France et politique française - Page 3835
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POITOU-INFO - Rencontres-Charles-Martel 2015 : Richard Roudier
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Un ancien ministre de Hollande renvoyé en correctionnelle
Jérôme Cahuzac va être renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris. Le parquet national financier avait requis le renvoi en correctionnelle de l'ex-ministre du Budget pour l'affaire de son compte caché.
Pourfendeur de l'évasion fiscale quand il était au gouvernement (de mai 2012 à mars 2013), Jérôme Cahuzac sera jugé notamment pour fraude fiscale, tout comme son épouse Patricia.
En avril 2013, Jérôme Cahuzac avait reconnu avoir placé quelque 685 000 euros sur un compte, ouvert en Suisse en 1992 puis déplacé à l'automne 2009 à Singapour.
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JT du Vendredi 19 Juin 2015
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Régionalisme,Une charte pour quoi faire ? (article paru dans L’Action Française 2000, 18 juin 2015)
À l’approche des élections, la Charte européenne des langues régionales revient sur le tapis.
Un des ressorts du régime des partis est la soumission des questions les plus sérieuses au calendrier électoral, aux instrumentalisations idéologiques, quand ce n’est pas, plus trivialement, à la sauvegarde des féodalités démocratiquement "légitimées" : ainsi du régionalisme. Dès 1988, le Conseil de l’Europe a mis sur le tapis la question des langues régionales. En 1992 a été adoptée la "Charte européenne des langues régionales ou minoritaires", signée par la France le 7 mai 1999. À ce jour, elle n’est pas ratifiée. Quelques psychodrames ont émaillé les discussions, mettant aux prises ceux qui y voyaient le début de la fin pour l’unité de la France, et d’autres qui y voyaient la perspective d’un épanouissement régional idyllique. Chacun des deux camps avait ses idéologues extrémistes : d’un côté, les super-jacobins, successeurs de l’abbé Grégoire, qui voulait éradiquer dès 1792 les langues régionales ; de l’autre, quelques "identitaires régionalistes" espérant déstabiliser la France...
La langue de la République
Le blocage de la ratification tient pour l’essentiel à ce fameux article 2 de la Constitution qui stipule que « la langue de la République est le français ». Certes, interrogeront les facétieux, est-elle pour autant la langue de la France ? À la veille de la Révolution, un quart des sujets du roi étaient des francophones de plein exercice, ce qui n’empêcha ni Malherbe, ni Racine, ni Voltaire… Ni l’édit de Villers-Cotterêts, car le français pouvait être la langue du royaume sans qu’il opprimât, dirait-on aujourd’hui, la société civile.
Le 28 janvier 2014, les députés ont autorisé la ratification. Jean-Jacques Urvoas, député PS, a proposé une loi constitutionnelle (nécessaire du fait de l’interprétation "jacobine" de l’article 2 de la Constitution) d’initiative parlementaire, dont l’adoption exigeait le vote des deux chambre suivi d’un référendum. François Hollande, par une lettre du 1er juin 2015, vient de couper court au débat en initiant un projet gouvernemental qui évite le référendum et n’exige "que" les trois cinquièmes des voix au Parlement réuni en congrès .
Et le contenu de cette charte ? Il ne fait que "pointer les diversités" culturelles et la valoriser. Au détriment de la nation ? On peut en discuter, mais, à coup sûr, elle ouvre une brèche dans la doxa jacobine.
Cette ratification figurait dans les promesses de campagne du président de la République, mais a-t-on jamais vu une promesse tenue simplement parce qu’elle avait avait été faite ? Les élections régionales sont à l’horizon, et quelques voix alsaciennes ou basse-bretonnes sont bonnes à glaner, même en décembre. De plus, c’est une pierre dans le jardin du Front national, qui, sur ce point précis, campe sur des positions archéo-républicaines. Avec un peu plus de nuances que Mélenchon, quand même. Certes, François Hollande joue un coup électoral, mais il serait curieux de voir des décentralisateurs affichés se couper des militants régionalistes en rejetant une ratification que, globalement, ils approuvent.
Michel Corcelles
http://www.actionfrancaise.net/craf/?Regionalisme-Une-charte-pour-quoi
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Génération Identitaire : LETTRE OUVERTE AUX DIRIGEANTS ET MILITANTS DE SENS COMMUN
Ce samedi 20 juin, Sens Commun, mouvement associé aux Républicains, organise à Lyon des États généraux « de la droite et du centre-droit » sur le thème « Culture & Identité ». A cette occasion, Génération Identitaire souhaite adresser une lettre ouverte aux dirigeants et militants de Sens Commun.
Nous nous félicitons tout d’abord que la question identitaire s’impose désormais comme une question centrale dans le débat public français, et que d’autres formations politiques aient le courage de s’interroger.
En effet l’identité ne saurait être une simple variable électorale, ou bien un élément de cosmétique populiste. L’identité est l’élément déterminant dont découle notre modèle de société et même notre vision du monde. Partout la question identitaire s’impose comme la clé des débats et bouleversements politiques intérieurs (immigration, islamisation, filiation, éducation, famille) mais également extérieurs (construction européenne, « migrants », néo-Califat de l’Etat Islamique, Ukraine, etc.).
L’identité comme fondement d’un sentiment d’appartenance et de communauté, d’une volonté de perpétuation mais aussi de projection vers l’avenir, doit à nos yeux redevenir la ligne directrice des politiques françaises et européennes de demain.
La question identitaire est aussi au cœur des orientations fondamentales, structurant des choix déterminants pour la pérennité même de notre civilisation telle qu’elle fut forgée à travers plusieurs millénaires, entre sagesse grecque, organisation romaine, et morale chrétienne. Christiane Taubira elle-même avait d’ailleurs parfaitement assumé cet aspect en parlant de « changement de civilisation » au sujet de l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe. Se lever contre ce « changement de civilisation » est sain et légitime, mais pourquoi donc ne pas témoigner de la même audace face à d’autres problématiques entraînant elles aussi un changement de civilisation inéluctable ? Nous pensons évidemment à l’immigration massive et ses conséquences multiples (économiques, sociales, culturelles, sécuritaires, sanitaires), parmi lesquelles en particulier l’islamisation et ses excroissances islamistes et djihadistes. Le changement de civilisation est certain si le changement de peuple en cours continue.
Si nous avons évidement défilé dans la rue pour défendre la filiation naturelle, considérant la famille comme le premier lieu de la définition de l’identité personnelle et collective, nous avons également fait le choix d’être des « veilleurs » et même des éveilleurs face à l’immigration et l’islamisation.
Sens Commun est issu de la « génération Manif Pour Tous », génération dont nous avons été nous aussi partie prenante et considérons être à notre façon l’une des incarnations politiques. Sans préjuger des discussions qui se tiendront, nous considérons ces États Généraux comme un signe encourageant vers la prise en compte et la compréhension de la fracture identitaire qui est en train de se jouer sous nos yeux. Pour autant, nous ne pouvons qu’être septiques quant au positionnement de Sens Commun sur l’échiquier électoral, dans l’anti-chambre des Républicains.
Nous avons manifesté ensemble face à la loi Taubira, partagé le même combat, les mêmes colères et les mêmes espoirs, parfois les mêmes cellules. C’est pourquoi nous ne nous permettrons pas de remettre en cause la sincérité de votre engagement. Permettez-nous néanmoins, de militants à militants, d’en interroger la cohérence. Vous ne défendrez pas l’identité derrière Nicolas Sarkozy, le président ami du Qatar et des islamistes de l’UOIF, le président qui a laissé entré un million d’immigrés en 5 ans, ou aux côtés de la bobo NKM !
Nous savons que les lignes peuvent bouger, et peut-être tirerez-vous demain les conséquences politiques de vos constats intellectuels sur les lourdes menaces pensant sur notre nation, notre peuple, et notre civilisation. Alors, sans doute, marcherons-nous à nouveau côte à côte !
https://www.generation-identitaire.com/lettre-ouverte-aux-dirigeants-et-militants-de-sens-commun/
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POITOU-INFO : "Génération Identitaire" est Charlie Martel
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Régionales : l'accord annoncé avec Les Républicains déchire l'UDI
L'accord doit être validé mardi prochain par le bureau politique des Républicains. Mais la direction de l'UDI dément avoir participé aux négociations.
Annoncé dans toute la presse ce jeudi, l'accord imminent entre l'UDI et Les Républicains pour faire liste commune à l'occasion des prochaines élections régionales sème la discorde au sein du parti centriste. En effet la rue de Vaugirard a consenti à laisser la tête d'une liste à Hervé Morin en Normandie, à Philippe Vigier dans le Centre-Val de Loire et à François Sauvadet en Bourgogne. S'il est élu, François Sauvadet s'engage à laisser sa place de président du conseil départemental de la Côte d'Or au Républicain François-Xavier Dugourd, élu de Dijon.
L'affaire semble pliée et l'accord devrait être entériné mardi prochain par le Bureau politique des Républicains. Problème: ces tractations ont été menées sans que le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde n'ait vraiment son mot à dire. Et la direction du parti centriste dément formellement ce jeudi que les conditions soient réunies pour un accord au niveau national. «Lagarde n'a joué aucun rôle dans ces négociations», confirme au Scan un parlementaire UDI.
Mardi dernier, à l'occasion du bureau exécutif de l'UDI, la motion que Jean-Christophe Lagarde a fait adopter était pourtant claire: «Le bureau exécutif mandate son président, Jean-Christophe Lagarde, pour mener les négociations avec ‘Les Républicains' afin d'atteindre ces objectif». «Cette union ne peut être possible que si elle est équilibrée, juste et équitable», proclame encore la motion. Un point qui n'a semble-t-il pas été atteint: «Les conditions pour un accord ne sont pas réunies pour le moment», affirme au Scan Jean-Christophe Lagarde. «Ces conditions portent sur deux aspects: trois têtes de listes à l'UDI dans les régions où nous sommes le mieux implantés et une proportion de militants UDI dans les listes qui corresponde à nos résultats locaux. Sur le premier point, il semble que nous allions dans le bon sens, mais je n'ai pas d'information sur le reste, il n'y a donc aucune forme d'accord national. Je ne demande pas plus que ce représente l'UDI mais je n'accepterai pas moins», tranche le chef de file de l'UDI, qui indique n'avoir eu aucun échange avec Nicolas Sarkozy depuis une semaine.
Lagarde exclu du dialogue avec Les Républicains
Le député de Seine-Saint-Denis a moyennement apprécié les commentaires dans la presse qui visent selon lui à saper son autorité, et qui seraient orchestrées par Hervé Morin et Les Républicains. «Si certains veulent discuter les équilibres locaux dans leur région, ça me va très bien. Mais ni Morin, et d'ailleurs ni Vigier ni Sauvadet, n'ont été mandatés pour négocier au nom du parti», relève Jean-Christophe Lagarde.
Agacé par l'ultimatum du président de l'UDI qui souhaitait conclure «dans les dix jours», Nicolas Sarkozy a préféré négocier directement avec les candidats UDI. «Avec Sauvadet et Vigier, nous avons un échange direct avec Nicolas Sarkozy depuis un moment. Jean-Christophe Lagarde n'a pas le monopole du dialogue», admet volontiers Hervé Morin, président du Nouveau centre, et candidat malheureux à la succession de Jean-Louis Borloo. Auprès du Scan, il se défend d'avoir voulu «doubler» la direction de l'UDI. «Si j'en crois ce que dit la presse, nous sommes effectivement sur le bon chemin pour conclure un accord. Les conditions sont réunies avec une répartition des têtes des listes grosso modo 1/3 pour le centre et 2/3 pour les Républicains, qui correspond à l'équilibre des forces politiques. Après si Jean-Christophe Lagarde veut dire qu'il n'y a aucun accord, c'est sa responsabilité», s'agace l'ancien ministre.
Quel a été le prix demandé par le patron des Républicains en échange des trois têtes de listes? Hervé Morin le dévoile volontiers: «Nicolas Sarkozy nous a demandé un engagement sur notre soutien à la participation du centre à la primaire. Je pense qu'il n'y a de toutes façon pas d'autre voie possible». De quoi accroître encore l'agacement du côté de la direction de l'UDI. «C'est leur position depuis six mois, la belle concession!, tacle Jean-Christophe Lagarde. Et ils ne peuvent pas avoir pris d'engagement sur la primaire puisque la décision d'y participer ou non doit être soumise au vote du congrès, début 2016!».«Si Hervé Morin passe des accords dans son coin, c'est qu'il n'est plus à l'UDI», tranche-t-il.
Demeure une interrogation de taille: le maintien de la candidature de Chantal Jouanno en Ile-de-France. «Le sujet reste en suspens. L'arrivée de Bartolone dans la campagne change évidemment la donne. Un accord global entre les Républicains et l'UDI pourrait avoir pour conséquence notre retrait mais pour le moment elle est maintenue, j'attends de voir», indique Jean-Christophe Lagarde. Une chose est sûre, au-delà de l'accord avec Les Républicains, il restera aux centristes à trouver un terrain d'entente en interne.
Marc de Boni
source : Le Figaro :: lien
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Christiane Taubira est favorable à l'esclavage
Le garde des Sceaux, Christiane Taubira, a estimé que les enfants nés à l'étranger de gestation pour autrui (GPA) avaient le droit à leur inscription à l'état civil. A quelques heures de l'examen du sujet par la Cour de Cassation, le ministre de la Justice encourage donc la marchandisation des corps et l'esclavage moderne, à l'étranger pour commencer.
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Abolition du peuple français
Au début de l' Histoire des Institutions politiques de l'ancienne France, ce chef-d'œuvre dont je crois avoir déjà recommandé (commandé...) la lecture, Fustel de Coulanges s'interroge sur la composition du peuple de cette jeune France qui vient de passer sous la domination barbare.Il entreprend de répondre en étudiant les noms des divers individus que citent les sources, il peut ainsi dire qui est gallo-romain, qui est germain, et en tire de pertinentes conclusions, avec les réserves nécessaires (des gallo-romains adoptaient un nom germain pour flatter le conquérant, ou tenter de s'y identifier, etc.).Si le grand historien vivait en l'an 2015 et appliquât à de modernes recherches la même méthode (onomastique...), son foyer serait perquisitionné et cochonné par un troupeau d'argousins, ses papiers saisis, lui-même jeté dans un cul de basse-fosse, en attentant que de scrupuleux magistrats le condamnent à une légère peine de prison (pour couvrir la préventive), une forte amende, et une obligation de soins, avatar du camp de rééducation.Il existe en effet des lois pour prohiber sévèrement de telles recherches, d'où la mésaventure qui vient d'arriver à M. le maire de Béziers.Cet édile avait eu la curiosité de s'informer sur l'identité des écoliers que nourrissent et éduquent (??? ) les contribuables de sa ville, il le fit en examinant les prénoms de ces bambins, en tira la conclusion que 65% d'entre eux sont musulmans.Aussitôt, M. le maire se vit couvert d'un tombereau d'injures par Président-soi-même, les commis de celui-ci et l'élite de nos philosophes, et visité par de zélés pandores, en attendant que les foudres de Thémis ne le transforment en un tas de cendres que dispersera le vent de la modernité et des valeurs républicaines.Nous ne savons que trop qu'il existe une multitude de lois scélérates pour interdire de parler, ne nous étonnons pas qu'il en existe aussi pour interdire de s'informer – car tyrannie et connaissance ne font pas ménage.Incidemment, ces lois ont le mérite de laisser des loisirs aux démographes, en leur interdisant les outils de leur profession, (mais l'excellent M. Etat continue de salarier ces chercheurs qui ne doivent pas trouver).Un peuple est une communauté d'êtres humains unis par leurs origines, leur histoire, leur langue,(entre autres éléments), la langue française, débarrassée de son vocabulaire et de sa grammaire, sombre, de l'école à l'Elysée, dans le jargon, le sabir et le galimatias, l' histoire est chassée de l'enseignement et de la mémoire collective, quant aux origines... eh bien, puisqu'il n'est plus licite de les connaître, ces (ses) origines , il n'y en a plus.Reste une masse d'individus indifférenciés et indifférenciables, une informe tourbe.Mais ces lois, elles ont été votées il y a des années par les élus du peuple, conservées, renforcées par de successifs élus portant diverses étiquettes (concurrentes), et je n'entends personne en réclamer la suppression, elles sont la volonté du peuple –ce peuple qui a choisi et voulu s'abolir lui-même.Ce phénomène d'auto-dissolution est une nouveauté dans l'histoire de l'humanité, nous le relevons, sans porter sur lui le moindre jugement de valeur. -
Qui y croit encore ?
Lors de la réunion publique qu’il a tenue hier soir à l’Isle-Adam, (Val-d’Oise), Nicolas Sarkozy a manié la métaphore pour condamner des flots d’immigration massive qui se déversent en France et l’incapacité du gouvernement et de l’Europe à la juguler. A l’image d’une « maison (où) il y a une canalisation qui explose (qui) se déverse dans la cuisine ». «Le réparateur arrive et dit, j’ai une solution : on va garder la moitié pour la cuisine, mettre un quart dans le salon, un quart dans la chambre des parents et si ça ne suffit pas il reste la chambre des enfants (…). Il n’y a plus d’argent, plus d’emplois, plus de logements, mais ils ont trouvé un truc. Ils ont considéré que la solution au problème d’immigration, c’était pas de réduire, c’était de répartir »…en l’espèce une répartition que propose pourtant son ami républicain Jean-Pierre Raffarin. A l’image de la politique menée par le mauvais plombier Sarkozy pendant les dix ans, ou, principalement comme ministre de l’Intérieur puis comme Président de la République, l’immigration de peuplement s’est poursuivie à haut débit dans notre pays. Flux migratoires favorisés par toute une série de pompes aspirantes qu’il propose aujourd’hui de supprimer…comme le fait la droite depuis trente ans en période électorale…
Pour autant, Nicolas Sarkozy a pris bien soin de préciser également hier soir, citant sans les nommer ses directeurs de conscience Bernard-Henry Lévy et Jacques Attali que le multiculturalisme restait un horizon indépassable, le principe de base de sa vision de l’avenir : «Les sociétés meurent de la consanguinité et n’ont rien à craindre du métissage ». Chassez le naturel…
Un métissage laïque et obligatoire qui est pourtant rejeté de manière de plus en plus nette par les peuples européens, comme en témoigne notamment, indicateur parmi d‘autres, le score historique réalisé cette semaine au Danemark lors de législatives par le parti populiste anti-immigration, le Parti du peuple danois (DF). Cette formation, présidée par Kristian Thulesen Dahl, est en effet arrivée deuxième avec 21,1% des voix. Un résultat qui, associé à celui du parti de droite Venstre, en troisième position avec 19,5% des suffrages, signe la défaite de l’actuel gouvernement social-démocrate dirigé par Helle Thorning-Schmidt.
Cette rupture entre le peuple d’un côté et les «élites» prescriptrices d’un prêt-à-penser politiquement correct rend ces dernières de plus en plus inaudibles. Les relais médiatiques de la caste ont beau crié au retour de la bête plus personne n’y croit et surtout les Français s’en moquent. Il n’ya guère que Le Monde, via le blogue Droites extrêmes, et quelques scribouillards d’extrême gauche pour s’émouvoir de la présence hier de Bruno Gollnisch dans un bar nationaliste à Paris, Le Crabe-tambour. Il répondait à l’invitation qui lui avait été faite le 1er mai, d’y boire un verre et d’échanger avec de jeunes militants. Bruno reste un homme libre qui ne se fait pas dicter ses déplacements par des petits inquisiteurs. Et comme l’a précisé un de nos amis à un journaliste de ce blogue: « Il va là où l’invite. Besancenot aurait un bar associatif qu’il irait aussi ! »
Le Lab d’europe 1, a également attaqué indirectement Bruno Gollnisch, à l’instar du site du très antifrontiste magazine Politis, au motif qu’il inspirerait la haine et la violence. Pour preuve vendredi 12 juin, à Paris deux journalistes de La Nouvelle Édition de Canal plus, « en train de tourner une séquence (…) sur le Pont au Change, dans le 4ème arrondissement de la capitale » ont été « menacés », par « un individu » « selon le témoignage de l’une des reporters».
Elle raconte :Il estimait que ‘Gollnisch avait raison’. (…) Il a menacé — après avoir fait un laïus sur le massacre des chrétiens d’Orient — de me ‘jeter dans la Seine’. Bruno Gollnisch avait raison ? On peut raisonnablement penser que l’agresseur faisait référence à la petite leçon de déontologie donnée par l’eurodéputé aux journalistes du Petit Journal, lors du rassemblement frontiste du 1er mai (…) L’agresseur en question n’est pas allé aussi loin que ceux du 1er mai, même si la journaliste citée par Politis explique qu’elle a dû se réfugier derrière [son] collègue et la personne [qu’ils étaient] en train d’interviewer, pour finir par fuir les lieux après quelques minutes pendant qu’ils le retenaient. L’homme est parti en lâchant :En 2017, on aura votre peau les journalistes de Canal + ! »
La vérité oblige à dire que les Français n’ont pas besoin des déclarations du FN pour manifester leur méfiance vis-à-vis du quatrième pouvoir et des doutes sérieux sur l’indépendance des journalistes. Selon le dernier baromètre annuel TNS-Sofres, portant sur « la confiance dans les médias », publié par La Croix en janvier, 58% jugent que ces derniers ne sont pas indépendants des partis politiques et du pouvoir, et 53% des pressions de l’argent.
Un autre sondage, réalisé en juin 2012 auprès d’un panel de journalistes par Harris Interactive, sur Twitter, pour le magazine Médias, indiquait que 74% des journalistes votaient à gauche. Au premier tour de la présidentielle, 39% des journalistes interrogés déclaraient avoir voté pour François Hollande , 19% pour Jean-Luc Mélenchon, 18% pour Nicolas Sarkozy…et 74% à avoir fait le choix du candidat socialiste au second tour. Seulement 3% des sondés disaient avoir voté pour Marine Le Pen...
Certes, il existe bien évidemment des journalistes, même de gauche, qui sont des professionnels honnêtes, sérieux, compétents qui en fonction de la latitude qui leur est offerte, la laisse est en effet souvent très courte, sont capables d’objectivité, dans leurs analyses ou leur manière de mener les débats. Bruno en connaît mais c’est certes une exception qui confirme la règle de l’antifrontisme viscéral, militant du microcosme médiatique.
Un travers dénoncé encore dernièrement par Marine qui a pointé le traitement honteux par le correspondant à Bruxelles de BFM TV, de l’annonce de la création du groupe Europe des nations et des libertés .
Ou encore par Florian Philippot, invité de l’émission Politiques sur LCP, qui, répondant aux questions de Sylvain Chazot, journaliste du Lab, a dénoncé ce blogue, hébergé par Europe 1, « un espèce de machin qui tire vers le bas la politique, qui salit, qui diffame, qui injurie en permanence », « un tract du gouvernement ». Le vice-président du FN a précisé aussi qu’il ne sentait aucunement responsable quand des journalistes de font agresser, comme ce fut le cas le 1er mai. Est-il besoin de le préciser, Bruno Gollnisch non plus.