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France et politique française - Page 3113

  • L'incarcération des Noirs aux États-Unis, "nouvelle oppression esclavagiste", nous disent-ils

    Le 18 mars, annonçait Jean-Luc Mélenchon, nous serons « 100 000 à marcher de la Bastille à la République ». Le soir du 18 mars, il décréta qu'ils étaient 130 000. On ne saura jamais combien ils furent puisque, s'agissant d'une manifestation politique, la préfecture de Police n'effectua aucun comptage. Cela fit beaucoup de cocus mais 130 000 personnes sur la Place de la République, c'est environ 4,5 personnes au mètre carré. Ce qui n'empêcha pas France Info, l'un des maîtres de la désinformation en France, de répéter cette vérité canonique. Il fit mieux d'ailleurs. D'abord l'intégralité du discours de Mélenchon - plus d'une heure fut diffusé sur son site. Au journal de 21 heures, outre de très larges extraits de l'intervention du "duce", les auditeurs eurent droit à 10 bonnes minutes de l'un des innombrables porte-parole de celui-ci, Alexis Corbière, déroulant en détails le programme du patron de La France Insoumise, qui ambitionne de devenir le Tsipras hexagonal...

    France Info n'est pas le seul instrument utilisé par le Système dans son entreprise d'éradication de tout ce que l'ultra-gauche dénonce de façon obsessionnelle comme populiste. France-Culture est au tout premier rang dans le combat pour l'islamisation de la France alors que le Coran est devenu l'agent de déstructuration du Christianisme le plus dynamique et le plus efficace et qu'il n'est pas de jour qui passe sans qu'un chroniqueur en fasse l'apologie et montre tout ce que la civilisation occidentale doit à l'Al-Andalous, aux Arabes et à l'Islam. Sans aller jusqu'aux "historiens" algériens, comme Salah Guemriche, installés chez nous depuis des décennies et qui, grâce à la complicité de journaux comme Le Monde et Libération et aux maisons d'édition Seghers, Denoël ou Perrin, réécrivent l'Histoire de France à leur façon. Faisant de Charles Martel un pilleur qui mit l'Occitanie à sac, Salah Guemriche prétend que la présence dans la langue française moderne, de plus de mots d'origine arabe que d'origine gauloise serait la preuve irréfragable de la très ancienne présence de l'arabe dans la formation du français. Quel archiviste oserait composer une bibliographie exhaustive de tous tes livres faisant l'apologie de « la deuxième religion de France », parus depuis dix ans ? Intéressant, n'est-ce pas ?

    À 62 ans Jacques Munier a derrière lui la bagatelle de 27 ans de France Culture dont il est un des piliers. Plus d'un quart de siècle de militantisme au sein de la gauche enragée avec votre argent, avec le mien. Depuis plusieurs mois tous les matins à 6h40, il présente une chronique dans le cadre d'une émission titrée en toute humilité « Le Journal des Idées ». Dans laquelle il a l'impudeur de s'afficher - « moi, moi, moi » - comme une conscience morale conditionnant le mouvement du monde à son outrance antifasciste.

    Dans sa chronique du 14 mars, il s'intéressait à « la Raison Punitive », sa réflexion se nourrissant du soi-disant racisme dont seraient victimes les Noirs aux États-Unis. Ce qu'illustrait son propos liminaire - « Ségrégation raciale, disait-il, et incarcération de masse, le débat est relancé par la parution en français du livre de Michelk Alexander, La couleur de la justice ». Néanmoins, on comprendra rapidement, à la lumière de récents événements survenus en France, qu'il entend bien tirer de ses observations une morale de portée générale à laquelle nous-mêmes ne saurions échapper. Ce dont il tente ici de nous persuader est que « la ségrégation raciale et l'incarcération de masse » seraient deux techniques allant de pair avec l'oppression raciale. Lumineuse explication qu'il tire d'une des phrases clés du livre d'Alexander venant renforcer le théorème de base selon lequel depuis 400 ans les Blancs auraient en permanence opprimé les Noirs « Il y a plus d'adultes africains-américains sous la main de la justice aujourd'hui - en prison, en mise à l'épreuve ou en liberté conditionnelle - qu'il n'y en avait réduits en esclavage en 1850 ». Un esprit rationnel pourrait objecter qu'au début de la Guerre de Sécession les Noirs étaient 4,4 millions et qu'ils sont aujourd'hui 39 millions. Au cours du XXe siècle leur nombre a été multiplié par quatre - comme celui de la population américaine globale. Faut-il dès lors s'étonner qu'ils soient plus nombreux, comme les Blancs d'ailleurs, à être internés ? Et ces chiffres ne montrent-ils pas d'abord que les Africains-Américains n'ont pas été traités plus mal que les autres et certainement pas exterminés comme le prétendent les falsificateurs de Black Leves Matter ou des Nouveaux Black Panthers.

    Une société noire désintégrée

    Mme Alexander avance un second argument, aussi spécieux et de mauvaise foi, que Munier reprend aussitôt à son compte « Un enfant noir, assène-t-elle, a moins de chance d'être élevé par ses deux parents qu'un enfant noir né à l'époque de l'esclavage ». Sous-entendu parce que plus de pères sont incarcérés. La même remarque que précédemment s'applique ici. Sauf qu'intervient un autre élément : la drogue. Responsable, affirme Michelle Alexander, d'une bonne partie de la criminalité et des agressions violentes ayant pour conséquence l'incarcération de vingt à cinquante fois plus de Noirs que de Blancs. Pour les sociologues d'extrême gauche, ce sont là autant d'arguments servant à démontrer l'oppression raciste dont sont victimes les Noirs. Ce que contestent les sociologues et économistes conservateurs africains-américains. Pour lesquels la décomposition de la société noire contemporaine est la conséquence de la désastreuse politique d'intégration imposée par les Droits Civiques. En particulier la dissolution massive des familles noires. À l'époque de l'esclavage les communautés noires étaient organisées autour des églises, des écoles. Dans les plantations les lois et coutumes étaient respectées et au cours des années qui précédèrent la Guerre de Sécession toute une économie noire s'était consolidée avec ses petites industries, ses commerces, un très important artisanat, de grosses plantations, propriétés d'une classe riche de planteurs africains-américains. Certains d'entre eux, en particulier en Louisiane, possédaient plusieurs centaines d'esclaves les documents, s'ils sont occultes, existent dans la plupart des bibliothèques américaines et le professeur Henry Louis Gates, Noir lui-même, historien et directeur du Centre Hutchins pour les études africaines et africaines-américaines dé Harvard, a largement confirmé ces faits historiques.

    M. Munier n'en a sans doute jamais entendu parler. Il "s'informe" dans les pages Idées de Libération. Sous la plume d'une collaboratrice du quotidien anarcho-bancaire, Sonya Faure, qui justement a écrit le 13 mars un long panégyrique de Michelle Alexander. Duquel notre chroniqueur de France Culture a copié/collé la moitié de son texte.

    « L'oppression raciale par la ségrégation et l'incarcération de masse », c'est en tout cas ce que Munier retient des analyses du livre d'Alexander qu'en ont faites pour Libération Sonya Faure et le sociologue Geoffroy de Lagasnerie dont France Culture reprend plusieurs passages qui se distinguent par leur radicalité. On doit à ce Lagasnerie un superbe apophtegme « Il n'y d'intellectuels que de Gauche » ! Et pataugeant dans sa bêtise autant qu'il est possible, il ajoute : « Bien sûr il y a des gens à l'extrême droite qui écrivent, qui prononcent des mots avec leur bouche... Des gens traversés par des systèmes de pulsions, par des systèmes de mensonges. Ce ne sont pas des producteurs d'idées. Juste des symptômes ».

    Les imbéciles ont toujours raison, dit-on, en voilà encore une lumineuse illustration. Agé de 36 ans, Lagasnerie multiplie tous azimuts les opérations d'agit'prop de nature à lui assurer une notoriété grâce à laquelle son combat contre la civilisation occidentale et l'ethnie caucasienne aboutira, pense-t-il, à leur éradication. Le livre d'Alexander est pour lui une bénédiction. « L'incarcération de masse et la guerre contre la drogue, reprend-il, forment un système de contrôle racialisé qui fonctionne d'une façon semblable à la ségrégation ». Il n'hésite pas à affirmer en écho aux propos d'Alexander que cette guerre contre la drogue « n'est pas une guerre à la drogue. C'est une guerre contre les Noirs et l'égalité raciale ». Il suffit, contre toute évidence et en faisant appel à des statistiques qui ne correspondent à aucune réalité, de prétendre à son tour que « dans certains États, les hommes africains-américains sont incarcérés pour des délits (liés à la drogue) vingt à cinquante fois plus que les Blancs ». Evidemment, il se garde bien de préciser que ces États sont les plus massivement peuplés de Noirs qui monopolisent ce trafic. De nombreuses associations impliquées dans les Droits Civiques ont produit des rapports montrant le déséquilibre racial existant dans les arrestations concernant les trafics de drogue.
    L’État de Washington est souvent cité et récemment le Comité des Droits Civiques et des Affaires Urbaines s'insurgeait contre le fait que, alors que 47 % de la population est noire et 43 % blanche, 8 adultes sur 10 arrêtés sont Noirs. 9 sur 10 le sont pour simple possession de drogue et 8 sur 10 pour trouble à l'ordre public. Ce qui valut au Washington Post qui avait soutenu cette thèse sur la foi d'un rapport publié par l'ultra-gauchiste ACLU (Union Américaine pour les Libertés Civiles) une mise au point de Cathy Larder, la chef de la Police du District de Columbia.

    « La possession de cannabis, dit-elle, est un crime et le rôle de la police est de veiller à ce que les crimes ne restent pas impunis. » Or elle faisait remarquer qu'à l'époque correspondant à l'étude de l'ACLU 59 % des policiers appartenant au MPD, le Département Métropolitain de la Police de Washington, étaient Noirs. Un chiffre à rapprocher des 47 % de la population qui le sont. Le district de Columbia étant divisé en circonscriptions correspondant aux groupes ethniques, la plus grande partie du trafic de cannabis se déroule dans les zones peuplées de Noirs et c'est eux évidemment qui sont les plus ciblés. Prétendre que l'incarcération massive de Noirs pour trafic de drogue serait l'expression d'une guerre raciale n'est qu'une affabulation imaginée par les pouvoirs idéologiques d'ultra-gauche.

    Ce sont pourtant les arguments que Lagasnerie, sans même les avoir vérifiés, reprend à son compte en les jugeant applicables à la lettre à l'ensemble du monde occidental, France comprise. Est-il important de préciser, ce que se garde de faire Munier, que ce jeune (36 ans) sociologue, professeur de philosophie à l'Ecole Nationale Supérieure d'Art de Cergy Pontoise, fait partie de la frange la plus extrémiste de la Gauche Enragée, formatée aux théories de Bourdieu, Foucault, Deleuze, Derrida, Eribon. Lui-même est très actif dans la solidarité avec les mouvements de victimisation constitués autour de "Théo" ou d'Adama Traoré. Reprenant la rengaine chère à Alexander : l'esclavage supprimé en 1865, la ségrégation abolie en 1964 par les lois sur les droits Civiques, « l'oppression raciale a été reconstituée à travers la guerre contre la drogue et l'incarcération de masse ».

    René Blanc Rivarol du 23 mars 2017

  • Marine Le Pen : « Je n’ai pas voulu être Président au biberon ! »

    Marine-Le-Pen-et-Le-Pen.jpg

    Candidats-Confesse-250x350.jpgDans 2017, les candidats à confesse (éd. du Rocher), dont Le Figaro publie des extraits, Marine Le Pen confie : « Tous ceux qui pratiquent le “storytelling“ expliquent que pour devenir président de la République un jour, il faut en avoir eu l’idée dès la petite enfance! Ce n’est pas du tout mon cas. Je n’ai pas voulu être Président au biberon ! »

    La présidente du Front national ajoute :

    « Pendant très longtemps, je n’ai jamais imaginé que cela puisse passer par moi. Autrement dit, je n’ai pas une relation obsessionnelle au succès. Je crois de toutes mes forces que nos idées peuvent arracher la France à sa situation actuelle. Mais la personne en qui ces idées s’incarnent n’a pas tant d’importance à mes yeux, pour peu qu’elle soit solide, honnête, droite et courageuse. »

    Dans ce livre d’entretiens réalisés par Samuel Pruvot, rédacteur en chef de Famille chrétienne, la présidente du Front national confie aussi tout ce qu’elle doit… à son père :

    « Il faut dire que j’ai été en formation continue auprès de Le Pen pendant 45 ans ! En regardant en arrière, je dois reconnaître que cette expérience originelle me donne une grande force aujourd’hui. »

    https://fr.novopress.info/204812/marine-le-pen-je-nai-pas-voulu-etre-president-au-biberon/

  • Politique magazine, numéro d'avril : « La France écartelée »

    Découvrez le numéro d'avril !

    A commander ici !

    DOSSIER : Les fractures françaises

    L’élection présidentielle permet de révéler les fractures entre les différentes catégories de populations et leurs aspirations. Avec, en arrière-plan, des enjeux de pouvoirs et de modèles de société qui reconfigurent les logiques partisanes de la Ve République.  •

    Et aussi dans ce numéro…  54 pages d’actualité et de culture !

    Sommaire

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  • 8 AVRIL 2017 – TOULOUSE – IIIème CASSOULET NATIONALISTE

    Le groupe militant du Parti Nationaliste Français en Haute-Garonne organise pour la troisième année consécutive son « Cassoulet nationaliste », occasion pour tous les adhérents, sympathisants et amis de la région de se retrouver dans l’amitié nationaliste enracinée.

    Contre les lobbies ethniques, maçonniques et pédérastiques, à 15 jours de la grande mascarade urnatoire destinée à faire croire aux Français qu’ils sont encore un peu maîtres de leur destin, et à faire durer encore un peu un régime à bout de souffle, venez entendre les nationalistes qui veulent redonner la France aux Français !

    En présence de :
    Jean-François Simon, président du Parti Nationaliste Français,
    André Gandillon, secrétaire général du Parti Nationaliste Français et rédacteur en chef de Militant,
    Yvan Benedetti, porte-parole du Parti Nationaliste Français et directeur de Jeune Nation

    Avec les stands des organisations amies.

    Entrée : 25 euros.

    Le nombre de places est limité et les réservations sont obligatoires

    au 07.89.39.82.74 ou pnf.toulouse@gmail.com

    http://www.jeune-nation.com/natio-france/8-avril-2017-toulouse-iiieme-cassoulet-nationaliste.html

  • JEUDI 6 AVRIL, LORRAIN DE SAINT-AFFRIQUE INVITÉ DE L'ÉMISSION SYNTHÈSE SUR RADIO LIBERTÉS

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  • Vannes : cours d’arabe et de turc (mais pas de breton) à l'école

    Lu sur Breizh-info :

    "Les élèves de l’école primaire publique de Beaupré La Lande à Vannes pourront apprendre le turc ou l’arabe. Mais pas l’allemand l’espagnol ou encore le breton.

    Les élève de cette école se sont vus remettre par l’administration de l’établissement un document de la Direction générale de l’enseignement scolaire à transmettre à leurs parents. Celui-ci propose aux enfants de recevoir « un enseignement optionnel de langue vivante étrangère » ouvert à toutes les familles « quelle que soit leur nationalité ou leur origine ». Une école implantée dans un quartier résidentiel « où il fait bon vivre », selon le quotidien Ouest France. Deux langues seulement sont proposées aux jeunes élèves : l’arabe et le turc. [...]"

    par Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2017/04/vannes-cours-darabe-et-de-turc-mais-pas-de-breton-%C3%A0-l%C3%A9cole.html

  • Présidentielle : au-delà de l’élection

    « Il n’est pas facile […], pour un peuple, de se donner un chef. Après bien des soubresauts, l’ancienne France avait fini par penser que c’était à la fois dangereux et illusoire », jugeait Pierre Boutang dans La Nation française, le 24 octobre 1962, à l’occasion du référendum qui, quelques jours plus tard, allait instaurer l’élection du président de la République au suffrage universel. Combien ces propos, écrits il y a plus d’un demi-siècle, sonnent, aujourd’hui, avec une actualité redoublée, alors que, pour la plupart, des nains politiques se disputent les suffrages des Français. Ceux qui sont donnés possiblement vainqueurs en fin de course, Fillon ou Macron, ne feront-ils pas qu’étaler une impuissance volontaire une fois arrivés à la tête du semble-État ? Leur vocation assumée, et de surcroît en anglais pour Macron – la langue de ses maîtres –, n’est que celle de vassaux de l’oligarchie mondiale, via la soumission de la politique française à Bruxelles et à Berlin. Triste perspective !

    Macron est assurément celui qui a le mieux compris le secret que Barnier feignait de révéler en février 2002 dans Libération. Ouvrant son propos en demandant : « Est-il utile de tromper le peuple ? », il répondait aussitôt : « La question posée sans ambages par Frédéric II à Condorcet résonne comme un écho d’Ancien Régime […]. Et pourtant, à l’heure où candidates et candidats à la présidence préparent calicots, arguments et ripostes, il est une sorte de secret dans le débat politique français. Un secret qu'[…] il me semble d’intérêt général de livrer aux citoyens pour aider leur jugement. » Lequel ? Que « la plupart des décisions que les candidats vont s’engager à prendre avec la confiance du peuple ne relèvent plus d’eux seuls ». Et d’ajouter alors, avec un contentement non feint : « Voilà qui réduit singulièrement, j’en suis conscient, la capacité des candidats à multiplier effets d’annonce et coups de mentons. »

    Un cynisme discret

    Michel Barnier ne faisait alors rien d’autre que de nous inciter à dépolitiser l’enjeu de la présidentielle. Telle était, déjà, la rupture, la vraie, à laquelle il invitait les Français, non sans un cynisme discret puisque cette volonté de déclasser l’enjeu présidentiel de l’ordre de la raison politique, afin que les choix majeurs – ceux-là seuls qui intéressent l’élection présidentielle – ne puissent plus faire l’objet d’un débat, tel était en fait le véritable grand secret, que Michel Barnier, en despote éclairé, et oligarque européen, ne jugeait pas encore utile de livrer aux Français. Dissimulait même sous l’aveu de son vrai-faux secret. Ce cynisme, la classe politique le paya comme on sait : le peuple se vengea en qualifiant, vainement, Jean-Marie Le Pen pour le second tour. Quinze ans plus tard, en 2017, le discours politique se réduit, du moins chez les candidats de l’oligarchie, à craindre l’arrivée au pouvoir de Marine Le Pen. La fille, après le père. Mais en jouant sur la peur et, surtout, en refusant de donner aux Français une perspective nationale, Macron incarne de façon paradigmatique, si on peut dire, le renoncement de la France à exister.

    EHPAD des soixante-huitards

    Son refus de donner un programme précis ne vise pas à respecter l’esprit des institutions, selon lequel il appartient non pas au président mais bien au Premier ministre et à son gouvernement, soutenu par la majorité parlementaire, de déterminer et de conduire la politique de la nation. Non, Macron a simplement avalisé, mieux, intériorisé, la disparition même de la France comme être politique, sa relative jeunesse – il a trente-neuf ans – permettant de faire passer ce renoncement pour l’avenir lui-même. Pourtant, à voir ses principaux soutiens affichés, on est en droit de se demander si, au contraire, l’avenir n’est pas du côté des patriotes plutôt que de celui des morts-vivants d’une idéologie mondialiste de plus en plus vigoureusement rejetée par les Français : de Pierre Bergé à Jacques Attali, d’Alain Minc à Daniel Cohn-Bendit, son comité de soutien, c’est l’EHPAD des soixante-huitards, rejoint par un François Bayrou que ses palinodies incessantes ont vieilli précocement. Tel est le véritable échec de la Ve République : avoir plaqué, pour répondre au vœu profond des Français, le rêve d’une monarchie républicaine sur une classe politique qui ne l’a utilisée que pour mieux trahir sa mission. L’élection présidentielle au suffrage universel n’a jamais été que l’arbre cachant la forêt : le triomphe de partis politiques qui se sont eux-mêmes progressivement transmués en courroie de transmission d’une idéologie mondialiste. La réforme de 1962 ne pouvait avoir d’autre justification que de permettre de renouer le lien rompu entre le pays légal et le pays réel, c’est-à-dire de relégitimer le pays légal lui-même. Mais seule la perspective de l’élection du prince capétien, trois ans plus tard, aurait réalisé cette alchimie historique : le peuple, souverain temporaire, mais cause suprême, renouvelant son existence originelle via l’élection unique et définitive du Souverain – le vrai – au suffrage universel. Répétée, l’élection ne pouvait plus que se dégrader, ce qu’elle fait chaque fois un peu plus.

    L’oligarchie, c’est la guerre civile

    Le 18 mars 1964, Boutang, toujours lui, remarquait : « Le pire serait, sous le nom de république, de risquer l’élection d’un partisan, ou d’un factieux, à la tête de l’État d’essence royale, c’est-à-dire de couronner la guerre civile. » La guerre civile, ce n’est plus tant, aujourd’hui, le jeu des partis, désormais d’accord sur l’essentiel, à savoir l’effacement politique, culturel et ethnique du pays réel. Ils ne diffèrent plus que sur les modalités. Non, la guerre civile, c’est celle que l’oligarchie, couronnée tous les cinq ans par un souverain illusoire, l’électeur, mène désormais tous les jours contre le pays réel. C’est celle que cette même oligarchie menace ouvertement de rendre sanglante si jamais les Français se réveillaient en élisant un candidat patriote.

    Le peuple français est aujourd’hui appelé à trouver dans l’Europe son existence originelle, une Union européenne qui a neutralisé le jeu des partis, également soumis à une prétendue sacralité ultramontaine – Bruxelles – qui les rend étrangers aux Français. Mais le résultat n’en est que plus criant : c’est pourquoi aucune excuse bruxelloise, aucune fatalité mondialiste ne saurait prévaloir contre le fait que le politique demeure au niveau national : les Britanniques nous l’ont admirablement démontré l’année dernière.

    Un état d’esprit royaliste

    Toutefois, la volonté d’une nation, dans sa formation comme dans son expression, dépend aussi de conditions historiques. Le mépris, voire la haine des Français à l’encontre de la classe politico-médiatique est indéniable. Mais un événement est nécessaire : il peut surgir du terreau des renoncements et des trahisons accumulés par l’oligarchie. Pour que le peuple puisse un jour renouer avec son existence originelle, il faudra, comme le prince Jean aime à le rappeler, la réalisation de trois conditions : « La première, que le Prince soit prêt. Je suis prêt. Les deux autres : la volonté des Français et les circonstances. » À nous de favoriser celles-ci tout en continuant de travailler à créer un état d’esprit royaliste.

    François Marcilhac

    Paru dans l'Action Française 2000 n° 2950 du 02 Mars 2017.

    https://www.actionfrancaise.net/2017/03/01/presidentielle-dela-de-lelection/

  • Le vrai programme d’Emmanuel Macron

    Il faut lire le détail du programme d’Emmanuel Macron[PDF] pour prendre conscience de son inanité. Sorte de membre fantôme de celui de François Hollande en 2012, le fameux « projet » recycle les idées traditionnelles du Parti socialiste en y injectant une dose de centrisme bon teint. Bref, il s’agit plus d’un ravalement de façade que d’une vraie rénovation. Emmanuel Macron n’étant, au fond, que l’héritier de l’idée social-démocrate qui échoue depuis quinze ans sur le mur des réalités, ayant entraîné la France dans la spirale infernale de l’insécurité, du laxisme et du chômage.

    Deux mesures me semblent démontrer l’escroquerie que représente le candidat, sorte de général Boulanger de forces socialistes désireuses de jouer les prolongations au pouvoir. François Hollande ne déclarait pas au hasard « Macron, c’est moi », dans Un Président ne devrait pas dire ça. En voici trois preuves :

    – Pour mobiliser l’électorat (si courtisé à gauche) des « quartiers », Emmanuel Macron est prêt à laisser se développer un dumping social franco-français. Il propose que toute entreprise embauchant en CDI « un habitant issu des quartiers définis comme prioritaires par le ministère de la Ville » bénéficie d’une prime de 15.000 euros. La prime s’élèverait à 5.000 euros, dont le versement s’étalerait sur deux années, pour tout contrat en CDD. Quid d’un Français pauvre ne venant pas d’un « quartier » mais de la ruralité, grande absente de ce « projet » ? Il sera discriminé.

    Non pas « positivement », mais négativement ! Une mesure antirépublicaine, qui contrevient au principe d’égalité du peuple français, au nom de l’égalitarisme forcené. Un comble. Quant à la discrimination territoriale, elle est une façon polie et hypocrite de distinguer les citoyens en fonction de leurs origines ethno-culturelles.

    – Autre proposition mi-droite mi-gauche : la réforme de l’ISF. Plutôt que de le garder tel quel ou de le supprimer, Emmanuel Macron imagine une troisième voie qui témoigne de sa mauvaise appréhension des enjeux de l’économie réelle. Il compte transformer l’ISF en une super-taxe foncière. Une fausse bonne idée pour qui connaît un peu la situation du pays. En distinguant donc deux types de patrimoine, le capital productif et l’immobilier, qu’il feint de considérer comme étant improductif, l’ancien conseiller de François Hollande paralyserait durement le secteur du bâtiment et tous les autres acteurs qui lui sont liés. L’immobilier neuf deviendrait beaucoup moins attractif pour les investisseurs. Quant aux propriétaires, ils hésiteraient à mettre les biens aux normes énergétiques… De fait, des entreprises verraient leurs carnets de commandes diminuer.

    – Dernier point : la culture et l’histoire. Méconnaissant la nature des relations que les civilisations entretiennent depuis que l’homme est l’homme, Emmanuel Macron veut criminaliser l’Histoire de France dont il méconnaît la culture et l’art. Disons-le tout net : cela le disqualifie purement et simplement.

    http://www.bvoltaire.fr/vrai-programme-demmanuel-macron/

  • Pourrir, divertir, ahurir : de l’art de truquer une élection présidentielle, par Le Gallou

    La campagne présidentielle est prise en étau : doublement prisonnière du Léviathan judiciaire et du Léviathan médiatique. Pour le système dominant, il n’y a pas d’alternance possible : ni au mondialisme, ni au libre échangisme, ni à l’immigrationnisme, ni à la rupture avec les traditions et la déconstruction.

    Dans ces conditions, les élections ne sont qu’un simulacre : un simulacre que les oligarchies financières, médiatiques et judiciaires ont choisi de scénariser et de feuillotonniser. En évacuant autant que faire se peut tout débat de fond. Avec une méthode simple : Pourrir, divertir, ahurir.

    Pourrir :

    Les médias mettent systématiquement en « Une » des affaires à deux balles, à condition qu’elles concernent François Fillon ou Marine Le Pen (pour Macron, des questions à plusieurs millions ou plusieurs… milliards d’euros n’intéressent personne). L’objectif est double : salir et pousser ainsi les électeurs à s’abstenir ou à recourir à des « votes refuges ». Cela tombe bien : les « petits » candidats – Lassalle, Dupont-Aignan, Asselineau ou Arnaud – chassent sur les terres de la France périphérique, la terra incognita du vote Macron.

    Divertir :

    Pour Macron, pas question de parler d’affaires (déclarations contradictoires sur son patrimoine, ISF, vente de SFR à Drahi, livraison d’Alstom aux intérêts US) mais on « peopolise ».

    Mimi Marchand, spécialiste des people, a rencontré le couple Macron lors d’un dîner organisé par Niel (groupe Le Monde) et sa compagne Delphine Arnault (LVMH, Les EchosLe Parisien). Et elle a pris en charge leur « story telling » : le jeune premier et sa « cougar » font la « Une »  des magazines. Maillot Hawaï, polo et boxer short sur Paris Match. En attendant Gala et les conseils minceur de Brigitte Macron. C’est beau, c’est émouvant et… cela évite de parler de choses sérieuses.

    Ahurir et faire frémir :

    Comme trois précautions valent mieux qu’une, les médias complètent le dispositif en promettant le chaos économique et social si Marine Le Pen était élue et appellent sans attendre à se rassembler autour du banquier Macron pour « faire barrage ».

    Le rejet du Système est tel et la méfiance envers les médias si grande que le succès de leur enfant chéri n’est malgré tout pas assuré. Reste tout de même une question : que pourraient faire de différent Marine Le Pen ou François Fillon sans remettre en cause le pouvoir judiciaire et le pouvoir médiatique qui sont sortis de leur lit ?

    Comment rétablir la séparation des pouvoirs ? Montesquieu, reviens !

    Comment rétablir la liberté d’expression et retrouver le pluralisme dans les médias ?

    On aimerait en entendre davantage, faute de quoi le vote présidentiel risquerait de ne pas changer grand-chose…

    Jean-Yves Le Gallou, président de la Fondation Polémia

    Texte repris de Polémia

    https://fr.novopress.info/

  • Terrorisme / Au tour de la Russie - Journal du mardi 4 avril 2017