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France et politique française - Page 4018

  • Bordeaux : 150.000 euros de fraude à la CAF par 4 “chances pour la France”

    Si pour le président de la République, qui inaugurait avant-hier la Cité nationale de l’immigration, celle-ci est « une chance pour la France », les inspecteurs locaux de la CAF (caisse d’allocations familiales) ont sûrement un avis bien différent.

    Trois Algériens et un Irakien étaient jugés avant-hier par le tribunal correctionnel de Bordeaux dans le cadre d’une vaste escroquerie qui porte sur près de 150 000 euros.

    Selon le journal Sud-Ouest, « deux bailleurs domiciliés à la même et fictive adresse à Talence percevaient des allocations logement au tiers payant pour… seize allocataires inexistants. Fouillant dans les dossiers constitués par ces deux bailleurs, les enquêteurs sont allés de surprise en surprise. Fausses cartes nationales d’identité y compris italiennes, alias, justificatifs (quittances, fiches de paie, factures) falsifiés… 70 dossiers d’Aide personnalisée au logement (APL) ont ainsi été montés rien qu’en Gironde ».

    Le procureur a requis quatre ans de prison ferme contre Azédine Sahir, Yazid Hini et Ihab Alkaddouri. Ils écoperont également d’un mandat d’arrêt et d’une interdiction définitive du territoire français, ainsi que l’obligation de rembourser les sommes indûment perçues. Le quatrième compère a 2 ans de prison dont un  avec sursis.

    Selon le vice-procureur, Jean-Louis Rey ces hommes « renforcent la méfiance à l’égard d’autrui, mordent la main qui les nourrit et donnent une mauvaise image de l’immigré ».

    http://fr.novopress.info/180006/bordeaux-150-000-euros-fraude-caf-4-chances-france/

  • Une Femen condamnée, enfin !

    Le tribunal correctionnel de Paris a condamné l’ex-Femen Éloïse Bouton à un mois de prison avec sursis pour « exhibition sexuelle ».

     

    Une bien maigre condamnation, mais une condamnation, enfin.

    Hier après-midi, le tribunal correctionnel de Paris a condamné l’ex-Femen Éloïse Bouton à un mois de prison avec sursis pour « exhibition sexuelle » et 2000 euros de dommages et intérêts au curé de la Madeleine.

    Elle avait fait irruption seins nus dans l’église de la Madeleine le 20 décembre 2013 avant de simuler un avortement près de l’autel en brandissant des morceaux de foie de veau sanguinolents pour figurer « le fœtus avorté de Jésus » et de proclamer que « Noël était annulé ».

    L’accusée a évidemment annoncé qu’elle interjetterait appel de ce jugement.

    Le mois de prison avec sursis sauve la face, les 2000 euros signifient en revanche que le tribunal a reconnu la recevabilité de la plainte du curé, ce qui était contesté par la défense.

    Cette église est propriété de la ville depuis la loi de 1905 et le monument est seulement « affecté » au curé. L’avocat d’Eloïse Bouton remettait donc en cause sa responsabilité des lieux.

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  • La crèche et les petits dieux du peuple par Claude BOURRINET

    Jean-Paul Brighelli, récemment (1), rappelait que l’institution des crèches, n’avait que peu de liens historiques et religieux avec le christianisme authentique. Le terme « institution » est employé ici pour évoquer le mortier des siècles, la lente et merveilleuse fabrication d’une coutume populaire, qui se sert des pierres laissées par les traditions ancestrales, de cette mémoire longue qui plonge parfois dans les temps proto-historiques, pour ériger des « monuments » (du latin monumentum, dérivé du verbe moneo « se remémorer »). Les crèches appartiennent à cet « art » de tous, œuvre artisanale dont on ne connaît pas l’auteur, car elle jaillit du génie communautaire, comme les contes, les légendes, les chansons de village et des danses dit « folkloriques », dont les volutes manifestent quelques chose des mythes éternels.

     

    Les crèches, dont la création est redevable de récits bibliques apocryphes, signifient, d’une façon bon enfant, la revanche du paganisme sur une religion allogène, judaïque, violemment hostile aux « idoles ». Le christianisme primitif a eu du mal à se défaire de ces a priori anthropologiques, au point que sa réappropriation de l’art « païen » n’est devenue évidente que dans le temps même de sa résistible victoire sur les antiques croyances. L’art dit « chrétien », qui doit beaucoup à l’art impérial du IIIe siècle (2), s’est affirmé quand la nouvelle religion du Christ a senti qu’il n’existait plus guère de danger provenant de l’ancienne religion, c’est-à-dire après le putsch de Constantin, dit « le Grand », au début du IVe siècle.

     

    Ce que l’on examine, de l’« art chrétien » du Moyen Âge, appartient à ce genre d’équivoques qui ne cessent d’agiter les spécialistes, l’équivalent des interrogations qui se posent lorsqu’on se demande s’il peut exister une philosophie chrétienne. De la même façon, on peut appréhender la foi galiléenne comme une acculturation du judaïsme, qui s’est fondu dans la Weltanschauung, la vision du monde hellénistique, avec, cependant, un noyaux monothéiste et iconoclaste persistant, qui se réactive par intermittence. D’autres apories peuvent aussi naître d’une analyse poussée des légendes issues de la « Matière de Bretagne ».

     

    La République – du moins celle qui s’est illustrée en France – a eu pour ambition de restituer l’État romain, sa vertu, son sens de l’État, bref, la res publica. Or cette « chose publique » peut se confondre aisément avec la laïcité telle qu’elle s’est traduite lors des lois de séparation de l’Église et l’État, en 1905. C’est évidemment, si l’on cherche des sources référentielles à cette brisure entre le sceptre et le goupillon, une illusion de trouver des justifications dans l’Histoire, car jamais, dans les temps anciens, même à l’époque de la querelle entre l’Empire romain-germanique et la papauté, on a conçu une société qui ne fût pas façonnée de ces deux pans indissociables que sont le temporel et le spirituel, ce qu’exprime très bien le terme de « religion », qui induit un rapport de dépendance entre le haut et le bas, entre le terrestre et le supra-humain. Même saint Augustin, dans La Cité de Dieu, ne sépare pas, de facto, la cité des hommes de la cité de Dieu, qui sont inextricablement mêlées, dans la vie civique, et dans les cœurs. Le point nodal, où s’incarne cette rencontre entre les deux ordres, est, bien sûr, la morale, ou, plus précisément, la charité.

     

    La décision de l’État de couper les deux réalités de l’être humain, entre, d’un côté, la chose publique, et, de l’autre, la chose privée, ne visait pas, au début du XXe siècle, à empêcher la seconde de s’exprimer librement. La République a, au demeurant, eu besoin de l’appui de l’Église durant la Guerre de 14-18, comme, plus tard, le bolchevique Staline a eu recours à l’Orthodoxie durant la Grande Guerre patriotique qu’a menée l’empire soviétique contre l’empire nazi. Les hommes n’aiment pas mourir pour des idées, il leur faut la chair et le sang de leur mémoire pour se sacrifier.

     

    L’agressivité dont font preuve, actuellement, les tenant d’une laïcité « pure » délivrée de tout signe religieux, lorsqu’ils revendiquent une sorte d’épuration civique, de nettoyage des rues, des édifices officiels, des corps et des écrans virtuels, et, bientôt, pourquoi pas, comme dans les meilleurs récits contre-utopiques, rectifiant passé et futur, ne manque pas d’être assez singulière, si l’on s’en tient à la longue chaîne des siècles.

     

    Il est certain que la volonté, récurrente, existe de niveler le catholicisme au rang de sensibilité religieuse comme une autre, niant de cette façon son rôle constituant de notre civilisation européenne et française. Penser, pour autant, que cette acrimonie éradicatrice relève d’un complot visant à substituer l’islam au christianisme pèche par excès. En effet, les « princes qui nous gouvernent », comme disait feu Michel Debré, n’usent des musulmans qu’en ce que ceux-ci servent d’instruments de démolition. Le multiculturalisme n’est pas, dans notre espace historique, l’expression d’une civilisation, mais une arme contre la civilisation. La présence de religions allogènes, dans la Rome antique, n’a été tolérée, voire encadrée, comme le judaïsme, qu’en tant qu’elles de constituaient pas un péril pour la sauvegarde  de l’« empire ». La notion de « tolérance », au sens que lui ont donné les Lumière, est, en ce qui concerne cette époque, tout à fait anachronique. Le passage du paganisme au christianisme n’a pas été un changement radical dans l’octroi plus ou moins grand de la « liberté d’opinion, ou d’expression » qui, là aussi, rapporté à l’ère contemporaine, risque de se révéler tout autant anachronique que la notion de tolérance. Car non seulement les débats philosophiques ne concernaient qu’une élite très réduite, mais on sait combien cyniques, stoïciens, épicuriens, ont pu être l’objet de désagréments de la part du pouvoir, et, surtout, quel a été la lente dérive structurelle, qui a formaté l’appréhension de l’univers, et, de syncrétismes en confusions, d’hénothéisme fondé sur un usage métaphorique des divinités, en synthèse entre aristotélisme, stoïcisme et platonisme, jusqu’au triomphe, dans les cercles cultivés de l’aristocratie, du néo-platonisme, et a préparé l’avènement de la théologie chrétienne et sa propension à caréner une orthodoxie pérenne (3).

     

    Aussi bien serait-on avisé de ne pas interpréter l’évolution de ce que d’aucuns nomment « le système » comme un mode opératoire unique, reposant sur une vision stratégique homogène, d’où seraient tirées les ficelles qui manipulent des marionnettes. Non qu’il n’existe pas des officines plus ou moins occultes, mais les visées semblent parfois contradictoires. Comment concilier, en effet, la volonté de balayer tout signe ostentatoire de la religiosité – dont le fameux voile intégral – , et de promouvoir, dans le même temps, l’islam, en finançant, par exemple, des mosquées ? S’appuyer sur des populations étrangères, par leurs cultes, leur religion, leurs symboles civilisationnels, voire leurs mœurs, pour diminuer l’importance de la mémoire de l’Europe, et, parallèlement, se hérisser frénétiquement dès qu’apparaît toute allusion à la religion, voilà ce qu’on appelle un paradoxe. En vérité, le tableau est pour le moins complexe.

     

    D’autant plus que le monde musulman s’inscrit dans le monde « traditionnel », conservateur (au sens propre : « qui conserve »). Toutefois, le processus libéral mondial le fait passer progressivement et sûrement, comme toute chose, dans une logique postmoderne; il se métamorphose, de réalité archaïque (de « archê », fondements originels) fortement ancrée, en expression d’une « opinion » comme une autre. Le vocable « religion » recouvre, sinon des acceptions différentes, du moins des degrés de pertes du sens inégaux. Car il s’en faut de beaucoup que toutes les sacralités se vaillent, tant synchroniquement que synchroniquement. Le christianisme de l’homme contemporain, si l’on prend la peine de sonder les cœurs et les intelligences, est sans commune mesure avec celui des temps anciens, et il est fort probable que le premier partagerait malaisément le sort du deuxième, qu’il appréhenderait à l’horreur pour les contraintes religieuses qu’éprouve tout hédoniste contemporain. De même, qu’y a-t-il de semblable entre la conception du sacré d’un paysan du Bengale, par exemple, et celle d’un évangéliste américain ?

     

    La question essentielle est, non de ravaler toute sacralité à une dénominateur commun, par exemple la foi (aussi peu discernable que l’amour), ou bien, plus identifiable, les rites ou les bâtiments confessionnels, mais de savoir quel type de religiosité sied parfaitement au « système » libéral. Or, la logique de la « main invisible », du marché, est de déminer, de dédramatiser, de folkloriser, de dysneylandiser les patrimoines, les traditions, les appartenances, les identités. On se satisferait d’une multitude de communautés, à condition qu’elles se parent des attributs d’une mode, certes, un peu spéciale (comme les « identités sexuelles »), mais compatibles avec cet arc-en-ciel qu’on arbore comme le drapeau de la diversité. Autrement dit, pour la gloire et l’intérêt du doux commerce, il est nécessaire que se multiplient les appartenances, si possible interchangeables, mais sans les inconvénients ataviques de ces engagements, l’exclusivité, l’intolérance, la guerre, les bûchers, ou bien la permanence, la discipline, la règle, la rigueur de la doctrine.

     

    La seule entité viable (si l’on ose dire) de l’ère postmoderne est une bulle vide, flexible, polycompatible, éthérée, irresponsable, vaguant à tous vents, surtout aux caprices du marché. La religion est un marché comme un autre. La gravité de la tradition authentique, comme celle de l’ensemble des sociétés qui ont disparu, diluées par les flux corrosifs de l’argent, cette pesanteur solennelle, digne, noble, que les Romains considéraient comme la marque de l’honnête homme, n’a pas sa place dans un monde liquéfié, qui n’est, aux dires de la « Dame de Fer », pas une société (4). Ne resterait in fine qu’un être évaporé, déraciné de la terre, sans laquelle aucune civilisation ne peut vivre d’une vraie vie, ne peut devenir la demeure du monde.

     

    Faut-il parler, alors, de religion, de projet religieux conquérant, dominateur, tel que le serait l’islam, comme nous l’assurent les Identitaires ? Il semblerait plutôt que l’on assistât à l’un des derniers assauts contre l’esprit religieux. Les musulmans devraient porter attention aux effets dévastateurs de la modernité : on ne peut être véritablement adepte d’une tradition spirituelle, et drogué aux poisons de la société de consommation, de la sous-civilisation matérialiste, américanisée, bafouant toutes les valeurs qui ont été vénérées pendant des millénaires.

     

    À cette aune, la censure des crèches apparaît comme l’aboutissement d’un processus de désenchantement commencé avec les religions judaïsantes. La société marchande est la fin et le triomphe d’un monothéisme délivré de ses oripeaux païens. L’Empire romano-chrétien a tenté, par la violence ou la propagande, l’intimidation ou la persuasion, d’extirper des cœurs, des consciences, et des paysages, les reliquats d’une religion haïe, que l’on dénonçait comme le suppôt du diable, comme le témoignage de la déchéance humaine (5). Le christianisme fut une religion nouvelle, une révolution. Son projet de nouvel homme se voulait radical. La nouvelle foi plongeait jusqu’au fond des êtres, et les sommait d’adhérer, d’aimer, de se sacrifier pour elle, ce que les traditions sacrales ancestrales n’exigeaient pas. Il fallait arracher les racines du mal, jusqu’au tréfonds de la terre humaine. La traque des derniers païens, la destruction ou la récupération des vestiges anciens, des chênes sacrés, des sources, des temples, des hauts lieux, furent, au Moyen Âge, un combat incessant. Et vain, comme l’on sait, puisque des legs païens restèrent vivaces, comme Noël, et, justement, nos fameuses crèches, avec leurs animaux sentant l’humus.

     

    Pour la première fois, le libéralisme est en voie de réaliser ce qui avait été entrepris il y a deux mille ans : soustraire à la joie humaine la chair et la saveur des petits dieux populaires, ceux qui accompagnaient, jadis, les tribulations des humbles. Et l’on retrouve, dans cette volonté dévastatrice, cette rage rabbinique, ecclésiastique, qui s’en prenait autrefois aux héritages païens, même si cette haine est maintenant dirigée par des laïcistes, contre le christianisme même, comme chose du passé.

     

    Claude Bourrinet

     

    Notes

     

    1 : Jean-Paul Brighelli, « Ce que cache l’interdiction des crèches de Noël », dans Le Point, le 10 décembre 2014.

     

    2 : Bernard Andrae, L’art de l’ancienne Rome, Paris, Éditions Mazenod, 1988.

     

    3 : Polymnia Athanassiadi, La lutte pour l’orthodoxie dans le platonisme tardif, Paris, Les Belles Lettres, 2006.

     

    4 : Margaret Thatcher, « There is no such thing as society : there are individual men and women, and there are families », 1987.

     

    5 : Ramsay MacMullen, Christianisme et paganisme du IVe au VIIIe siècle, Paris, Les Belles Lettres, 1998.

    http://www.europemaxima.com/

  • Un jour, un texte ! La Patrie selon Benoist-Méchin

    « La civilisation française, héritière de la civilisation hellénique, a travaillé pendant des siècles pour former des hommes libres, c'est-à-dire pleinement responsables de leurs actes: la France refuse d'entrer dans le Paradis des Robots. » Georges Bernanos, La France contre les robots

    Cette nouvelle rubrique a pour objet de proposer des textes pour aider tout un chacun à réfléchir sur des sujets précis et si possible, d'actualité, aujourd'hui : la Patrie. (18)

    le sacrifice

    Lettre de Laurent PATEU, sous-lieutenant au 141 ° régiment d'infanterie, tombé au champ d'honneur, le 15 juin 1915, à Notre-Dame de Lorette.

    Rouge-Croix (Pas-de-Calais), 4 novembre 1914.

    Ma Femme bien-aimée, mes Enfants chéris, si vous recevez cette lettre je ne serai plus ; mais je vous défends de pleurer. A cette époque où les enfants de la France versent leur sang, le mien n'est pas plus rouge que celui des autres. Vous supporterez d'autant mieux votre douleur que vous vous direz avec une inexprimable fierté que j'ai payé ma dette à la plus belle patrie du monde et que je suis mort pour elle.

    Tu m'as souvent recommandé, ma femme adorée, d'avoir du courage. J'avais le mien propre et celui que tu m'as donné. Je te les adresse tous deux pour t'aider à supporter la douleur. Je t'ai toujours aimée, mon Angèle chérie, malgré mes quelques rares moments d'emportement ; je ne t'ai jamais oubliée, et j'aspirais, mon Dieu ! Avec quelle ardeur, au bonheur du retour. Je ne te laisse rien que mon souvenir et je partirai tranquille, car tu le garderas autant que la vie, je le sais. Nous nous aimions trop. Raidis-toi, ma petite femme, je te laisse nos enfants et c'est à eux que je m'adresse maintenant.

    Mon petit Vonvon, tu as déjà onze ans et demi, tu es une grande fille, tu seras avant peu une petite femme. Tu te souviendras de moi mieux que le pauvre Dudu. Tu me connais, tu sais ce qui me plait et ce qui me déplaît. Eh bien, dans tous les actes de ta vie, demande-toi bien avant d'agir ce que penserait. Le pérot s'il était là.

    Aide la mérotte de toutes tes forces, aide-la dans les soins du ménage ; tu sais ce que je te reprochais bien doucement parfois ; corrige-toi, deviens une bonne petite femme de ménage et surtout, oh ! Surtout, mon petit Vonvon adorée, rappelle-toi combien je t'aimais et je t'en supplie, sois toujours honnête.

    Et toi, mon petit Dudu, à tes deux ans et demi on perd vite le souvenir. Tu parles encore de moi parce que la mérotte et sœur t'en causent mais tu m'auras vite oublié. Pourtant, lorsque tu seras plus grand, tu te rendras compte que tu avais un pérot qui t'aimait, ainsi que ta sœur, de toute son âme, et que tu appelais en ton doux zézaiement pezot chéri. Apprends vite à lire pour déchiffrer toi-même ce que j'écris aujourd'hui. Sois d'abord un petit garçon bien sage, puis un élève studieux, apprends, apprends encore ; apprends toujours, tu n'en sauras jamais assez. Sois aussi un jeune homme modèle. Enfin et surtout, sois un homme. Si tu es un jour appelé à servir ta patrie, embrasse les tiens aussi ardemment que je vous ai embrassés, et pars sans regarder en arrière, en criant le long de la route : Vive la France !

    Je m'arrête sans avoir dit tout ce dont mon cœur déborde, je vous aime tous trois, je vous aime, je vous aime et je vous embrasse mille et mille fois du fond du cœur qui ne bat pas plus vite au son de la mitraille, mais qui palpite à votre souvenir.

    Adieu, mes chéris, toutes mes tendresses sont pour vous et pour la meilleure des mères que je n'oublie pas.

    Vive la France !

    Extrait de : « Ce qui demeure, lettres de soldats tombés au champ d'honneur1914-1918 ».

    Benoist-Méchin – Éd. Albin Michel - 1941.

    Lois Spalwer

  • Votes FN, années décisives

    Le quotidien Ouest France a mis en ligne  un article pour informer ses lecteurs qu’un obscur élu divers droite, Joseph Parpaillon, du Conseil général de Loire-Atlantique,  s’était fait applaudir par toute l’assemblée, gauche et droite confondue,  quand il a émis le vœu qu’aucun candidat patriote ne soit élu en mars prochain. « Je souhaite que les prochaines élections ne permettent pas à des xénophobes de siéger dans cette enceinte. Il n’y a pas de place ici pour des élus Front National » a-t-il déclaré. Pour anecdotique qu’elle soit, cette triste pantalonnade, cet unanimisme dans la détestation de l’opposition nationale illustre la crainte qu’elle suscite au sein des partis qui se partagent le gâteau ripoublicain. L’Humanité rapporte de son côté qu’en fin de semaine dernière, « la direction communiste s’est penchée sur la montée du Front National et sur les batailles à mener pour l’endiguer » ….Signe du désarroi de ce qui reste du PC en France, l’article confesse la confusion sur l’attitude à tenir «en cas de présence du FN au second tour d’une élection ». Si la stratégie du  front républicain , qui  participe au brouillage des repères , n’est pas la solution, pour nombre de communistes, faire barrage au FN n’est pas négociable ». Comprenne qui pourra ! Le rapporteur des débats, Alain Hayot,  tire  aussi la sonnette d’alarme car si «pour l’essentiel, l’origine du vote FN est de droite », « il y a aussi des catégories sociales hantées par la peur du déclassement », « une inquiétude devient de plus en plus réelle concernant l’armée des déçus de la gauche. »

     Sur le site Atlantico, Christophe Bouillaud, professeur de sciences politiques à l’IEP de Grenoble, souligne l’évidence quand il affirme qu’une des clés des prochaines échéances électorales résidera dans la capacité des formations politiques et des candidats à la présidentielle à séduire les « classes moyennes ».  Un enjeu parfaitement compris par le président de l’UMP : « le faible taux de pénétration de Nicolas Sarkozy chez ces classes moyennes et populaires lui fait aujourd’hui défaut, et il est donc tactiquement logique de vouloir le récupérer ».

     En effet,  si «  l’électorat du FN est plutôt populaire », « il a aussi des électeurs dans les classes moyennes et supérieures ». La grande masse des  électeurs Frontistes note-t-il encore,  n’est pas constituée de «  citoyens désinsérés socialement, ce sont des citoyens ordinaires, moyens sur le plan socio-économique, pas des rejetés socialement ».

     « Aux élections européennes, il y a eu indéniablement une certaine progression du FN, cette dynamique demeure dans les classes populaires mais aussi dans des bastions de classes moyennes et supérieures. (le sociologue) Joël Gombin a montré qu’il ne fallait pas surestimer le côté populaire de l’électorat frontiste, classe moyenne et classe supérieure sont aussi partiellement exaspérés (ou autre) et votent ainsi pour le parti d’extrême droite ».

     Autres catégories soumises à examen par les observateurs de la vie politique , le vote  selon l’appartenance  ethnico-religieuse des électeurs. Dans un entretien avec Nicolas Gauthier, mis en ligne hier  sur le site Boulevard Voltaire, Camel Bechikh président de l’association  Fils de France, se revendiquant du patriotisme français et du souverainisme, donnait son sentiment sur le vote des musulmans.  Rappelons qu’il fut  invité en avril 2013  par Louis Aliot  au colloque « Islam et République », organisé par son  club de réflexion Idée Nation.

    «Les enfants et petits-enfants d’immigrés dit-il, encore nombreux dans les quartiers pauvres, subissent frontalement le désastre d’une immigration toujours massive, malgré les conditions économiques limitant l’emploi, le logement, la performance inclusive qu’était l’école (…). Le vote FN des Français de confession musulmane est bel et bien une réalité dont il faut se féliciter, car il est un indice objectif de la pluralité des opinions politiques pour ceux qui perçoivent encore ces Français comme un bloc à part et monolithique ».

    M. Bechikh affirme encore qu’il y a des musulmans «heureux de rencontrer une France qui s’aime, une France fière de son histoire, de sa langue, de ses valeurs catholiques, trop souvent oubliées par la République. Valeurs plus à même à être respectées, défendues et rejointes à l’heure où la France se dénature par le mariage dit  pour tous  et maintenant, sournoisement, la GPA…  Les heures sombres de notre histoire  se déroulent sous nos yeux : perte de souveraineté, destruction des frontières, géographiques et morales ! Le temps presse, la France ne peut faire l’économie d’aucune bonne volonté, d’aucun citoyen, sans distinction d’origine, de religion, de classe sociale. En effet, comme l’écrivait Charles Maurras :  Aucune origine n’est belle. La beauté véritable est au terme des choses. »

     

     Didier Beauregard sur le site Polemia le 9 décembre, consacrait un article  au vote communautaire, dans lequel il ne partageait pas totalement « l’optimisme » du président de  Fils de France sur un basculement tangible vers un vote Front chez les musulmans de nationalité française.

     

     Certes, «les conflits autour du mariage homo, s’ils n’ont pas mobilisé les masses musulmanes, ont tout de même mis en exergue les ruptures culturelles insurmontables entre la population musulmane et le pouvoir socialiste. Les brèches sont ouvertes, elles ne pourront que s’agrandir ». « Pour autant, de là à dire que l’électorat musulman est une terre de conquête pour la droite nationale, il y a un pas bien difficile à franchir ».

     

     « Compte tenu des données disponibles, on peut raisonnablement penser que le vote musulman FN a franchi la barre des 5%, ce qui n’est pas négligeable mais ne pèse pas réellement sur les rapports de forces globaux. L’électorat musulman étant   évalué à environ deux millions d’électeurs pour un corps électoral d’un peu plus de 44 millions de personnes, un point de progression représente donc à peu près 20.000 voix  (…).  Il est logique de penser qu’un ensemble d’éléments bien identifiés (mariage homo, théorie du genre, affaire Dieudonné, crise de Gaza, sans oublier l’échec social de la gauche…) pousse une fraction très minoritaire, mais grandissante, de l’électorat musulman vers un vote contestataire de droite, après l’avoir exprimé à gauche ».

     Cela étant posé, et comme preuve de la permanence d ’un vote basé sur des critères ethnico-religieux, l’auteur de l’article cite l’enquête de terrain  « menée de manière approfondie, bureau de vote par bureau vote, par la Fondation Jean-Jaurès et l’Ifop, à Perpignan (à l’occasion des dernières élections municipales ou Louis Aliot menait la liste FN, NDLR), pour saisir au plus près la typologie du vote FN en fonction de la géographie urbaine. Le constat de l’étude est clair : il fait ressortir, dans le sud méditerranéen, l’existence d’un vote à forte composante communautaire, qui ne va pas dans le sens d’une lepénisation  du vote musulman (…) ».

     « Face à l’effondrement du Parti socialiste, les électeurs musulmans, pour faire obstacle au FN, auraient, dès le 1er tour, massivement voté pour la droite classique. Le réflexe communautaire percevrait donc toujours le parti de Marine Le Pen comme une menace (…).A contrario, le vote FN progresse fortement dans les zones d’habitation populaires ou bourgeoises qui jouxtent les zones d’habitats sociaux où se concentre l’essentiel des populations issues de l’immigration. C’est ce que les sociologues appellent  l’effet lisière  (…) ».

     Bref, le vote FN serait «  un vote communautaire  blanc , qui souligne, a contrario, que la motivation identitaire l’emporte chez les électeurs du Front National sur les considérations socio-économiques. Selon un récent sondage Ifop, 88% des électeurs du Front national votent d’abord en raison des enjeux migratoires et sécuritaires, et les sujets économiques arrivent loin derrière ». Et M.  Beauregard va même jusqu’à en conclure  que « dans cette logique, il est fort probable que Marine Le Pen rencontrerait le même écho dans les classes populaires, sans promettre pour autant le Smic à 1500 euros ou le retour de la retraite à 60 ans ».

     Aussi, si « la classe ouvrière vote si majoritairement pour le FN, c’est d’abord parce qu’elle a été la première à subir dans son quotidien les effets de déstructuration sociale et culturelle de l’immigration de masse. Pour avoir refusé d’admettre cette vérité, le parti de Mélenchon a été réduit comme peau de chagrin ». Vérité trop aveuglante si l’on en juge par le débat  initié par  le PC pour contrer le vote FN et que nous  évoquions au début de cet article.

     Pour autant, Didier Beauregard note aussi, comme l’évoquait Nicolas Gauthier dans son entretien avec  Camel  Bechikh, que « le politologue Gilles Kepel, dans son dernier ouvrage (Passion française), affirme que chez les musulmans «le tabou du FN a sauté . Il est effectivement toujours surprenant et déroutant de voir, lors de reportages télévisés, de jeunes musulmans, ou moins jeunes, au look typé banlieue , interrogés dans leurs quartiers, affirmer haut et fort qu’ils votent pour le Front National, sous le regard indifférent ou complice de leur entourage (…). Peut-être qu’une partie significative de  ce groupe  se trouve en rupture avec ses attaches communautaires et religieuses et ne peut plus être traité en tant que  vote musulman ».

     Si la question reste posée,  l’auteur estime qu’ «un discours de fermeté du FN face aux dérives de l’islam en France ne ferait probablement pas fuir l’électorat musulman acquis ou tenté par le vote FN. Après tout, les lubies sociétales de la gauche, radicalement opposées aux principes de l’islam, n’ont pas empêché les musulmans de voter massivement pour la gauche ; du moins jusqu’à récemment. Ces derniers ont clairement privilégié le soutien à un système clientéliste de redistribution qui leur profitait, au détriment des grands principes de la religion ».

    «Les musulmans, beaucoup d’entre eux certainement, veulent aussi de la sécurité dans leurs quartiers et une bonne éducation scolaire pour leurs enfants. C’est une base de compromis opérationnelle pour aborder l’électorat musulman, tout en restant ferme sur les principes fondamentaux de l’identité française ».

     Bruno Gollnisch a déjà donné son éclairage sur toutes ces questions, souvent passionnelles, il aura l’occasion certainement d’y revenir à l’occasion des  années décisives, des  déterminantes échéances qui approchent à grand pas.

    http://gollnisch.com/2014/12/18/votes-fn-annees-decisives/

  • L'Assemblée nationale a donné son feu vert aux treize régions

    Le texte défendu par le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, entrera en vigueur début 2016.

    Les députés UMP alsaciens, qui refusent la fusion de leur région avec la Lorraine et Champagne-Ardenne, ont exprimé en séance leur colère avant le vote définitif du projet de loi qui redessine la carte de France en treize régions. Le texte défendu par le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui entrera en vigueur début 2016, après les élections régionales de décembre 2015, a été adopté mercredi soir à l'Assemblée par 95 voix pour (94 PS et un député de la Guadeloupe, Ary Chalus), contre 56, et 11 abstentions.

    La plupart des députés UMP, UDI, radicaux de gauche, écologistes et communistes présents ont voté contre cette nouvelle carte des régions. Même les coprésidents du groupe des Verts, François de Rugy et Barbara Pompili, qui s'étaient abstenus en première lecture, ont cette fois voté contre. Rugy a fustigé un projet «très controversé» qui reste selon lui «une occasion manquée». Le député nantais a défendu l'autonomie de l'Alsace, qui avait été votée par le Sénat. À l'inverse, il a plaidé en faveur du rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne, ce que ne veut pas le président PS de la commission des lois, Jean-Jacques Urvoas. Orateur du groupe UMP, Hervé Gaymard a lui aussi dénoncé «une loi bancale», une réforme «illisible» dont «la dimension budgétaire n'a pas été prise en compte».

    Recours devant les Sages

    Les députés socialistes alsaciens, Armand Jung et Philippe Bies, se sont abstenus, et ont tenté sans succès de calmer l'ire de leurs collègues alsaciens. Pour obtenir quelques minutes de temps de parole avant le vote, quatre députés UMP du Haut-Rhin et du Bas-Rhin ont défendu des amendements purement symboliques. «Les socialistes n'ont jamais aimé l'Alsace. Nous nous en souviendrons», a lancé dans l'hémicycle l'UMP Éric Strautmann, qui a déposé mercredi, avec plus de soixante députés UMP, un recours devant le Conseil constitutionnel, au motif que «l'on ne peut pas toucher au périmètre d'une collectivité territoriale sans l'avoir au préalable consultée» et que «c'est une tradition constante».

    Le président du groupe UMP du Sénat, Bruno Retailleau, qui était favorable à «l'expérimentation» d'une collectivité territoriale unique composée de l'Alsace, du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, doit aussi déposer sur les mêmes motifs de droit un recours devant les Sages, cosigné par plus de soixante sénateurs.

    Le ministre de l'Intérieur, qui est resté en dehors du débat alsacien, s'est félicité de l'adoption de cette carte qui, sans être «parfaite», a sa «cohérence». La réforme instaure un «droit d'option» qui permet à un département de changer de région sans recours au référendum, mais à une majorité des trois cinquièmes des deux conseils régionaux et du département concernés.

    Mais les parlementaires sont loin d'en avoir fini avec le chantier de la réforme territoriale. Le Sénat a entamé cette semaine le débat sur l'autre volet, celui de la refonte des compétences des régions et des départements, plus technique mais qui promet d'être tout aussi polémique.

    Le gouvernement voudrait réserver aux régions le développement économique et aux départements la solidarité sociale et territoriale. La réforme transférerait aux régions la gestion des collèges, du transport scolaire, des routes et ports départementaux. Mais il n'est plus question de supprimer tous les conseils départementaux à l'horizon 2020 comme initialement envisagé par François Hollande.

    Sophie Huet

    Le Figaro :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuEllZkAypkCrvHvZi.shtml

  • Dans l’entourage de Marine Le Pen, on raille ces «cathos de merde»

    Dans son numéro de ce jour, Valeurs Actuelles consacre 3 pages à l'affaire Sébastien Chenu. On peut y lire notamment :

    V"Jeudi 11 décembre. De nombreux cadres du FN disent à Marine Le Pen, à mots couverts pour certains, frontalement pour d’autres, leur opposition à cette nomination. Les militants, aussi, réagissent. Le siège du parti, à Nanterre, est submergé d’appels téléphoniques, téléguidés pour certains, spontanés pour d’autres. Les courriers affluent, certains menacent de rendre leur carte ou de ne plus voter pour le FN… Rien n’y fait. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on raille ces «cathos de merde»."

    Après la diffusion de l'information par Valeurs actuelles, vendredi, qui a fait changer d'avis Marine Le Pen (voir ici), une purge est en route :

    "La présidente du Front national est ulcérée. Elle veut trouver l’auteur des fuites, punir le fautif. «Je sais qui c’est, je le ferai exclure du bureau politique », s’emporte-t-elle devant des proches. La « chasse aux sorcières », dixit un cadre, est ouverte."

    Affaire à suivre.

    Michel Janva

  • Racisme anti-blanc : la terrible affaire Jérémy Roze

    Cet étudiant en pharmacie fut tué à coups de couteaux dans le quartier Saint-Michel à Toulouse le 26 février 2011.

     

    Jérémy Roze est une victime de l’ensauvagement de la France, cet étudiant en pharmacie fut tué à coups de couteaux dans le quartier Saint-Michel à Toulouse le 26 février 2011. Les enquêteurs ont eu des difficultés à déterminer le motif de l’assassinat, en effet rien ne fut volé à Jérémy Roze, le cas du crime crapuleux était donc exclu.

    Comme d’habitude, on trouvera des excuses aux deux assassins, messieurs Icham Ouaki, âgé aujourd’hui de 22 ans, et Driss Arab, âgé lui de 24 ans ; elles sont toujours les mêmes, troubles psychologiques, enfances difficiles, ou bien encore « misère sociale ». Toutes ces circonvolutions n’ont qu’un objectif, éviter le sujet qui fâche, celui dont personne ne veut parler : le racisme anti-blanc de plus en plus fréquent et dramatique en France.

    Lire la suite

  • La sédation terminale est une euthanasie

    Voilà une vidéo faite par des étudiants en médecine qui explique en quoi la sédation terminale est une euthanasie. Alix Frenais, porte parole, explique pourquoi les médecins sont opposés à la sédation terminale lors du rassemblement au Trocadéro mercredi :

    "Soulager et mettre tout en place pour combattre les souffrances de nos patients, c'est OUI. Donner la mort c'est NON et c'est là tout le sens de notre engagement au sein de Soulager mais pas tuer".

    Michel Janva

  • Politique étrangère française en Syrie : les huiles du Quai d’Orsay agissent par idéologie

    Ils savent que la politique étrangère menée par la France en Syrie est une catastrophe… Mais rien ne va changer, ou presque.

    Lu sur le site Secret Défense : La politique de la France en Syrie est un échec. Forts de ce constat, les diplomates cherchent une issue praticable. «Nous sommes très pragmatiques», reconnaît l’un d’entre eux, au cœur du dossier, qui en appelle au «réalisme». Au Quai d’Orsay, le ton a changé. Il est vrai que, poursuivie avec entêtement depuis le printemps 2011, la stratégie de confrontation directe avec le régime a abouti à une impasse : Bachar al-Assad est toujours là, le groupe djihadiste Daesh s’est taillé un vaste fief et l’opposition modérée, activement soutenue par Paris, n’est pas en passe de conquérir le pouvoir, loin s’en faut. Les frappes américaines contre Daesh et al-Nosra (affilié à Al-Qaïda), qui épargnent le régime, n’ont rien arrangé. En langage diplomatique, on explique que «la situation s’est considérablement complexifiée et qu’elle est singulièrement bloquée». En langage plus trivial, on dirait simplement : on s’est planté et il faut nous sortir de là. «On est tous en train de réfléchir, confie une source, on ne s’interdit aucune solution, même si on a nos lignes rouges», comme le maintien d’Assad au pouvoir ou, pire encore, un accord tacite avec lui pour combattre l’Etat islamique.

    Il est vrai que ce serait horrrrrible de soutenir la politique de Bachar El Assad contre les égorgeurs de l’État Islamique. Mieux vaut déstabiliser encore plus le pouvoir syrien et ainsi favoriser l’expansion des fanatiques venus du monde entier pour massacrer femmes et enfants.

    http://www.contre-info.com/