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magouille et compagnie - Page 1437

  • Allemagne : L’idéologie multiculturelle et le politiquement correct ont favorisé l’implantation des clans criminels arabes

    Dans de plus en plus de villes, les autorités luttent contre la criminalité des clans. Le réseau peut-il également s’étendre au sud de l’Allemagne ? Questions pour un chercheur en migration.

    Monsieur Ghadban, vous êtes né au Liban et, en tant qu’érudit islamique, vous êtes l’un des experts les plus importants en matière de criminalité clanique. Votre lieu de résidence à Berlin est devenu un bastion de la criminalité des clans en Allemagne.

    Qu’est-ce qu’une zone de non droit signifie pour vous ?

    Ghadban : Les zones de non droit sont un vide juridique. Les policiers sont traqués et importunés. Des policières sont victimes d’attouchements. Ils reçoivent des menaces de la part des membres de clans du genre « Nous savons où vous vivez » ou « Nous savons dans quelle école vont vos enfants ». La plupart du temps, les policiers sont impuissants face à cela.

    Depuis quand existe-t-il une menace des clans arabes?

    « Ghadban : Les structures claniques existent en Allemagne depuis 20 ans, mais pendant longtemps elles n’ont pas vraiment été remarquées. Il y a plusieurs raisons à cela.

    D’une part, le phénomène était nouveau. A l’époque, on ne pouvait pas ou on ne voulait pas comprendre le crime clanique – une  criminalité organisée sur une base familiale. D’autre part, il existe une idéologie multiculturelle dans la société : les minorités ethniques ne doivent pas faire l’objet de discrimination. Il a même été désapprouvé de placer le crime par rapport à l’ethnicité. C’est ce qu’on appelle aujourd’hui le politiquement correct.

    […]

    La police veut-elle envoyer un signal ?

    Ghadban : Bien sûr. Le public est maintenant conscient du problème et l’État subit de fortes pressions. C’est pourquoi nous observons de fortes mises en scène d’actions policières. Il convient de noter que la plupart d’entre elles n’ont jamais abouti à des résultats concrets.

    Pourquoi les autorités échouent-elles ?

    Ghadban : Les poursuites contre les crimes des clans sont inadéquates. Je pense en particulier à la réforme législative de 2017 sur la confiscation des avoirs, qui devrait donner à l’État davantage de possibilités de confisquer l’argent des activités criminelles. La loi n’a pas atteint son objectif parce qu’un aspect essentiel, le renversement de la charge de la preuve, ne fonctionne pas. L’État doit encore prouver devant les tribunaux que les fonds sont des biens volés et non l’inverse. Cela doit changer.

    Comment pouvez-vous briser des clans criminels ?

    Ghadban : En les empêchant de faire du profit. Si cela ne rapporte pas aux membres sur le plan financier, la structure du clan se désagrège. L’un des problèmes, cependant, est que dans de nombreux États fédéraux, la police ne dispose d’aucune information sur les structures et l’organisation de la criminalité clanique.

    […]

    Les membres de clan avec des lunettes de soleil à la mode qui collectent l’aide sociale, est-ce un cliché ?

    Ghadban : Non, c’est la réalité. Ils considèrent Hartz IV (NDLR : La loi Hartz IV a fusionné les aides sociales et les indemnités des chômeurs sans emploi depuis en une allocation forfaitaire unique] comme un revenu fixe. Ils génèrent des revenus supplémentaires par la criminalité. Les professions violentes sont particulièrement populaires ; les clans, par exemple, sont entrés très tôt dans l’industrie de la sécurité. Puis ils ont vu à quel point le trafic de drogue est lucratif. Dans leurs quartiers, ils réclament de l’argent pour la protection des magasins et de l’argent aux prostituées, ce que l’on appelle de l’argent de poche. Tout le monde doit payer quelque chose.

    Les critiques vous accusent souvent d’alimenter l’AfD avec vos déclarations. Qu’est-ce que vous en pensez ?

    Ghadban : En tant qu’érudit islamique et chercheur sur les migrations, je fais ces déclarations depuis plus de vingt ans, quand il n’y avait pas d’AfD. Si l’AfD prend en charge certaines choses, je ne peux pas l’empêcher. Je ne suis pas responsable des conclusions qu’il en tire. Cette critique est dangereuse, elle correspond à l’attitude du politiquement correct, qui supprime les opinions libres. Elle empêche une discussion objective des sujets et la laisse aux radicaux.

    Les structures claniques existent-elles aussi dans d’autres cultures ?

    Ghadban : On les retrouve aussi cela chez les Tchétchènes, chez les Albanais et chez les Kosovars. Ce sont des structures familiales qui proviennent de leur pays d’origine et qui ont démontré leur efficacité dans le domaine criminel à l’exemple des Mhallamiye (Liban). Le danger de l’imitation est donc présent.

    Combien y a-t-il de membres de clan en Allemagne aujourd’hui ?

    Ghadban : Selon les estimations de l’Office fédéral de la police criminelle, ce groupe compte aujourd’hui 200 000 membres – et le problème s’aggrave. […] Leur taux de natalité est vraiment astronomiqueLes familles avec douze, quatorze ou seize enfants ne sont pas rares. Le taux de natalité des Mhallamiye est beaucoup plus élevé en Allemagne qu’au Liban.

    Pensez-vous qu’une extension des structures claniques au sud de l’Allemagne soit possible ?

    Ghadban : Grâce à mes contacts, je sais que la concentration de Mhallamiye à Stuttgart augmente. Leur désir d’y fonder leur  propre mosquée en est une preuve. Ils en ont déjà à Berlin, à Essen et à Brême, et même à Malmö en Suède. Cependant, je vois un plus grand danger avec les réfugiés nouvellement arrivés d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, qui apportent avec eux des structures claniques et qui profitent des réseaux existants en Allemagne. Grâce aux regroupements familiaux, qui deviennent de plus en plus intenses, ils auront bientôt l’occasion d’établir leurs structures claniques dans d’autres régions également.

    (Traduction Fdesouche)

    Augsburger-allgemeine.de

    http://www.fdesouche.com/1169433-allemagne-lideologie-multiculturelle-et-le-politiquement-correct-ont-favorise-limplantation-des-clans-criminels-arabes

  • «Les nouvelles gueules cassées. La vidéo à voir sur les 2000 gilets gravement blessés » L’édito de Charles SANNAT

     «Les nouvelles gueules cassées. La vidéo à voir sur les 2000 gilets gravement blessés » L’édito de Charles SANNAT

    Le coût du coup!
    Ma femme me dit, « Charles, ce n’est pas un sujet économique arrête avec tes Gilets Jaunes, tu vas encore nous attirer des ennuis »!!!
    Mais chérie, c’est totalement économique comme sujet.
    Tu n’imagines pas ce qu’un tir de flash ball dans la tête coûte à la sécurité sociale.
    Cela va faire grossir le trou de la sécu vitesse grand V!
    Tu connais le coût du coup ma chérie?
    Pour le coup, il faut tordre le cou au sujet des idées reçues (comme le coup) sur le coût d’un flash ball.
    Si la munition ne coûte que quelques euros, soigner les blessures infligées coûte nettement plus cher à la collectivité.
    Si tu veux mais arrête quand même avec ce sujet… grrrr me dit-elle. Hélas, je suis un peu buté. Têtu peut-être même un tantinet « réfractaire » comme dirait l’autre.

    Si j’osais ma chérie, je te demanderai si tu sais combien ça coûte de tirer un coup…

    Ma vulgarité lui a arraché un bref soupir de désespoir comme si son époux était un cas incurable.
    Revenons-en au coût donc.
    Et oui, le pauvre gus qui passe 10 jours en soins intensifs coûte plus de 30 000 euros et creuse le trou de la sécu.
    Puis il faut les opérations de chirurgie pour la reconstruction des mâchoires et puis, il y a les handicaps lourds et à vie comme la perte de la vue et du travail.
    Et hop, encore une branche de la sécu qui va devoir payer.
    Si nos mamamouchis trouvent normal de tirer au flash ball peut-être cesseront-ils de le faire si nous leur expliquons que cela va faire déraper le déficit de la France et que les chefs, à Bruxelles, ne seront pas contents…
    Peut-être connaissez-vous la « blague »… car même blessés, fracassés et matraqués, les Gilets Jaunes ont encore un sens de l’humour acerbe. Il faut bien.
    Lire la suite
  • Laetitia Casta, Castaner et les gilets jaunes

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    Comment pourrions-nous appeler cette nouvelle saga qui se déroule devant nos yeux depuis le 17 novembre, cette espèce de roman-feuilleton qui n’en finit pas de nous apporter son lot de rebondissements et de nouveaux personnages ? Castaner, jamais à court de nouvelles hyperboles et d’expressions tout droit sorties des années 30, vient de nous exhumer « les brutes ». On est bien d’accord qu’il n’y a pas que de doux poètes qui viennent déambuler le samedi après-midi « dans nos villes de grande solitude », comme chantait Sardou. Mais là, faut reconnaître qu’il s’est surpassé, notre ministre de l’Intérieur.

    Jusqu’à présent, on diabolisait : les chemises brunes, les factieux, les séditieux, etc. D’ailleurs, la délicieuse Marguerite l’avait bien compris en chantant, en début d’année, Les gentils, les méchants! Avec la brute, on passe sur un autre registre. On monte en gamme. On exclut de l’espèce humaine. Carrément. Étymologiquement, la brute est un animal dans ce qu’il a de plus bas. Il fallait y penser. Mais il se peut aussi que Christophe Castaner ne connaisse pas tout le sens des mots. Donc, avec cette nouvelle contribution castaneriesque (certains disent castanérienne), notre saga, dite des gilets jaunes – car, vous l’avez compris, c’est de cela qu’il s’agit –, pourrait s’intituler Le bon, la brute et le truand. Une idée comme une autre. La brute, c’est le gilet jaune, évidemment, le bon, c’est Emmanuel Macron, re-évidemment. Problème pour le truand : j’hésite, d’autant que je n’ai pas eu encore le temps d’aller voir le dernier Vidocq.

    Et puis, en ce début de semaine, est apparue la lumineuse Laetitia Casta qui vient de donner une interview dans le magazine Grazia. Elle y rappelle que, dès le début du mouvement, elle a pris partie pour le mouvement des gilets jaunes. En décembre, elle déclarait déjà dans Libération : « Les gilets jaunes, c’est ce qu’on est nous… C’est les miens, c’est moi avant… Les ronds-points, je viens de là. » Façon de parler pour la dernière phrase, vu qu’elle n’a pas dû faire souvent le pied de grue sur un rond-point, cet ange venu tout droit de l’île de Beauté. Mais elle ajoutait, sans tomber dans Cosette : « J’ai vu mes parents galérer, je suis fière de ce qu’ils ont fait et de la façon dont ils nous ont éduqués mais ce n’était pas facile tous les jours. » Et donc, aujourd’hui, elle réitère son soutien dans le très chic magazine Grazia« Beaucoup se sont demandé pourquoi, avec le train de vue d’une actrice, mannequin… Je me suis simplement souvenue d’où je venais. » On se souvient de ce dialogue dans le Finistère entre un petit retraité de 73 ans et Édouard Philippe. Le premier évoquait ses 700 euros de retraite, le second la série de débats (« …et ça sera extraordinaire ! ») : surréaliste. Pourtant, Édouard Philippe, qui est un homme intelligent, doit savoir d’où il vient, lui qui est petit-fils de docker. On rétorquera que l’exercice du pouvoir ne permet pas la compassion et que la belle actrice a beau jeu de prendre parti pour les gilets jaunes : elle ne risque pas de se faire agonir comme le très atrabilaire François Berléand qui, il est vrai, a beaucoup moins de charme que l’ancienne bicycliste bleue.

    Il n’empêche que la prise de position de celle qui offrit naguère son profil de déesse méditerranéenne à Marianne donne, sans doute, un peu de baume au cœur, notamment aux femmes des ronds-points à qui l’ancien mannequin rend hommage avec tendresse. Dans ce monde de brutes, comme dirait Castaner, un peu de tendresse ne fait pas de mal. Et cette saga, du coup, comment pourrions-nous donc l’intituler ? Tiens, La Belle et la Bête. La Belle est toute trouvée. La Bête, je vous laisse chercher.

    Georges Michel

    http://www.bvoltaire.fr/laetitia-casta-castaner-et-les-gilets-jaunes/

  • Éric Zemmour : « Bouteflika, symbole du mal-être de l'Algérie »

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    CHRONIQUE - Le président algérien incarne aujourd'hui le chantage exercé par une camarilla d'affairistes et de militaires : Bouteflika ou la guerre, version algérienne du très gaullien « Moi ou le chaos ». (Figaro Magazine du 1.03). Mais surtout, Zemmour dénonce ici « les lois (...) qui permettront demain à des millions d'Algériens de venir retrouver un frère, un père, un cousin résidant déjà en France. Une invasion légale qu'avait prophétisée il y a des décennies le lointain prédécesseur de Bouteflika, Houari Boumediene ». L'essentiel est dit. Et le plus grave.  LFAR

    « Bouteflika moribond, momie mutique, passant sa vie de pantin désarticulé entre Alger et Grenoble, où réside son médecin traitant. »

    Dans les traditions du Maghreb, le chiffre 5 est censé porter bonheur. Les mères bénissent leurs enfants les doigts grands ouverts au-dessus de leurs têtes, ou leur accrochent autour du cou des pendentifs en forme de main. En Algérie pourtant, depuis quelques jours, des manifestations vouent aux gémonies ce chiffre 5. Le porte-bonheur est devenu symbole du malheur algérien. Du mal-vivre de tout un pays gangrené par une démographie exubérante, la corruption endémique, l'aliénation à une économie de rente, fondée sur les deux seules richesses du pays, le pétrole et le gaz. Le chiffre 5, comme le 5e mandat présidentiel que s'apprête à solliciter un Bouteflika moribond, momie mutique, passant sa vie de pantin désarticulé entre Alger et Grenoble, où réside son médecin traitant.

    Bouteflika a symbolisé à son avènement la fin de la guerre civile des années 1990 et la défaite improbable des islamistes. Bouteflika incarne aujourd'hui le chantage exercé par une camarilla d'affairistes et de militaires : Bouteflika ou la guerre, version algérienne du très gaullien « Moi ou le chaos ».

    Quand on parle de l'Algérie, le spectre du général de Gaulle n'est jamais loin. Bouteflika fut ministre du gouvernement Ben Bella en 1962 à l'indépendance algérienne. Il avait 25 ans et était une des vedettes de la dolce vita algéroise de l'époque !

    Bouteflika incarne ce FLN à qui le Général a livré l'Algérie, alors même que l'armée française avait gagné la guerre sur le terrain. Des adversaires impitoyables qui exécutèrent par milliers opposants politiques et harkis fidèles à la France, et chassèrent violemment les pieds-noirs (« la valise ou le cercueil »), alors qu'ils auraient pu stabiliser l'État et l'économie du nouveau pays, à l'instar de ce que fit Mandela avec les Blancs d'Afrique du Sud. Un FLN qui, dès les années 1960, au temps de Boumediene, refusa de prendre des mesures de répression démographique à la manière chinoise, au nom d'une politique de puissance qui a étouffé tout développement économique. Un FLN enfin qui engagea l'arabisation de l'éducation pour extirper les traces de la colonisation française, et fit ainsi le lit des enseignants islamistes.

    Après que l'armée eut gagné la guerre civile, Bouteflika, au nom de la réconciliation nationale, a ouvert les prisons et donné les clés de la société aux islamistes, préparant leur victoire politique future. Il ne faut jamais oublier que la bataille du FLN contre le colonisateur français se fit au nom de l'islam contre « les infidèles ». Des infidèles chez qui toute l'Algérie a pris l'habitude de se faire soigner et de déverser son trop-plein démographique depuis cinquante ans - alors que de Gaulle avait accordé l'indépendance à l'Algérie pour que son village ne devienne pas Colombey-les-deux-Mosquées. Des infidèles assez fous pour avoir multiplié les lois (dans la lignée des accords d'Évian, jamais abrogés) qui permettront demain à des millions d'Algériens de venir retrouver un frère, un père, un cousin résidant déjà en France. Une invasion légale qu'avait prophétisée il y a des décennies le lointain prédécesseur de Bouteflika, Houari Boumediene…   

  • Russia Today propulse les Bobards d’Or à l’international

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    La cérémonie des Bobards d’Or est un événement en France. Ce rendez-vous annuel, incontournable depuis 10 ans, a réuni plus de 700 personnes au théâtre du Gymnase il y a quelques jours. Mais les Bobards d’Or, c’est également un concept qui s’exporte très bien puisque, malheureusement, les Bobards médiatiques ne sont pas circonscrits à l’hexagone !
    Les Bobards d’Or, un concept fait en France qui plaît aux étrangers

    Polémia a déjà réalisé un tour de force dont nous ne sommes pas peu fiers : avoir donné à Donald Trump lui-même l’idée d’organiser ses « Fake News Awards » !

    Cette année, la cérémonie voyage de nouveau à l’étranger puisque c’est Russia Today qui consacre une vidéo de près de 3 minutes 30 aux Bobards d’Or !

    Influence croissante

    L’influence de Polémia grandit. Tout d’abord en France, bien entendu.
    Libération a d’ailleurs récemment reconnu la qualité de notre travail.

    Mais l’influence de Polémia s’étend également à l’international ! Et puisque la lutte contre la caste au pouvoir n’est pas seulement nationale mais mondiale, c’est évidemment un immense motif de satisfaction !

    Merci à tous ceux – contributeurs, donateurs, équipes, habitués, simples lecteurs – qui permettent aux idées et aux travaux de Polémia de prospérer.

    Ivan Rioufol

    Texte daté du 26 février 2019 et repris du site de Polémia

    https://fr.novopress.info/

  • Après les Etats généraux de l’intox et le grand monologue national, voici la Conférence pour l’Europe

    Après les Etats généraux de l’intox et le grand monologue national, voici la Conférence pour l’Europe

    Jamais deux sans trois… Les Etats-Généraux de la bioéthique ont donné lieu à un rapport mensonger, qui ne tient pas compte de l’immense opposition à l’extension de la PMA.

    Le grand débat national faisant suite à la mobilisation des gilets jaunes est une tentative de récupération par Emmanuel Macron, à ses fins de propagande électorale.

    Mais cela ne lui suffit pas. Dans un texte larmoyant (Brexit, manipulations, fausses informations, piège, nationalistes sans solution…) le chef de l’État s’est adressé aux citoyens européens pour vanter sa vision et prôner des mesures concrètes, dans la perspective des élections européennes. Rassurez-vous, il ne compte pas revenir sur le Traité de Lisbonne adopté contre l’avis des “citoyens européens”. Il propose pêle-mêle (ça ne coûte rien de proposer) la remise à plat de Schengen, un traité de défense et même une révision des traités… propositions pour lesquelles il oublie d’expliquer qu’il faudra l’accord des 27 Etats membres à l’unanimité. Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent…

    Alors il propose une autre mesure :

    d’ici la fin de l’année, avec les représentants des institutions européennes et des États, mettons en place une Conférence pour l’Europe afin de proposer tous les changements nécessaires à notre projet politique, sans tabou, pas même la révision des traités. Cette conférence devra associer des panels de citoyens, auditionner des universitaires, les partenaires sociaux, des représentants religieux et spirituels. Elle définira une feuille de route pour l’Union européenne traduisant en actions concrètes ces grandes priorités.

    C’est beau comme un grand débat national…

    https://www.lesalonbeige.fr/apres-les-etats-generaux-de-lintox-et-le-grand-monologue-national-voici-la-conference-pour-leurope/

  • Toujours plus comique : Aurélien Taché compare le voile islamique au serre-tête catholique

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    La République en marche toujours plus loin, toujours plus fort. Les sites satiriques peinent à se renouveler, ont l’angoisse de la page parce qu’il faut bien le dire : certains politiques leur font une concurrence déloyale éhontée. Ainsi un député vient de comparer le voile islamique au serre-tête catholique : Le Gorafi en avait rêvé, Aurélien Taché l’a osé. Mis en difficulté par Zineb El Rhazoui qui lui demandait son avis sur les fillettes de 11 ou 12 ans voilées, c’est la seule parade qu’il a trouvée. Parce qu’il est bien connu qu’un peu partout dans le monde, de nombreuses jeunes filles catholiques ne peuvent pas sortir sans leur serre-tête. Sur les réseaux sociaux, le hashtag « #Prisonnière du serre-tête à Versailles » fait florès, des jeunes résistantes ayant préféré la barrette ou l’élastique pour se coiffer auraient même été aspergées d’acide ou assassinées.

    Même Marlène Schiappa – c’est dire ! – a trouvé que c’était un peu fort de café : « Il faut cesser ce relativisme qui nous fait mettre sur le même plan des choses qui sont opposées. » C’est l’hôpital qui se moque de la charité, pourrait rétorquer son petit camarade, eu égard à sa propre sortie sur LMPT et les islamistes. Le postulat de base est, d’ailleurs, le même : le problème, c’est LA religion, quelle qu’elle soit, avec cette différence près que si l’on a réussi à mater le catholicisme, l’islam plus jeune et plus fougueux commet encore quelques « incartades » avec lesquelles il faut être indulgent, compte tenu du traitement discriminatoire dont tant de musulmans font l’objet dans notre pays. Contrairement aux catholiques, en tous points favorisés comme chacun sait : on peut donc, avec eux, se défouler à loisir sans se gêner.

    Et tant pis si laïcité et féminisme, qui sont au cœur de leurs propos, ont l’une (« il faut rendre à César ce qui est à César ») et l’autre (« il n’y a plus ni grec, ni juif, ni esclave, ni homme libre, ni homme, ni femme, car vous êtes tous en Jésus-Christ ») fleuri sur ce terreau chrétien qu’est l’Occident.

    Notons, au passage, que si le catholicisme est immédiatement appelé à la rescousse pour relativiser les écarts islamistes, l’inverse, en revanche, n’est pas vrai, l’amalgame ne fonctionnant que dans un sens : il n’est de pédophiles, par exemple, que dans le clergé catholique.

    Agnès Thill qui, eu égard à ses positions contraires à la doxa sur la PMA, subit les persécutions de son propre camp – Aurélien Taché en tête, signataire de la lettre exhortant leur président de groupe à faire montre de « fermeté » à son endroit – ironise sur Twitter : « Ouh la la… le coup du serre-tête des petites filles catholiques… et du voile islamiste… par notre Fouquier Tinville d’opérette… Aurelien Taché des excuses ? Une commission des conflits ? #2poids2mesures ? Bah nul n’est parfait ! »

    C’est surtout Aurélien Taché qui devrait songer à ôter son propre serre-tête idéologique, qui tend à lui comprimer le cerveau et lui atrophier les neurones.

    Addenda : Aurélien Taché a publié dimanche soir un communiqué de presse : « Je tiens à m’excuser si mes paroles ont pu blesser. »

    Gabrielle Cluzel

    http://www.bvoltaire.fr/toujours-plus-comique-aurelien-tache-compare-le-voile-islamique-au-serre-tete-catholique/

  • Voile islamique en entreprise : la complaisance d’Emmanuel Macron

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    Soyons clair : petit 1, Emmanuel Macron ne l’est pas sur la question du voile islamique ; petit 2, il est en campagne électorale. Et en campagne, toute voix est bonne à prendre. 
    Jeudi soir, à Pessac (Gironde), le grand débat national avait pris des couleurs de soirée privée : pour participer, il fallait être une femme (voilée ou pas), président de la République ou garde du corps.
    Ça doit être ce qu’on appelle une société inclusive. Pour ça, peut-être aussi que la salle était tellement peu remplie que les caméras n’ont même pas pu le cacher aux téléspectateurs.
    Alors, nous avons eu droit à la scène touchante de cette dame voilée qui a dénoncé la discrimination dont elle serait victime. Là, Marlène Schiappa frémit et tend l’oreille : on est au cœur de son sujet, vu que le Président, au dernier remaniement, lui a refilé en sus le dossier des discriminations. « Je ne trouve pas de travail car le gouvernement a fait une circulaire pour m’interdire de travailler, tout simplement, parce que je porte un foulard », explique la dame voilée. On notera la manière quelque peu biaisée de présenter le « dossier » : c’est ce qu’on doit appeler l’accroche. À l’écouter un peu vite, cette femme serait victime d’une mesure individuelle. Elle précise, néanmoins son cas : « J’ai fait le choix de mettre un foulard, donc je n’ai pas le droit de travailler dans l’administration. » Eh oui, car les agents publics qui travaillent au service et au contact des usagers sont soumis à une obligation de neutralité. Voici ce que dit la loi du 13 juillet 1983, modifiée par celle du 20 avril 2016 : le fonctionnaire « dans l’exercice de ses fonctions est tenu à l’obligation de neutralité. Le fonctionnaire exerce ses fonctions dans le respect du principe de laïcité. À ce titre, il s’abstient notamment de manifester, dans l’exercice de ses fonctions, ses opinions religieuses. » Sauf à changer la loi, la messe est dite, oserions-nous dire à cette dame. Ce que, objectivement, Emmanuel a rappelé très clairement.
    Mais c’est après que cela s’est gâté. La dame voilée d’ajouter : « Cette interdiction est arrivée aussi dans les entreprises, toutes les entreprises. On n’a plus le droit de travailler parce qu’on a un foulard. Donc, on nous empêche de travailler, du coup, on fait de nous des assistés… On nous rejette de la société, on nous exclut… » Et là, Emmanuel Macron, très sûr de lui, est parti, bille en tête, sur la grand-route des approximations. D’aucuns ont même parlé de « fake news » ! « La loi, il n’y a aucune loi qui prévoit que, dans une entreprise, on n’a pas le droit d’être embauché parce qu’on a un signe de religion… Je veux tout simplement, ici, rétablir la vérité. »
    Sauf que la vérité, ce n’est pas tout à fait cela. La loi Travail, dite El Khomri, de 2016 qui fut discutée, votée, promulguée alors qu’Emmanuel Macron était encore ministre de l’Économie (mais il avait, sans doute, déjà la tête ailleurs…) reconnaît aux entreprises le droit de restreindre « la manifestation des convictions des salariés » à travers une clause de neutralité dans le règlement intérieur. La loi offre donc une certaine liberté en ce domaine aux entreprises : ce qui devrait pourtant plaire à Emmanuel Macron ! Du reste, la Cour de cassation, en novembre 2017, avait rendu une décision qui permet à un employeur de licencier un employé pour port du voile, sous certaines conditions, notamment que le règlement intérieur prévoie la « clause de neutralité ».
    Emmanuel Macron est en campagne, disions-nous. Le 5 février 2017, dans un discours, il évoquait une rencontre faite à la gare :  » …une jeune femme est venue me voir en me disant “Moi, on m’empêche de travailler avec le voile”. Ce ne sont pas les règles de la République. Et accepter qu’elle perde un peu de cette liberté, c’est accepter que nous perdions de la nôtre. » C’était à Lyon, premier grand discours de campagne. Déjà en campagne, déjà approximatif, déjà très compréhensif, aussi, envers le port du voile…
    Georges Michel pour bvoltaire.fr
  • Jean Messiha : «Le Parti populaire européen n’a pas intérêt politiquement à se séparer de Viktor Orban»

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    Jean Messiha, délégué national aux études du Rassemblement national, était l’invité de RT France.

    Il est notamment intervenu au sujet de la potentielle exclusion du Premier ministre hongrois Viktor Orban du Parti populaire européen (PPE).

    https://fr.novopress.info/213794/jean-messiha-le-parti-populaire-europeen-na-pas-interet-politiquement-a-se-separer-de-viktor-orban/

  • Si Bellamy peut faire fuir quelques gauchistes de LR, ce sera cela de pris

    Si Bellamy peut faire fuir quelques gauchistes de LR, ce sera cela de pris

    Alors qu’il est toujours officiellement membre de LR, l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin envisage d’apporter son soutien à la liste soutenue par Emmanuel Macron lors des élections Européennes.

    Aussi Laurent Wauquiez aurait adressé un courrier à Jean-Pierre Raffarin pour qu’il s’explique devant le bureau politique de LR organisé le 12 mars :

    « Notre bureau politique […] mérite d’entendre vos suggestions et de connaître directement votre position sur la campagne des élections européennes. Je ne doute pas que vous partagiez cette exigence d’une explication claire devant la première instance de notre mouvement. Nous la devons à tous les soutiens fidèles de notre famille et à tous ces Français auxquels nous voulons redonner goût à la politique ».

    « Jusqu’à présent, hormis dans vos interventions médiatiques, vous n’avez pas souhaité exprimer votre analyse au sein des instances de notre mouvement ou contribuer à l’élaboration de notre projet européen, malgré toutes nos invitations à participer à nos travaux ».

    https://www.lesalonbeige.fr/si-bellamy-peut-faire-fuir-quelques-gauchistes-de-lr-ce-sera-cela-de-pris/