magouille et compagnie - Page 1434
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TOUS LES PARTIS SONT CONTRE, SAUF EN MARCHE, C'EST... LES AÉROPORTS DE PARIS PRIVATISÉS
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Prisons, usines à islamistes ?

Un détenu islamiste a attaqué avec sa compagne deux agents pénitentiaires de la prison d’Alençon-Condé. Les forces de l’ordre ont donné l’assaut après plusieurs heures de siège. Le terroriste a été interpellé et sa complice tuée.
L’un des établissements les plus sécurisés de France cible de deux terroristes. Mardi 5 février aux alentours de 9 h 45, après un week-end passé ensemble dans l’unité de vie familiale, Michaël Chiolo et sa compagne Hanane Aboulhana ont attaqué deux surveillants pénitentiaires de la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne), à l’aide d’un couteau en céramique. Michaël Chiolo se réclamerait de l’Etat islamique et dit avoir agi « pour venger Chrérif Chekatt », le terroriste ayant tué cinq personnes à Strasbourg, en décembre dernier. Ils se seraient connus lors d’un séjour à la prison d’Epinal. Après s’être retranchés dans l’unité de vie familiale pendant sept heures, ils ont été délogés vers 19 h 30 par le RAID. Le terroriste a été interpellé, tandis que sa compagne est décédée des suites de ses blessures.
Agées d’une trentaine d’années, les deux victimes ont été hospitalisées. L’un d’eux aurait été « éventré », tandis que son collègue aurait été gravement touché au visage. Leurs jours ne sont « pas en danger », mais ils restent « très perturbés par cette agression sauvage », selon Philippe Devique, secrétaire régional du syndicat UFAP. La section antiterroriste du parquet de Paris a annoncé s’être saisie de l’enquête.
Un terroriste converti
Michaël Chiolo, 27 ans, n’était pas dans le quartier pour radicalisés (QPR), ouvert en septembre. Détenu de droit commun, il avait été condamné en appel à 28 ans de prison ferme, en décembre 2015, après avoir séquestré puis étouffé un octogénaire à son domicile, près de Metz (Moselle) en 2012. Converti à l’islam en 2010, il se fait remarquer en novembre 2015, lorsqu’il demande à ses codétenus de « rejouer » l’attaque du Bataclan dans la cour de la maison d’arrêt de Mulhouse. Il sera condamné à un an de prison ferme.
Selon son avocat, Me Pauline Brion, Michaël Chiolo avait demandé après sa conversion « qu’on lui trouve une épouse ». C’est avec Hanane Aboulhana, 34 ans, qu’il projetait de se marier après l’avoir rencontrée en prison. Elle n’était pas fichée pour des faits de radicalisation.
Une profession en danger
« Il y a un an, nous avons connu une mobilisation sans précédent pour réclamer davantage de moyens et donc davantage de sécurité. Un an après, pas grand-chose n’a changé », déclarait Emmanuel Guimaraes (FO), le 12 février dernier. Et le temps ne fera rien à l’affaire. Le retour prévu de 150 djihadistes partis prendre les armes en Syrie pour le compte de l’Etat islamique pourrait augmenter considérablement l’insécurité dans les prisons, mettant en péril le travail des gardiens, insuffisamment armés et formés, en proie à des criminels de guerre.
Joseph Rousseau, de FO Pénitentiaire à la prison d’Alençon, s’est indigné : « Face au détenu radicalisé armé d’un couteau, les surveillants n’avaient que deux sifflets… »
Etienne Lafage
Article paru dans Présent daté du 6 mars 2019
https://fr.novopress.info/213847/prisons-usines-a-islamistes/
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BEAUCOUP DE BAGOU, PEU DE CERVELLE

Dans Lucien Leuwen de Stendhal, le père Leuwen donne ce conseil à son fils, Lucien, qui s’apprête à entrer dans la haute fonction publique : « Mon fils, quand vous croiserez un ministre, prenez-le systématiquement pour un imbécile, ces gens-là n’ont pas le temps de penser. »C’est imparable. On peut d’ailleurs étendre cette considération au delà des ministres, aux députés, sénateurs, même aux hommes politiques de moindre envergure, à la plupart des maires des communes de plus d’un millier d’habitants et parfois même à quelques maires de bleds moins peuplés, qui n’en possèdent pas moins une belle ambition.
Le Champignacien, poursuivant son droit chemin, tourne délibérément ses pas vers l’avenir, car il sait qu’agriculture, commerce et tourisme sont les deux mamelles qui sèment le pain dont il abreuve ses enfants !
Maintenant, ces gens-là, ministres, députés, etc., ont cependant pas mal de qualités. Ils sont capables de serrer beaucoup de mains en un temps court, surtout en période électorale. J’en ai connu un qui, en l’espace d’un petit quart d’heure m’a serré la paluche cinq fois, chaque fois sans me reconnaître. Ils ont du bagou, ils parlent, sans notes, avec une terrible facilité, commettant par-ci par-là quelques fautes de français, mais ils ont une telle facilité et un tel aplomb qu’à moins d’être puriste sourcilleux, on ne les entend pas. Ils ont donc de l’aplomb, de l’assurance et, montons l’éloge encore d’un cran, du culot, ils n’ont peur de rien, ils sortent des platitudes, des balivernes, des phrases creuses, des clichés, des expressions tartignoles et prudhommesques, des bourdes superdimensionnées avec l’air le plus heureux, le plus confiant, le plus convaincu du monde. Quelquefois, ils ont lu deux, trois pages d’un livre épais et réputé sérieux, ils les répètent en les déformant à peine, ils les aboient comme des perroquets, leurs auditeurs en sont estomaqués et ravis. Il leur arrive aussi de jouer aux petits Malraux, ils se lancent alors dans la phrase obscure, ténébreuse, censée consécutivement profonde, qui traite généralement des arts, de la spiritualité ou de l’avenir de la civilisation et de l’univers. Pour ce faire, ils ont un peu baissé la voix pour faire croire qu’ils chuchotent un secret, qu’ils révèlent un mystère, qu’ils frémissent de sensibilité choisie et citoyenne, après quoi ils tonitruent quelques mots définitifs. Ils ne voient avec jubilation que leurs électeurs groupés et en extase et ne s’aperçoivent pas que dans les coins il y a tout de même deux ou trois types qui rigolent sous le couvert de leur main en paravent devant leur bouche. Si l’un, près de la porte, rit plus ouvertement, le regard féroce qu’ils lui lancent en sortant !
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Michel Thooris : « Nous sommes choqués par le tweet de Christophe Castaner ! »

Le secrétaire général du syndicat France Police rappelle les faits et dit redouter une poursuite des violences urbaines de Grenoble. Il analyse la situation par rapport aux émeutes de 2005.
La situation va-t-elle se calmer à Grenoble ?
Aucun signal positif ne peut nous laisser supposer que la situation se calme se soir. Nous sommes probablement partis pour plusieurs nuits d’émeutes. Il y a, malgré tout, quelques appels au calme. Une marche blanche est en cours, actuellement, à Grenoble. Nous espérons que les appels au calme seront entendus, mais nous nous faisons peu d’illusions pour un retour au calme dès ce soir.
Que pensez-vous du tweet de monsieur Castaner, qui exprime sa tristesse sur ce qui est arrivé aux deux jeunes Grenoblois ?
Notre organisation syndicale France Police-Policiers en colère est relativement choquée d’un tweet qui manque un peu de panache et de punch. On ne peut jamais se réjouir de la mort de qui que ce soit et nous sommes évidemment tristes de la mort de ces deux jeunes. Il faut, toutefois, remettre les événements dans leur contexte.
Un véhicule deux-roues est aperçu sans plaque d’immatriculation sur les coups de 21 h 10. À plusieurs reprises, ce véhicule est aperçu dans la ville avec deux individus sans casque dessus. Grenoble est une ville où il y a de la criminalité. Ils peuvent à tout moment utiliser ce véhicule pour commettre un crime ou un délit contre la population, il est donc normal que la police puisse procéder ou tenter de procéder à l’interpellation de ces individus.
C’est dans le cadre d’un refus d’obtempérer du conducteur de ce deux-roues que, sur les coups de 23 h 00, le conducteur perd le contrôle de son véhicule et percute un car à contresens. Ils se tuent donc tout seuls en voulant fuir un contrôle de police.
À un moment donné, force doit rester à la loi et on ne peut pas laisser penser que les policiers aient une quelconque part de responsabilité dans ces deux décès.Ce mouvement pourrait-il dériver vers un phénomène généralisé du type de celui de 2005 ?
Les quartiers sont, aujourd’hui, beaucoup plus en compétition par rapport à 2005. Nous avons constaté une évolution dans la dynamique des quartiers et des bandes. On ne constate plus de solidarité. Au contraire, les quartiers sont en concurrence très forte pour le contrôle des trafics, notamment de stupéfiants. Je ne vois donc pas de phénomène de solidarité de la part des autres quartiers par rapport aux événements de Grenoble.
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La France victime de son absurde politique pro-FLN, par Franck Deletraz

Avouons qu’il y a quelque chose d’assez « jouissif » dans le fait de voir, depuis maintenant plusieurs jours, l’ex-égorgeur FLN et tyran Bouteflika sérieusement bousculé par le peuple algérien comme jamais depuis vingt ans. Une situation explosive qui met cependant très mal à l’aise l’actuel gouvernement français qui, à l’instar de l’ensemble de ses prédécesseurs, n’a cessé de se ridiculiser en multipliant les actes de soumission et de repentance pour satisfaire les caprices de cet ancien terroriste, et dans l’espoir de maintenir cette relation soi-disant « privilégiée » avec l’Algérie. Une politique en réalité humiliante, à tous les niveaux (diplomatique, économique…) dont notre pays subit d’ores et déjà les terribles conséquences.
Le tyran FLN agrippé au pouvoir
Lundi encore, ils étaient plusieurs milliers d’Algériens à manifester dans les rues de la capitale et d’autres grandes villes du pays pour exiger du satrape en chaise roulante, actuellement « sous contrôle médical » à Genève, qu’il renonce enfin à briguer un cinquième mandat et dénoncer son récent coup de force. Dimanche soir en effet, malgré la contestation grandissante, Bouteflika avait fait savoir, à travers une lettre lue à la télévision, qu’il se présenterait quand même à l’élection présidentielle du 18 avril. En bon despote FLN, il ajoutait que, s’il venait à être élu, il organiserait alors une élection présidentielle anticipée, à laquelle il ne participerait pas, et convoquerait une « conférence nationale indépendante » censée instaurer « un nouveau système rénovateur ». En clair, il se choisirait un successeur au sein de la mafia FLN pour assurer la continuité de son régime liberticide…
« Se préparer à une vague migratoire »
Quoi qu’il en soit, cette crise politique, qui prend peu à peu l’allure d’un « printemps algérien », pose aujourd’hui un gros problème à Paris, qui paie les conséquences de son soutien infaillible au pouvoir FLN. Craignant d’un côté d’être une nouvelle fois taxé d’« ingérence colonialiste » s’il vient à appuyer la rue algérienne, redoutant de l’autre de se mettre à dos le peuple algérien s’il soutient Bouteflika, le gouvernement, qui se targue sans peur du ridicule de ses « relations privilégiées » avec Alger, en est aujourd’hui réduit à s’enfermer dans un mutisme ahurissant. Certes, l’exercice n’est pas sans risques. Car, si continuer de soutenir celui qui n’a cessé d’insulter notre pays depuis vingt ans relève du pur masochisme, nul n’est vraiment en mesure de dire si un « printemps algérien » ne déboucherait pas sur le chaos et la venue au pouvoir d’islamistes. Un argument d’ailleurs largement exploité par les partisans de Bouteflika, qui se gardent bien cependant de rappeler leur manque d’ardeur (doux euphémisme) dans la lutte contre le djihadisme en BSS [la bande sahélo-saharienne] et leur refus de soutenir le G5 Sahel… En attendant, la première grande et grave conséquence que notre pays devrait subir de son absurde politique algérienne, c’est cette véritable déferlante de « binationaux », « réfugiés » ou prétendus tels contre laquelle Thierry Mariani a mis en garde les autorités françaises lundi soir. Invité sur BFMTV, le candidat RN a en effet déclaré très justement que si cette situation très inquiétante pour la France persistait, il faudrait alors « se préparer à une vague migratoire en fermant les frontières, car la France ne le supporterait pas ».
Franck Deletraz
Article paru dans Présent daté du 5 mars 2019
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Jean-Michel Blanquer autorise les écoles du mouvement islamiste turc Millî Görüş

Lu sur le site Dômes et Minarets :
« Après le collège Eyyûb Sultan en 2014, c’est une école élémentaire qui ouvrira à la rentrée dans la capitale alsacienne. Les pré-inscriptions pour l’année 2019-2020 sont désormais ouvertes. Avec ce nouvel établissement privé, la Confédération Islamique du Millî Görüş à travers son réseau UEPM renforce sa présence au sein de l’enseignement musulman privé en France. Celui-ci comprenant une centaine d’écoles et de projets d’écoles. Deux autres écoles privées sont en projet dans le Grand-Est à Belfort et Besançon, toujours portés par la même organisation. »
Pour comprendre la nature du Millî Görüş lire ce dossier complet.
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Campagnes électorales : Emmanuel Macron en toute impunité ? – Journal du jeudi 7 mars 2019
Campagnes électorales : Emmanuel Macron en toute impunité ?
Mairie de Paris : ca bouge en coulisse
Mounir Mahjoubi, Rachida Dati… les candidatures à la mairie de Paris s’enchaînent pour ravir le trône d’Anne Hidalgo. A un an du scrutin tout paraît encore possible !
Sécurité : vers un « patriot act » à l’européenne ?
Alors que la lutte contre le terrorisme bat son plein, les institutions européennes et les États membres mettent en place une batterie de mesures de surveillance et de fichage. Sous couvert de sécurité, la liberté des citoyens et la vie privée des européen se voit de plus en plus piétinée.
L’actualité en bref
https://www.tvlibertes.com/emmanuel-macron-en-toute-impunite-journal-du-jeudi-7-mars-2019
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Pendant la crise des « gilets jaunes », les banksters continuent à se gaver.
Pieter Kerstens
Durant la première semaine du mois de novembre 2018, le docteur Micron est allé écouter ses patients lors de sa tournée des commémorations de l’Armistice de 1918. En même temps, le mouvement des « gilets jaunes » préparait les occupations des ronds-points et le blocage des centres commerciaux.
Au cours de ces quatre derniers mois, la colère des travailleurs et des « classes moyennes inférieures », qui se cristallisait sur la hausse des taxes sur les carburants et refusait la forte pression fiscale, s’est transformée en une charte officielle des gilets jaunes et propose 25 points pour sortir de la crise.
A ce jour, le mécontentement persiste et malgré quelques saupoudrages homéopathiques le docteur Micron n’a pas encore réussi à éradiquer la fièvre jaune. Allons-nous assister à un Acte XXVIII le jour des élections européennes, le 26 mai ?
Outre le Ralliement d’Initiative Citoyenne, (RIC) de Jérôme Clément -successeur d’Ingrid Levavasseur- on attend aussi la présentation aux élections du 26 mai des listes EUR de Thierry Paul Valette, de France Jaune de Francis Lalanne, de Union Jaune avec Pascal Cribouw à Nice, de Evolution Citoyenne de Christophe Chalençon ou encore d’une liste présentée par Marcel Trollé en Artois. Il existe dès lors une demi-douzaine d’initiatives qui devraient d’abord s’adresser au 58% d’abstentionnistes lors des élections européennes de mai 2014.
Cette saga occupe les médias et le « Grand Débat » enfume le public, mais le Pouvoir profite de ces diversions qui masquent les maux quotidiens auxquels sont confrontés les travailleurs :
Chômage persistant, insécurité permanente dans les banlieues et les transports publics, immigration incontrôlée, taxes et impôts non stabilisés ainsi que les fraudes fiscales et sociales massives (1,8 million de cartes vitales frauduleuses).
A cela, on peut aussi ajouter un déficit budgétaire chronique et une dette publique incontrôlée.
Les ravages de l’Etat Providence et de la DGSI (Davos Goldman Sachs Idéologie).
A quelques semaines des élections européennes, afin de s’attirer le suffrage des électeurs, aucun gouvernement n’aura le courage ni la volonté d’expliquer à la population les raisons d’une politique de rigueur. En France, comme en Italie, en Belgique, en Espagne ou en Grèce, les états sont en faillite ! Depuis des décennies, on dépense plus que ce que l’on reçoit et l’addition astronomique devra être payée par les générations futures. Si les écoliers, lycéens et étudiants manifestent chaque jeudi par un jour de grève, ce ne doit pas être pour « sauver la Planète » ni pour combattre le réchauffement climatique, mais surtout pour « faire le ménage dans les dépenses publiques » ! La France n’est coupable que de 1,8% des rejets de CO2 et la Belgique de 0,6% : ces deux pays ne jouent AUCUN ROLE dans le réchauffement du climat, même si leurs gouvernements interdisent tous les moyens de transports, toutes les formes de chauffage et toutes productions industrielles par les énergies fossiles.
La Chine, l’Inde et les Etats-Unis devraient balayer devant leurs portes et les khmers verts et autres trolls scandinaves cesser de culpabiliser les Européens.
En infantilisant les citoyens, en formatant les esprits dès la maternelle, en imposant des chimères à nos peuples, les responsables de l’Europe nous ont imposé un dogme de « tout va très bien, on vous prend en charge toute votre vie durant, ne vous occupez plus de rien » ce qui a engendré une kyrielle de revendications, de droits acquis et de protections multiformes, sans contreparties, ni devoirs. Ce fut la période de crédits à outrance, de l’hédonisme sans limites et d’un égoïsme exacerbé. Crise morale, abandon des valeurs ancestrales, refus des responsabilités, déclin et décadence assurés. Ce laxisme et la lâcheté des élites ont conduit à la faillite du Système et un réveil douloureux s’annonce quant au choix entre le superflu et l’indispensable.
Un risque grave de tempête mondiale.
Christine Lagarde, directrice du Fond Monétaire Internationale (FMI) et ardent soutien de la politique mondialiste a pourtant mis en garde le monde occidental des risques de tempête économique et financière qui s’amoncellent sur la planète, le 11 février devant le World Gouvernement Summit, après avoir déjà sonné l’alarme fin janvier au Forum de Davos.
Et ce n’est pas par hasard que la patronne du FMI revient sur les sujets qui fâchent, malgré une armada d’économistes qui analysent l’évolution de la situation mondiale et diffusent des communiqués aussi tranquillisants que soporifiques.
N’oublions pas que le FMI a été créé en 1945, regroupe 189 pays et dont le but est de « promouvoir la coopération monétaire internationale, garantir la stabilité financière, faciliter les échanges internationaux, contribuer à un niveau élevé d’emploi, à la stabilité économique et faire reculer le chômage ».
Les avertissements de Christine Lagarde concernent surtout 4 points essentiels :
- Les incertitudes économiques et financières liées au Brexit.
- Le ralentissement de la croissance chinoise.
- L’évolution des taux d’emprunt, au moment d’une accumulation de dettes très lourdes.
- La guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis, pour le rééquilibre commercial des USA.
On peut également constater que des économistes comme Sylvie Matelly, directrice adjointe de l’IRIS, Philippe Bechade et Nouriel Roubini qui, lui, avait prédit la crise des subprimes dès 2006, observent pour leur part que le risque d’explosion de bulles financières ou immobilières est réel en Chine, comme aux Etats-Unis ou en Europe.
La dette mondiale a atteint 185.000 milliards de dollars en 2018.
Aux USA, le 16 mars 2018, la dette publique était de 21.000 milliards de dollars et le 13 février 2019 elle atteignait 22.009 milliards de dollars. Mille milliards de nouvelles dettes en moins d’un an : merci Donald !
Dans le même temps, les actions des GAFAM augmentaient de 50% et qui peut sincèrement confirmer la valeur réelle d’une action Google actuellement, tenant compte que d’innombrables transactions boursières se font par le trading à haute fréquence (HFT) et à l’aide d’équations mathématiques (les algorithmes) ultra perfectionnées qui sont totalement coupées des réalités.
Profitant des rachats d’actions et d’obligations pourries par les banques centrales (dans le but illusoire d’accorder de nouveaux crédits aux entreprises et aux consommateurs), les banksters se sont empressés de procéder au rachat de leurs propres actions et aussi de persévérer dans des pratiques discutables afin d’embellir leur bilan. En Europe, de nombreuses grandes banques souffrent de manque de rentabilité et il ne serait pas étonnant d’en voir un certain nombre disparaître prochainement.
Dans ce contexte, Nouriel Roubini prévient :
« Quand la crise et la récession surviendront demain, elles pourraient se révéler encore plus sévères et prolongées que celles d’hier ».
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«Comprendre le phénomène des Fake News. Ce que l’on ne veut pas vous dire. » L’édito de Charles SANNAT
Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,
Il est de bon ton de dénoncer les « fake news » et autres « théories du complot » dès que l’on veut se présenter comme un « journaliste sérieux », quitte à faire quelques grosses entorses parfois… à la vérité.
Les problèmes sur l’information sont complexes et exacerbés évidemment par l’immédiateté et la rapidité d’outils liés aux échanges via Internet.
Globalement les « ‘fausses nouvelles » se nourrissent de trois éléments.
Le premier est purement technique. Les sites Internet dîtes indépendants ne peuvent pas reprendre les dépêches des grandes agences de presse du monde libre (le camps du bien et des gentils) comme par exemple Reuters, Associated Press ou encore bien évidemment l’Agence France Presse sans payer une redevance annuelle de plusieurs centaines de milliers d’euros!!! Et oui…
Si l’on voulait lutter contre les fausses nouvelles, on permettrait tout simplement et gratuitement aux bloggeurs de reprendre ces informations sans les jeter en prison.Le second élément est lui « psychologique ». Les fausses nouvelles se nourrissent intrinsèquement, et c’est le point le plus important, tout simplement de l’opacité, des mensonges et des manipulations répétées des pouvoirs en place qu’ils soient politiques, économiques ou encore d’entreprises. Ce phénomène n’est pas « français ». Il est mondial.
Enfin le troisième, c’est qu’entre ce que je comprends, ce que je veux dire, ce que je dis réellement, et ce que l’autre veut comprendre ou comprend, nous avons 1000 et une raisons de ne pas nous comprendre, de nous tromper, de faire des erreurs. Bref, comme nous pouvons tous donner notre avis, nous sommes également nettement plus nombreux à pouvoir nous tromper et diffuser ainsi des avis, interprétations ou informations erronées volontairement ou non.
Les chaînes d’irresponsabilités.
Nous avons laissé progressivement le monde s’organiser en ce que je nomme des chaînes d’irresponsabilités.
Plus personne n’est responsable de rien. Une société X sous-traite à une entreprise Y qui elle-même sous-traite à Z qui fera produire à son tour dans un pays asiatique. Quand il y a un problème, c’est jamais la faute de personne. Cela n’est pas le fruit du hasard mais d’une réelle volonté d’organiser l’irresponsabilité comme certains peuvent organiser leur insolvabilité.
La mise en place de l’Union Européenne est sans doute la plus grande chaîne d’irresponsabilités jamais créée.
Nous allons voter d’ici quelques semaines pour un Parlement Européen, qui n’a globalement aucun pouvoir, et le peu de pouvoir qu’il serait susceptible de pouvoir exercer est étouffé sous les divisions par pays et par groupe politique, sans oublier le poids des lobbys, de la corruption endémique à Bruxelles qui est loin de toutes juridictions et de toute surveillance aussi bien citoyennes que judiciaires.
Bref, les pouvoirs nationaux ont organisé leur impuissance avec Bruxelles et leur propre irresponsabilité pour pouvoir imposer de Bruxelles ce qu’ils ne peuvent pas faire, chacun dans leur pays respectif.
Dire cela n’est pas une « fausse nouvelle ».
Dénoncer l’opacité d’où qu’elle vienne, et dire que cette opacité par définition va nourrir tous les fantasmes, toutes les peurs, et toutes les craintes, parfois justes, souvent légitimes, quelquefois irrationnelles ou irraisonnées est une évidence.
Seule la transparence et la confiance sont capables de remporter une victoire éclatante sur les « rumeurs ».
Mais, et c’est là le point crucial, tout le système se construit et se bâtit justement sur une volonté d’opacité afin de créer des chaines d’irresponsabilités qui permettent de protéger les actions pas toujours très vertueuses (ni légales) de certains de nos grands mamamouchis qu’ils soient politiques ou dirigeants d’entreprises.
Le système génère lui-même les « fake news ».
A ce point de là du raisonnement, il apparaît évident que c’est le système lui-même qui alimente et crée les conditions d’apparition des fausses nouvelles, d’abord en voulant faire payer à tous des sommes monstrueuses pour reprendre les « infos » officielles, mais ce n’est pas le point le plus crucial, l’élément clef, étant évidemment l’opacité du système qui ouvre la porte à tous les fantasmes.
Ce qui est secret est par définition suspect.
La seule façon de lutter c’est la transparence et la confiance qui sont par définition impossible à partir du moment où le système poursuit la satisfaction d’intérêts particuliers (celui du totalitarisme marchand et du bien-être financier de quelques grandes transnationales) et non pas les intérêts communs des peuples ce qui est encore plus vrai en Europe.
Enfin, à la marge, vous aurez éventuellement quelques influences extérieures, comme celles par exemple des méchants Russes, tout en sachant, qu’elles sont mineures (quoi que l’on en dise) et que le fond du problème c’est encore une fois l’opacité. Aucune rumeur ne peut prendre racine de façon importante dans un système de transparence et de confiance.
L’exemple de Coca-Cola qui sponsorise le « Conseil de l’Union Européenne »
C’est un article du très européiste site Euractiv.fr donc, nous ne sommes pas là dans l’Europe « bashing ».
Que nous raconte cet article édifiant sur la réalité du fonctionnement des institutions de notre « belle » Europe?
Que « l’ONG foodwatch s’insurge du parrainage de la présidence roumaine de l’UE par Coca-Cola. La multinationale milite par ailleurs contre une nouvelle législation sur le sucre.
Les photos peuvent surprendre : des sigles Coca-Cola étaient partout lors d’un événement de la présidence roumaine du Conseil de l’UE. Ce n’est pourtant pas la première fois. Les entreprises peuvent sponsoriser ces événements, et Coca-Cola avait déjà conclu un accord avec la présidence polonaise en 2011. Cette fois-ci, la firme est « partenaire platine », statut réservé aux entreprises qui sponsorisent la présidence à hauteur de 40 000 euros et lui donne le droit d’exhiber son matériel promotionnel ».
… Il y a de quoi hurler mais avant d’hurler voici les réponses officielles où vous voyez évidemment d’abord la « bouillie » explicative à chaque fois déversée et poindre également cette fameuse chaîne d’irresponsabilités:
« Une réaction excessive, selon la présidence roumaine, qui souligne que ce partenariat respecte le droit national et les critères que s’est fixés Bucarest, notamment en termes d’impacts sur le marché du travail ».
« En outre, les partenariats convenus, qui facilitent l’organisation des événements, n’ont en aucune manière un impact ou une influence sur la manière dont nous remplissons notre rôle de présidence du Conseil de l’Union européenne », assure une porte-parole.
Du côté du Conseil, Donald Tusk n’a pas souhaité réagir. Son service de presse indique qu’aucune règle ne limite ce type de partenariat et que cela ne relève pas du Conseil ».
Aucune confiance n’est possible à l’égard des Institutions Européennes.
Présence massive de lobbyistes.
Absence d’accord et de législation claire sur les conflits d’intérêts ou les registres de transparence.
Absence d’organisme de contrôle efficace doté de pouvoir d’enquête, pouvant être saisi, et pouvant sanctionner les abus et les poursuivre en justice…. Mais devant quelle juridiction? Tout le monde se protégeant.
L’ensemble de ces institutions veut se mettre à l’abri du regard des peuples, des journalistes, et de façon générale des principes fondamentaux de la démocratie.
Nous avons donc créé une société de défiance où nous laissons une entreprise comme Coca-Cola sponsoriser un Conseil de l’Europe à quelque mois « d’une révision de la législation alimentaire, qui pourrait se pencher sur l’idée de taxes sur le sucre, ainsi que de débats sur l’étiquetage nutritionnel sur les emballages des denrées alimentaires ».
Comment voulez-vous que les peuples puissent avoir confiance dans un tel système, comment voulez-vous éviter les interprétations, les rumeurs, les opinions, les interrogations, légitimes?
Une société « de la confiance » pour reprendre une terminologie à la mode cela se construit sur des bases saines de transparence, de vérité, d’intégrité et d’honnêteté, avec des garde-fous, des contrôles, des sanctions et des contre-pouvoirs.
Est-il encore utile de vous préciser, que plus l’on nous parle de la « société de la confiance », plus, nous nous situons dans le syndrome « Mac Cain », vous savez la publicité pour les frites. « Mac Cain, c’est ceux qui en parlent le moins qui en mangent le plus ».
Nous sommes dans la même situation. Plus l’on vous parle de liberté, moins vous en avez, plus l’on vous parle de démocratie, plus elle recule, plus l’on vous parle de la société de la confiance, plus vous avez d’opacité.
Ce système se nourrit et prospère uniquement dans l’opacité.
Les choses sont donc très simples. Permettre de vrais espaces de débats, ne pas judiciariser ou criminaliser chaque parole, propos ou « dérapages », laisser les idées s’affronter et les informations s’échanger, permettre aux citoyens de se forger un avis éclairé, sont les éléments de la transparence et du débat démocratique. Le problème c’est que dans de tel cas, les peuples arrivent forcément à des conclusions totalement inverses aux intérêts des totalitaires marchands et des grandes multinationales.
Alors, vous savez, quoi? L’opacité, la manipulation, les mensonges ont encore de beaux jours devant eux, de même que leur corolaire, les théories du « complots », auxquelles nous ferions mieux de préférer la notion d’intérêts financiers privés partagés par une minorité…
Pour résumer le fonds de ma pensée, il n’y a pas de « fake news » dans une véritable démocratie où règne la liberté car le terme « fake news » est utilisé pour faire taire, pour dénigrer, pour dévaloriser les paroles indépendantes, ou celles, qui posent des questions auxquelles certains puissants ne veulent surtout pas avoir à répondre.
Pour le dire autrement, il n’y a aucune volonté de lutte contre les « fausses nouvelles », il y a une volonté très forte de contrôler l’information. C’est évidemment très différent!
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !
Charles SANNAT
« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
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Sondages : la remontée d’Emmanuel Macron fait pschitt

5 février 2019 : « Macron : la remontée spectaculaire » (Paris Match), « L’incroyable remontée »(Actu Orange).
5 mars 2019 : un nouveau sondage IFOP-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio enregistre une baisse de trois points de popularité pour le président de la République. Ce « coup d’arrêt », après deux mois d’intense matraquage médiatique, indique que l’effet grand débat a trouvé sa limite.
L’analyse du détail des chiffres montre qu’il ne s’agit pas seulement d’un simple mouvement de yo-yo. Ainsi, Emmanuel Macron continue de progresser dans son propre électorat : +9 % (à 72 %) chez ses électeurs du premier tour de la présidentielle. Il a remobilisé – en partie seulement – ses partisans. L’idole et ses fans se sont retrouvés en campagne, comme aux beaux jours de 2017, et la magie opère toujours sur ces adeptes. Grand bien leur fasse.
Mais Emmanuel Macron enregistre des baisses spectaculaires dans des électorats qui avaient assuré sa victoire : les retraités (-13 %) et les électeurs LR (-17 %) ! Des électorats très sensibles aux questions de sécurité. L’attaque du détenu djihadiste de Condé-sur-Sarthe et les révélations sur sa « vie de famille » à la prison tout comme les nuits de violences urbaines à Grenoble ne sont pas de nature à rassurer ces électorats sur la politique du Président en la matière.
Emmanuel Macron subit une autre chute dans un domaine essentiel où l’on aurait pu croire que son image n’était pas atteinte par les questions soulevées par la crise des gilets jaunes : 46 % des Français (-8 %) estiment qu’il ne défend pas bien les intérêts de la France à l’étranger. Est-ce la question du retour des djihadistes ? Le silence sur la crise en Algérie ? Les inquiétudes sur l’avenir de la PAC ? La fermeture de l’usine Ford de Blanquefort et le plan social pour ses 850 salariés ? Un ensemble, certainement.
Logiquement, ce même sondage montre que le Président est encore en recul sur le thème de la « proximité avec les préoccupations des Français » : -4 %, à 22 % seulement. Et, pour 67 % des Français, le mouvement des gilets jaunes constitue une véritable préoccupation. Un autre sondage ViaVoice publié, lundi, par Libération indique que, pour 65 % des Français, Emmanuel Macron « ne semble toujours pas comprendre la gravité de la crise politique et sociale » des gilets jaunes et que seuls 38 % pensent que le grand débat était « la bonne réponse ».
Com’ Macron, ou réalité des problèmes : on ne saurait mieux dire l’ampleur du clivage, et peut-être du choix, pour les prochaines élections. On assiste à une sorte ce cristallisation en fonction de ces deux paramètres : la personnalité du Président et la prise en compte de la réalité. La question pour l’électorat, et notamment pour cet électorat de droite et âgé qui a assuré sa victoire il y a deux ans, est désormais : Emmanuel Macron traite-t-il les vrais problèmes sur le fond ? Et visiblement, avec le grand débat, pour ces gens-là, la réponse est : « non ».
Emmanuel Macron, ou la grande déconnexion.

