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lobby - Page 2011

  • Gollnisch: « Une tempête dans un verre d’eau »

    Les mots ne sont pas neutres, jamais en politique. Ils peuvent être de surcroît interprétés, livrés aux exégèses subtiles, révéler aussi ce que ceux qui les prononcent entendent dissimuler avec plus ou moins de succès et/ou d’hypocrisie. Un cas d’école nous a été offert lundi 2 juin lors du passage du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve sur Europe 1 où il était interrogé par Jean-Pierre Elkabbach. Évoquant le terrorisme, la tuerie de Bruxelles commise par le « français »  Mehdi Nemmouche, M. Cazeneuve a prononcé la phrase suivante: «Oui, une pensée radicale se diffuse en prison et les détenus radicaux s’emploient à évangéliser d’autres détenus.» Le ministre de l’Intérieur a donc tellement la frousse de subir le reproche de stigmatisation,  qu’il a refusé de prononcer les termes justes, à savoir un endoctrinement mené par des prosélytes de l’islamisme radical.

     Bernard Cazeneuve préfère, par son choix sémantique, entretenir la confusion, voire laisser penser que le christianisme pourrait aussi être responsable d’ assassinats du type de ceux perpétrés par Nemmouche…Utiliser ici le terme évangéliser (selon la définition du Larousse«prêcher l’évangile à des populations non chrétiennes dans le but de les convertir au christianisme») dans le sens d’endoctriner est un tour de passe-passe bien affligeant, pour ne pas dire plus.

     Parfois, la clarté même du vocabulaire utilisé dans le champ politique ce suffit à lui-même. Quand, dans les manifestations les « antifa» beuglent « Le Pen une balle, le FN une rafale » chacun comprend à quoi nous avons affaire.

     Quand un ex grand maître du Grand Orient assurait de la même façon que son officine sectaire menait « une guerre à mort contre le FN » nous savons aussi de quoi il retourne.

     Quand le député socialiste Malek Boutih, en octobre de l’année dernière, expliquait surFrance 2 dans un débat face à Florian Philippot que «  Même si vous (le FN, NDLR) gagnez (l’élection présidentielle), vous aurez un problème de légitimité à notre égard. On ne se laissera pas faire», l’incitation de ce cadre socialiste au trouble à l’ordre public,  à l’insurrection contestant le verdict des urnes et la souveraineté populaire,  est limpide.

     Quand en 1989 le politicien radical et futur ministre du gouvernement Rocard,  Michel Durafour, appelait à « exterminer le Front National», (exterminer : «  faire périr entièrement ou en grand nombre ; massacrer», Larousse),  le propos dans sa violence même était  aussi sans ambiguïtés.

     Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement. Jean-Marie Le Pen a  utilisé vendredi le mot «fournée» pour qualifier la clique d’  «artistes » (Bedos, Bruel, Noah) ayant promis de quitter la  France en cas de victoire du FN. Pourquoi là aussi ne pas s’attacher à la définition du terme employé ? « Fournée : ensemble de personnes soumises à un même traitement ou exécutant le même programme ». « Ensemble de personnes appelées aux mêmes fonctions, aux mêmes dignités » (Larousse).

     Patrick  Bruel, SOS racisme, l’UEJFdes personnalités de l’UMP ou du PS, les médias orientés jouant leur rôle de caisse de résonance pour faire oublier un instant les turpitudes du Système, ont vu dans ce terme de « fournée »  une connotation antisémite !!!  Nous sommes de notre côté totalement persuadés que Jean-Marie Le Pen a utilisé ce mot sans aucune malice et qu’il aurait pu utiliser aussi bien celui de « charrette ».

     Dans un communiqué, le président d’honneur du FN ne dit pas autre chose quand il écrit que « la dénonciation médiatique des prétendus dérapages de Jean-Marie Le Pen fait partie de l’arsenal de combat des ennemis du Front National. Le mot  fournée  que j’ai employé dans mon journal de bord hebdomadaire n’a évidemment aucune connotation antisémite, sauf pour des ennemis politiques ou des imbéciles».

     Le vice-président du FN Florian Philippot assure aussi qu’il lui apparaît qu’avec le mot que l’on reproche à Jean-Marie Le Pen, nous sommes « bien loin de cette connotation» antisémite, puisqu’il utilise l’expression pour désigner un groupe de personnes qui ne compte, comme juif, que Patrick Bruel. Trésorier et avocat du FNWallerand de Saint-Just souligne avec la même justesse qu’il s’agit là d’« une polémique artificielle ».

     Comme l’a expliqué Marine Le Pen , «Je suis convaincue que le sens donné à ses propos relève d’une interprétation malveillante. Il n’en demeure pas moins a-t-elle ajouté que, avec la très longue expérience qui est celle de Jean-Marie Le Pen, ne pas avoir anticipé l’interprétation qui serait faite de cette formulation est une faute politique dont le Front National subit les conséquences. Si cette polémique peut avoir une retombée positive, c’est celle de me permettre de rappeler que le Front National condamne de la manière la plus ferme toute forme d’antisémitisme, de quelque nature que ce soit.»

     Il est apparemment nécessaire de le rappeler tant il est vrai que la montée en puissance du FN ne va cesser d’alimenter jusqu’en 2017 un tir de barrage de plus en plus puissant d’un Système qui a tout à perdre d’une victoire du peuple français.

      Certes les mensonges sur le Front, du type de ceux véhiculés dans le passé par descampagnes médiatiques infâmes, n’ont plus la même efficacité sur l’opinion. Mais ils peuvent encore ébranler les plus faibles, les plus indécis, les plus influençables, les moinsarmés de nos compatriotes devant la grosse propagande de nos adversaires. Et priver ainsi le FN de voix précieuses pouvant faire la différence.

     Pour le grand poète Lucrèce, c’est le fantôme de la peur qui engendra les dieuxPaniqués par les succès de l’opposition nationale,  les adversaires du FN créent eux de toute pièce des monstres chimériques, enfantent des dérapages qui n’existent que dans leur imagination maladive.  Il faut alimenter la boite à fantasme, les peurs, et cerise sur le gâteau, si c’est possible,  créer des tensions au sein du FN…Que nos amis soient rassurés, nous  ne tomberons pas dans ce piège grossier !

     Effectuant cette fin de semaine le pèlerinage de Chartres, il s’est trouvé un journaliste del’Echo républicain pour retrouver Bruno Gollnisch au milieu des milliers de pèlerins et recueillir sa réaction ! « C’est une tempête dans un verre d’eau a-t-il déclaré. Le propos de Jean-Marie Le Pen  ne visait pas spécifiquement Patrick Bruel. Il visait toutes les personnes médiatiques qui voudraient quitter la France (en cas de victoire du FN, NDLR). Dans un pays décomposé, qui connaît des difficultés, on s’occupe plus de vocabulaire que d’autres choses ». Bruno a encore précisé qu’il avait  envoyé un  SMS suivant à Jean-Marie Le Pen: « solidarité contre les censeurs et les pisse-froid »! 

    http://gollnisch.com/2014/06/10/gollnisch-tempete-verre-deau/

  • L'influence du lobby LGBT

    Selon Challenges, pas franchement classé à droite :

    "Le rendez-vous, autour d’un verre, a été fixé dans un banal hôtel 4 étoiles du XIe arrondissement, près de la place de la République.Tous les deux mois s’y réunissent de 50 à 80 jeunes gens, pour la plupart des garçons, tous homosexuels et anciens élèves de grandes écoles. Ils travaillent à Thales, à L’Oréal, dans l’industrie ou dans la banque d’affaires, et viennent ici se détendre et parler "business".

    A l’initiative de ces rencontres, Vincent Viollain, 32 ans, cofondateur de Babel 31, agence de communication digitale spécialisée dans le marketing communautaire. A HEC, il a dirigé l’association LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et trans) de l’école, In and Outside, puis a fait partie de celle de Sciences-Po Paris, Plug n’Play. Il a contribué à relancer un réseau inter-grandes écoles avec ESCaPe (ESCP-EAP), Divercity (Essec), Binet XY (Ecole Polytechnique), Homônerie (ENS-Ulm)… Investi dans Le Refuge, association de soutien à de jeunes homosexuels rejetés par leur famille, il est également vice-président de GayLib, le principal mouvement homo de droite, affilié à l’UDI. [...]

    Challenges n’accrédite pas l’existence d’un prétendu lobby tout-puissant. Nous constatons seulement qu’ils font partie des réseaux qui progressent le plus. [...]

    La direction du Front national serait "infiltrée", les gays constitueraient un réseau occulte dans les cabinets ministériels et, au ministère de la Culture ou au Quai d’Orsay, ils s’échangeraient les postes et les faveurs.

    [...] En privé, des "homos de pouvoir" avouent pratiquer la préférence communautaire. "Toutes choses égales par ailleurs, je donnerais plus volontiers un coup de pouce à un homo qu’à un hétéro", dit l’un d’eux. [...]"

    Michel Janva

  • Haute trahison : le summum par le TTIP ou TAFTA

    Votre blog préféré s'est déjà fait l'écho d'excellentes présentations relatives au Partenariat transatlantique de commerce et d’investissements, en globish "Trans-Atlantic Free Trade Agreement (aussi connu sous le nom de TTIP,Transatlantic Trade and Investment Partnership). Notamment ici, et .

    Il est indispensable de prendre toute la mesure de l'effet absolument dévastateur de ce projet qui avance secrètement et à grands pas. Contrairement à ce que les medias aux ordres diffusent, ce n'est pas quelque chose qui attendra longtemps avant de se concrétiser, car les échéances principales concernent 2015!

    En brisant définitivement les quelques barrières qui protègent ce qu'il reste de souveraineté et d'identité à chacun de nos vieux pays européens, cette trahison pure, simple et définitive de nos pays déchainera un tsunami qui balaiera tous les facteurs de vie qui subsistent dans ces pays.

    Il nous parait donc essentiel, au sens fort du terme, que tous les combattants de la vie qui se sont levés l'an passé pour défendre le mariage, pour défendre les enfants, prennent conscience que leur combat sur ce sujet central s'inscrit dans ce combat plus  large pour la vie de nos sociétés sous tous les aspects de celle-ci, et que si la félonie de ces traités triomphe, nos positions sur le sujet central, chrétien et antrohpologique, seront balayées, car il sagit du même combat contre le péché libéral-libertaire et la culture de mort, le règne sans frein de Mamon.

    Pour comprendre l'ampleur de ce crime politique, la profondeur de la trahison de nos "élites de mort", nous invitons nos lecteurs à lire cette analyse d'Alain de Benoit, qui s'il n'est pas au service des mêmes convictions que nous, n'en énonce pas moins ici des vérités que nous devons absolument, et dans l'urgence, diffuser au plus grand nombre. Son article est ici.

    Paula Corbulon

  • Obama est agacé par les climatosceptiques. Et pourtant...

    Il a basé une grande partie de sa politique économique et idéologique sur les causes humaines du réchauffement climatique. Forcément, il l'a mauvaise en ce moment et veut redonner un coup d'élan et s'en prend très durement à ceux qui ne pensent pas comme lui... 

    TreLoin des luxueux bureaux de la Maison blanche, un guide de haute montagne travaille depuis 3 ans sur les causes de ce réchauffement qu'il constate aussi. Et pour lui, la situation est claire : 

    "Vous affirmez que l’homme n’a rien à voir avec le réchauffement. Pourquoi ?

    Précisons tout d’abord que je ne conteste pas le réchauffement lui-même. Je l’ai d’ailleurs constaté en tant que guide de montagne en voyant les glaciers reculer. Celui qui nous fait face par exemple a perdu 100 m depuis que j’ai acheté cet appart en 1989. En 2005, le pilier Bonatti des Drus s’est effondré à cause du réchauffement du permafrost. Ce que je remets en cause, ce sont les causes de ce réchauffement. Elles n’ont rien à voir avec l’homme ou avec le CO2 comme on nous le serine. Je suis arrivé à cette conclusion pour trois raisons.

    Quelles sont ces raisons ?

    La première, c’est tout simplement l’analyse des données climatiques reconstituées sur des millions d’années. Rien que dans les 10 000 dernières années, il y a eu cinq pics de températures comparables à celui que nous vivons. Ces optima correspondent à des cycles naturels. Au Moyen Age, il était par exemple possible d’aller en vallée d’Aoste depuis Arolla avec les troupeaux car le glacier n’existait plus. Lors des deux premiers optima, le Sahara était une savane avec des lacs, des arbres et des éléphants. Avant cela, pendant des centaines de milliers d’années, il a fait plus chaud qu’aujourd’hui. Et parfois jusqu’à 7 degrés plus chaud! Or le GIEC se concentre sur les 150 dernières années. Autant dire qu’il regarde autour de son nombril. Les reconstructions paléoclimatiques montrent aussi que, pendant des centaines de millions d’années, il n’y a pas eu de corrélations entre le CO2 dans l’atmosphère et la température sur terre.

    Votre second argument ?

    La concentration de CO2 – qui est soit dit en passant un gaz vital et non pas un poison – dans l’atmosphère est négligeable. Il y en a un peu moins de 0,5‰ dans l’atmosphère, et au maximum 5% de cette quantité est imputable à l’homme. Pour un million de molécules d’air, il y a seulement 20 molécules de CO2 produites par l’homme. Et chaque année, notre industrialisation rajoute 4 molécules de CO2 pour chaque million de molécules d’air, mais la moitié est absorbée par les océans et les plantes. Et on veut nous faire croire que cette infime proportion due à l’homme est une catastrophe? J’ai beaucoup de peine à le croire (rires).

    Pourquoi dès lors la thèse officielle fait quasi consensus? Vos collègues scientifiques ne sont pas tous des imbéciles !

    Ces théories visent à nous culpabiliser. Quand des scientifiques comme ceux du GIEC disent qu’ils veulent sauver la planète, je dis qu’ils ne sont pas crédibles. Ils mentent pour préserver des intérêts économiques dont les leurs. Car il y a tout un business derrière la lutte contre le réchauffement. Il y a une volonté de faire peur aux gens par exemple en dramatisant la montée des océans, alors que ceux-ci ne s’élèvent que de 2 à 3 mm par an! C’est aussi une manipulation intellectuelle de parler de CO2 en tonnes plutôt qu’en proportion. Des tonnes, ça impressionne, mais rappelons que l’atmosphère pèse 5 000 000 000 000 000 tonnes!" (suite).

    Le Salon Beige

  • Hollande, l’ultra-goujatisme républicain

    Rien n’est trop ridicule pour notre « président ». Après avoir diné deux fois dans la même soirée, il se retrouve devant la Reine d’Angleterre, lui tend la main, puis s’assoie avant elle…

    Notez qu’il en est de même pour les autres socialistes : toujours plus royalistes que la Reine. Alors que la Reine d’Angleterre porte elle-même son parapluie, madame Hidalgo a, elle, un fonctionnaire pour le lui tenir…

  • Ce que nos enfants n’apprennent plus au collège

    Le saviez-vous ? Clovis, Saint Louis ou François I er , mais aussi Henri IV, Louis XIV ou Napoléon ne sont plus étudiés dans les collèges français ! Rayés des programmes ou relégués en option. Raison invoquée par l’Education nationale: il faut consacrer du temps, entre la sixième et la cinquième, à «l’enseignement des civilisations extra-européennes», de l’empire du Mali à la Chine des Hans. C’est ce scandale pédagogique et culturel que dénonce l’historien Dimitri Casali dans son salutaire Altermanuel d’histoire de France (Perrin), dont Le Figaro Magazine publie des extraits. Superbement il lustré, l’ouvrage se présente comme un complément idéal aux manuels scolaires recommandés (ou imposés) par les professeurs de collège. Qui fixe les programmes scolaires en histoire ? L’enquête du Figaro Magazine montre que la question engage l’avenir de notre société.

    Clovis, Charles Martel, Hugues Capet, Louis IX, dit Saint Louis, François Ier, Louis XIII ont disparu des instructions officielles de sixième et de cinquième. Le programme de sixième passe sans transition de l’Empire romain au IIIe siècle à l’empire de Charlemagne, soit une impasse de six siècles. Les migrations des IVe et Ve siècles (les fameuses «invasions barbares»), pourtant fondamentales dans l’histoire de l’Europe, ne sont plus évoquées.Ces absences sont incompréhensibles. Comment comprendre la naissance du royaume de France sans évoquer Clovis? Comment mesurer «l’émergence de l’Etat en France » sans appréhender le règne de Louis IX? La Renaissance sans connaître François Ier? «L’affirmation de l’Etat » sans expliquer Louis XIII et Richelieu? Tous les historiens s’accordent sur l’importance de ces personnages et de leur œuvre, non seulement politique, mais aussi économique et culturelle.Le règne de Louis XIV est quant à lui relégué à la fin d’un programme de cinquième qui s’étend sur plus de mille ans d’Histoire. Faire étudier aux élèves en fin d’année scolaire cette longue période (1643-1715) tient de la mission impossible, sachant que les enseignants peinent à boucler des programmes surchargés. Ce règne est de plus noyé dans un thème «L’émergence du "roi absolu" » qui s’étend du début du XVIe siècle au début du XVIIIe siècle. C’est ainsi tout un pan de l’histoire de France qui risque d’être partiellement ou – au pire – pas du tout traité. Le règne de Louis XIV est pourtant décisif, tant dans l’affirmation du «pouvoir absolu» que dans le rayonnement de la civilisation française, en France et à l’étranger, à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe siècle. Le Brun, Le Nôtre, Hardouin-Mansart, Lully, La Fontaine, Corneille… Autant d’artistes et d’écrivains qui risquent de n’être jamais évoqués dans les classes.

    Lire la suite sur LeFigaro.fr

    Bonus : 

    Voici la réponse du manuel Vuibert "Concours professeur des écoles – Système éducatif – L’essentiel en 50 fiches – Concours 2014/2015"  à la question « Qu’est-ce qu’être européen aujourd’hui ? ».

    manuel

     

  • A lire : La tyrannie médiatique de Jean-Yves Le Gallou

    La-Tyrannie-mediatique-Le-Gallou.jpgLa France et l’Europe vivent à l’heure de la tyrannie médiatique. L’opinion y est façonnée par les grands médias qui infligent leur rythme, dictent leur idéologie et véhiculent les préjugés dominants. Ainsi, les informations adressées aux citoyens et aux agents économiques tendent à imposer, par leur nature, une vision déformée de la réalité. 

         Le phénomène ressemble à la réfraction de la lumière décrite par les physiciens : un rayon lumineux change d’orientation quand, après traversé une couche d’air, il traverse un liquide ; c’est ainsi qu’un pinceau nous paraît brisé lorsque son plumet est plongé dans l’eau. A la réfraction de la lumière répond la réfraction de l’information : il n’y a pas d’événement indépendamment de celui qui en rend compte. Avant d’accéder à un auditeur, un spectateur ou un lecteur, un fait brut est traité par le média qui le diffuse et impose tout à la fois : 

    - Son tempo ; 

    - Sa grille d’analyse idéologique, généralement en phase avec le conformisme dominant (antiracisme, mondialisation, repentance, rupture de la tradition) ; 

    - Ses angles d’approche de l’événement, la focalisation, la marginalisation, voire l’occultation de l’information. 

    - Son vocabulaire, simplificateur mais aussi signifiant au regard du politiquement correct ; 

    - Les intérêts particuliers – électoraux, économiques ou publicitaires – qu’il défend. Informer, c’est porter à la connaissance d’autrui des faits précis, si possibles exacts et vérifiés, mais aussi replacés dans leurs contextes, notamment historique et géographique. Ce travail est long et compliqué pour celui qui informe... et parfois rébarbatif pour celui qui est informé. Mais tel est le prix d’une véritable démarche journalistique. 

         Communiquer, en revanche, implique de scénariser et théâtraliser des données – vraies ou fausses – dans un but idéologique, politique ou commercial. De même que la mauvaise monnaie chasse la bonne (loi de Gresham), la communication sature et remplace l’information : on l’a vu, durant la campagne présidentielle française de 2012, lorsque les équipes des candidats en meeting filmaient leurs propres images, avant de les distribuer aux grandes chaînes, réduites au rôle de simples relais de communication ! Comment traiter un sujet de manière indépendante, voire originale, si l’on ne maîtrise pas la sélection et la production du contenu ? La réponse est simple : ce n’est pas possible. 

         Commercialement, le marché de la communication est beaucoup plus important que le marché de l’information. L’offre y est plus importante notamment grâce à l’explosion des budgets com’ des organismes publics et des entreprises. En outre, la communication exige moins d’efforts pour le consommateur : plus facile à avaler que l’information, elle est plus distrayante et correspond aux exigences du « story telling » - ces contes pour (grands) enfants. 

         Le remplacement de l’information par la communication participe de la marchandisation du monde. Elle est aussi un moyen de le changer puisque l’information transformée en communication n’est plus gouvernée par des règles éthiques de véracité, mais par des jeux de puissance et des règles de marketing, adoptées dans l’objectif de distraire des clients ou de servir les intérêts idéologiques, politiques ou commerciaux des commanditaires. 

         A titre d’exemple, une grande marque d’automobile n’accordera pas de publicité à un journal souhaitant faire une enquête « anxiogène » sur les accidents de la route... En revanche, elle achètera une double page ou un spot de 50 secondes si les journalistes se rabattent sagement sur un sujet ludique vantant les mérites des grosses berlines ou les joies de la conduite sportive. Pour un patron de rédaction dépendant des actionnaires, le choix est alors vite fait entre l’information et la communication. Et le pigiste de bonne volonté peut aller faire des avions en papier avec ses statistiques routières.

    http://www.oragesdacier.info/2014/06/a-lire-la-tyrannie-mediatique-de-jean.html

  • Il était libérable en juillet, il a tué en mai…

    Un mardi soir, les policiers découvrent, dans un état critique, le corps d’une femme à Caluire, dans le Rhône. Il est facile de retrouver l’auteur du crime car celui-ci, certainement pour fêter son acte, est allé s’en jeter un petit dans un bar lyonnais où il expliqua froidement qu’il venait d’assassiner sa femme à coup de hache. Un dernier verre pour la route, en somme, juste avant d’aller en prison.

    Le hic, dans cette affaire, est que l’homme, justement, venait de la prison, celle de Corbas, plus précisément. Pour couronner le tout, sa présence y était due à des faits de violences sur sa femme. Notre tueur, qui purgeait une peine de sept mois d’emprisonnement, était tout simplement en permission depuis lundi.

    « Il était libérable en juillet », dit-on au parquet, précisant que cette permission de sortie entrait « dans un processus habituel » afin d’éviter des « sorties sèches ».

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