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France et politique française - Page 3029

  • Louis Aliot : « Les nôtres ne sont pas allés voter ! »

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    8880-20170614.jpgImplanté depuis quinze ans dans la région, Louis Aliot, qui se présentait dans la 2e circonscription des Pyrénées-Orientales, est arrivé en tête du premier tour avec 30,80 % des voix. Il devance de justesse la candidate En Marche-Modem Christine Espert, qui a recueilli 29,11 % des voix. Il est l’un de ceux qui ont de réelles chances de l’emporter dimanche.

     Vous êtes en duel serré face à la candidate de Macron. Le PS est balayé. Que vont faire Les Républicains qui ont chuté à 13 % ? Y a-t-il des consignes pour le second tour ?

    — Non, il n’y en a pas pour l’instant. Parce que le député sortant des Républicains Fernand Siré est celui que j’avais fait élire en 2012 en retirant notre candidate pour barrer la route à la socialiste Toussainte Calabrèse. [ndlr : Fernand Siré avait expliqué à l’époque « croire au front de droite et vouloir arrêter de diaboliser le Front national »]. Donc s’il est sincère, honnête et droit, il ne dira rien.

     — Que dites-vous aux abstentionnistes, plus d’un électeur sur deux ne s’est pas déplacé dans votre circonscription ?

    — Ce sont surtout les nôtres qui ne sont pas allés voter. Quand on regarde les résultats bureau par bureau, on voit que nous faisons bien en deçà de nos scores passés. Comme aux dernières régionales en triangulaire. Il y a un potentiel énorme dans les abstentionnistes

     Je dis aux électeurs du FN que c’est le moment de savoir ce qu’ils veulent.

    — Etes-vous déçu par le score du FN à l’échelle nationale et à quoi l’attribuez-vous ?

    — Déçu oui. En parvenant au deuxième tour de l’élection présidentielle, on pouvait s’attendre à arriver second à l’élection législative et espérer que les électeurs tiendraient compte de ce que va être la politique de Macron. A quoi doit-on ce score ? A la déferlante Macron bien sûr. Peut-être aussi à un certain nombre de comportements et de commentaires de certains de nos cadres qui n’avaient pas lieu d’être avant les élections législatives.

    Quand on est en guerre électorale, les élections législatives sont le second round de la présidentielle. Alors on ne se disperse pas, on ne raconte pas n’importe quoi sur ce que l’on va faire après, on reste concentré sur l’élection et on défend les législatives.

    Parmi nos candidats, il y a des hommes et des femmes qui prennent sur leurs congés personnels pour faire campagne. Ils n’ont pas la chance d’être élus députés ou conseillers régionaux ni de vivre de la politique. Non seulement cette attitude n’a pas été correcte vis-à-vis d’eux et les a blessés mais elle nous a fait du tort.

    — Que dites-vous d’un système qui donne entre un et trois députés au parti qui a fait 11 millions de voix à la présidentielle et dont la candidate est arrivée au second tour ? Précisément au moment où le gouvernement présente un projet de moralisation de la vie politique, de « loi pour la confiance dans notre vie démocratique ».

    — Si demain il y a une Assemblée où le parti du président qui a fait 30 % au premier tour fait 80 % des députés, clairement il n’y a pas de système démocratique en France. Il n’y a qu’une seule chose à mettre en place d’urgence, c’est la proportionnelle, mais comme tous ces gens-là sont bienheureux de pouvoir confisquer le pouvoir pour appliquer la seule politique qui a toujours été contre les intérêts du peuple, nous en sommes là. C’est très inquiétant car ce sera comme ça jusqu’à l’explosion.

    — Vous avez des chances dimanche mais que pourront faire deux ou trois députés FN à l’Assemblée nationale ?

     Ils pourront être des porte-voix. Ils pourront déposer des propositions de loi, des amendements, être les seuls à montrer au peuple français ce qui se passe dans ce cénacle. Alors que si nous les laissons entre eux, ce sera encore pire. Il faut que nous soyons le plus possible. Il reste cinq jours.

    Propos recueillis par Caroline Parmentier

    Entretien publié par le journal Présent daté du 14 juin 2017

    https://fr.novopress.info/206326/louis-aliot-les-notres-ne-sont-pas-alles-voter/

  • Le désespoir en politique est une sottise absolue

    6a00d83451619c69e201b8d28c1e1f970c-250wi.jpgDe Jean-Pierre Maugendre :

    "Rien ne résistera à la déferlante Macron! L'alliance contre nature, courageusement dénoncée par Henri Guaino, des bobos égoïstes et des bourgeois de droite, tous deux "inclus" de la mondialisation est en passe d'assurer à l'ancien ministre de l'Economie et des Finances de François Hollande une "chambre introuvable" qui enregistrera ses décisions au service du libre échange mondialisé et du libertarisme sociétal. Les partis qui furent "de gouvernement" sont en voie de disparition.

    Le Front national sort laminé de ces élections et n'est pas certain de retrouver ses deux sièges à l'Assemblée Nationale. Les Insoumis persistent dans leur posture de sans culottes fonctionnarisés. On ne peut pas dire, cependant, que l'enthousiasme soit au rendez-vous quand seulement un électeur sur deux s'est rendu aux urnes.

    Nous pourrions, et cela ne serait pas sans raison, nous contenter de faire nôtre le constat de George Orwell: Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n'est pas victime! Il est complice.

    Nous faisons plutôt le choix de sauver ce qui peut l'être, de travailler à reconstituer les micro chrétientés dans lesquelles se transmettront la foi et le respect de la loi naturelle, citadelles assiégées, mais fidèles, comme le furent les monastères lors des invasions barbares. L'indéniable sursaut spirituel que constituent les pèlerinages de Pentecôte doit être conforté, car le spirituel est sans cesse couché dans le lit de camp du temporel, par un sursaut analogue dans le domaine intellectuel.

    La XXVI éme Université d'été de Renaissance Catholique du 13 au 16 juillet, au carrousel de Baronville à Chartres rassemblera de nombreux acteurs et témoins de la vie politique : Philippe de Villiers, Anne Coffinier, Jean-François Chemain, Laurent Dandrieu, Jean-Marie Le Méné, Jean-Frédéric Poisson, Jean-Yves Le Gallou, etc. qui s'efforceront de répondre à la question: A quoi sert la politique? Puisse le constat déjà ancien de Jacques Bainville : Imaginer la disparition de la France est impie mais pas absurde loin de nous décourager stimuler notre ardeur et notre générosité au service de la France. Nous vous attendons nombreux pour ces quatre journées d'étude, de prières et de rencontres dans l'amitié française et l'espérance chrétienne."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Pour Henri Guaino, bobos et cathos sont « à vomir »…

    On connaissait les racailles à capuches. Les racailles à loden ne valent guère mieux.

    Il y a parfois de sacrés énervements, mais aussi de saintes colères. La preuve par Henri Guaino, candidat malheureux de la deuxième circonscription parisienne, et éliminé dès le premier tour avec moins de 5 % des voix.

    Ce dimanche dernier, convié sur BFM TV à commenter le premier tour des élections législatives, l’homme s’est donc lâché de la plus belle manière qui soit, assurant que l’électorat l’ayant défait était tout bonnement « à vomir » !

    « Les bobos d’un côté, qui sont dans l’entre-soi de leur égoïsme. Et puis, il y a cette espèce de bourgeoisie traditionnelle de droite. Celle qui va à la messe, qui amène ses enfants au catéchisme et qui, après, vote pour un type qui, pendant trente ans, s’est arrangé, a triché par tous les moyens. »

    Rock and roll sur le plateau ! Les journalistes lui demandent s’il ne s’agirait pas un peu, là, d’une sorte de « manque de respect »… Réponse : « Oui, bien sûr, et alors ? »

    Il est vrai que, dans la circonscription en question, le très en marche Gilles Le Gendre caracolait en tête (41,8 %), loin devant Nathalie Kosciusko-Morizet (18,1 %), laquelle était évidemment soutenue par François Fillon et Alain Juppé, tel qu’annoncé dans nos éditions précédentes. Du coup, Henri Guaino abandonne la politique, non sans en remettre une seconde couche, dès le lendemain, sur LCI.

    Les bobos, rebelote ! « C’est vraiment ce que je déteste le plus dans l’existence… » Et rebelote et dix de der sur cette « droite » donnée pour être « bien élevée » :

    « Cette droite traditionnelle, cette couche sociologique sur laquelle finalement la droite républicaine et du centre s’est repliée après avoir perdu l’électorat populaire, les classes moyennes inférieures. […] Ce qui me choque, dans cet électorat, c’est cette distorsion entre la morale affichée, les valeurs soi-disant défendues et leur comportement.

    Il est un fait que les militants de Sens commun, pourtant fort influents dans ce très chic arrondissement de la capitale, ne se sont guère mobilisés pour Henri Guaino, pourtant naguère aux avant-postes de la Manif pour tous

    Il en est un autre que cet orphelin autodidacte, gaulliste de gauche à la forte fibre sociale, n’a jamais véritablement fait partie de la « caste » ; il en paye aujourd’hui le prix. Dans la dixième circonscription de Rambouillet, Jean-Frédéric Poisson vient d’essuyer semblable camouflet, ne totalisant que 19,12 % des suffrages, contre Aurore Bergé, candidate macroniste poussée à marche forcée par Alain Juppé, qui frôle l’élection dès le premier tour avec 46,63 % des voix.

    Et ce n’est, fort du seul soutien de François Le Hot, candidat du Front national (9 %), que ce rugbyman rugueux, catholique, plus de conviction que de naissance, candidat malheureux à la primaire de la droite et du centre, et alors torpillé par ses meilleurs amis de Sens commun, se prépare à un second tour des plus délicats :

    « Il est en train de se préparer à l’Assemblée nationale une domination sans précédent d’une formation politique dont le projet est flou, dirigé par un président de la République qui dévoile peu à peu ses intentions, qui muselle la presse, qui s’apprête à démanteler le Code du travail, qui, effectivement, installe petit à petit un matraquage fiscal comme jamais nous n’en avons connu…  »

    Trahison des clercs ou peur des bien-pensants, quelles que soient les références littéraires, la réalité est là, tandis que le récent passé s’en revient éternellement frapper à nos portes. Qu’elle se nomme orléaniste, giscardienne, chiraquienne, balladurienne ou macronienne, cette droite conservatrice ne se sera finalement battue que pour la seule conservation de ses petits privilèges. Lutte des classes ? Quelle horreur… Lutte des castes ? On comprend déjà mieux…

    On connaissait les racailles à capuches. Les racailles à loden ne valent guère mieux. Mais, au moins, les premières, de longue date macronisées, luttent-elles pour leurs intérêts immédiats, tandis qu’entre deux génuflexions, les secondes scient la branche sur laquelle elles sont depuis trop longtemps vautrées, regardant disparaître un monde qui leur échappe, telles des vaches qui contempleraient les trains qui passent. Mais quelle importance, tant qu’on peut s’énerver en lisant Yvan Rioufol dans Le Figaro ou acheter le dernier Éric Zemmour, que jamais on ne lira, mais qui sera élégamment abandonné sur la table basse du salon, entre deux vases chinois garantis d’époque ?

    Du « vomi », pour reprendre les propres termes d’Henri Guaino ? Histoire de paraphraser Alphonse de Châteaubriant et le titre d’un ancien journal, aujourd’hui un peu oublié, un seul qualificatif nous vient à la fois à l’esprit et à la glotte : La Gerbe.

    http://www.bvoltaire.fr/henri-guaino-bobos-cathos-a-vomir/

  • Législatives : PS, après la défaite, la banqueroute ? - Journal du mardi 13 juin 2017

  • Quand François Bayrou tente de faire pression sur la liberté d'expression de certains journalistes

    Comme il est aussi garde des Sceaux, Philippe Edouard est obligé de le recadrer :

    "Quelle ne fut pas la surprise du directeur de la cellule d'investigation de Radio France Jacques Monin mercredi 7 juin, lorsqu'il a reçu l'appel du ministre de la Justice François Bayrou. Le fondateur du MoDem était furieux d'une enquête en cours visant des membres de son parti, à la suite des soupçons d'emploi fictifs au Parlement européen, qui ont donné lieu à l'ouverture d'enquête préliminaire. François Bayrou a indiqué au passage étudier avec ses avocats la possibilité d'ouvrir une procédure pénale pour harcèlement, une forme très claire de pression envers les journalistes, selon Jacques Monin. Le locataire de la place Beauvau semble avoir trouvé la parade idéale: c'est le citoyen et non le ministre qui s'est emporté (...)

    C'était sans compter la réaction d'Edouard Philippe, le chef du gouvernement, qui a rappelé en personne le ministre de la Justice aux impératifs de sa fonction. «Le truc est assez simple, quand on est ministre on ne peut réagir comme quand on est un simple citoyen», a tranché le premier ministre, invité sur France Info. «Je comprends parfaitement que l'homme Bayrou ait été agacé, peut-être par la manière dont les questions ont été posées, avec beaucoup de pression, et à des gens qui ne s'y attendaient pas. Je peux parfaitement comprendre ça, et je pense que l'ensemble des Français peuvent comprendre ça… Mais il se trouve que lorsqu'on est ministre on est plus simplement un homme animé par ses passions, ses humeurs ou son indignation»."

    Elle commence bien la moralisation de la vie politique...

    Philippe Carhon

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • La fable d'une "crise morale"

    La crise, selon eux, était une crise morale. Elle ne mettait nullement en cause le système : il fallait, pour mieux le sauver, le "moraliser". Sans doute parce que la France est restée une "nation politique", ce fut Nicolas Sarkozy qui exprima cette thèse avec le plus d'éloquence. Dans son discours de Toulon (25 septembre 2008), il fit en effet très fort. Il flétrit avec une telle violence l'"immoralité" du capitalisme financier qu'il en laissa sans voix la gauche française. Celle-ci avait trop attendu des dividendes du même capitalisme financier pour avoir le réflexe de s'étonner : le capitalisme a-t-il jamais été "moral" ? Or, cette critique "morale" était faite pour occulter les causes fondamentales de la crise et dévier la colère des victimes vers une poignée de spéculateurs. Elle arrangeait ceux qui avaient mis ou laissé mettre en place un système où aucun frein institutionnel n'entravait plus la cupidité de capitalistes cooptés, se distribuant sans retenue salaires faramineux, stock-options, bonus extravagants, retraites-chapeaux et parachutes dorés. La gauche fut comme prise à revers par la violence et l'audace même du discours sarkozyste. Elle ne pouvait - et pour cause - poser la seule bonne question : qui, en effet, avait fait sauter les "freins institutionnels" censés "moraliser" le capitalisme ? Au-delà de la responsabilité des banquiers et des traders, il y a eu celle des politiques, celle des pouvoirs publics qui ont déréglementé à tour de bras, non pas depuis hier, mais bientôt depuis trois décennies. Là était l'indicible ! Sans compter la responsabilité de tous les grands prêtres du "marché" ayant sévi sur toutes les tribunes et dans tous les médias. On n'en finirait plus de dresser le florilège de leurs pâmoisantes oraisons devant le "dieu Marché", et de leurs fulminantes excommunications à l'encontre des dissidents, de ceux qui osaient encore défendre l’État, les services publics, la politique industrielle, etc., alors que, depuis longtemps déjà, avait sonné l'heure de "la fin de l'histoire" !

         Oui, il faudrait un peu de mémoire à ces messieurs, de droite ou de gauche autoproclamée, avant qu'ils ne montent à nouveau en chaire pour nous assener leurs prêches sur la "moralisation" du capitalisme ! Car la critique "morale" vise avant tout à exonérer le système lui-même et à occulter des problèmes autrement plus fondamentaux que la réglementation des bonus (quasi inexistante à ce jour, d'ailleurs) : d'abord l'assainissement du système du crédit et le contrôle des marchés financiers, ensuite et surtout la correction des déséquilibres économiques fondamentaux entre les pays déficitaires (États-Unis) et les pays excédentaires (Chine, Allemagne, pétromonarchies), enfin la réforme du système monétaire international. Ces problèmes ne sont traités au G20 que du bout des lèvres. Les marchés financiers, en effet, sont toujours debout. Ils prétendent plus que jamais tout régenter. Le paradigme néolibéral qui présuppose l'efficience des marchés inspire les mêmes politiques qui ont conduit à la crise : compression des salaires au nom  de la flexibilisation du marché du travail, libéralisation du commerce international, accroissement de la concurrence, réduction des déficits publics, privatisation des services publics, etc. En chemin, on a finalement oublié de les "moraliser"...
         Un problème a chassé l'autre. Après avoir substitué l'endettement public à l'endettement privé pour sauver les banques et conjuré la récession par des plans de relance multipliés, les États, ces bons Samaritains qui s'étaient mis en déficit pour sauver le système, ont vu avec effarement le système se retourner contre eux ! Comme un vol de rapaces, les marchés financiers ont fondu sur les États les plus endettés, notamment dans la zone euro, aimablement gratifiés de l'acronyme PIGS (Portugal, Ireland, Greece, Spain), pour leur faire payer au plus cher le refinancement de leur dette, aiguillonnés en cela par les cris de trois chouettes : les agences de notation. La chouette était, pour les anciens Athéniens, le symbole de la sagesse. Mais est-il vraiment sage de s'attaquer aux États ? Nous ne sommes plus au temps des banquiers de la Renaissance rançonnant les princes impécunieux ! La révolution démocratique fait qu'aujourd'hui, derrière les États, il y a les peuples. Jusqu'où ceux-ci accepteront-ils les plans de rigueur qu'on veut leur administrer ? La logique des trois "chouettes" se laisse aisément deviner : elles expriment l'exigence insatiable de rentabilité du capital. Elles veulent faire payer par le contribuable, les salariés, les retraités, le coût du sauvetage du système. Mais les peuples se laisseront-ils faire ?
         En 2011, Nicolas Sarkozy présidera le G20. Je doute qu'il puisse opérer les remises en ordre qu'il préconise, ne serait-ce que parce qu'il limite lui-même son ambition : "Nous ne sauverons le capitalisme qu'en le refondant, en le moralisant" et que, de cette ambition même, il n'a pas les moyens politiques, ni en France ni, a fortiori, dans le reste du monde. Le président de la République en semble lui-même conscient : "Ou bien nous changeons de nous-mêmes, ou bien le changement nous sera imposé par des crises économiques, sociales, politiques."
    Jean-Pierre Chevènement, La France est-elle finie ?
  • Moraliser la vie publique, c’est effectivement la priorité française

    2383879235.jpgBernard Plouvier

    Envoyé comme observateur laïc par le roi Henri II au Concile de Trente, le juriste Michel de L’Hospital fit part de son impression au Chancelier de France : « Que d’abord on réforme les mœurs. On réformera plus tard les croyances ». Ce pourrait être le slogan du Président nouveau, s’il veut tenir sa seule promesse aisément réalisable.

    Il est évident qu’aucun président traditionnel ne pourra inverser le processus du chômage de masse induit par la désindustrialisation du pays et l’inadéquation de l’instruction publique aux nécessités de l’époque. De même, l’on n’attend pas de l’homme-lige de la finance cosmopolite qu’il arrête l’immigration-invasion. Du moins, est-on en droit d’espérer qu’après le règne négatif de François Hollande, l’on assiste à un retour en force des véritables valeurs de la démocratie.

    Celle-ci n’est nullement résumée par le droit de vote et moins encore par le respect des « droits » catégoriels et communautaires – qui, toujours et partout, furent l’imposition, à la majorité honnête mais amollie des citoyens, de la dictature des minorités.

    La véritable Démocratie réside dans l’égalité de tous les citoyens face à la Loi (en terme savant, cela se dit : Isonomia) et dans la méritocratie.

    En clair, si le Président nouveau tient à passer à la postérité pour un homme d’État (on n’en a pas connu depuis Raymond Poincaré), il se doit de lutter contre la corruption des politiciens, mais aussi celle des hauts-fonctionnaires et de tous ceux qui manipulent les fonds publics. Il doit lutter contre l’influence maçonnique, communautaire, religieuse et politique dans l’attribution des postes publics, financés par l’argent des impôts et taxes.

    Aucun étranger ne doit rester en France s’il commet le moindre délit. Aucun étranger ne doit accéder au titre de citoyen français s’il n’a pas démontré ses capacités de travail et de probité lors de son séjour en France… et tout délit doit entraîner la déchéance de nationalité. La citoyenneté française apporte trop d’avantages pour n’être pas attribuée au seul mérite.

    Le respect de la loi sur les réfugiés politiques ou religieux doit être absolu. Aucun individu recueilli à ce titre ne doit faire de propagande ni se rendre coupable du moindre agissement qui pourrait mettre en difficulté l’État et la Nation de France.

    Enfin et surtout, un Président de la République française doit se préoccuper, par-dessus tout, de la sécurité et des besoins des citoyens français. En cas de péril - et le chômage de masse, l’immigration-invasion d’extra-Européens souvent peu utiles et parfois délinquants voire criminels, le terrorisme mahométan forment une somme suffisamment grande de périls pour que la Nation se sente en état de pré-guerre civile -, l’égoïsme national est un devoir.

    En clair : que l’on se préoccupe de moralité et de grands principes et, surtout, que l’on se moque des doctrines politico-économiques. Le XXe siècle, le plus sanglant et le plus immonde de l’histoire, a amplement démontré la dangerosité extrême des dogmes. Place à la morale et à l’équité… l’intendance suivra !

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  • Élections législatives : La désertion – par Guy Rouvrais

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    8879-20170613.jpgLa fracture béante entre la France d’en bas et celle d’en haut, entre les bénéficiaires de la mondialisation et ses victimes, n’a pas fondu au soleil de juin, pas plus qu’elle n’a disparu en mai avec l’élection d’Emmanuel Macron. C’est la sociologie électorale qui le dit : ceux qui ont voté pour lui le mois dernier et dimanche pour ses candidats, ce sont ceux que les économistes et les têtes chercheuses du marketing et de la publicité appellent les CSP +, les bobos intégrés, comblés par la libéralisation de notre économie, jouissant de confortables revenus. En Marche leur en promet davantage.

    Ils sont donc en pâmoison devant le nouveau président, ils chantent le « formidable succès » de ce premier tour. Mais les autres existent toujours, les exclus, les oubliés, les laissés pour compte de la mondialisation, qui souffrent de la condescendance des prétendues élites dont le macronisme est le dernier avatar. Ce sont ceux-là qui sont restés chez eux dimanche, aboutissant à ce triste record d’abstention sous la Ve République, plus de 51 %.

    Dans ces conditions, il est indécent que les dévots du gourou Macron célèbrent une victoire bâtie sur la désertion, l’écœurement, le rejet d’un électeur sur deux. Le chef de l’Etat s’est pourtant déclaré « heureux » de ce résultat. Mais comment peut-il l’être quand tant de ses compatriotes ont dit, en boudant les urnes, combien ils étaient malheureux ? Que les vainqueurs n’oublient pas que leur quelque 32 % ne représentent finalement que 15 % des électeurs inscrits, la « majorité » est un colosse aux pieds d’argile.

    Que tant de Français ne se sentent plus concernés par le gouvernement, et donc le destin de leur pays, parle plus haut et plus fort que les clameurs triomphalistes des macronistes. Pour combien de temps les premiers se contenteront-ils de cette protestation silencieuse ? Car cette indifférence dissimule aussi de la colère. Si elle ne peut pas s’exprimer à l’Assemblée nationale, c’est dans la rue qu’elle le fera, et nul ne sait jusqu’où elle peut aller quand ce qui, dans le domaine fiscal et social, était projet deviendra réalité, lorsque la majorité des godillots – et des escarpins – d’Emmanuel Macron auront voté sans barguigner tout ce qu’il leur présentera.

    Sans le Front national, cette abstention eût été encore plus grande. Car ses détracteurs doivent au moins lui reconnaître ce mérite civique d’avoir ramené aux urnes les milieux populaires qui en étaient détachés. C’est un combat de chaque instant qui n’est pas toujours gagné. Quand le découragement gagne même ceux-là, alors le FN en fait les frais. Son score n’égale pas celui de Marine Le Pen, mais il y a toujours eu ce décalage à la baisse entre le scrutin présidentiel, très personnalisé, et le législatif où les candidatures sont éclatées, sachant qu’il y a une prime aux sortants, or le Front national n’en avait que deux. Il en aura sans doute davantage, ne serait-ce que Marine Le Pen dans sa circonscription. Cela dit, il reste possible pour les patriotes d’arracher des sièges encore en balance à condition que, devant la déferlante Macron, ceux qui refusent une Assemblée nationale sans opposition crédible se mobilisent immédiatement avec ardeur pour que la voix des oubliés puisse résonner fortement sous les voûtes du Palais Bourbon.

    Guy Rouvrais

    Article publié dans le quotidien Présent daté du 13 juin 2017

    https://fr.novopress.info/

  • David Rachline : “Nous allons nous faire entendre pendant le second tour”

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    Le sénateur-maire Front national de Fréjus était le premier invité de l’édition spécial de RTL Matin le 12 juin. Il répondait aux questions d’Yves Calvi.

    David Rachline estime notamment que le mode de scrutin actuel “ne permet pas de représenter les Français” et milite pour l’introduction de la proportionnelle.

    La réalité, c’est que par rapport à 2012, nous passons de 60 seconds tours à 120. Nous résistons beaucoup mieux que les autres, il y a un effondrement des Républicains et du Parti socialiste.

    https://fr.novopress.info/206295/david-rachline-nous-allons-nous-faire-entendre-pendant-le-second-tour/