France et politique française - Page 3110
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RT-FRANCE - Aulnay sous Bois - La banlieue de Paris ravagée par les émeutes de la nuit
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Le protectionnisme, grand absent des élections présidentielles
L'Europe est devenu un des derniers espaces politiques qui se refuse à briser te tabou sur le protectionnisme, et ce malgré ses effets catastrophiques sur le tissu économique du Vieux Continent. Alors même qu'aux États-Unis, centre historique du libre-échange globalisé, le nouveau président s'apprête à engager une politique rigoureusement protectionniste, le valet européen continue à s'accrocher au dogme libre-échangiste.
Le candidat du Parti Socialiste, Benoît Hamon, et celui des Républicains, François Fillon, sont enfermés dans les vieilles solutions de leur parti politique respectif. En effet, aucun des deux n'a osé s'attaquer à la cause première de la crise économique mondiale et européenne : le libre-échange. Chacun des deux proposent les vieilles méthodes - de gauche et de droite - palliatives aux conséquences du libre-échange.
Avec son revenu universel, Benoît Hamon veut, comme la gauche de gouvernement l'a toujours fait, compenser (en l'accompagnant) la destruction de l'emploi, c'est-à-dire aller chercher dans les poches de ceux qui ont encore la chance de travailler, l'argent qui fera taire une partie du prolétariat sans emploi et de tous ceux qui subissent de plein fouet la désindustrialisation. François Fillon, quant à lui, en bon droitard libéral, propose une restructuration, à savoir des coupes budgétaires, en supprimant massivement des emplois dans l'administration, une augmentation de la TVA qui avalisera les plus pauvres et des augmentations d'impôts dont pâtira une fois de plus la classe moyenne de plus en plus paupérisée.
Il ne sera pas venu à l'esprit de ces deux produits poussiéreux de la droite et de la gauche obsolètes, de s'attaquer à la cause première du désastre socio-économique aucun des deux n'a prononcé lé mot banni du langage politique français : protectionnisme. Car s'attaquer au libre-échange, c'est déclarer la guerre aux lobbies et aux puissances financières auxquels le Parti Socialiste et les Républicains sont inféodés.
Quelles sont ces forces et comment ont-elles historiquement imposé au monde un système qui n'a profité qu'à une ultra-minorité et dont le reste de l'Humanité souffre terriblement ?
Les instruments de l’oligarchie : les institutions internationales
Les accords de Bretton Woods de 1944 qui devaient répondre à la crise de 1929 (qui a résulté de la spéculation financière), ont donné naissance à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international. Ce qui déboucha de ces accords était conforme à la volonté des États-Unis, à savoir faire du dollar l'instrument de référence internationale et imposer la libéralisation des mouvements de capitaux.
Les règles du commerce international furent traitées durant la conférence de la Havane la même année. Les Américains avaient refusé de signer l'accord visant à réglementer le commerce sur des bases nationales et protectionnistes, eux qui étaient partisans du libre-échange.
L'Organisation mondiale du commerce qui naît en 1995 se chargera de répondre aux désirs des États-Unis en favorisant le système de libre-échange généralisé.
En 1982, un rapport du Trésor américain mettait en lumière la domination qu'exercent les États-Unis sur la Banque mondiale :
« Les États-Unis ont largement participé à l'architecture et à la définition de la mission de la Banque mondiale selon les principes occidentaux de libre-marché... Nous sommes aussi responsables de l'apparition d'une organisation fonctionnant au scrutin proportionnel, supervisée par un conseil d'administration, gérée par un management de haut niveau dominé par des Américains et par du personnel administratif très qualifié. En tant que membre fondateur et principal actionnaire de la Banque mondiale, les États-Unis ont droit à l'unique siège permanent au conseil d'administration de la Banque. »(1)
Comme l'a fait remarquer le Trésor américain et le politologue Philippin qui a promu à l'échelle internationale l'idée - reprise en 2012 (puis abandonnée) par Arnaud Montebourg - de démondialisation (deglobalization), Walden Bello, la Banque mondiale a été un instrument important de la politique globale américaine, car elle a réussi, avec les banques de développement multilatéral, à remplir la tâche difficile d'exiger des emprunteurs de satisfaire des critères de performance standard, une tâche que les États-Unis et les autres prêteurs n'auraient pu imposer dans un cadre bilatéral(2).
Un exemple de l'efficacité de cet outil international à soumettre un pays réticent nous est donné par l'ancien sous-secrétaire au Trésor, Peter McPherson « Nous n'avons pas obtenu beaucoup de succès par nous-mêmes, en essayant de mettre en place une politique de réformes aux Philippines. C'est une question neutre, en quelque sorte. Mais la Banque mondiale,elle, a remarquablement réussi à négocier d'importants changements politiques, que nous soutenons vigoureusement »(3)
Le Fonds monétaire international est autant dominé par l'oligarchie "américaine" que la Banque mondiale, à quelques nuances près...
Walden Bello rapporte que « lors des opérations de renflouement financier du Mexique en 1994-1995 et des pays d'Asie du Sud-Est en 1997 le directeur exécutif du FM, Michel Camdessus, était largement considéré comme un pion du secrétaire au Trésor Robert Rubin (qui vient de la banque Goldman Sachs et qui est depuis 2007 président du CFR) et de son proche assistant Lorry Summers (qui lui succédera au poste de secrétaire au Trésor), poussant le New York Times à parler du Fonds comme d'un "proxy des États-Unis »(4) »(5) C'est certainement une pure coïncidence si ces deux secrétaires successifs au Trésor, Rubin et Summers, sont juifs.
La politique du FMI consiste à pousser les pays en développement à se spécialiser dans la production d'un autre bien exportable en abandonnant la production autoconsommée. En résulte une augmentation des exportations et du PIB mais une diminution de la richesse réelle et l'apparition de problèmes alimentaires.
Le remède qu'a administré le FMI aux pays d'Amérique du sud, d'Afrique et d'une partie de l'Asie, mais aussi à la Grèce, se résume ainsi :
Austérité budgétaire ;
Contraction du crédit,
Déréglementation;
Privatisation;
Libre-échange de marchandises et de capitaux.(6)
En outre, chaque fois que des pays en voie de développement se trouvaient en déficit budgétaire - à cause de cette politique - intervenait le FMI en faisant entrer des capitaux étrangers pour combler le déficit rôle que la banque centrale de chaque pays peut remplir mais qu'interdit le FMI. Ce qui entraîne une réévaluation de la monnaie à la hausse, augmentant ainsi le déficit commercial ; ce qui pouvait faire fuir les capitaux étrangers(7).
En somme, le rôle du FMI consiste à mettre à genou les pays ciblés et à les réduire en esclavage pour le compte des banques judéo-protestantes Goldman Sachs, Rothschild, JP Morgan...
C'est essentiellement l'Organisation mondiale du commerce, créée en 1995, et qui a succédé au GATT (accord général sur les tarifs douaniers et le commerce) datant de 1948, qui a eu pour rôle principal de promouvoir le libre-échange généralisé.
Cette institution est, à l'instar de la Banque Mondiale et du FMI, pilotée par les Américains et leurs vassaux occidentaux et asiatiques, ainsi que l'a bien explicité C. Fred Bergsten, directeur du Peterson Institute of International Economies, lors des auditions du Sénat sur la ratification des accords GATT-OMC en 1994 « l’OMC ne fonctionne pas par votes. Elle fonctionne par un système de consensus qui, à la vérité, est géré par quatre acteurs - les "Quads" : les États-Unis le Japon, l’Union européenne et le Canada… »(8)
Le bilan de la politique de l'OMC dans les pays en développement comme pour les pays développés, est catastrophique(9) monopole des multinationales dans les domaines technologiques (Microsoft, Intel...) et biotechnologique (Novartis, Monsanto), par la privatisation et l'altération de la nature, comme les graines, les plantes ou encore la vie animale, destruction de F agriculture de petites exploitations par les superpuissances agricoles, résultat de l'ouverture des marchés.
Destruction du tissu industriel
Le 19 septembre 2000, le grand reporter du journal britannique Daily Telegraph, Ambrose Evans-Pritchard, rapporte dans un article(10) des éléments tirés d'un document déclassifié du gouvernement américain révélant que c'est la CIA qui a, dans les années cinquante et soixante, fondé et dirigé le mouvement fédéraliste européen.
Le grand reporter britannique explique que « l’Amérique travaillait avec acharnement à pousser la Grande-Bretagne à s'intégrer à un État européen. Un mémorandum daté du 26 juillet 1950, donne des instructions pour une campagne visant à promouvoir un véritable parlement européen. Il est signé du Général William J Donovan, chef du bureau américain des services stratégiques en temps de guerre (OSS), l’ancêtre de la CIA. Le principal levier de Washington sur l'ordre du jour européen était le Comité Américain pour une Europe Unie (ACUE : American Committee on United Europe) créé en 1948. Donovan, qui se présentait alors comme un avocat en droit privé, en était le président.
Le vice-président, Allen Dulles, était le directeur de la CIA pendant les années 1950. Le comité comptait parmi ses membres Walter Bedell Smith, le premier directeur de la CIA, ainsi que d'anciennes personnalités et des responsables de l’OSS qui travaillaient par intermittence pour la CIA. Les documents montrent que l’ACUE a financé le Mouvement européen, l'organisation fédéraliste la plus importante d'après-guerre. En 1958, par exemple, l’ACUE a assuré 53,5 % du financement du mouvement », et il poursuit avec des informations tout particulièrement intéressantes à propos du financement d'hommes politiques européens plus ou moins connus et présentés au grand public comme les architectes de l'Union européenne : « l’European Touth Campaign, une branche du Mouvement européen, était entièrement financée et contrôlée par Washington. Son directeur belge, le Baron Boel, recevait des versements mensuels sur un compte spécial. Lorsqu'il était à la tête du Mouvement européen, Joseph Retinger, d'origine polonaise, avait essayé de mettre un frein à une telle mainmise et de lever des fonds en Europe ; il fut rapidement réprimandé.
Les dirigeants du Mouvement européen Retinger, le visionnaire Robert Schuman et l'ancien Premier ministre belge, Paul-Henri Spaak - étaient tous traités comme des employés par leurs parrains américains. Le rôle des États-Unis fut tenu secret. L'argent de l’ACUE provenait des fondations Ford et Rockefeller, ainsi que de milieux d'affaires ayant des liens étroits avec le gouvernement américain. »
Les Américains n'ont pas seulement fondé et financé ce qui deviendra l'Union européenne mais sont aussi à l'origine de la création de l'Euro ainsi Ambrose Evans-Pritchard rapporte qu'une note émanant de la Direction Europe, datée du 11 juin 1965, conseille au vice-président de la Communauté Economique Européenne, Robert Marjolin, de poursuivre de façon subreptice l'objectif d'une union monétaire. Elle recommande d'empêcher tout débat jusqu'au moment où « l'adoption de telles propositions serait devenue pratiquement inévitable. »
La finalité de ce projet de construction européenne est de neutraliser politiquement et économiquement le Vieux Continent, d'empêcher toute politique indépendante, tant sur le plan intérieur qu'extérieur, et ainsi placer l'Europe sous la tutelle américaine.
L'euro, qui a été créé, comme l'Union européenne, à l'initiative des Américains, a produit, sur l'économie française, les effets les plus néfastes, à savoir la destruction de l'industrie et la paralysie économique du pays(11) et du reste de l'Europe - à l'exception de l'Allemagne qui a bénéficié de cette monnaie à la taille de son économie et qui lui a permis, dans le cadre do marché libre, d'augmenter ses exportations(12) au détriment des industries françaises, italiennes et espagnoles.
La France dans la globalisation économique
À la suite de la crise financière, fin octobre 2008, l’État français a "investi" de pseudo fonds propres - en réalité il s'agissait d'un prêt sur cinq ans. Un prêt à hauteur de 10,5 milliards d'euros accordé à six banques (BNP Paribas, Crédit Agricole, Banque populaire, Crédit Mutuel, Société Générale, Caisse d'épargne), qui ne donnait par conséquent à l’État français aucun pouvoir décisionnel(13).
Le résultat est le suivant les banques ne se sont pas senties contraintes de prêter massivement afin de relancer l'économie, ce que l’État attendait d'elles. Cela est l'un des effets de la globalisation économique, de la prééminence des banquiers et de leur ascendant sur les États, au point que le contribuable s'est retrouvé garant des banques lorsque celles-ci jouent, avec l'argent même du contribuable, dans le casino virtuel de la finance.
Tant que les candidats à l'élection présidentielle ne prendront pas les mesures qui s'imposent - la sortie de l'euro, l'abolition de la loi Pompidou-Giscard Rothschild de janvier 1973, le contrôle des flux de marchandises et de capitaux, la nationalisation des banques ils ne font rien d'autre que du théâtre. Or, aucun candidat, de Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen, en passant par Macron-Rothschild, Benoît Hamon et François Fillon, n'a osé proposer un plan économique à la hauteur des défis présents et futurs.
Jean Terrien Rivarol du 2 février 2017
1) US Treasury Department, Assessment of US participation in the Multilatéral Development Banks in the 1980s, Washington, DC, US Treasury Department, 1982, ch. 3,p. 1.
2) Congressional Research Service, The United States and the Multilatéral Development Banks, Washington, DC, US Government Printing Office J974, p. 5. Cité par Walden Bello, La démondialisation, 2002, éd. Le Serpent à Plume, 2011, pp. 150-151.
3) Cité dans Walden Bello, the role of the World Bank in US Foreign Policy, Covert Action Information Quartety, N°5, automne 1990, p.22.
4) Cité dans « 20 Questions on the IMF », dans Multinational Monitor, avril 2000, p. 23.
5) Walden Bello, La Démondialisation, pp. 154-155.
6) James K. Galbraith, op. cit.
7) Jacques Sapir, La Démondialisation, éd.Le Seuil, 2011.
8) Déposition devant le Comité sénatorial sur le commerce, la science et la technologie, Washington, DC, 13 octobre 1994.
9) Walden Bello, 0p.cit., pp. 173-181.
10) The Telegraph, Euro-federalists financed by US spy chiefs, 19/09/2000, traduit en français par l'Union Populaire Républicaine le 18 novembre 2011.
11) Voir le graphique de la balance commerciale française <http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceStatPays?codeTheme=7&codeStat=NE.RSB.GNFS.CD&codePays=FRA&codeTheme2=7&codeStat2=x&langue=fr>.
12) Voir le graphique de la balance commerciale allemande <http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceStatPays?codeTheme=7&codeStat=NE.RSB. GNFS.CD&codePays=DEU&codeTheme2=7&codeStat2=x&langue=fr>.
13) Frédéric Lordon, La crise de trop, Fayard, 2009, pp. 127-128.
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Aline Bertrand : Les difficultés pour les jeunes créateurs d'entreprise.
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Les « Bobards d’Or » font le plein !
Source Paris Vox cliquez ici
La 8ème soirée des Bobards d’Or se déroulait hier au Théâtre du Gymnase Marie Bell. Nous vous avions annoncé la soirée ici : cliquez ici. La salle était comble pour célébrer les plus fameux des bobards des médias de propagande. Marion Maréchal Le Pen était notamment présente dans le public.
La soirée sous le patronage de Polémia ne se limitait pas à la présentation des 6 bobards. Le Décodex du Monde cliquez là était sur l’ensemble des lèvres. Chaque Bobard était « défendu » par un journaliste afin de justifier que celui-ci était bien le Bobard d’Or en puissance.
Les six journalistes présents sur le plateau représentaient un panel des médias de réinfomation : Martial Bild (TV Libertés), Charlotte d’Ornellas et Gabrielle Cluzel (Boulevard Voltaire), Yann Valérie (Breizh Info), Caroline Parmentier (Présent ) ou encore le Salon Beige.
Pour chaque Bobard un travail documenté de vidéos et d’articles présentait clairement les preuves du mensonge. Des dessinateurs de presses illustraient la soirée en direct, suscitant bien souvent les rires du public.
Plusieurs intermèdes ont eu lieu entre chaque Bobard, le premier concernait les humoristes sur les antennes radios ou télés, un autre était consacré aux meilleurs Tweet, et Benjamin Dormann a également fait une présentation peu élogieuse de la presse mainstream. Il a notamment dénoncé pendant sa prise de parole la presse qui vit sous perfusion publiques. Selon son décompte, il est versé chaque année 9000 € par carte de presse en subventions. Un état des lieux des actionnaires des médias a également été présenté.
L’élection du Bobard d’Or était serrée entre le bobard poids lourds et le bobard tintin grand reporter. Il a fallu procéder à un deuxième vote pour les départager.
Ce sont Hugo Clément et Yann Barthès, qui officiaient sur Canal + et avaient fait une visite assez militante de Molenbeek, qui ont finalement raflé la mise, charge a Martial Bild de leurs remettre le prix ou du moins d’essayer ! cliquez ici
La soirée était alors conclue par un discours de Jean-Yves le Gallou incitant les médias de Réinformation à créer et produire du contenu qualitatif.
Rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle cérémonie des Bobards d’Or.
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Discours de Marion Maréchal-Le Pen aux Assises de Marine Le Pen 2017
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Retour sur le cas Fillon, un homme politique qui aime vraiment beaucoup l'argent, surtout l'argent de l'Etat
Par Antiqquus
Un commentaire [reçu le 3.02] qui nous paraît mettre à jour l'essentiel dans cette affaire plutôt médiocre, devenue, dans le contexte électoral, quasiment une affaire d'Etat. LFAR
Le problème n'est pas judiciaire ! Fillon ne nie nullement avoir fait verser par le Sénat 84 000 € à ses fils étudiants en droit. Il ne nie pas avoir fait verser un salaire de 9 300 € à sa femme. Il ne conteste pas avoir fait salarier royalement son épouse pour un travail symbolique pendant plusieurs années par Ladreit de Lacharrière qui l'a reconnu. Ce qu'il dit, c'est que tout était légal.
Peu importe ! Le problème est que cet homme politique qui annonce qu'il taxera encore plus les classes moyennes afin de redresser les finances de la France aime vraiment beaucoup l'argent, même et surtout l'argent de l'Etat. Et de plus il est vraiment naïf ! Clemenceau disait déjà à la fin du XIX° siècle : « Si vous voulez voler l'Etat impunément, il vous faut d'abord vous assurer de preuves sur les prévarications de vos ennemis. Ainsi, vous serez invulnérables ». Et il s'y connaissait en matière de magouilles !. Fillon se figurait sans doute que ses ennemis l'épargneraient en raison de leur privilégiature commune. C'est lamentable. Et voilà l'homme « honnête et distingué » auquel la bourgeoisie catholique était toute prête à donner ses suffrages.
Elle en sera réduite à se rabattre sur Macron ; bien sûr, il est moins présentable, mais il contribuera à préserver, pense t-elle, le statu quo.
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Le temps des chefs ou le temps des loups ?
A l'occasion de la sortie de son livre Les Loups sont de retour, du chaos vont émerger de nouvelles élites, aux Editions Terra Mare, Le Salon Beige a interrogé Thomas Flichy de La Neuville :
Pourquoi un livre sur le retour des loups?Ce petit essai est tiré d’un cours sur les caractères de l’officier. L’étude des temps de transition entre la paix et la guerre montre en effet qu’un bouleversement de la hiérarchie se produit très souvent à ce moment précis. En août 1914 par exemple, des milliers d’officiers - qui ont été promus conformément aux règles du temps de paix - éprouvent des difficultés à commander. A l’inverse, des chefs nés émergent soudainement du néant. Il ne s’agit pas d’une inversion totale naturellement mais il ne fait aucun doute qu’au premier choc du feu, la hiérarchie interne à chaque groupe humain a été modifiée. Des dominants ont émergé.
Existe-t-il d’autres exemples de telles périodes de transition ?
Les exemples sont très nombreux. Celui de la révolution de 1789 par exemple. L’irruption des bêtes parmi les hommes a été admirablement peinte par Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord qui écrit dans ses mémoires : « Oublierai-je Maximilien Robespierre, chat-tigre, hyène parfumée, qui, la Convention venue n’aurait voulu boire le sang qu’il répandait que dans une coupe d’or (…) quelle différence entre le Robespierre de 1789 et celui de 1793 ? Il faut l’avoir vu pour s’en faire une idée. A la première de ces époques c’était un homme de bien, mais exalté ; à la seconde, ce fut un monstre ». En quatre ans, les manières presque courtoises de Maximilien de Robespierre se sont effacées pour laisser apparaître un carnassier.
La révolution des caractères se présente-t-elle comme un processus brutal?
Elle est progressive au contraire. Comme toute crise, la révolution agit à la manière d’un tamis sur les caractères : reléguant rapidement les personnalités sanguines des courtisans d’Ancien Régime, ou les personnalités apathiques comme celle de Louis XVI, le chaos propulse les colériques qui, comme Danton, manifestent une soif continuelle de changement. Ces colériques représentent le principe actif de la révolution. Face à eux, un sentimental comme Robespierre, paralysé par l’indécision, n’a aucune chance. Mais après la tourmente, ce sont finalement les personnalités passionnées qui se hissent au pouvoir. La recomposition humaine issue de la violence, a par conséquent favorisé les dominants. Emotifs, ils sont à même de sentir la foules et de l’électriser. Actifs, ils multiplient les initiatives afin de lutter contre la tentation physiologique du repli sur soi. Secondaires, ils s’abstiennent de décisions ne visant qu’un résultat immédiat. Ces dominants prennent rapidement la tête de petits groupes humains, sur le modèle des loups, organisés en meutes rivales. Si l’on examine la hiérarchie interne à chaque meute, il en ressort que le nouvel ordre a bouleversé celui qui régnait en temps de paix.
Nous situons nous dans un tel temps de transition ?
Il est difficile de le dire. En tous cas, nous nous situons dans une période d’accélération majeure et sans doute à un tournant. Il s’avère par conséquent précieux d’identifier les élites mortes qui seront paralysées par les troubles, les déstabilisateurs qui souhaiteront prospérer sur le désordre, et surtout les personnalités qui seront aptes à gouverner demain. Les élections ne sont elles pas un affrontement de personnalités davantage que d’idées ? Quant aux loups, ils sont aujourd’hui de retour mais peu ont vu poindre leurs oreilles. Nous sentirons leurs mâchoires demain.
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Il faut fermer les pseudo-centres de déradicalisation !

En ouvrant à Pontourny (Indre et Loire), le premier centre de prévention, d’insertion et de citoyenneté (CPIC) de France, appelé couramment centre de « déradicalisation », le gouvernement socialiste, et son représentant local le préfet Louis Le Franc, pensaient naïvement mettre fin aux nombreuses polémiques sur l’incapacité du pouvoir en place à combattre la menace terroriste.
La méthode utilisée dans ce centre, qui vise notamment à promouvoir « des valeurs de citoyenneté, de respect d’autrui, de la règle de droit et des valeurs de la République et de la démocratie », n’aura évidemment pas résisté longtemps au réel, puisqu’un des pensionnaires, Mustapha S., vient d’être interpellé dans le cadre d’une opération antiterroriste. Bien connu des services spécialisés car proche d’un des kamikazes du Bataclan, et auteur de deux tentatives de départ en Syrie, Mustapha n’a visiblement adhéré qu’en surface aux « valeurs de la République ».
Financé par nos impôts, et imposé aux riverains, qui ont pourtant clairement manifesté leur désaccord, le centre de Pontourny est une escroquerie intellectuelle et financière qui n’arrêtera en rien le terrorisme islamiste en France. Réclamez dès aujourd’hui sa fermeture définitive !
Une action initiée par Les Identitaires
NOS ARMES : LE TÉLÉPHONE, LE FAX, LE COURRIER ÉLECTRONIQUE, TWITTER !
(Et toujours avec fermeté mais courtoisie)
Utilisez le hashtag : #DeradicalisationEscroquerie** Muriel Domenach, secrétaire générale du CIPDR
Compte Twitter : https://twitter.com/murieldomenach** Pierre Pibarot, directeur général du groupement d’intérêt public « réinsertion et citoyenneté »
Compte Twitter : https://twitter.com/PierrePibarot** Préfecture d’Indre-et-Loire
E-mails :
prefecture@indre-et-loire.gouv.fr
pref-communication@indre-et-loire.gouv.fr
Téléphone : 02 47 64 37 37
Compte Twitter : https://twitter.com/Prefet37** Le centre de déradicalisation à Beaumont-en-Véron
Téléphone : 02 47 58 47 08
Fax : 02 47 58 96 45** Secrétariat général du Comité interministériel de Prévention de la Délinquance et de la Radicalisation
Compte Twitter : https://twitter.com/SG_CIPDRLien permanent Catégories : actualité, France et politique française, immigration, islamisme, lobby 0 commentaire -
L’exploitation présidentielle d’Aulnay-sous-Bois me scandalise !
Comment un président de la République a-t-il pu aussi rapidement offrir son appui alors que l’enquête est encore en cours ?
Il m’arrive rarement de me mettre en colère, mais l’affaire d’Aulnay-sous-Bois aujourd’hui me scandalise.
Quatre policiers sont mis en examen dans cette affaire : trois le sont pour violences volontaires en réunion, tandis que le dernier est accusé d’avoir introduit sa matraque télescopique dans le rectum du jeune Théo. Les grands médias se sont, dès le départ, faits les avocats de l’Aulnaysien. Nous savons tout (le positif) sur lui et sur sa version des faits. Pour la relation du policier, il a fallu attendre un reportage de BFM. Que nous précise, dans celui-ci, le gardien de la paix mis en cause ?
Avec trois collègues il patrouillait dans la Cité des 3.000, connue pour être un haut lieu du trafic de stupéfiants. Son unité, la brigade spécialisée de terrain (BST), avait pour mission de quadriller les zones où pullule le trafic de drogue. Jeudi soir, ils interpellent un groupe de dix individus, le ton monte, les « jeunes » défient les forces de l’ordre. Théo, selon le récit du fonctionnaire de police, attrape un agent par le col et l’insulte, il lui donne un coup de poing au visage. Les fonctionnaires décident de l’interpeller, il se débat « très violemment ». Une rixe s’ensuit, le policier utilise alors sa matraque pour « frapper Théo aux jambes », « pour l’empêcher » dit-il, « de donner des coups de pied ». Les policiers réaffirmeront, lors de leurs auditions, n’avoir jamais eu l’intention de commettre un viol.
Depuis cette arrestation intempestive, les manifestations se succèdent non seulement à Aulnay, mais dans tout le 93, et souvent, à la nuit tombée, elles dégénèrent avec voitures brûlées et caillassages, cela malgré de nombreux appels au calme, dont celui de Théo.
Cette affaire est complexe mais je voudrais préciser trois points :
– Une arrestation, quand l’interpellé a la volonté de s’y soustraire, est un exercice compliqué et difficile. Il faut qu’elle soit rapide pour que l’action ne s’amplifie pas avec l’arrivée de nouveaux protagonistes, mais il faut aussi qu’elle soit ferme et dissuasive pour que l’individu appréhendé ne pense pas qu’il peut s’y dérober, tout cela en évitant des violences gratuites.
– Or, ce jeune policier de 27 ans a été envoyé, dès sa sortie d’école, dans ce secteur sensible et difficile. Sans expérience véritable du terrain, il prend conscience d’une criminalité qu’il imaginait mal. Dans ces zones de non-droit, les patrouilles se font la peur au ventre et cela ne favorise pas les prises de décision sereines.
– Ce mardi, le chef de l’État s’est rendu au chevet de Théo. Il n’a pas fait que serrer la paluche de l’adolescent, il lui a apporté un message de soutien explicite :
« Il [Théo] a réagi avec dignité et responsabilité. La justice est saisie et va aller jusqu’au bout. J’ai une pensée pour Théo qui a un comportement exemplaire. »
Comment un président de la République a-t-il pu aussi rapidement offrir son appui alors que l’enquête est encore en cours ? Comment peut-il parler de comportement exemplaire si Théo s’est rebellé lors du contrôle ?
Pour Hollande, quatre policiers enfermés dans leur véhicule, brûlés par un cocktail Molotov, c’est moins dramatique qu’un jeune de banlieue d’origine congolaise à qui a été attribuée une ITT de 60 jours. Je suis pour que ces policiers soient punis s’ils le méritent, mais que le Président se déplace exclusivement au chevet d’un individu dont la conduite est encore mal définie alors qu’il a négligé de se rendre auprès de femmes violentées, d’enfants victimes de pédophiles, de vieillards tabassés ou de policiers blessés est intolérable. Encore une fois, on constate que les socialistes sont d’abord du côté des autres avant d’être du côté des nôtres.
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Macron, Fillon, Hamon, à bas les voleurs !

