comme le candidat de l'argent et des privilégiés, et se présentera comme la seule capable de défendre les droits sociaux. Ce sera du théâtre, mais rien ne dit que cette pièce ne s'imposera pas aux Français. Mais la gauche est tellement éclatée qu'on ne sait trop qui, finalement, parviendra à porter ce programme. À l'heure où on se parle, on ne sait pas trop qui portera on étendard, au-delà de la seule question des primaires de la gauche.
Cela nous conduit à la question du FN, qui voudrait bien occuper le créneau du national-républicanisme, contre le libéral-conservatisme présumé de Fillon. En gros, le FN aimerait représenter la gauche national-chevènementiste contre la droite balladurienne. Le programme du FN mariniste ressemble de temps en temps à celui du défunt CERES auquel on ajouterait la lutte contre l'immigration. Le FN fait un souhait: que l'avenir de la gauche nationale soit la droite populiste. On verra d'ici quelques mois si ce pari était tenable. On sait qu'il n'est pas sans créer des tensions dans ses rangs.
[...] Les conservateurs français, comme ceux de partout en Occident, devront accepter une réalité pénible: la reconstruction du monde ne prendra pas qu'un mandat présidentiel, ni deux, ni même trois. C'est une tâche qui dépasse l'horizon politique à court et moyen terme. Ce qui ne nous dispense pas d'y œuvrer. Chaque génération doit savoir qu'elle n'est qu'un maillon dans la longue histoire d'un peuple, même si elle doit jouer chaque fois son rôle comme si l'avenir du pays dépendait d'elle. Car les conservateurs travaillent, pour emprunter les mots du poète québécois Pierre Perrault, pour la suite du monde."
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Voitures incendiées, policiers caillassés … : le bilan de la Saint-Sylvestre (en cours)
Aude (11)
Comme c’est régulièrement le cas au cours de la nuit du Nouvel an, des incendies de voiture ont occupé les sapeurs-pompiers carcassonnais pour débuter l’année 2017.
Les secours du chef-lieu sont intervenus à trois reprises entre 0 h 30 et 2 h 30 : c’est tout d’abord à Ozanam, rue Georges-Danton, qu’ils ont été sollicités, avant de rejoindre la rue Alexandre-Guiraud, quartier La Conte, pour maîtriser un 2e sinistre.
Les sapeurs-pompiers carcassonnais ont enfin de nouveau dû se rendre dans le quartier Ozanam, où une 3e et dernière voiture a été détruite par les flammes, rue Gabriel Fauré.
Morbihan (54)
Vannes. Véhicules et poubelles incendiés lors du réveillon
Les pompiers, aidés par la police sont intervenus plusieurs fois dans la soirée du 31 décembre, à Vannes, pour éteindre des incendies. Il n’était pas encore minuit que les pompiers ont été appelés pour intervenir rue Duplessis-de-Grenedan. Une voiture et des conteneurs poubelles étaient en feu. Lors de leur intervention, les pompiers ont été pris à partie par des groupes de jeunes qui leur lançaient des pétards. [...] Des grands conteneurs poubelles ont aussi été incendiés Toujours dans la soirée, un scooter a également pris feu rue Sonia-Delaunay ainsi que plusieurs poubelles, nécessitant l’intervention des pompiers et des policiers.
Hérault (34)
Mais à la vue du gyrophare, plutôt que de se ranger, le conducteur poursuit de plus belle. Et pire, selon les forces de l’ordre, l’automobiliste va les entraîner dans une véritable course-poursuite à travers les ruelles du quartier. Selon leurs témoignages, à leur passage, ils sont caillassés, des poubelles sont placées en travers pour bloquer leur progression. Ils décrivent un mouvement de foule visiblement très hostile. L’équipage, également fin connaisseur du secteur, choisit de se poster dans une rue et d’attendre le retour du suspect. Il finit par réapparaître et arrive droit sur la voiture sérigraphiée. C’est la collision. S’ensuit une interpellation musclée devant le refus d’obtempérer du chauffard.
Et pour cause, il n’est pas titulaire du permis de conduire, vient de vider presque la totalité d’une bouteille de vodka (1,04 g d’alcool dans le sang) et de fumer quelques joints. Les fonctionnaires l’extirpent manu militari du véhicule. Le garçon se débat et, dans la manœuvre, aurait tenté de saisir le pistolet Flash-ball d’un des équipiers. Ce que le suspect démentira en garde à vue. L’un des policiers l’a alors frappé à la tête avec la crosse de son arme. Occasionnant des blessures ayant nécessité des points de suture.
Les trois policiers ont, par la suite, déposé plainte pour violence, l’un d’eux faisant valoir une blessure au tibia. Dans la Twingo, ils saisiront un couteau à cran d’arrêt, un poing américain et 23g d’herbe de cannabis conditionnés en huit sachets. Déjà condamné pour trafic de stupéfiants et sous le coup d’un sursis en lien avec deux précédentes condamnations, ce Montpelliérain sans emploi ni domicile attitré a été déféré devant le parquet en vue d’être jugé en comparution immédiate, devant le tribunal correctionnel de Montpellier.
Bas-Rhin (67)
(…)
1 h : Retour au Neuhof, alors que la police est alertée d’un véhicule en feu, les fourgons sont la cible de tirs tendus de mortiers. Des fonctionnaires font usage de lacrymogène et du flash-ball pour mettre fin à l’affrontement, tandis que leurs collègues, munis de boucliers, protègent les pompiers. Aucun blessé n’est à déplorer.1 h 15 : Alors qu’un équipage de police contrôle un jeune homme dans le quartier des Hirondelles à Lingolsheim, un automobiliste leur fonce dessus. Il sera appréhendé plus tard et placé en garde à vue.
1 h 30 : les pompiers finissent d’intervenir au 2 rue Victor-Hugo à Schiltigheim où un balcon a pris feu au 14e (et dernier) étage d’un immeuble à la suite d’un tir de mortier, deux heures plus tôt. Les flammes se sont propagées à l’appartement. Celui-ci est heureusement vide. Cinq voisins ont été incommodés par les fumées. Ils ont tous pu regagner leur domicile après avoir été vus par des médecins du Samu. L’habitant du logement sinistré sera relogé dans de la famille. Dans le bâtiment, les riverains tiennent à souligner la rapidité et l’efficacité des pompiers et des policiers de Schiltigheim.
Un peu plus tôt, dans le périmètre du quartier des Ecrivains, les forces de l’ordre ont déploré quelques jets de projectiles – notamment des bouteilles – sur leur passage ou lors de leur mission de sécurisation pour éteindre des feux de voitures.
