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La dérive monarchique de la macronie est indécente. La crise sanitaire a mis en scène jusqu’à l’excès l’exercice personnel et clanique du pouvoir. Il est vrai que la Ve République se prête à l’hégémonie de l’exécutif. Cependant, depuis deux ans, les choix hygiénistes du chef de l’Etat s’imposent peu ou prou selon son bon plaisir. Les contre-pouvoirs (Conseil d’Etat, Conseil constitutionnel, Assemblée nationale, Sénat, médias) ont renoncé à leur rôle d’équilibre et de modération, en avalisant à chaque fois les limites aux libertés individuelles.
Les esprits se sont échauffés, ce dimanche matin, sur le marché Saint-Bruno de Grenoble. Alors qu’il tractait avec des militants Les Républicains, le secrétaire départemental adjoint du parti, Clément Chappet, accuse un militant La France Insoumise de l’avoir « roué de coups ».
Agnès Verdier-Molinié, directrice de la Fondation iFRAP, le think tank dédié à l'analyse des politiques publiques et laboratoire d'idées, traque depuis des années les dépenses inutiles, les fausses promesses et les politiques des gouvernants. Dans un livre très riche, documenté et chiffré, Le vrai état de la France, publié aux Éditions de l’Observatoire, elle veut donner aux Français qui s'apprêtent à choisir par leur vote le prochain président de la République les éléments indispensables à un choix éclairé. Pour Boulevard Voltaire, au moment où la candidature d'Emmanuel Macron aux présidentielles se dessine, Agnès Verdier-Molinié tire un bilan sévère des cinq années écoulées.
Quel que soit le chef de l'État que nous élirons le 24 avril, un nouveau gouvernement sera constitué. Il sera modifié en fonction de législatives dont personne ne peut plus prédire qu'elles donneront un résultat s'alignant, comme c'est devenu l'usage, sur celui de la présidentielle. Le pouvoir exécutif se trouvera dès le 25, et plus encore après la désignation de l'Assemblée nationale devant une équation budgétaire qui ne laissera plus de place à la démagogie.
Sécurité sociale : après le covid, l’heure des comptes a sonné
Avec la forte augmentation du nombre de dépistage du covid, 1 milliard pour le seul mois de décembre 2021, le gouvernement a revu la dépense à la hausse de 6 milliards d’euros. La CADES, Caisse d’amortissement de la dette sociale, va devoir retourner sur les marchés par l’intermédiaire des banques, ce qui implique des commissions payées par les cotisations sociales. Il s’agit de financer les dettes passées et à venir contrairement à la loi qui stipulait qu’elle ne devait financer que les dettes passées. La dette sociale venant s’ajouter à la dette de l’Etat qui représente déjà 116% du PIB. Après les déclarations de Martin Hirsch sur les non vaccinés qui ne devraient pas être remboursés, faut-il aller vers la logique assurancielle (on paye en fonction du risque) ou conserver la logique solidaire actuelle ? Quelles sont les forces qui ont intérêt au changement ?
La fin du Libor, une information méconnue
Le Libor (London Interbank Offered Rate) a cessé d’être utilisé au 31 décembre, mettant en jeu la stabilité du système financier mondial. Une sorte de grande réinitialisation au moment où le niveau d’endettement global a explosé à cause des choix de gestion de la crise sanitaire. Cette information est passée inaperçue alors que 300 trillions d’encours sont susceptibles d’être impactés par les changements de taux. De la dette de la Sécurité sociale, aux hypothèques, aux dettes des collectivités ou des entreprises, l’impact sera forcément systémique. 10 milliards de dollars, c’est l’amende très salée que la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) vient d’infliger à de nombreuses banques internationales. Elles ont manipulé pendant des années les taux Libor, afin de générer des profits colossaux.
Après les présidentielles de 2017 et surtout le débat complètement raté de Marine Le Pen, les cadres du FN s’étaient rassemblés pour un séminaire de réflexion en juillet 2017 à l’occasion duquel les débats avaient été houleux. La ligne Florian Philippot allait enfin être critiquée et Marine le Pen, qui pourtant faisait et fait toujours sienne cette ligne, profitait de l’occasion pour lui faire porter la responsabilité de l’échec.
Nicolas Bay profita de ce séminaire pour proposer une contre-proposition consistant en une ligne politique de droite, nationale-identitaire et conservatrice, qui ressemble dans de nombreux points à celle choisie aujourd’hui avec un réel succès par Eric Zemmour. Une occasion manquée pour Marine Le Pen qui n’en tint pas compte, poursuivant, sans Philippot, la ligne sociale, populiste et la dédiabolisation ?
En tous cas, cela montre la constance idéologique de Nicolas Bay et une réelle cohérence politique qui le pousse naturellement à rejoindre aujourd’hui Reconquête. La lecture de ce texte, intégré en bas de ce post, est édifiante tellement nombre d’idées et de propositions sont proches du corpus idéologique d’Eric Zemmour. L’Express avait commenté à l’époque dans un article dont voici des extraits :
Un lecteur me signale cette publicité qui apparaît quand dans l’une de ses applications sur iPhone.
Cela entre-t-il dans les comptes de campagne du “pas encore” candidat Macron ?
En tous cas on comprend mieux pourquoi l’entretien d’Eric Zemmour par Gilles Bouleau a été si rondement menée ! La férocité avec laquelle le sale Bouleau a conduit le premier entretien d’Éric Zemmour en tant que candidat a choqué au-delà des soutiens de Zemmour. Aucune question de fond, uniquement des attaques personnelles.
Selon Edouard Balladur, Emmanuel Macron est «un opportuniste, qui «commet les fautes de celui qui ne connaît pas l’Histoire». Ce jugement peu amène de l’un des derniers hommes d’Etat que la France a connus mérite d’être analysé. Balladur avait un modèle historique qui explique sa politique, et parfois aussi la distance personnelle qu’il pouvait avoir avec les électeurs. Il s’agit de Richelieu qui n’avait nul besoin d’être élu pour viser l’intérêt du Royaume de France avec pragmatisme. Macron est aux antipodes : il est en même temps le produit caricatural de notre oligarchie et un démagogue court-termiste prêt à toutes les manipulations et gesticulations à finalités électoralistes.
Le RN compte seulement 7 maires et Marine Le Pen se paie le luxe d’en sanctionner un pour des propos trop conciliants envers le camp d’Eric Zemmour :
Dans un tweet publié mercredi 16 février, l’édile [Romain Lopez, maire Moissac] confie son désarroi,après avoir été privé de la visite de la candidate du RN. En cause, selon lui, ses propos quant à la nécessité “d’apaiser le débat et de nouer des alliances locales” (…)